31 août 2007

Ma candidature au FMI

Au moment où s'achève le délai de dépôt des candidatures à la direction générale du FMI, j'ai décidé de mettre en ligne un site recensant les différentes étapes de ma campagne ainsi que les principales réactions que celle-ci a suscitée - et suscitera : www.dsk-fmi.net.

Je vous invite à le découvrir et à le faire connaître autour de vous.

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10 avril 2007

DSK devant le CRAN

Bonjour à toutes et à tous,

dsk est intervenu le samedi 7 avril lors des états généraux des populations noires organisés par le CRAN. Retrouvez la vidéo de son intervention.

Equipe dsk


05 novembre 2006

DSK à Strasbourg

Retrouvez sur le site du comité de soutien du Bas-Rhin le compte-rendu du meeting auquel à participé DSK samedi soir.

Equipe DSK

29 septembre 2006

Pourquoi je suis candidat

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai officiellement annoncé ce matin à Sarcelles que je déposerai ma candidature à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle de 2007. J’ai tenu à le faire depuis la ville de Sarcelles, dont j’ai été le maire et où je suis encore élu aujourd’hui, car c’est là que j’ai commencé à faire de la politique. Là que je mène un combat quotidien contre les inégalités. Là que je sens chaque jour avec plus de force l’envie de changement des Français.

Aujourd’hui commence une longue bataille qui doit mener la gauche à prendre les rênes du pouvoir et à mener la politique dont les Français ont besoin, et pour cela, je vous invite, maintenant, à venir avec moi.

dsk

PS : retrouvez l'intervention de DSK en intégralité en vidéo :

Dernière minute: RDV media

  • Aujourd’hui sur TF1 : Journal de 20H00 de Claire Chazal. Vidéo ici.
  • Dimanche 01/10 : Grand jury LCI-RTL-Le Figaro à 18H30. Audio ici
  • Dimanche 01/10 : « Conversations secrètes » à 20H45 sur France 5

07 août 2006

Lettre ouverte à Dominique de Villepin

Paris, le 7 août 2006 

 

 

Monsieur le Premier ministre,

 

 

Je souhaite attirer votre attention sur les conditions très difficiles dans lesquelles est mise en œuvre la circulaire du 13 juin qui concerne un certain nombre d’enfants en situation irrégulière. Ceci est particulièrement sensible en Ile-de-France, mais aussi dans quelques autres régions.

 

Cette lettre n’a pas pour objet de revenir sur la question de fond. La politique conduite par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire se voulait « ferme et juste ». Elle est brutale et autoritaire. Elle se trompe de cible et mobilise les mauvais outils. Une véritable politique de lutte contre l’immigration clandestine doit s'attaquer aux vrais responsables : les passeurs, les logeurs, les employeurs de clandestins qui prospèrent impunément tandis que leurs victimes, elles, sont seules poursuivies. De surcroît, le ministre de l’Intérieur a annoncé à l’avance le nombre de régularisations susceptibles d’intervenir. Il me semble qu’il y a là quelque contradiction avec l’engagement du gouvernement d’examiner les dossiers individuellement et de ne prendre de décision qu’au vu de chaque situation particulière.

 

La motivation de ce courrier est autre. Elle touche aux délais imposés qui sont impossibles à respecter. Outre que l’interprétation de la circulaire diffère selon les préfectures au mépris de l’égalité républicaine, on constate qu'il y aura beaucoup plus de demandes qu'il n'en était attendu. Les annonces officielles prévoyaient le dépôt de 20000 dossiers. Il y en aura très probablement beaucoup plus ; les associations, présentes aux côtés des enfants et de leurs parents, avancent des chiffres allant jusqu’à 40000 cas. Aussi n’est-il pas surprenant de constater que les services préfectoraux sont engorgés. Il suffit de se rendre sur place pour le vérifier. Quoi que l'on pense de la procédure adoptée, il serait difficilement acceptable que tous les étrangers qui le souhaitent ne puissent effectivement déposer un dossier en préfecture, comme il serait inadmissible que chaque dossier ne puisse bénéficier d'une instruction circonstanciée.

 

Le destin de familles entières est suspendu aux décisions de régularisation à venir. Le destin de milliers d’enfants est en cause. Quelle que soit la dureté des lois de la République, personne ne peut accepter que ces enfants soient victimes de la précipitation actuelle, fille d'une improvisation condamnable.

 

C’est pourquoi, je vous demande de reporter d’un mois la date de limite de dépôt des demandes de régularisation qui a été fixée au 13 août afin de donner aux services le temps nécessaire à un traitement digne des dossiers à instruire.

 

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma sincère considération.

 

 

 

Dominique Strauss-Kahn

05 juin 2006

Un lundi de Pentecôte pour rien ?

Juste quelques lignes aujourd'hui, pour faire un clin d'oeil amical à ceux qui travaillent... dans une journée vraiment compliquée. Des mesures de solidarité, notamment avec les plus anciens, il en faut, évidemment. Mais, outre que le bénéfice réel pour les personnes dépendantes ne me paraît pas à la hauteur, je suis perplexe devant la complexité du mécanisme imaginé par le gouvernement.

