31 août 2007

Ma candidature au FMI

Au moment où s'achève le délai de dépôt des candidatures à la direction générale du FMI, j'ai décidé de mettre en ligne un site recensant les différentes étapes de ma campagne ainsi que les principales réactions que celle-ci a suscitée - et suscitera : www.dsk-fmi.net.

Je vous invite à le découvrir et à le faire connaître autour de vous.

Header_dsk

10 avril 2007

DSK devant le CRAN

Bonjour à toutes et à tous,

dsk est intervenu le samedi 7 avril lors des états généraux des populations noires organisés par le CRAN. Retrouvez la vidéo de son intervention.

Equipe dsk


05 novembre 2006

DSK à Strasbourg

Retrouvez sur le site du comité de soutien du Bas-Rhin le compte-rendu du meeting auquel à participé DSK samedi soir.

Equipe DSK

29 septembre 2006

Pourquoi je suis candidat

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai officiellement annoncé ce matin à Sarcelles que je déposerai ma candidature à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle de 2007. J’ai tenu à le faire depuis la ville de Sarcelles, dont j’ai été le maire et où je suis encore élu aujourd’hui, car c’est là que j’ai commencé à faire de la politique. Là que je mène un combat quotidien contre les inégalités. Là que je sens chaque jour avec plus de force l’envie de changement des Français.

Aujourd’hui commence une longue bataille qui doit mener la gauche à prendre les rênes du pouvoir et à mener la politique dont les Français ont besoin, et pour cela, je vous invite, maintenant, à venir avec moi.

dsk

PS : retrouvez l'intervention de DSK en intégralité en vidéo :

Dernière minute: RDV media

  • Aujourd’hui sur TF1 : Journal de 20H00 de Claire Chazal. Vidéo ici.
  • Dimanche 01/10 : Grand jury LCI-RTL-Le Figaro à 18H30. Audio ici
  • Dimanche 01/10 : « Conversations secrètes » à 20H45 sur France 5

07 août 2006

Lettre ouverte à Dominique de Villepin

Paris, le 7 août 2006 

 

 

Monsieur le Premier ministre,

 

 

Je souhaite attirer votre attention sur les conditions très difficiles dans lesquelles est mise en œuvre la circulaire du 13 juin qui concerne un certain nombre d’enfants en situation irrégulière. Ceci est particulièrement sensible en Ile-de-France, mais aussi dans quelques autres régions.

 

Cette lettre n’a pas pour objet de revenir sur la question de fond. La politique conduite par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire se voulait « ferme et juste ». Elle est brutale et autoritaire. Elle se trompe de cible et mobilise les mauvais outils. Une véritable politique de lutte contre l’immigration clandestine doit s'attaquer aux vrais responsables : les passeurs, les logeurs, les employeurs de clandestins qui prospèrent impunément tandis que leurs victimes, elles, sont seules poursuivies. De surcroît, le ministre de l’Intérieur a annoncé à l’avance le nombre de régularisations susceptibles d’intervenir. Il me semble qu’il y a là quelque contradiction avec l’engagement du gouvernement d’examiner les dossiers individuellement et de ne prendre de décision qu’au vu de chaque situation particulière.

 

La motivation de ce courrier est autre. Elle touche aux délais imposés qui sont impossibles à respecter. Outre que l’interprétation de la circulaire diffère selon les préfectures au mépris de l’égalité républicaine, on constate qu'il y aura beaucoup plus de demandes qu'il n'en était attendu. Les annonces officielles prévoyaient le dépôt de 20000 dossiers. Il y en aura très probablement beaucoup plus ; les associations, présentes aux côtés des enfants et de leurs parents, avancent des chiffres allant jusqu’à 40000 cas. Aussi n’est-il pas surprenant de constater que les services préfectoraux sont engorgés. Il suffit de se rendre sur place pour le vérifier. Quoi que l'on pense de la procédure adoptée, il serait difficilement acceptable que tous les étrangers qui le souhaitent ne puissent effectivement déposer un dossier en préfecture, comme il serait inadmissible que chaque dossier ne puisse bénéficier d'une instruction circonstanciée.

 

Le destin de familles entières est suspendu aux décisions de régularisation à venir. Le destin de milliers d’enfants est en cause. Quelle que soit la dureté des lois de la République, personne ne peut accepter que ces enfants soient victimes de la précipitation actuelle, fille d'une improvisation condamnable.

 

C’est pourquoi, je vous demande de reporter d’un mois la date de limite de dépôt des demandes de régularisation qui a été fixée au 13 août afin de donner aux services le temps nécessaire à un traitement digne des dossiers à instruire.

 

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma sincère considération.

 

 

 

Dominique Strauss-Kahn

05 juin 2006

Un lundi de Pentecôte pour rien ?

Juste quelques lignes aujourd'hui, pour faire un clin d'oeil amical à ceux qui travaillent... dans une journée vraiment compliquée. Des mesures de solidarité, notamment avec les plus anciens, il en faut, évidemment. Mais, outre que le bénéfice réel pour les personnes dépendantes ne me paraît pas à la hauteur, je suis perplexe devant la complexité du mécanisme imaginé par le gouvernement.

Le summum de l'absurde est atteint lorsque l'on fait travailler les profs, alors même que les établissements scolaires n'accueillent pas les enfants. Pour les parents qui travaillent, les enfants à la maison un lundi, c'est un souci de plus, un souci inutile. Et dans plusieurs secteurs, comme le tourisme, les conséquences de cette mesure n'ont pas été correctement évaluées avant de décider. C'est regrettable.

DSK

PS : Je lis que plusieurs historiens ont écrit au Président de la République pour demander l'entrée de Marc Bloch au Panthéon. Historien qui a marqué durablement l'histoire intellectuelle française, mais aussi grand soldat dans les deux guerres mondiales, Marc Bloch le mérite, ô combien. Je soutiens cette initiative et j'espère qu'elle aboutira.

02 juin 2006

Rencontre avec les réfugiés de Calais

Vendredi dernier, je me suis rendu à Calais pour rencontrer les réfugiés qui errent dans la ville et ses alentours depuis la fermeture du centre de Sangatte. J’ai également rencontré les représentants des associations qui viennent en soutien aux migrants.


Accompagné par les membres de l'Association SALAM (qui a fait un compte-rendu de cette journée), j'ai tenu à vous alerter sur la situation scandaleuse des hommes et des femmes, venus de toutes les régions du monde, qui survivent comme ils peuvent à 200 mètres de la Mairie de Calais. D'autres vivent dans les bois du Calaisis, avec des enfants en bas âge, dans des conditions dignes du moyen-âge.


