05 mars 2006

Soutien aux ouvriers de Stora Enso et aux géants de papier solidaires

Lors de ma visite dans le Pas de Calais, j’ai tenu à rencontrer l'Intersyndicale de l’usine Stora Enso de Corbehem. Il s’agit d’un site industriel appartenant à un groupe multinational de papier finlandais, menacé de 500 suppressions d'emplois en juin 2006.

La conjoncture dans l’industrie du papier est particulièrement difficile cette année : la demande n’est pas très soutenue, le coût de l’énergie est très élevé, les grands groupes semblent s’accorder pour diminuer la production et faire remonter les prix, le haut niveau de l’euro ne favorise pas les sites de production européens… A Corbehem, le groupe a investi dans une nouvelle machine (voir photo) qui ne donne pas encore sa pleine mesure. D’autre part, les contraintes de production imposées par le groupe au site (obligé de réaliser des petites séries) limitent depuis peu la rentabilité de l’usine. Deux des trois machines sont menacées à très court terme de fermeture.

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Dans un bassin d’emploi qui connaît de nombreuses difficultés, le plan social proposé par le groupe serait désastreux pour les salariés du site. Je tenais à mettre en lumière cette situation, déjà grave mais pas totalement dénuée d’espoir.

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Les syndicats, réunis dans l'association les Géants de Papier Solidaire, ont un projet pour faire évoluer l'activité des machines 3 et 4 (les plus anciennes), préserver le site et les emplois. L’idée, proposée par l’association, est de fabriquer un papier résistant pour la confection de sacs de caisse distribués dans la grande distribution, la production de sacs poubelle et autres emballages... Le besoin existe : l’Assemblée Nationale a récemment voté à l’unanimité un amendement qui interdira sur le territoire français la distribution et la commercialisation de sacs ou emballages plastiques non biodégradables à partir du 1er janvier 2010.

Chaque année en France, une quinzaine de milliards de sacs plastiques sont distribués, soit 80000 tonnes de déchets. Selon l’Ifremer, on trouverait près de 120 millions de sacs sur le littoral chaque année. Il s’agit donc d’un grand enjeu de développement durable. L’association propose, afin de donner de la résistance au papier produit à Corbehem, d’utiliser le chanvre industriel, qui permettrait d’avoir un papier plus écologique que le papier Kraft utilisé par exemple aux Etats-unis.

L’aboutissement de ce beau projet nécessitera encore du temps. Il est donc indispensable de donner ce temps aux salariés de l’entreprise et d’éviter une fermeture précipitée. Il me semble que, fondamentalement, l’usine est viable mais traverse une mauvaise passe. Je demande donc au Comité Interministériel d’aménagement du Territoire de s’emparer de cette situation lors de sa réunion de la semaine prochaine. Les élus socialistes du territoire (Catherine Génisson pour la circonscription, Dominique Dupilet pour le département, Daniel Percheron pour la région) sont déjà mobilisés et apportent le soutien de leurs institutions, je demande au gouvernement d’en faire de même.

D’autre part, si la fixation de la date du 1er janvier 2010 pour l’interdiction des sacs en plastique était un progrès par rapport à la situation antérieure, il me semble que nous devrions envisager de l’avancer encore. Je compte aussi entrer en contact avec les grandes enseignes de la distribution, afin qu’elles s’intéressent davantage à cette problématique générale et à la solution des sacs en papier en particulier, avant d’y être contraintes légalement.

Si vous souhaitez apporter un soutien moral aux salariés de Stora Enso-Corbehem ou que vous êtes intéressés par leur projet, je vous invite à visiter le site de l’association des Géants de papier solidaires : http://lesgeants.papier.free.fr/, que je remercie encore pour son accueil chaleureux.

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A très bientôt,

dsk

03 mars 2006

Décentralisation : la colère des élus socialistes et républicains

Bonjour à tous,

j'étais hier en déplacement dans le Pas de Calais. Comme d'autres départements, le Pas de Calais est confronté à des difficultés financières croissantes en raison des transferts de compétences de l'Etat qui ne sont pas compensés par des ressources équivalentes. Vous trouverez ici une note qui détaille le coût de la décentralisation pour ce département. Les charges liées au transfert du RMI y représentent près des deux tiers des 68 millions d'euros "manquants". Le scandale que constitue le report sur les départements et les régions de la charge des politiques sociales doit être expliqué et dénoncé. C'est pourquoi le Parti socialiste a lancé une grande campagne sur ce thème et créé un site : www.lacoleredeselus.com

Ce site vise à relayer l'appel que j'ai initié et que j'invite tous les élus socialistes et républicains à signer. Le site vous permet aussi de faire remonter vos propositions. Cette grande campagne s'achèvera par un rassemblement national à Lille le 1er avril, au cours duquel le parti socialiste présentera ses propositions pour une 3ème ère de la décentralisation.

dsk

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Au local de la section d'Arras : à ma droite Léon Fatous, Jacques Mellick et François Lemaire. A ma gauche Franck Heyde-Betancourt et Serge Janquin.

Au premier plan, de dos, Philippe Blet et Daniel Percheron.


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Avec François Lemaire, président de la FDESR

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Avec Franck Heyde-Betancourt, secrétaire de la section d'Arras.