Le summum de l'absurde est atteint lorsque l'on fait travailler les profs, alors même que les établissements scolaires n'accueillent pas les enfants. Pour les parents qui travaillent, les enfants à la maison un lundi, c'est un souci de plus, un souci inutile. Et dans plusieurs secteurs, comme le tourisme, les conséquences de cette mesure n'ont pas été correctement évaluées avant de décider. C'est regrettable.

DSK

PS : Je lis que plusieurs historiens ont écrit au Président de la République pour demander l'entrée de Marc Bloch au Panthéon. Historien qui a marqué durablement l'histoire intellectuelle française, mais aussi grand soldat dans les deux guerres mondiales, Marc Bloch le mérite, ô combien. Je soutiens cette initiative et j'espère qu'elle aboutira.

02 juin 2006

Rencontre avec les réfugiés de Calais

Vendredi dernier, je me suis rendu à Calais pour rencontrer les réfugiés qui errent dans la ville et ses alentours depuis la fermeture du centre de Sangatte. J’ai également rencontré les représentants des associations qui viennent en soutien aux migrants.


Accompagné par les membres de l'Association SALAM (qui a fait un compte-rendu de cette journée), j'ai tenu à vous alerter sur la situation scandaleuse des hommes et des femmes, venus de toutes les régions du monde, qui survivent comme ils peuvent à 200 mètres de la Mairie de Calais. D'autres vivent dans les bois du Calaisis, avec des enfants en bas âge, dans des conditions dignes du moyen-âge.


J'ai pu m'entretenir avec quelques migrants. Leur volonté n’est pas de rester en France : ils veulent pour la plupart continuer leur chemin vers la Grande-Bretagne. Pourtant, appliquant en cela la volonté de Nicolas Sarkozy, les forces de police appliquent sur le terrain des ordres d’une grande violence, détruisant les abris de fortune construits par les réfugiés, raflant régulièrement les réfugiés pour les relâcher quelques heures plus tard… Je suis ressorti de cette visite profondément écoeuré. Comment la France, patrie des Droits de l'homme, peut-elle laisser des enfants, des femmes et des hommes vivre dans de telles conditions ?


L’argument de Nicolas Sarkozy est connu : en durcissant les conditions de séjour des immigrés, les flux d’immigration finiront par se tarir. Je crois que c’est là commettre une profonde erreur, en particulier en ce qui concerne la situation à Calais : les réfugiés n’ayant dès le départ aucune intention de rester en France, les faire vivre dans des conditions atroces ne fait que nous déshonorer. Nicolas Sarkozy avait annoncé, au lendemain de la fermeture du Centre de la Croix Rouge de Sangatte, qu'il réglerait la situation des migrants « de façon humaine ». On en est bien loin. Car au-delà des déclarations fracassantes, le sarkozisme ça ne marche pas.


J'ai pu également dialoguer avec les associations qui accompagnent et soutiennent les migrants : Association SALAM, Le Belle Etoile, le Secours Catholique, C'Sur, Réseau d'Education Sans Frontière... Ils m'ont détaillé leurs difficultés : précarité des installations, éloignement de la préfecture, frais importants des dossiers de demande d'asile ou de titre de séjour, absence de lieu d'accueil et d'orientation, manque total d'informations... Ils m'ont également présenté leur projet de création d'un espace d'accueil et d'orientation des migrants. Il regrouperait sur un même lieu des espaces de soin, d'accueil, d'hygiène et de restauration, ainsi qu'un vestiaire. Pour cela, j'agirai en conséquence afin que ce projet puisse voir le jour. Déjà, mes camarades socialistes du Conseil Régional du Nord Pas de Calais (sous l’impulsion de Daniel Percheron et de Jack Lang) et du Conseil Général (présidé par Dominique Dupilet) agissent avec discrétion et efficacité, en soutenant financièrement ces associations... Je les invite à poursuivre et intensifier ces efforts pour atténuer autant que possible les conséquences désastreuses de la politique du ministre de l’intérieur.


Si vous souhaitez vous aussi soutenir ces associations, je vous invite à visiter leur site !


dsk


PS, merci enfin à mes amis d'A gauche, en Europe 62 et de mon comité de soutien qui ont organisé cette journée, Philippe Blet en particulier.


Dskcalaisrefugies

21 mai 2006

Lyon : un premier podcast du comité de soutien

Bonsoir,

mon comité de soutien lyonnais vient de mettre en ligne un premier podcast extrait de mon intervention de vendredi dernier : merci à vous de cette belle initiative!

Je vous signale aussi la naissance d'un nouveau comité de soutien en Moselle!

dsk

13 avril 2006

Après l'entêtement, la reculade !

L'annonce de l'abrogation du CPE est une victoire formidable pour le monde syndical, pour les jeunes et aussi pour les forces politiques de gauche qui ont réclamé cette suppression depuis le mois de janvier. Ces trois derniers mois ont été marqués par un incroyable amateurisme du Gouvernement, par l'entêtement de Villepin qui a conduit à bloquer la France, et désormais, par des reculades en série, sans aucun esprit de responsabilité. Cela me fait penser au livre de Michel Rocard "Le coeur à l'ouvrage", publié en 1989 je crois, qui se terminait sur une sorte de petit lexique politique personnel. Au mot "Démissionner", la définition toute simple était : "il faut savoir". Mais l'esprit de responsabilité n'est évidemment pas la chose la plus répandue dans le monde politique actuel, surtout à droite d'ailleurs.