J'ai pu m'entretenir avec quelques migrants. Leur volonté n’est pas de rester en France : ils veulent pour la plupart continuer leur chemin vers la Grande-Bretagne. Pourtant, appliquant en cela la volonté de Nicolas Sarkozy, les forces de police appliquent sur le terrain des ordres d’une grande violence, détruisant les abris de fortune construits par les réfugiés, raflant régulièrement les réfugiés pour les relâcher quelques heures plus tard… Je suis ressorti de cette visite profondément écoeuré. Comment la France, patrie des Droits de l'homme, peut-elle laisser des enfants, des femmes et des hommes vivre dans de telles conditions ?


L’argument de Nicolas Sarkozy est connu : en durcissant les conditions de séjour des immigrés, les flux d’immigration finiront par se tarir. Je crois que c’est là commettre une profonde erreur, en particulier en ce qui concerne la situation à Calais : les réfugiés n’ayant dès le départ aucune intention de rester en France, les faire vivre dans des conditions atroces ne fait que nous déshonorer. Nicolas Sarkozy avait annoncé, au lendemain de la fermeture du Centre de la Croix Rouge de Sangatte, qu'il réglerait la situation des migrants « de façon humaine ». On en est bien loin. Car au-delà des déclarations fracassantes, le sarkozisme ça ne marche pas.


J'ai pu également dialoguer avec les associations qui accompagnent et soutiennent les migrants : Association SALAM, Le Belle Etoile, le Secours Catholique, C'Sur, Réseau d'Education Sans Frontière... Ils m'ont détaillé leurs difficultés : précarité des installations, éloignement de la préfecture, frais importants des dossiers de demande d'asile ou de titre de séjour, absence de lieu d'accueil et d'orientation, manque total d'informations... Ils m'ont également présenté leur projet de création d'un espace d'accueil et d'orientation des migrants. Il regrouperait sur un même lieu des espaces de soin, d'accueil, d'hygiène et de restauration, ainsi qu'un vestiaire. Pour cela, j'agirai en conséquence afin que ce projet puisse voir le jour. Déjà, mes camarades socialistes du Conseil Régional du Nord Pas de Calais (sous l’impulsion de Daniel Percheron et de Jack Lang) et du Conseil Général (présidé par Dominique Dupilet) agissent avec discrétion et efficacité, en soutenant financièrement ces associations... Je les invite à poursuivre et intensifier ces efforts pour atténuer autant que possible les conséquences désastreuses de la politique du ministre de l’intérieur.


Si vous souhaitez vous aussi soutenir ces associations, je vous invite à visiter leur site !


dsk


PS, merci enfin à mes amis d'A gauche, en Europe 62 et de mon comité de soutien qui ont organisé cette journée, Philippe Blet en particulier.


Dskcalaisrefugies

21 mai 2006

Lyon : un premier podcast du comité de soutien

Bonsoir,

mon comité de soutien lyonnais vient de mettre en ligne un premier podcast extrait de mon intervention de vendredi dernier : merci à vous de cette belle initiative!

Je vous signale aussi la naissance d'un nouveau comité de soutien en Moselle!

dsk

13 avril 2006

Après l'entêtement, la reculade !

L'annonce de l'abrogation du CPE est une victoire formidable pour le monde syndical, pour les jeunes et aussi pour les forces politiques de gauche qui ont réclamé cette suppression depuis le mois de janvier. Ces trois derniers mois ont été marqués par un incroyable amateurisme du Gouvernement, par l'entêtement de Villepin qui a conduit à bloquer la France, et désormais, par des reculades en série, sans aucun esprit de responsabilité. Cela me fait penser au livre de Michel Rocard "Le coeur à l'ouvrage", publié en 1989 je crois, qui se terminait sur une sorte de petit lexique politique personnel. Au mot "Démissionner", la définition toute simple était : "il faut savoir". Mais l'esprit de responsabilité n'est évidemment pas la chose la plus répandue dans le monde politique actuel, surtout à droite d'ailleurs.

Maintenant que le CPE est mort, il faut que la gauche porte avec conviction ses propositions pour l'emploi, comme vous le demandez souvent sur ce blog. Je vous renvoie, en ce qui concerne ma réflexion personnelle, à mon post du 29 mars (Mes propositions pour l'emploi).

Nouvelle reculade en date, la vraie-fausse interdiction de fumer dans les lieux publics. J'ai déjà dit, il y a quelque temps, sur ce blog, que cette mesure me paraissait aujourd'hui nécessaire, pour aller au-delà de la loi Evin et que, bien accompagnée, bien expliquée, elle serait acceptée par les Français, comme elle l'a été par les Italiens. Dans mes déplacements, je rencontre souvent des cafetiers et des restaurateurs qui me disent qu'ils sont favorables à cette mesure. Il faut franchir le pas.

Mais, sur ce sujet comme sur d'autres, on nous annonce une nouvelle concertation. Cela ne signifie qu'une chose : pendant les mois qui nous séparent des présidentielles, le Gouvernement va sombrer dans un demi-sommeil, dans un esprit fin de règne, seulement troublé par l'écho de la rivalité entre candidats potentiels... Que de temps perdu pour notre pays !

DSK

11 avril 2006

La victoire au bout de la nuit

Comme je vous l'ai dit hier après-midi, je suis parti à Rome, dès que les premières estimations ont été connues, pour partager la joie de la victoire avec mes amis de la Gauche italienne. Je n'imaginais pas vivre une nuit aussi intense et haletante qui, heureusement, s'est bien terminée. Arrivé tard dans la soirée, je suis resté très tard Place des Santissimi Apostoli, au siège de l'Ulivo. La fête Place du Peuple a été reportée, mais la joie, tous ensemble, à l'annonce de la victoire, aux alentours de 3 heures du matin, était formidable à vivre.

C'est en effet une certitude désormais : la Gauche a gagné les élections et Romano Prodi sera le prochain Président du Conseil; la majorité est nette à la chambre des députés, mais l'écart en voix est faible : 25 000 voix sur 47 millions d'électeurs ! Au Sénat, et c'est important car le Sénat italien dispose de prérogatives identiques à celles de la Chambre des députés, la Gauche l'emporte, notamment grâce aux Italiens de l'étranger, qui pouvaient voter pour la première fois.

La page Berlusconi est tournée, même s'il a demandé un nouveau décompte sur 45 000 bulletins et s'il demande maintenant une grande coalition à l'allemande. Son bilan est édifiant : multiplication des lois taillées sur mesure pour lui, ses intérêts financiers et ses amis; politique ultra-atlantiste, y compris pendant la présidence italienne de l'Union européenne; politique économique absurde qui lui a même valu l'hostilité du patronat italien. Avec Berlusconi, l'Italie allait à la faillite et on peut même être étonné que près d'un Italien sur deux ait voulu lui confier à nouveau les clefs du pays.

Il y a peut-être des leçons à tirer de cette fin de campagne plus difficile que prévue pour la Gauche. Je ne m'étendrai pas sur la valeur des sondages. Je n'y croyais guère avant; je n'y crois toujours pas. Le corps électoral est complexe et les méthodes mises en oeuvre n'arrivent pas à rendre compte de cette complexité.