Je remercie également tous les élus qui ont exprimé leur soutien à cette campagne, en particulier Dominique Dupilet, président du Conseil Général, que j'ai rencontré en début d'après-midi, Catherine Génisson, députée de la circonscription, Odette Duriez, Gérard Dué et bien d'autres. Merci enfin à Laurent Lamacz pour ces photos!

13 février 2006

Afrique du Sud encore

Après mes entretiens sur le Black Economic Empowerment, je suis allé à Soweto dans le service périnatal de l'hôpital de Baragwanath qui traite les petits enfants malades du sida.

Les chiffres du sida sont terrifiants en Afrique du Sud : 13 % de la population est séropositive, 700 000 personnes ont besoin d'un traitement immédiat - alors qu'à peine 50 000 sont traités. A Soweto, un tiers des décès sont dus au sida. Et la moitié des femmes enceintes sont porteuses du virus...

Cette situation est intolérable. Comment aider à la combattre ?

1. Les médicaments nécessaires doivent être mis à la disposition des populations qui n'ont pas les moyens de se les procurer. C'est une des grandes causes de l'humanité aujourd'hui. Comment ? Par le développement des médicaments génériques; l'accord sur les génériques à l'O.M.C. s'est avéré inefficace, il faut le réformer. Il n'y a par exemple aucun générique pour les enfants malades du sida ! Et par l'aide publique aussi, car même les génériques sont trop chers dans les pays les plus pauvres : le Fonds mondial contre le sida a été créé en ce sens, il est temps de respecter nos engagements et de lui apporter les fonds nécessaires.

2. Il faut un "droit d'ingérence sanitaire". On ne peut pas laisser les pays pauvres se débrouiller seuls avec une pandémie - sida, mais aussi malaria ou grippe aviaire - au motif que cela ne se passe pas chez nous, ou que ce n'est pas encore arrivé chez nous. C'est inacceptable sur le plan moral et absurde sur le plan de l'efficacité.

Voilà les premiers échos de mon déplacement en Afrique du Sud. A plus tard.

Black economic empowerment

Comme certains l'ont déjà noté sur mon blog, je représente la France au "Sommet des Progressistes", qui se déroule près de Pretoria. J'y reviendrai plus en détail dans un prochain post.

J'en ai profité pour organiser une visite auprès du gouvernement sud-africain. Un point clef de cette visite : mieux connaître sa réforme phare, le "black economic empowerment".

J'ai pu rencontrer trois acteurs centraux du B.E.E : Lionel October, en charge du dossier auprès du président ; Ronnie Ntuli, président du National Empowerment Fund et Bridgette Radebe, PDG de Mmakau, partenaire B.E.E de Total en Afrique du Sud.

L'objectif du B.E.E. est de corriger les inégalités économiques héritées de l'apartheid : les noirs n'avaient pas le droit de diriger une société ou d'être actionnaires ! La méthode : redistribuer 25 % des parts des sociétés sud-africaines aux noirs. Les communautés noires se structurent en sociétés et bénéficient de financements exceptionnels pour acheter les parts des groupes "blancs".

Trois bénéfices : l'émergence d'une élite économique noire, une redistribution massive du capital aux plus modestes et la création de nouvelles entreprises "noires".

C'est une réforme "révolutionnaire" et fondatrice d'une société solidaire. Elle peut certainement servir de modèle au reste de l'Afrique.

A plus tard !

dsk

10 février 2006

Peer to peer : numérique et création unis

Bonjour,

vous êtes nombreux à m'avoir interrogé sur ce blog à propos du P2P.

J'ai publié ce matin dans Libération une tribune qui répond à la plupart des questions qui m'ont été adressées dans les dernières semaines. Pour mémoire, le projet de loi a d'abord été examiné en procédure d’urgence devant l’Assemblée nationale, avant la volte-face du 13 janvier qui proposait un retour au téléchargement payant. Vous trouverez donc dans ce texte une analyse des différentes options possibles, accompagnées de mes principales propositions.

Merci de vos commentaires!

dsk

02 février 2006

La laïcité à la française, c'est aussi la liberté d'expression

Ce matin, je veux réagir à la polémique sur la publication, par certains journaux, de caricatures à connotation religieuse, après l'affaire danoise, et dire mon inquiétude après le licenciement du directeur de "France soir" qui a publié ces dessins.

J'estime que la démocratie et la laïcité sont des espaces de liberté que nous devons défendre. Liberté de croyance - ou de non croyance -, de religion, et évidemment liberté de la presse. Les caricatures font partie d'une tradition de libre expression ; elles peuvent choquer, mais elles s'inscrivent dans cette liberté.

Certains mouvements fondamentalistes s'emparent de ce sujet pour empêcher les caricatures utilisant Mahomet, comme certains catholiques se sont opposés à l'affiche du film "Amen" de Costa-Gavras, ou comme certains juifs assimilent de manière abusive critique d'Israël et antisémitisme. Il y a là une dérive préoccupante.

La France doit résister à cette version religieuse du "politiquement correct", qui revient à tout simplement réduire les espaces de liberté de chacun. Il faut, sur ces sujets, dialoguer (c'est d'ailleurs ce qu'a fait le président du Conseil français du culte musulman Dalil Boubakeur à la mosquée de Paris en recevant l'ambassadeur du Danemark) et lutter contre l'ignorance. Si certains journaux choquent et écrivent des bêtises, il faut le dire et protester, pas les interdire, et encore moins menacer les personnes.

dsk

PS : je vous donne rendez-vous dimanche 5 février : je serai l'invité du grand jury sur RTL à 18h30.