Maintenant que le CPE est mort, il faut que la gauche porte avec conviction ses propositions pour l'emploi, comme vous le demandez souvent sur ce blog. Je vous renvoie, en ce qui concerne ma réflexion personnelle, à mon post du 29 mars (Mes propositions pour l'emploi).

Nouvelle reculade en date, la vraie-fausse interdiction de fumer dans les lieux publics. J'ai déjà dit, il y a quelque temps, sur ce blog, que cette mesure me paraissait aujourd'hui nécessaire, pour aller au-delà de la loi Evin et que, bien accompagnée, bien expliquée, elle serait acceptée par les Français, comme elle l'a été par les Italiens. Dans mes déplacements, je rencontre souvent des cafetiers et des restaurateurs qui me disent qu'ils sont favorables à cette mesure. Il faut franchir le pas.

Mais, sur ce sujet comme sur d'autres, on nous annonce une nouvelle concertation. Cela ne signifie qu'une chose : pendant les mois qui nous séparent des présidentielles, le Gouvernement va sombrer dans un demi-sommeil, dans un esprit fin de règne, seulement troublé par l'écho de la rivalité entre candidats potentiels... Que de temps perdu pour notre pays !

DSK

11 avril 2006

La victoire au bout de la nuit

Comme je vous l'ai dit hier après-midi, je suis parti à Rome, dès que les premières estimations ont été connues, pour partager la joie de la victoire avec mes amis de la Gauche italienne. Je n'imaginais pas vivre une nuit aussi intense et haletante qui, heureusement, s'est bien terminée. Arrivé tard dans la soirée, je suis resté très tard Place des Santissimi Apostoli, au siège de l'Ulivo. La fête Place du Peuple a été reportée, mais la joie, tous ensemble, à l'annonce de la victoire, aux alentours de 3 heures du matin, était formidable à vivre.

C'est en effet une certitude désormais : la Gauche a gagné les élections et Romano Prodi sera le prochain Président du Conseil; la majorité est nette à la chambre des députés, mais l'écart en voix est faible : 25 000 voix sur 47 millions d'électeurs ! Au Sénat, et c'est important car le Sénat italien dispose de prérogatives identiques à celles de la Chambre des députés, la Gauche l'emporte, notamment grâce aux Italiens de l'étranger, qui pouvaient voter pour la première fois.

La page Berlusconi est tournée, même s'il a demandé un nouveau décompte sur 45 000 bulletins et s'il demande maintenant une grande coalition à l'allemande. Son bilan est édifiant : multiplication des lois taillées sur mesure pour lui, ses intérêts financiers et ses amis; politique ultra-atlantiste, y compris pendant la présidence italienne de l'Union européenne; politique économique absurde qui lui a même valu l'hostilité du patronat italien. Avec Berlusconi, l'Italie allait à la faillite et on peut même être étonné que près d'un Italien sur deux ait voulu lui confier à nouveau les clefs du pays.

Il y a peut-être des leçons à tirer de cette fin de campagne plus difficile que prévue pour la Gauche. Je ne m'étendrai pas sur la valeur des sondages. Je n'y croyais guère avant; je n'y crois toujours pas. Le corps électoral est complexe et les méthodes mises en oeuvre n'arrivent pas à rendre compte de cette complexité.

Sur le fond, je pense que la Gauche italienne a trop parié sur un rejet pur et simple de Berlusconi et n'a pas assez mis en avant ses propositions, notamment en matières fiscale, sociale (notamment pour une vraie politique de la petite enfance) et sociétale, avec le PACS à l'italienne. Bien sûr, ce n'était pas facile et l'Eglise a pesé de tout son poids pour "inhiber" la coalition de l'Olivier. Je pense que, pour gagner en 2007, nous, socialistes français, devons mettre en avant nos propositions, sans nous préoccuper plus que cela de ce que pensera tel ou tel candidat de droite. Si nous voulons gagner, nous devons être nous mêmes en nous opposant, certes, mais surtout en proposant et en donnant aux électeurs des raisons de voter pour nous. Le travail de réflexion réalisé depuis presque cinq ans doit porter ses fruits pour convaincre.

Il faut maintenant souhaiter à Romano Prodi beaucoup de succès pour la formation de son Gouvernement. Même si sa coalition comprend plusieurs partenaires, les primaires de l'automne dernier et les discussions autour du programme permettent d'espérer que ce Gouvernement va durer et va pouvoir réaliser les réformes dont le pays a besoin.

Pour la France, c'est une chance et j'espère que nous pourrons, ensemble, avec nos amis italiens, travailler à de nombreux projets communs, y compris et surtout au niveau communautaire.

Voilà ce que je voulais vous dire, de retour de Rome, après un déplacement qui restera dans ma mémoire !

DSK

Manifeste de Socialisme et Démocratie

août 2007

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