Sur le fond, je pense que la Gauche italienne a trop parié sur un rejet pur et simple de Berlusconi et n'a pas assez mis en avant ses propositions, notamment en matières fiscale, sociale (notamment pour une vraie politique de la petite enfance) et sociétale, avec le PACS à l'italienne. Bien sûr, ce n'était pas facile et l'Eglise a pesé de tout son poids pour "inhiber" la coalition de l'Olivier. Je pense que, pour gagner en 2007, nous, socialistes français, devons mettre en avant nos propositions, sans nous préoccuper plus que cela de ce que pensera tel ou tel candidat de droite. Si nous voulons gagner, nous devons être nous mêmes en nous opposant, certes, mais surtout en proposant et en donnant aux électeurs des raisons de voter pour nous. Le travail de réflexion réalisé depuis presque cinq ans doit porter ses fruits pour convaincre.

Il faut maintenant souhaiter à Romano Prodi beaucoup de succès pour la formation de son Gouvernement. Même si sa coalition comprend plusieurs partenaires, les primaires de l'automne dernier et les discussions autour du programme permettent d'espérer que ce Gouvernement va durer et va pouvoir réaliser les réformes dont le pays a besoin.

Pour la France, c'est une chance et j'espère que nous pourrons, ensemble, avec nos amis italiens, travailler à de nombreux projets communs, y compris et surtout au niveau communautaire.

Voilà ce que je voulais vous dire, de retour de Rome, après un déplacement qui restera dans ma mémoire !

DSK

10 avril 2006

Elections italiennes : bravo Romano !

Les premières estimations sorties des urnes sont tombées il y a deux heures et semblent dessiner une victoire de la gauche en Italie. Si cela devait se confirmer, ce serait une excellente nouvelle pour l'Italie qui fermerait la triste - et longue - parenthèse du gouvernement Berlusconi. Ce serait aussi une très bonne nouvelle pour l'Europe et pour la France, tant la relation bilatérale s'était dégradée année après année.

Je file sans tarder à Roissy pour être aux côtés de mes amis italiens, Romano, Piero, Francesco et tous les autres, pour la longue soirée qui se profile, avec, j'espère, une grande fête sur la Place du Peuple, à Rome.

DSK

23h20 : les projections laissent entrevoir un résultat plus serré qu'en début d'après-midi, mais rien n'est encore perdu!

8h00, deuxième actualisation : Romano semble avoir gagné la chambre des députés, tandis que le Sénat reste en balance...

13 mars 2006

Tabagisme passif : les Italiens montrent l'exemple !

Comme vous le savez, j'étais à Rome il y a deux semaines pour le meeting de lancement de la campagne de Romano Prodi et de "l'Ulivo" (au passage, en plus du discours que vous trouvez plus bas sur mon blog, je vous signale aussi qu'on peut visionner le meeting, au début duquel je suis intervenu, sur le site de l'Ulivo : Meeting Rome ). Par ma présence, je voulais absolument, au nom des Socialistes français et européens, dire à Romano et à ses alliés, que nous comptions sur eux pour mettre fin au gouvernement Berlusconi, triste période de l'histoire récente de ce pays que j'aime.

Mais je voulais aujourd'hui vous dire combien, à l'occasion de ce passage dans la ville éternelle, j'avais été frappé par l'application de l'interdiction de fumer dans les lieux recevant du public. Depuis un an, la loi interdit purement et simplement de fumer dans les cafés, restaurants, discothèques, gares... et ça marche ! Les Italiens, que l'on dit volontiers indisciplinés - et qui le sont, par exemple, sur la route - ont remarquablement adhéré à cette règle et le confort de chacun s'en trouve amélioré. Manger un plat de pâtes, sans avoir la fumée du voisin sur son assiette, c'est quand même autre chose... et c'est un fumeur de pipes qui vous le dit !

En France, je pense qu'il faut franchir une nouvelle étape. Au-delà du confort dont je parlais, le tabagisme passif fait des ravages et cette interdiction totale est une mesure de santé publique que j'appelle de mes voeux. Si nos amis italiens le font, nous devrions pouvoir y arriver.

Qu'en pensez-vous ?

dsk

11 mars 2006

Sarcelles, les 50 ans du Grand Ensemble (16 et 17 mars 2006)

Comme vous le savez, je suis député du Val d'Oise, élu d'une circonscription regroupant plusieurs villes populaires parmi lesquelles Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse et bien sûr Sarcelles. Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Sarcelles est une commune partagée entre un vieux village, qui compte près de 9000 habitants, et un "Grand ensemble" sans liaison avec le bourg ancien, qui regroupe 65% des 58 000 habitants de la commune.

A partir de 1955, la construction du "Grand ensemble" a été menée par la Société immobilière de la Caisse des dépôts (SCIC) qu rythme d'environ 1000 logements par an, jusqu'en 1972. A cette date, Lochères compte, sur 200 hectares, plus de 12 000 logements, concus suivant un plan d'urbanisme organisé autour d'un grand centre commercial, les Flanades. A la différence de nombreux ensembles postérieurs, les Lochères s'inscrivent dans un plan régulier, la trame urbaine étant constituée de rues, avec des alignements bâtis, assez prononcés. C'est à l'intérieur des îlots que la plan libre a été adopté, et que posent d'emblée des problèmes d'enclavement, de stationnement et de circulation.

Au moment où le "Grand ensemble" fête ses 50 ans, la ville est engagée dans un programme de rénovation urbaine ambitieux pour que Sarcelles, ville populaire, offre à ses habitants des conditions de vie meilleures.

Car, je veux le dire ici, et malgré les évènements récents, Sarcelles et ses 58 000 habitants, ses dizaines de nationalités, ses traditions culturelles et ses religions multiples, est une ville où le "vivre ensemble" est une réalité à laquelle je suis très attaché.

Je participerai à la fin de la semaine prochaine à un colloque organisé à l'initiative du maire, François Pupponi et de l'association "Ville et banlieue". Cette manifestation s'inscrit dans le cadre de la rénovation urbaine de la ville et il nous permettra d'aborder de nombreux thèmes liés aux villes populaires, dans une perspective historique.

Que les bloggueurs du Val d'Oise et d'ailleurs n'hésitent pas à se renseigner auprès de Ville et Banlieue à propos de ce colloque (Tel : 01 47 00 27 00), dont vous trouverez le programme ici : Download pages02_03.pdf , Download pages04_05.pdf !

dsk

08 mars 2006

La journée mondiale des femmes selon Villepin

Comme tous les 8 mars, les médias vont multiplier les reportages sur la Journée mondiale de la femme et certains politiques vont se souvenir que les femmes votent ! Ces manifestations "obligées" sont sans doute un mal nécessaire. Mais on peut préférer, et c'est  mon cas, une politique favorable aux femmes sur la durée.

Aujourd'hui, pour ma part, je me contenterai de regretter une nouvelle fois qu'entre les paroles et les actes du gouvernement, il y a un abîme.