31 janvier 2006

L'affaire d'Outreau, encore...

Voilà que l'affaire d'Outreau revient sur le devant de la scène avec les auditions de la commission d'enquête parlementaire. C'est une affaire complexe, sur laquelle j'ai attendu pour m'exprimer car, à chaud, beaucoup de bêtises ont été dites.

Je viens d'ailleurs de terminer "La méprise", livre utile que Florence Aubenas a consacré au procès et que je vous conseille vivement. C'est dur, mais instructif.

L'enchaînement des faits tout au long de l'enquête et du procès laisse à penser : erreur collective de la justice finalement corrigée par la cour d'assises de Paris en décembre (au passage, heureusement que la gauche a toujours milité, contre la droite la plupart du temps, pour la possibilité de faire appel des décisions des cours d'assises !), pression des médias, dans des sens au demeurant contradictoires, sanctuarisation de la parole des enfants victimes, mauvais climat de la commission d'enquête parlementaire qui continue à maltraiter les innocents. Cela fait beaucoup. Cela fait trop.

Le livre de Florence Aubenas ajoute un éclairage que je trouve tristement précieux : le contexte social particulier de cette affaire qui nous fait devoir, nous à gauche, de nous interroger sur la question "Justice des riches, justice des pauvres". Il est absolument évident que le procès d'Outreau ne se serait pas passé ainsi si des habitants des beaux quartiers avaient été mis en cause. C'est pour moi inacceptable.

Un dernier point : le jeune juge d'instruction est durement mis en cause par le livre. Qu'il ait été négligent, avec de nombreux autres magistrats, soit ; qu'il ait commis, avec d'autres, des fautes sur lesquelles il faut se pencher et, éventuellement, sanctionner, c'est évident. Mais attention : il ne faut pas en profiter pour régler leur compte aux juges d'instruction en général, sans apporter des garanties suffisantes. Le juge d'instruction, par sa liberté structurelle, est le garant que les enquêtes sur les nantis et les puissants pourront toujours avoir lieu. Si on le supprime, et si dans le même temps on refuse de rendre les procureurs indépendants, cela revient à nier toute indépendance de la justice. La droite a bloqué notre réforme de la Constitution qui voulait garantir les conditions de nomination des procureurs, par l'exigence d'un avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature et les gardes des sceaux successifs, surtout D. Perben, ont multiplié les décisions tendant à "préfectoraliser" les juges.

C'est une évolution inacceptable sur laquelle il faudra revenir le plus vite possible et je vous présenterai dans les prochains mois mes propositions précises sur la justice.

dsk

PS : J'apprends que le Conseil constitutionnel vient de déclasser l'alinéa de l'article de loi sur "le rôle positif de la présence française outre-mer et dans les colonies", ce qui permettra au gouvernement de l'abroger par décret. Je suis évidemment heureux de voir disparaître ce texte, comme je l'avais demandé en lançant la pétition que nous avons été 47 000 à signer. Je regrette toutefois que le gouvernement le fasse en catimini, sans saisir la représentation nationale, ce qui aurait permis de tirer les choses au clair, de les dire publiquement, dans la dignité.

17 janvier 2006

Des propositions pour relancer la gauche

Mon équipe sur le blog a déjà mis en ligne quelques éléments, qui ont fait de samedi dernier, 14 janvier, une journée particulièrement riche.

Le matin, à Lyon, j'ai participé à l'initiative nationale pour le respect du numerus clausus en prison, lancée par Bernard Bolze. C'était l'occasion de dénoncer la surpopulation massive de notre système carcéral. Indignité pour notre Etat de droit. Inefficacité pour notre République : la surpopulation, c'est la garantie que les prisons deviennent criminogènes. Les discussions ont permis d'esquisser des pistes pour l'avenir, autour de solutions alternatives à l'incarcération pour la petite délinquance, et autour d'une meilleure préparation des détenus à "l'après-prison", afin de diminuer le taux de récidive.

Dans l'après-midi, j'ai retrouvé à Bruxelles certains de mes amis de la gauche européenne, pour la toute première initiative de relance de la construction européenne après les "non" français et néerlandais. Huit think-tanks socialistes européens, dont mon club AG2E, ont élaboré un texte commun, remis au parti socialiste européen (PSE), dont voici la version, seulement en anglais pour l'instant (RelaunchCitizensEurope). La clef de l'analyse : nous avons voulu faire l'Europe sans les Européens et il nous faut nous atteler à l'émergence de la conscience européenne. Il y avait là, entre autres, le président du PSE et ancien Premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen, l'ancien Premier ministre italien Massimo d'Alema, le Commissaire européen Joaquin Almunia et l'ancienne Commissaire Anna Diamantopoulou, les ministres Kinga Göncz (Hongrie) et Diego Lopez Garrido (Espagne)... Prochaine étape : faire porter ces idées au plan politique, au premier chef par le PSE.

Enfin, le soir, à l'Haÿ-les-Roses, meeting pour les voeux de la fédération du Val de Marne, et aussi pour marquer les 70 ans du Front populaire. Petite parenthèse, j'en profite pour vous remercier pour vos réactions à ma carte de voeux, que j'avais choisie avec soin et dont je suis heureux qu'elle vous ait plu. A mes côtés, notamment, il y avait Jean-Paul Huchon, le président de la région, Catherine Tasca, Pierre Moscovici, Michèle Sabban, Patrick Sève, Jean-Christophe Cambadélis, Marison Touraine... Le discours que j'ai prononcé est déjà en ligne, plus bas sur le blog. L'essentiel tient en deux mots : propositions et union ! Pour les propositions, le travail que nous avons accompli au sein d'AG2E est opérationnel et les prochains mois me donneront l'occasion, thème par thème, de proposer mes solutions pour la France. Quant à la stratégie, elle est simple : l'union. Lorsque nous sommes audacieux, lorsque nous écoutons, lorsque nous savons imaginer pour dépasser les contraintes, la gauche sait se rassembler et contrer la droite.

Voilà. Pardon d'avoir été long... mais la journée de samedi aussi l'a été ! A très vite.

dsk

16 janvier 2006

Félicitations à Michelle Bachelet !

Quel plaisir de se réveiller le matin, d'allumer la radio et de commencer la semaine sur une nouvelle comme la victoire de Michelle Bachelet au Chili ! Première femme d'Amérique latine à être ministre de la défense en 2002, la voilà élue à la magistrature suprême. Je salue son parcours, fait de combats, de courage, d'engagements et de convictions. Je suis très heureux pour elle et pour tous les Chiliens.

Le Parti socialiste français et tous les socialistes européens soutiendront maintenant Michelle dans la mise en oeuvre de son programme. Une femme - ou un homme ! - seule, ne peut pas tout. Mais avec de l'ambition et la volonté de changer la politique, on peut beaucoup.

A très vite.

dsk

15 janvier 2006

Coup de gueule contre le Dakar

Le Dakar est terminé : trois morts.

Pour le pilote décédé lundi dernier, on dira qu'il avait pris ses responsabilités, ce qui n'enlève rien au fait que c'est une vie perdue. Mais le décès de deux enfants, de 10 et 12 ans, heurtés par des véhicules de la course, laisse sans voix et la réaction des participants et organisateurs du rallye me heurte. La dernière spéciale n'a pas été chronométrée ? La belle affaire !

Je pose les questions suivantes : quelle course automobile, quelle manifestation, se serait poursuivie sur le territoire français ou en Europe après un tel drame ? La vie de deux petits Africains a-t-elle la même valeur que celle de deux petits Européens ? Les responsables du Dakar ont dit vouloir continuer à travailler pour que cela ne se reproduise plus. Mais c'est ainsi chaque année ! Ce ne sont pas des radars, des limitations et des contrôles qui empêcheront ceux qui considèrent l'Afrique comme un terrain pour leurs jouets modernes et qui l'aiment pour cela, de continuer encore.

Il faut s'interroger sur la poursuite du rallye. L'argent qu'il procure aux villages, les puits que l'on fore, doivent pouvoir être apportés aux populations d'Afrique sans que des vies ne leur soient volées.

dsk

23 décembre 2005

Joyeux Noël !

En cette veille de Noël, je veux vous dire tous mes voeux, en vous remerciant d'être si fidèles sur mon blog. Que l'année 2006 vous donne beaucoup de satisfactions et de joie !

Je pense aussi à ceux qui sont dans la détresse, en espérant que les prochains mois leur apportent du réconfort.

A tous, je dis Joyeux Noël et bonne fin d'année !

dsk

15 décembre 2005

Pétition unitaire pour obtenir l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005

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Nous soussigné(e)s, Gilbert Annette (PS), Jean-Marc Ayrault (PS), Jean Michel Baylet (PRG), Olivier Besancenot (LCR), Patrick Braouezec (PCF), Marie George Buffet (PCF), Jean-Christophe Cambadelis (PS), Pierre Hardy (LO), François Hollande (PS), Bernard Kouchner (PS), Alain Krivine (LCR), Arlette Laguiller (LO) Jean-Marie Le Guen (PS), Victorin Lurel (PS), Pierre Moscovici (PS), François Pupponi (PS), Dominique Strauss-Kahn (PS), Christiane Taubira (PRG), Dominique Voynet (Verts), lançons une pétition pour obtenir l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 rédigé comme suit :

« Les programmes de recherche universitaire accordent à l’histoire de la présence français outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu’elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.

La coopération permettant la mise en relation des sources orales et écrites disponibles en France et à l’étranger est encouragée ».

Nous vous invitons à nous rejoindre sur le site www.abrogation.net

Nous sommes aujourd'hui plus de 45 000 à avoir signé cette pétition!

03 décembre 2005

A vous de juger!

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Je vous donne rendez-vous jeudi soir 8 décembre, à partir de 20h50 sur France 2, pour l'émission "A vous de juger". N'hésitez pas, avant l'émission, à me faire part de vos conseils, de vos idées, de votre sentiment sur la situation de notre pays. A jeudi ! 

01 décembre 2005

Sida : l'urgence ne faiblit pas!

Ruban

Bonjour à tous,

en cette journée mondiale de lutte contre le Sida, je tenais à partager avec vous une tribune que j'ai co-signée avec Christian Saout, président de l'Association Aides. Vous pourrez lire ce texte sur le site de Libération.