On reçoit en grande pompe Mme Johnson-Sirleaf, présidente du Libéria, et c'est juste... dans le même temps, en France, le gouvernement ne comporte que 6 femmes, dont 2 seulement sont ministres de plein titre. Certains proposent d'inscrire dans la Constitution la parité au sein du gouvernement. Pourquoi pas ? Force est de constater que, dans le premier gouvernement de Lionel Jospin, le n°2, mais aussi le garde des sceaux et la ministre de la culture, entre autres, étaient des femmes.

De plus, la politique de l'emploi de M. de Villepin continue à faire des victimes, au sein des populations traditionnellement démunies face au chômage, à savoir les jeunes et les femmes. Sur ce sujet aussi, on est en droit d'attendre plus de cohérence.

Pour conclure ce bref post, j'adresse un coup de chapeau à Mme Johnson-Sirleaf et à Michelle Bachelet, qui sera intronisée dans trois jours... et un clin d'oeil amical à nos bloggeuses alice.fo, sasha, jeanne, catherine, olga et toutes les autres !

dsk

05 mars 2006

Soutien aux ouvriers de Stora Enso et aux géants de papier solidaires

Lors de ma visite dans le Pas de Calais, j’ai tenu à rencontrer l'Intersyndicale de l’usine Stora Enso de Corbehem. Il s’agit d’un site industriel appartenant à un groupe multinational de papier finlandais, menacé de 500 suppressions d'emplois en juin 2006.

La conjoncture dans l’industrie du papier est particulièrement difficile cette année : la demande n’est pas très soutenue, le coût de l’énergie est très élevé, les grands groupes semblent s’accorder pour diminuer la production et faire remonter les prix, le haut niveau de l’euro ne favorise pas les sites de production européens… A Corbehem, le groupe a investi dans une nouvelle machine (voir photo) qui ne donne pas encore sa pleine mesure. D’autre part, les contraintes de production imposées par le groupe au site (obligé de réaliser des petites séries) limitent depuis peu la rentabilité de l’usine. Deux des trois machines sont menacées à très court terme de fermeture.

Storamachine_5

Dans un bassin d’emploi qui connaît de nombreuses difficultés, le plan social proposé par le groupe serait désastreux pour les salariés du site. Je tenais à mettre en lumière cette situation, déjà grave mais pas totalement dénuée d’espoir.

Visite_stora

Les syndicats, réunis dans l'association les Géants de Papier Solidaire, ont un projet pour faire évoluer l'activité des machines 3 et 4 (les plus anciennes), préserver le site et les emplois. L’idée, proposée par l’association, est de fabriquer un papier résistant pour la confection de sacs de caisse distribués dans la grande distribution, la production de sacs poubelle et autres emballages... Le besoin existe : l’Assemblée Nationale a récemment voté à l’unanimité un amendement qui interdira sur le territoire français la distribution et la commercialisation de sacs ou emballages plastiques non biodégradables à partir du 1er janvier 2010.

Chaque année en France, une quinzaine de milliards de sacs plastiques sont distribués, soit 80000 tonnes de déchets. Selon l’Ifremer, on trouverait près de 120 millions de sacs sur le littoral chaque année. Il s’agit donc d’un grand enjeu de développement durable. L’association propose, afin de donner de la résistance au papier produit à Corbehem, d’utiliser le chanvre industriel, qui permettrait d’avoir un papier plus écologique que le papier Kraft utilisé par exemple aux Etats-unis.

L’aboutissement de ce beau projet nécessitera encore du temps. Il est donc indispensable de donner ce temps aux salariés de l’entreprise et d’éviter une fermeture précipitée. Il me semble que, fondamentalement, l’usine est viable mais traverse une mauvaise passe. Je demande donc au Comité Interministériel d’aménagement du Territoire de s’emparer de cette situation lors de sa réunion de la semaine prochaine. Les élus socialistes du territoire (Catherine Génisson pour la circonscription, Dominique Dupilet pour le département, Daniel Percheron pour la région) sont déjà mobilisés et apportent le soutien de leurs institutions, je demande au gouvernement d’en faire de même.

D’autre part, si la fixation de la date du 1er janvier 2010 pour l’interdiction de la distribution des sacs en plastique dans les grands surfaces était un progrès par rapport à la situation antérieure, il me semble que nous devrions envisager de l’avancer encore. Je compte aussi entrer en contact avec les grandes enseignes de la distribution, afin qu’elles s’intéressent davantage à cette problématique générale et à la solution des sacs en papier en particulier, avant d’y être contraintes légalement.

Si vous souhaitez apporter un soutien moral aux salariés de Stora Enso-Corbehem ou que vous êtes intéressés par leur projet, je vous invite à visiter le site de l’association des Géants de papier solidaires : http://lesgeants.papier.free.fr/, que je remercie encore pour son accueil chaleureux.

Intersyndicale_stora_enso_corbehem

A très bientôt,

dsk

Ps : je serai demain matin à 07h45 l’invité de La Matinale de Valérie Astruc sur Canal +.

Bonne écoute !

03 mars 2006

Décentralisation : la colère des élus socialistes et républicains

Bonjour à tous,

j'étais hier en déplacement dans le Pas de Calais. Comme d'autres départements, le Pas de Calais est confronté à des difficultés financières croissantes en raison des transferts de compétences de l'Etat qui ne sont pas compensés par des ressources équivalentes. Vous trouverez ici une note qui détaille le coût de la décentralisation pour ce département. Les charges liées au transfert du RMI y représentent près des deux tiers des 68 millions d'euros "manquants". Le scandale que constitue le report sur les départements et les régions de la charge des politiques sociales doit être expliqué et dénoncé. C'est pourquoi le Parti socialiste a lancé une grande campagne sur ce thème et créé un site : www.lacoleredeselus.com

Ce site vise à relayer l'appel que j'ai initié et que j'invite tous les élus socialistes et républicains à signer. Le site vous permet aussi de faire remonter vos propositions. Cette grande campagne s'achèvera par un rassemblement national à Lille le 1er avril, au cours duquel le parti socialiste présentera ses propositions pour une 3ème ère de la décentralisation.

dsk

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Au local de la section d'Arras : à ma droite Léon Fatous, Jacques Mellick et François Lemaire. A ma gauche Franck Heyde-Betancourt et Serge Janquin.

Au premier plan, de dos, Philippe Blet et Daniel Percheron.


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Avec François Lemaire, président de la FDESR

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Avec Franck Heyde-Betancourt, secrétaire de la section d'Arras.

Je remercie également tous les élus qui ont exprimé leur soutien à cette campagne, en particulier Dominique Dupilet, président du Conseil Général, que j'ai rencontré en début d'après-midi, Catherine Génisson, députée de la circonscription, Odette Duriez, Gérard Dué et bien d'autres. Merci enfin à Laurent Lamacz pour ces photos!