Je tenais à rendre hommage ici au travail de cette association qui, depuis 1984, se bat contre le Sida par des actions d'information, de prévention et de soutien au malades. Il me semble d'autant plus important de soutenir les ONG, en France ou à l'étranger, que l'épidémie reprend sa progression. En France, les efforts de prévention s'affaiblissent : 7000 personnes ont été contaminées en 2004, contre 5000 en 2003. En Afrique, plus de trois millions de personnes décèdent chaque année du fléau. Vous trouverez dans la tribune quelques pistes pour enrayer l'épidémie. Je vous recommande également la lecture de cette brochure sur les enjeux internationaux de la lutte contre le Sida, éditée par Aides : c'est un travail remarquable. Elle expose en particulier le risque que les pays africains ne puissent pas accéder aux nouveaux génériques antirétroviraux, avec l'extension du droit de la propriété intellectuelle aux pays en développement dans le cadre de leur intégration progressive aux règles de l'OMC, ce qui pourrait remettre en cause les maigres progrès réalisés jusqu'ici.

Si vous souhaitez faire un don en ligne pour vous associer à cette journée, vous pouvez le faire sur les sites d'Aides, du Sidaction ou d'Act Up, et n'oubliez pas les Solidays de Solidarité Sida!

Je rappelle aussi l'existence du site d'information Sida Info Service.

dsk

16 novembre 2005

Fiscalité : la politique de gribouille continue !

L'Assemblée commence à discuter du budget 2006
préparé par le gouvernement qui a imaginé un brillant
dispositif démagogiquement baptisé "bouclier fiscal".
Il s'agit du plafonnement de la totalité des impositions
directes (impôt sur le revenu, ISF, taxe d’habitation et
taxes foncières) à 60% du revenu de certains ménages.

Je veux souligner ici combien cette réforme est injuste
pour les contribuables, coûteuse pour l'Etat et inique
pour les collectivités locales :

- Une mesure injuste puisque cette mesure aura
principalement pour effet de diminuer de quelque
18.000 euros en moyenne l’imposition d’à peine
9.000 contribuables en France assujettis à l'impôt
de solidarité sur la fortune ;

- Une mesure coûteuse, puisque  son coût s’élèvera
à 500 millions d'euros, soit la même somme que celle
consacrée à la hausse de la prime pour l'emploi.
9.000 contribuables bénéficieront ainsi d’une dépense
similaire pour le budget de l’Etat à celle qui concerne
8 millions de bénéficiaires de la PPE ! Comme si les
plus riches ne pouvaient pas attendre alors que les
classes moyennes devront patienter : c'est un symbole
désastreux.

- Une mesure inique puisque son financement pèsera
une fois de plus sur les moyens des collectivités
territoriales - à hauteur de 43 millions d'euros.
Ajoutée à la réforme de l’ISF et de l’impôt sur le revenu,
cette mesure est emblématique des priorités fiscales
du Gouvernement, qui continue à poursuivre avec
méthode une politique vouée à l’échec sur le plan
économique et à l’exaspération du sentiment d’injustice
sur le plan social.

dsk

14 novembre 2005

Rassemblons-nous pour préparer l'avenir

Après la semaine folle que nous avons vécue, c’est un sentiment d’extrême motivation qui m’habite pour relever les défis immenses que connaît le pays.

La France va mal, et certains semblent s’en rendre compte seulement depuis deux semaines. La réponse du gouvernement tient en deux mots : La force et la répression. Si le rétablissement de l’ordre public est nécessaire, cette seule réponse est insuffisante. Plutôt que de prolonger l’état d’urgence, objet d’un projet de loi adopté au conseil des ministres exceptionnel de ce lundi, il est nécessaire de rétablir l’ordre social, c’est-à-dire tout ce qui fait la vie en société dans les cités ; il faut, d’urgence, remettre à niveau les crédits aux associations qui, souvent, pallient les carences de l’Etat et bâtir un nouveau partenariat avec elles ; il faut recréer la police de proximité qui était pleinement dans son rôle lorsqu’elle contribuait à la prévention ; il faut rendre leur dignité à ces quartiers en leur donnant des perspectives. Tous les services publics devraient être mobilisés, par petites équipes partout sur le territoire, pour apporter des réponses concrètes aux difficultés de nos concitoyens et pour redonner un sens à l’idée de communauté nationale. L’Etat en France doit être capable de réussir.

Mais cette perspective-là, le gouvernement est incapable de la concevoir et de la mettre en œuvre. Quant au chef de l’Etat, il a purement et simplement disparu du paysage politique. La semaine passée a aussi été marquée par le vote des militants socialistes en vue du congrès. Il y a, pour moi, un vrai motif d’espoir dans ces résultats : une majorité s’est dégagée, et le parti est en ordre de marche. Nous devons maintenant aller de l’avant.

Je vous assure que le PS sera prêt à proposer une alternative forte et imaginative à la politique de la droite : notre projet sera prêt au printemps, et comme l’a noté un grand quotidien juste avant le week-end, ce ne sont pas les idées qui nous manquent ! J’appelle aujourd’hui tous les socialistes à se rassembler pour contribuer à la construction du projet qui nous fera gagner en 2007, pour une France plus grande et plus juste.

dsk

07 novembre 2005

Banlieues: il y a urgence!

Bonjour à toutes et à tous,

Je tiens d’abord à rendre un hommage appuyé à l’ensemble des forces de police, les pompiers et les maires qui oeuvrent sur le terrain depuis onze nuits pour rétablir l’ordre public.

Onze nuits depuis le décès tragique et injuste de deux jeunes à Clichy-sous-Bois.

Onze nuits depuis l’odieux assassinat d’un père de famille devant sa femme et sa fille et à Epinay.

Onze nuits de violences urbaines et d’incendies criminels sans précédent, qui frappent les personnes les plus fragiles au cœur de nos banlieues.

Onze nuits de silence coupable des autorités de l’Etat après l’agression d’un lieu de culte, la mosquée Bilal de Clichy-sous-Bois.

Gauche et droite doivent prendre leur part de responsabilité dans ces événements. Je l’assume en tant qu’ancien ministre du gouvernement de Lionel Jospin. En matière d’insécurité, sans doute avons-nous trop privilégié la prévention.

Pour autant, la politique qui a été menée depuis trois ans a aggravé les choses. Le "tout répression" de Nicolas Sarkozy ne marche pas. Face à la difficulté de la tâche qui est la sienne aujourd’hui, il doit oublier le temps des insultes et des invectives inutiles. Il a une seule mission : faire son travail. Et son travail, c’est de rétablir l’ordre et rien d’autre. Sans entrer dans une polémique politicienne, Nicolas Sarkozy est dépassé par ses trop nombreuses activités. On ne peut pas être ministre de l'Intérieur à plein temps, président de l'UMP à plein temps, président du conseil général des Hauts de Seine à plein temps et candidat, quasiment à plein temps, contre le président de la République.

Quand on baisse le nombre de fonctionnaires de police dans les zones sensibles, quand on supprime la police de proximité, quand disparaissent les moyens alloués aux associations chargées de faire de la prévention dans les quartiers difficiles, on rend plus difficile le retour à la paix civile. Parce qu’aujourd’hui, la première exigence que nous devons avoir c’est le retour de la paix républicaine dans ces quartiers.

Trois mesures d’urgence doivent être prises immédiatement.

- la remise en place de 50 000 emplois jeunes

- la reconstitution des financements des associations de quartiers supprimées depuis 3 ans

- le vote dans les 3 mois d’un service civique de solidarité de six mois ou un an pour tous les jeunes

Pour financer ces mesures, je propose un moratoire fiscal renonçant à ce qui est prévu dans le budget pour la baisse de l'impôt sur le revenu et l'impôt sur la fortune.

Ces mesures immédiates doivent s’accompagner d’une action de plus long terme autour de quatre axes.

- un débat à l'Assemblée nationale sur la doctrine d'emploi des forces policières pour mettre fin à la guerre des religions entre la police de proximité et la police d'intervention. A l’issue de ce débat les effectifs de police doivent être rétablis dans les quartiers.

- la mise en place d’instructions précises pour cesser les pratiques discriminatoires dans le recrutement de la fonction publique.

- des mesures d'urgence en matière de logement.

- la concentration des moyens sur les écoles de ces quartiers.

Enfin, je demande au gouvernement de réunir les sociétés d’assurance afin que les personnes victimes de l’incendie de leur voiture puissent être indemnisées au plus vite.

dsk

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Dernière minute :

Dominique Strauss-Kahn était l'invité de Jean-Michel Apathie sur RTL ce lundi 07/11

31 octobre 2005

Connaissance de l'Est

Avez-vous déjà visité la Chine ? Comme certains d’entre vous le savent sans doute, je m’y suis rendu la semaine dernière, à l’invitation du Parti communiste chinois. Evidemment, les images devenues classiques sautent aux yeux : le développement côtier y est phénoménal, les immeubles poussent en une nuit, les chantiers ne s’arrêtent jamais, les routes sont toujours bondées…

La Chine s’éveille – et quel réveil ! – et on ne peut que se réjouir que 1300 millions d’hommes et de femmes accèdent enfin au développement. Loin de tomber dans l’emphase ou dans l’alarmisme, cette visite a été l’occasion de faire un point d’étape. Car ce développement pose aussi des problèmes aigus. Daniel Cohen le résume en une formule : la mondialisation, c’est l’entrée de la Chine – et de l’Inde – dans le monde globalisé. Richard Freeman en quelques chiffres : doublement de la masse de travail internationale disponible, passage de 1,5 à 3 mds de travailleurs – et donc division par deux du rapport capital/travail.

En 1997, on parlait partout de mondialisation ; aujourd’hui, on en voit les effets : inégalités, chômage des travailleurs peu qualifiés, délocalisations. Mais l’évolution de la Chine pèse aussi – et peut-être surtout – sur les pays du Sud. Prenez l’exemple du textile. La levée des quotas en provenance de Chine, début 2005, a eu peu d’impact sur les importations françaises : elles n’ont pratiquement pas augmenté. En revanche, elles se sont fortement recomposées : la Chine y a supplanté la Pologne, le Maghreb, Maurice… Les Chinois n’ont donc rien à gagner dans une guérilla commerciale avec la France ou l’Europe. Et ils le savent – ma rencontre avec Hung Ju Wang, le Vice-Premier ministre, n’a pu que me conforter dans cette analyse.

Aussi que faire pour défendre nos intérêts ?

D’abord, aller en Chine discuter avec les Chinois – et c’est ce que j’ai fait. Ce voyage fut l’occasion de présenter la traduction en chinois de mon livre, Lettre ouverte aux enfants de l’Europe, devant les étudiants de l’Université de Quinghua. Leur accueil et leur enthousiasme prouvent que la France reste un référent incontourné, que l’Europe peut devenir un modèle incontournable.