13 février 2006

Afrique du Sud encore

Après mes entretiens sur le Black Economic Empowerment, je suis allé à Soweto dans le service périnatal de l'hôpital de Baragwanath qui traite les petits enfants malades du sida.

Les chiffres du sida sont terrifiants en Afrique du Sud : 13 % de la population est séropositive, 700 000 personnes ont besoin d'un traitement immédiat - alors qu'à peine 50 000 sont traités. A Soweto, un tiers des décès sont dus au sida. Et la moitié des femmes enceintes sont porteuses du virus...

Cette situation est intolérable. Comment aider à la combattre ?

1. Les médicaments nécessaires doivent être mis à la disposition des populations qui n'ont pas les moyens de se les procurer. C'est une des grandes causes de l'humanité aujourd'hui. Comment ? Par le développement des médicaments génériques; l'accord sur les génériques à l'O.M.C. s'est avéré inefficace, il faut le réformer. Il n'y a par exemple aucun générique pour les enfants malades du sida ! Et par l'aide publique aussi, car même les génériques sont trop chers dans les pays les plus pauvres : le Fonds mondial contre le sida a été créé en ce sens, il est temps de respecter nos engagements et de lui apporter les fonds nécessaires.

2. Il faut un "droit d'ingérence sanitaire". On ne peut pas laisser les pays pauvres se débrouiller seuls avec une pandémie - sida, mais aussi malaria ou grippe aviaire - au motif que cela ne se passe pas chez nous, ou que ce n'est pas encore arrivé chez nous. C'est inacceptable sur le plan moral et absurde sur le plan de l'efficacité.

Voilà les premiers échos de mon déplacement en Afrique du Sud. A plus tard.

Black economic empowerment

Comme certains l'ont déjà noté sur mon blog, je représente la France au "Sommet des Progressistes", qui se déroule près de Pretoria. J'y reviendrai plus en détail dans un prochain post.

J'en ai profité pour organiser une visite auprès du gouvernement sud-africain. Un point clef de cette visite : mieux connaître sa réforme phare, le "black economic empowerment".

J'ai pu rencontrer trois acteurs centraux du B.E.E : Lionel October, en charge du dossier auprès du président ; Ronnie Ntuli, président du National Empowerment Fund et Bridgette Radebe, PDG de Mmakau, partenaire B.E.E de Total en Afrique du Sud.

L'objectif du B.E.E. est de corriger les inégalités économiques héritées de l'apartheid : les noirs n'avaient pas le droit de diriger une société ou d'être actionnaires ! La méthode : redistribuer 25 % des parts des sociétés sud-africaines aux noirs. Les communautés noires se structurent en sociétés et bénéficient de financements exceptionnels pour acheter les parts des groupes "blancs".

Trois bénéfices : l'émergence d'une élite économique noire, une redistribution massive du capital aux plus modestes et la création de nouvelles entreprises "noires".

C'est une réforme "révolutionnaire" et fondatrice d'une société solidaire. Elle peut certainement servir de modèle au reste de l'Afrique.

A plus tard !

dsk

10 février 2006

Peer to peer : numérique et création unis

Bonjour,

vous êtes nombreux à m'avoir interrogé sur ce blog à propos du P2P.

J'ai publié ce matin dans Libération une tribune qui répond à la plupart des questions qui m'ont été adressées dans les dernières semaines. Pour mémoire, le projet de loi a d'abord été examiné en procédure d’urgence devant l’Assemblée nationale, avant la volte-face du 13 janvier qui proposait un retour au téléchargement payant. Vous trouverez donc dans ce texte une analyse des différentes options possibles, accompagnées de mes principales propositions.

Merci de vos commentaires!

dsk

02 février 2006

La laïcité à la française, c'est aussi la liberté d'expression

Ce matin, je veux réagir à la polémique sur la publication, par certains journaux, de caricatures à connotation religieuse, après l'affaire danoise, et dire mon inquiétude après le licenciement du directeur de "France soir" qui a publié ces dessins.

J'estime que la démocratie et la laïcité sont des espaces de liberté que nous devons défendre. Liberté de croyance - ou de non croyance -, de religion, et évidemment liberté de la presse. Les caricatures font partie d'une tradition de libre expression ; elles peuvent choquer, mais elles s'inscrivent dans cette liberté.

Certains mouvements fondamentalistes s'emparent de ce sujet pour empêcher les caricatures utilisant Mahomet, comme certains catholiques se sont opposés à l'affiche du film "Amen" de Costa-Gavras, ou comme certains juifs assimilent de manière abusive critique d'Israël et antisémitisme. Il y a là une dérive préoccupante.

La France doit résister à cette version religieuse du "politiquement correct", qui revient à tout simplement réduire les espaces de liberté de chacun. Il faut, sur ces sujets, dialoguer (c'est d'ailleurs ce qu'a fait le président du Conseil français du culte musulman Dalil Boubakeur à la mosquée de Paris en recevant l'ambassadeur du Danemark) et lutter contre l'ignorance. Si certains journaux choquent et écrivent des bêtises, il faut le dire et protester, pas les interdire, et encore moins menacer les personnes.

dsk

PS : je vous donne rendez-vous dimanche 5 février : je serai l'invité du grand jury sur RTL à 18h30.

31 janvier 2006

L'affaire d'Outreau, encore...

Voilà que l'affaire d'Outreau revient sur le devant de la scène avec les auditions de la commission d'enquête parlementaire. C'est une affaire complexe, sur laquelle j'ai attendu pour m'exprimer car, à chaud, beaucoup de bêtises ont été dites.

Je viens d'ailleurs de terminer "La méprise", livre utile que Florence Aubenas a consacré au procès et que je vous conseille vivement. C'est dur, mais instructif.

L'enchaînement des faits tout au long de l'enquête et du procès laisse à penser : erreur collective de la justice finalement corrigée par la cour d'assises de Paris en décembre (au passage, heureusement que la gauche a toujours milité, contre la droite la plupart du temps, pour la possibilité de faire appel des décisions des cours d'assises !), pression des médias, dans des sens au demeurant contradictoires, sanctuarisation de la parole des enfants victimes, mauvais climat de la commission d'enquête parlementaire qui continue à maltraiter les innocents. Cela fait beaucoup. Cela fait trop.

Le livre de Florence Aubenas ajoute un éclairage que je trouve tristement précieux : le contexte social particulier de cette affaire qui nous fait devoir, nous à gauche, de nous interroger sur la question "Justice des riches, justice des pauvres". Il est absolument évident que le procès d'Outreau ne se serait pas passé ainsi si des habitants des beaux quartiers avaient été mis en cause. C'est pour moi inacceptable.