Ensuite, gérer au mieux la transition, c’est-à-dire la transformation de la Chine en pays développé. Les droits de l’Homme sont une des clés de cette transition. Avec eux, la démocratie – politique et sociale – permettra la montée en régime plus rapide des salaires, des droits sociaux, des règles de droit comme la propriété intellectuelle. La transition en sera d’autant mieux maîtrisée. Les droits de l’Homme en Chine ne sont pas simplement un impératif moral ou un objectif stratégique. Ils sont aussi un enjeu économique fondamental.

dsk

28 octobre 2005

Rencontre des groupes LGBT socialistes européens

Bonjour,

j'intervenais aujourd'hui, à l'invitation d'HES, lors de la rencontre des groupes LGBT socialistes européens.

Voici le texte de mon discours

. Je tenais aussi à saluer la qalité de l'organisation de cette manifestation et la réussite d'HES, qui a réussi a réunir des intervenants de toute l'Europe : continuez! dsk

21 octobre 2005

L'exception culturelle reconnue par l'UNESCO !

Jeudi, à Paris, l'UNESCO a adopté la convention 
"sur la
protection et la promotion de la diversité
des expressions
culturelles".


C'est un évènement majeur qui montre que,
à une écrasante majorité (148 sur 154), les Etats
de tous les continents reconnaissent la place
particulière des
biens culturels, qui ne sont pas
des produits comme les autres.
Ce succès est
un succès européen, mais pas
seulement :
plusieurs pays d'Amérique, dont le Canada, ou

d'Afrique et d'Asie, se sont engagés. La
négociationa
pris plusieurs années et je veux
rappeler que Lionel Jospin avait
montré la voie
en refusant, en 1997, l'Accord Multilatéral
sur
les Investissements (AMI) dans le cadre de
l'OMC : mettant en jeu
des racines, des
traditions, des manières de penser
différentes,
le maintien de la diversité est un enjeu de
taille,
qui, contrairement à ce que dit Washington,
n'a rien
à voir avec le protectionnisme. On peut
aimer les "blockbusters"
américains, ce qui
est plutôt mon cas, et vouloir conserver dans
le même temps une place au cinéma
indépendant, notamment
européen, et aux
aides publiques qui le soutiennent. Le même

raisonnement s'applique à la politique du prix
du livre, qui a
permis le maintien d'une édition
de qualité, ou au spectacle vivant.


Il faut maintenant passer à la mise en oeuvre
de cette
convention, pour que sa valeur
juridique soit rapidement reconnue, y
compris
dans ses dimensions commerciales.


Pour moi, cet évènement de politique
internationale n'est pas
sans lien avec le
plaisir que j'ai pu prendre ces derniers temps
au
cinéma, par exemple en voyant
"Gabrielle" de Patrice Chéreau.

Je souhaite que, grâce à cette
convention, nous
puissions continuer à voir des films
français et
européens de cette qualité.
 

dsk
 

19 octobre 2005

Appel à l'insurrection des consciences

Chers amis bloggeurs,

Je souhaite relayer sur mon blog un appel qui me tient particulièrement à cœur. Face à la situation moralement et humainement inacceptable dans laquelle vivent des milliers de sans-papiers et leurs familles en France, j’ai décidé d’apporter mon soutien à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme en signant « l’Appel à l’insurrection des consciences ».

Vous trouverez ci-dessous le texte que je vous invite à diffuser largement autour de vous. L’homme de gauche que je suis ne peut être qu’indigné par l’attitude du gouvernement actuel, et notamment de son ministre de l’intérieur, qui veut « faire du chiffre » avec la détresse humaine. Les valeurs humanistes qui fondent mon engagement politique sont foulées au pied, et pas seulement dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Je ne peux donc rester silencieux. Signez et faites circuler cette pétition citoyenne qui porte haut les valeurs de notre République.

dsk

Pour une autre politique de l’immigration

Appel à l’insurrection des consciences

Des hommes, des femmes, des enfants sont aujourd’hui pourchassés, traqués, empêchés de vivre. Ce sont les sans-papiers, fuyant misère et dictatures souvent au péril de leur vie, victimes de réseaux mafieux qui vivent de la fermeture de nos frontières. Leur seul tort est de vouloir vivre à toute force et de construire un avenir meilleur pour leurs enfants.

Le gouvernement les transforme aujourd’hui en gibier et en boucs émissaires des maux de la société française. A l’arbitraire de la loi s’ajoute celui des pratiques administratives sous la pression d’une « politique du chiffre » ignorant toute humanité. Les drames deviennent quotidiens. Voir ses enfants arrêtés en classe comme appâts, en être séparés arbitrairement ; ne pouvoir se soigner décemment, se loger qu’entre des murs suintant la misère, parfois y laisser sa vie et celle de ses gosses ; se faire exploiter par des négriers sous l’œil complaisant des pouvoirs publics ; avoir la peur au ventre à chaque mouvement, la rue devenant un espace d’insécurité légale : c’est la vie quotidienne de dizaines de milliers de personnes dans la France de 2005.