Un dernier point : le jeune juge d'instruction est durement mis en cause par le livre. Qu'il ait été négligent, avec de nombreux autres magistrats, soit ; qu'il ait commis, avec d'autres, des fautes sur lesquelles il faut se pencher et, éventuellement, sanctionner, c'est évident. Mais attention : il ne faut pas en profiter pour régler leur compte aux juges d'instruction en général, sans apporter des garanties suffisantes. Le juge d'instruction, par sa liberté structurelle, est le garant que les enquêtes sur les nantis et les puissants pourront toujours avoir lieu. Si on le supprime, et si dans le même temps on refuse de rendre les procureurs indépendants, cela revient à nier toute indépendance de la justice. La droite a bloqué notre réforme de la Constitution qui voulait garantir les conditions de nomination des procureurs, par l'exigence d'un avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature et les gardes des sceaux successifs, surtout D. Perben, ont multiplié les décisions tendant à "préfectoraliser" les juges.

C'est une évolution inacceptable sur laquelle il faudra revenir le plus vite possible et je vous présenterai dans les prochains mois mes propositions précises sur la justice.

dsk

PS : J'apprends que le Conseil constitutionnel vient de déclasser l'alinéa de l'article de loi sur "le rôle positif de la présence française outre-mer et dans les colonies", ce qui permettra au gouvernement de l'abroger par décret. Je suis évidemment heureux de voir disparaître ce texte, comme je l'avais demandé en lançant la pétition que nous avons été 47 000 à signer. Je regrette toutefois que le gouvernement le fasse en catimini, sans saisir la représentation nationale, ce qui aurait permis de tirer les choses au clair, de les dire publiquement, dans la dignité.

17 janvier 2006

Des propositions pour relancer la gauche

Mon équipe sur le blog a déjà mis en ligne quelques éléments, qui ont fait de samedi dernier, 14 janvier, une journée particulièrement riche.

Le matin, à Lyon, j'ai participé à l'initiative nationale pour le respect du numerus clausus en prison, lancée par Bernard Bolze. C'était l'occasion de dénoncer la surpopulation massive de notre système carcéral. Indignité pour notre Etat de droit. Inefficacité pour notre République : la surpopulation, c'est la garantie que les prisons deviennent criminogènes. Les discussions ont permis d'esquisser des pistes pour l'avenir, autour de solutions alternatives à l'incarcération pour la petite délinquance, et autour d'une meilleure préparation des détenus à "l'après-prison", afin de diminuer le taux de récidive.

Dans l'après-midi, j'ai retrouvé à Bruxelles certains de mes amis de la gauche européenne, pour la toute première initiative de relance de la construction européenne après les "non" français et néerlandais. Huit think-tanks socialistes européens, dont mon club AG2E, ont élaboré un texte commun, remis au parti socialiste européen (PSE), dont voici la version, seulement en anglais pour l'instant (RelaunchCitizensEurope). La clef de l'analyse : nous avons voulu faire l'Europe sans les Européens et il nous faut nous atteler à l'émergence de la conscience européenne. Il y avait là, entre autres, le président du PSE et ancien Premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen, l'ancien Premier ministre italien Massimo d'Alema, le Commissaire européen Joaquin Almunia et l'ancienne Commissaire Anna Diamantopoulou, les ministres Kinga Göncz (Hongrie) et Diego Lopez Garrido (Espagne)... Prochaine étape : faire porter ces idées au plan politique, au premier chef par le PSE.

Enfin, le soir, à l'Haÿ-les-Roses, meeting pour les voeux de la fédération du Val de Marne, et aussi pour marquer les 70 ans du Front populaire. Petite parenthèse, j'en profite pour vous remercier pour vos réactions à ma carte de voeux, que j'avais choisie avec soin et dont je suis heureux qu'elle vous ait plu. A mes côtés, notamment, il y avait Jean-Paul Huchon, le président de la région, Catherine Tasca, Pierre Moscovici, Michèle Sabban, Patrick Sève, Jean-Christophe Cambadélis, Marison Touraine... Le discours que j'ai prononcé est déjà en ligne, plus bas sur le blog. L'essentiel tient en deux mots : propositions et union ! Pour les propositions, le travail que nous avons accompli au sein d'AG2E est opérationnel et les prochains mois me donneront l'occasion, thème par thème, de proposer mes solutions pour la France. Quant à la stratégie, elle est simple : l'union. Lorsque nous sommes audacieux, lorsque nous écoutons, lorsque nous savons imaginer pour dépasser les contraintes, la gauche sait se rassembler et contrer la droite.

Voilà. Pardon d'avoir été long... mais la journée de samedi aussi l'a été ! A très vite.

dsk

16 janvier 2006

Félicitations à Michelle Bachelet !

Quel plaisir de se réveiller le matin, d'allumer la radio et de commencer la semaine sur une nouvelle comme la victoire de Michelle Bachelet au Chili ! Première femme d'Amérique latine à être ministre de la défense en 2002, la voilà élue à la magistrature suprême. Je salue son parcours, fait de combats, de courage, d'engagements et de convictions. Je suis très heureux pour elle et pour tous les Chiliens.

Le Parti socialiste français et tous les socialistes européens soutiendront maintenant Michelle dans la mise en oeuvre de son programme. Une femme - ou un homme ! - seule, ne peut pas tout. Mais avec de l'ambition et la volonté de changer la politique, on peut beaucoup.

A très vite.

dsk

15 janvier 2006

Coup de gueule contre le Dakar

Le Dakar est terminé : trois morts.

Pour le pilote décédé lundi dernier, on dira qu'il avait pris ses responsabilités, ce qui n'enlève rien au fait que c'est une vie perdue. Mais le décès de deux enfants, de 10 et 12 ans, heurtés par des véhicules de la course, laisse sans voix et la réaction des participants et organisateurs du rallye me heurte. La dernière spéciale n'a pas été chronométrée ? La belle affaire !

Je pose les questions suivantes : quelle course automobile, quelle manifestation, se serait poursuivie sur le territoire français ou en Europe après un tel drame ? La vie de deux petits Africains a-t-elle la même valeur que celle de deux petits Européens ? Les responsables du Dakar ont dit vouloir continuer à travailler pour que cela ne se reproduise plus. Mais c'est ainsi chaque année ! Ce ne sont pas des radars, des limitations et des contrôles qui empêcheront ceux qui considèrent l'Afrique comme un terrain pour leurs jouets modernes et qui l'aiment pour cela, de continuer encore.

Il faut s'interroger sur la poursuite du rallye. L'argent qu'il procure aux villages, les puits que l'on fore, doivent pouvoir être apportés aux populations d'Afrique sans que des vies ne leur soient volées.

dsk

23 décembre 2005

Joyeux Noël !

En cette veille de Noël, je veux vous dire tous mes voeux, en vous remerciant d'être si fidèles sur mon blog. Que l'année 2006 vous donne beaucoup de satisfactions et de joie !

Je pense aussi à ceux qui sont dans la détresse, en espérant que les prochains mois leur apportent du réconfort.

A tous, je dis Joyeux Noël et bonne fin d'année !

dsk

15 décembre 2005

Pétition unitaire pour obtenir l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005

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Nous soussigné(e)s, Gilbert Annette (PS), Jean-Marc Ayrault (PS), Jean Michel Baylet (PRG), Olivier Besancenot (LCR), Patrick Braouezec (PCF), Marie George Buffet (PCF), Jean-Christophe Cambadelis (PS), Pierre Hardy (LO), François Hollande (PS), Bernard Kouchner (PS), Alain Krivine (LCR), Arlette Laguiller (LO) Jean-Marie Le Guen (PS), Victorin Lurel (PS), Pierre Moscovici (PS), François Pupponi (PS), Dominique Strauss-Kahn (PS), Christiane Taubira (PRG), Dominique Voynet (Verts), lançons une pétition pour obtenir l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 rédigé comme suit :

« Les programmes de recherche universitaire accordent à l’histoire de la présence français outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu’elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.

La coopération permettant la mise en relation des sources orales et écrites disponibles en France et à l’étranger est encouragée ».

Nous vous invitons à nous rejoindre sur le site www.abrogation.net

Nous sommes aujourd'hui plus de 45 000 à avoir signé cette pétition!

03 décembre 2005

A vous de juger!

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Je vous donne rendez-vous jeudi soir 8 décembre, à partir de 20h50 sur France 2, pour l'émission "A vous de juger". N'hésitez pas, avant l'émission, à me faire part de vos conseils, de vos idées, de votre sentiment sur la situation de notre pays. A jeudi ! 

01 décembre 2005

Sida : l'urgence ne faiblit pas!

Ruban

Bonjour à tous,

en cette journée mondiale de lutte contre le Sida, je tenais à partager avec vous une tribune que j'ai co-signée avec Christian Saout, président de l'Association Aides. Vous pourrez lire ce texte sur le site de Libération.

Je tenais à rendre hommage ici au travail de cette association qui, depuis 1984, se bat contre le Sida par des actions d'information, de prévention et de soutien au malades. Il me semble d'autant plus important de soutenir les ONG, en France ou à l'étranger, que l'épidémie reprend sa progression. En France, les efforts de prévention s'affaiblissent : 7000 personnes ont été contaminées en 2004, contre 5000 en 2003. En Afrique, plus de trois millions de personnes décèdent chaque année du fléau. Vous trouverez dans la tribune quelques pistes pour enrayer l'épidémie. Je vous recommande également la lecture de cette brochure sur les enjeux internationaux de la lutte contre le Sida, éditée par Aides : c'est un travail remarquable. Elle expose en particulier le risque que les pays africains ne puissent pas accéder aux nouveaux génériques antirétroviraux, avec l'extension du droit de la propriété intellectuelle aux pays en développement dans le cadre de leur intégration progressive aux règles de l'OMC, ce qui pourrait remettre en cause les maigres progrès réalisés jusqu'ici.

Si vous souhaitez faire un don en ligne pour vous associer à cette journée, vous pouvez le faire sur les sites d'Aides, du Sidaction ou d'Act Up, et n'oubliez pas les Solidays de Solidarité Sida!

Je rappelle aussi l'existence du site d'information Sida Info Service.

dsk

16 novembre 2005

Fiscalité : la politique de gribouille continue !

L'Assemblée commence à discuter du budget 2006
préparé par le gouvernement qui a imaginé un brillant
dispositif démagogiquement baptisé "bouclier fiscal".
Il s'agit du plafonnement de la totalité des impositions
directes (impôt sur le revenu, ISF, taxe d’habitation et
taxes foncières) à 60% du revenu de certains ménages.

Je veux souligner ici combien cette réforme est injuste
pour les contribuables, coûteuse pour l'Etat et inique
pour les collectivités locales :

- Une mesure injuste puisque cette mesure aura
principalement pour effet de diminuer de quelque
18.000 euros en moyenne l’imposition d’à peine
9.000 contribuables en France assujettis à l'impôt
de solidarité sur la fortune ;

- Une mesure coûteuse, puisque  son coût s’élèvera
à 500 millions d'euros, soit la même somme que celle
consacrée à la hausse de la prime pour l'emploi.
9.000 contribuables bénéficieront ainsi d’une dépense
similaire pour le budget de l’Etat à celle qui concerne
8 millions de bénéficiaires de la PPE ! Comme si les
plus riches ne pouvaient pas attendre alors que les
classes moyennes devront patienter : c'est un symbole
désastreux.

- Une mesure inique puisque son financement pèsera
une fois de plus sur les moyens des collectivités
territoriales - à hauteur de 43 millions d'euros.
Ajoutée à la réforme de l’ISF et de l’impôt sur le revenu,
cette mesure est emblématique des priorités fiscales
du Gouvernement, qui continue à poursuivre avec
méthode une politique vouée à l’échec sur le plan
économique et à l’exaspération du sentiment d’injustice
sur le plan social.

dsk

14 novembre 2005

Rassemblons-nous pour préparer l'avenir

Après la semaine folle que nous avons vécue, c’est un sentiment d’extrême motivation qui m’habite pour relever les défis immenses que connaît le pays.

La France va mal, et certains semblent s’en rendre compte seulement depuis deux semaines. La réponse du gouvernement tient en deux mots : La force et la répression. Si le rétablissement de l’ordre public est nécessaire, cette seule réponse est insuffisante. Plutôt que de prolonger l’état d’urgence, objet d’un projet de loi adopté au conseil des ministres exceptionnel de ce lundi, il est nécessaire de rétablir l’ordre social, c’est-à-dire tout ce qui fait la vie en société dans les cités ; il faut, d’urgence, remettre à niveau les crédits aux associations qui, souvent, pallient les carences de l’Etat et bâtir un nouveau partenariat avec elles ; il faut recréer la police de proximité qui était pleinement dans son rôle lorsqu’elle contribuait à la prévention ; il faut rendre leur dignité à ces quartiers en leur donnant des perspectives. Tous les services publics devraient être mobilisés, par petites équipes partout sur le territoire, pour apporter des réponses concrètes aux difficultés de nos concitoyens et pour redonner un sens à l’idée de communauté nationale. L’Etat en France doit être capable de réussir.

Mais cette perspective-là, le gouvernement est incapable de la concevoir et de la mettre en œuvre. Quant au chef de l’Etat, il a purement et simplement disparu du paysage politique. La semaine passée a aussi été marquée par le vote des militants socialistes en vue du congrès. Il y a, pour moi, un vrai motif d’espoir dans ces résultats : une majorité s’est dégagée, et le parti est en ordre de marche. Nous devons maintenant aller de l’avant.

Je vous assure que le PS sera prêt à proposer une alternative forte et imaginative à la politique de la droite : notre projet sera prêt au printemps, et comme l’a noté un grand quotidien juste avant le week-end, ce ne sont pas les idées qui nous manquent ! J’appelle aujourd’hui tous les socialistes à se rassembler pour contribuer à la construction du projet qui nous fera gagner en 2007, pour une France plus grande et plus juste.

dsk

07 novembre 2005

Banlieues: il y a urgence!

Bonjour à toutes et à tous,

Je tiens d’abord à rendre un hommage appuyé à l’ensemble des forces de police, les pompiers et les maires qui oeuvrent sur le terrain depuis onze nuits pour rétablir l’ordre public.

Onze nuits depuis le décès tragique et injuste de deux jeunes à Clichy-sous-Bois.

Onze nuits depuis l’odieux assassinat d’un père de famille devant sa femme et sa fille et à Epinay.

Onze nuits de violences urbaines et d’incendies criminels sans précédent, qui frappent les personnes les plus fragiles au cœur de nos banlieues.

Onze nuits de silence coupable des autorités de l’Etat après l’agression d’un lieu de culte, la mosquée Bilal de Clichy-sous-Bois.

Gauche et droite doivent prendre leur part de responsabilité dans ces événements. Je l’assume en tant qu’ancien ministre du gouvernement de Lionel Jospin. En matière d’insécurité, sans doute avons-nous trop privilégié la prévention.

Pour autant, la politique qui a été menée depuis trois ans a aggravé les choses. Le "tout répression" de Nicolas Sarkozy ne marche pas. Face à la difficulté de la tâche qui est la sienne aujourd’hui, il doit oublier le temps des insultes et des invectives inutiles. Il a une seule mission : faire son travail. Et son travail, c’est de rétablir l’ordre et rien d’autre. Sans entrer dans une polémique politicienne, Nicolas Sarkozy est dépassé par ses trop nombreuses activités. On ne peut pas être ministre de l'Intérieur à plein temps, président de l'UMP à plein temps, président du conseil général des Hauts de Seine à plein temps et candidat, quasiment à plein temps, contre le président de la République.

Quand on baisse le nombre de fonctionnaires de police dans les zones sensibles, quand on supprime la police de proximité, quand disparaissent les moyens alloués aux associations chargées de faire de la prévention dans les quartiers difficiles, on rend plus difficile le retour à la paix civile. Parce qu’aujourd’hui, la première exigence que nous devons avoir c’est le retour de la paix républicaine dans ces quartiers.

Trois mesures d’urgence doivent être prises immédiatement.

- la remise en place de 50 000 emplois jeunes

- la reconstitution des financements des associations de quartiers supprimées depuis 3 ans

- le vote dans les 3 mois d’un service civique de solidarité de six mois ou un an pour tous les jeunes

Pour financer ces mesures, je propose un moratoire fiscal renonçant à ce qui est prévu dans le budget pour la baisse de l'impôt sur le revenu et l'impôt sur la fortune.

Ces mesures immédiates doivent s’accompagner d’une action de plus long terme autour de quatre axes.

- un débat à l'Assemblée nationale sur la doctrine d'emploi des forces policières pour mettre fin à la guerre des religions entre la police de proximité et la police d'intervention. A l’issue de ce débat les effectifs de police doivent être rétablis dans les quartiers.

- la mise en place d’instructions précises pour cesser les pratiques discriminatoires dans le recrutement de la fonction publique.

- des mesures d'urgence en matière de logement.

- la concentration des moyens sur les écoles de ces quartiers.

Enfin, je demande au gouvernement de réunir les sociétés d’assurance afin que les personnes victimes de l’incendie de leur voiture puissent être indemnisées au plus vite.

dsk

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Dernière minute :

Dominique Strauss-Kahn était l'invité de Jean-Michel Apathie sur RTL ce lundi 07/11

31 octobre 2005

Connaissance de l'Est

Avez-vous déjà visité la Chine ? Comme certains d’entre vous le savent sans doute, je m’y suis rendu la semaine dernière, à l’invitation du Parti communiste chinois. Evidemment, les images devenues classiques sautent aux yeux : le développement côtier y est phénoménal, les immeubles poussent en une nuit, les chantiers ne s’arrêtent jamais, les routes sont toujours bondées…

La Chine s’éveille – et quel réveil ! – et on ne peut que se réjouir que 1300 millions d’hommes et de femmes accèdent enfin au développement. Loin de tomber dans l’emphase ou dans l’alarmisme, cette visite a été l’occasion de faire un point d’étape. Car ce développement pose aussi des problèmes aigus. Daniel Cohen le résume en une formule : la mondialisation, c’est l’entrée de la Chine – et de l’Inde – dans le monde globalisé. Richard Freeman en quelques chiffres : doublement de la masse de travail internationale disponible, passage de 1,5 à 3 mds de travailleurs – et donc division par deux du rapport capital/travail.

En 1997, on parlait partout de mondialisation ; aujourd’hui, on en voit les effets : inégalités, chômage des travailleurs peu qualifiés, délocalisations. Mais l’évolution de la Chine pèse aussi – et peut-être surtout – sur les pays du Sud. Prenez l’exemple du textile. La levée des quotas en provenance de Chine, début 2005, a eu peu d’impact sur les importations françaises : elles n’ont pratiquement pas augmenté. En revanche, elles se sont fortement recomposées : la Chine y a supplanté la Pologne, le Maghreb, Maurice… Les Chinois n’ont donc rien à gagner dans une guérilla commerciale avec la France ou l’Europe. Et ils le savent – ma rencontre avec Hung Ju Wang, le Vice-Premier ministre, n’a pu que me conforter dans cette analyse.

Aussi que faire pour défendre nos intérêts ?

D’abord, aller en Chine discuter avec les Chinois – et c’est ce que j’ai fait. Ce voyage fut l’occasion de présenter la traduction en chinois de mon livre, Lettre ouverte aux enfants de l’Europe, devant les étudiants de l’Université de Quinghua. Leur accueil et leur enthousiasme prouvent que la France reste un référent incontourné, que l’Europe peut devenir un modèle incontournable.

Ensuite, gérer au mieux la transition, c’est-à-dire la transformation de la Chine en pays développé. Les droits de l’Homme sont une des clés de cette transition. Avec eux, la démocratie – politique et sociale – permettra la montée en régime plus rapide des salaires, des droits sociaux, des règles de droit comme la propriété intellectuelle. La transition en sera d’autant mieux maîtrisée. Les droits de l’Homme en Chine ne sont pas simplement un impératif moral ou un objectif stratégique. Ils sont aussi un enjeu économique fondamental.

dsk

28 octobre 2005

Rencontre des groupes LGBT socialistes européens

Bonjour,

j'intervenais aujourd'hui, à l'invitation d'HES, lors de la rencontre des groupes LGBT socialistes européens.

Voici le texte de mon discours

. Je tenais aussi à saluer la qalité de l'organisation de cette manifestation et la réussite d'HES, qui a réussi a réunir des intervenants de toute l'Europe : continuez! dsk

21 octobre 2005

L'exception culturelle reconnue par l'UNESCO !

Jeudi, à Paris, l'UNESCO a adopté la convention 
"sur la
protection et la promotion de la diversité
des expressions
culturelles".


C'est un évènement majeur qui montre que,
à une Ã