Toutes les déclarations martiales n’y changeront rien. Et les étrangers en situation régulière sont victimes du même ostracisme, associés insidieusement au terrorisme et à la délinquance. Puis les Français qui leur ressemblent subissent les mêmes avanies, les mêmes violences policières. Enfin, tous les habitants de France sont fichés parce que simplement ils accueillent parents ou amis. Cette politique porteuse de désespoir, de haine, et de xénophobie semble être tolérée même de ceux qui, par leur histoire ou leurs principes, devraient y être les plus opposés. Elle est indigne des principes qui fondent une démocratie, elle est le contraire de la France que nous aimons et de l’Europe que nous voulons.

Nous n’admettons plus que ces souffrances s’étalent dans nos villes, sur nos trottoirs ou dans nos écoles. Nous ne supportons plus que des enfants soient embastillés, séparés de leurs parents, expulsés de l’école. Nous sommes révulsés de voir que des familles ont brûlé parce que leurs logements étaient dangereux et qu’on ne voulait pas les reloger. Il est intolérable que celles et ceux qui portent assistance aux plus faibles soient à leur tour menacés. Ce sont nos libertés à tous qui, de proche en proche, sont aujourd’hui en danger.

Nous trahirions nos principes et nos consciences si nous restions silencieux. Nous savons que tout n’est pas simple et que nul ne détient de solutions magiques. Mais nous avons vu l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal procéder à des régularisations massives sans être en butte à cette invasion dont tant de politiciens attisent le fantasme. Et la politique qui conduit notre pays – dans une logique qui est elle aussi celle, aussi irréaliste qu’insupportable d’une Europe forteresse – à un tel mépris des droits les plus élémentaires de centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, n’est pas acceptable.

Nous refusons d’en être complices. Nous appelons, d’ores et déjà, à un moratoire contre toutes les expulsions. Nous en appelons à un large débat démocratique pour construire une autre politique fondée sur le respect des droits et des libertés de tous et qui fasse de l’immigré non pas un objet de rejet mais un sujet de droit et de dignité.

Pour signer l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme

Envoyez un mail à

communication@ldh-france.org

ou par courrier

Ligue des Droits de l’Homme - Service communication -

138 rue Marcadet 75018 Paris

Fax 01 42 55 51 21-Tel 01 56 55 51 00

22 août 2005

Pour un nouveau compromis français

Bonjour à tous,

quelques jours avant la rentrée politique et l'Université d'été du Parti socialiste, j'ai répondu aux questions de l'Express, dans une interview parue ce matin.

Au programme : référendum européen, congrès socialiste du Mans, explosion du prix du pétrole, questions fiscales...

J'espère avoir l'occasion de poursuivre ces discussions dès vendredi à la Rochelle avec ceux d'entre vous qui feront le déplacement!

dsk

27 juillet 2005

De la lecture avant la pause...

De passage sur le blog, et avant de repartir jusqu'aux environs du 15 août, je poste plusieurs documents qui devraient vous intéresser.

D'abord, la contribution que j'ai rédigée en vue du congrès du Mans avec François Hollande, Martine Aubry, Jack Lang et quelques autres. Elle s'intitule "Volonté, vérité et unité". Vous la trouverez ici : Volonté, vérité et unité.pdf

Je vous signale aussi deux autres contributions. Le premier texte, "Vérités européennes", est signé notamment de Pierre Moscovici et concerne les leçons que l'on doit tirer du 29 mai (Contribution thématique, Vérités Européennes ). Le second est une contribution générale ambitieuse de jeunes politiques qui me sont proches, et qui tente une redéfinition idéologique de notre socialisme (Contribution générale, pour un Réformisme Radical ).

Un dernier mot pour solliciter votre indulgence quant à l'animation actuelle du blog. L'équipe est en format réduit en ce moment ! A tous, bonnes vacances et rendez-vous après le 15 août.

dsk

08 juin 2005

Demain, levé tôt et couché tard

Bonjour à toutes et à tous,

Ce post pour vous dire que je serai jeudi matin à 7h50 l'invité de RTL - Matin , où je répondrai aux questions de Jean-Michel Apathie.

Par ailleurs, jeudi soir à partir de 20h55, je participerai - avec d'autres - à l'émission 100 minutes pour comprendre, sur France 2. Le thème général retenu, "Et maintenant, quels changements ?", permettra de revenir sur la campagne du référendum pour en faire le bilan, mais surtout de nous tourner vers l'avenir: quelles perspectives pour la France et pour l'Europe après le "non" ? - telle est la question essentielle à laquelle il nous faut répondre aujourd'hui.

D'avance merci pour vos commentaires et réactions. Mais en fait, je sais qu'il n'y a nul besoin de vous y inviter pour que vous vous exprimiez en nombre sur ce blog ! ;-)

dsk

24 mai 2005

Derniers rendez-vous

Bonjour à tous,

encore cinq jours avant le vote! Je tenais à vous signaler deux rendez-vous, où j'invite tous les indécis à se rendre :

Le Rassemblement pour le OUI, qui aura lieu le 25 mai (gymnase Jean Jaurès, 87 avenue Jean Jaurès, Paris 19ème), à partir de 19h30, et le grand meeting de clotûre, le 27 mai à Toulouse à partir de 19h (Salle Diagora Congrès). Gerhard Schröder sera à mes côtés à Toulouse. En simultané, un duplex sera organisé avec le meeting de Lille- au Zénith à 19h, qui réunira Martine Aubry (dont le club de réflexion vient d'ouvrir un site : www.reformer.fr), Pierre Mauroy, Jack Lang, François Hollande, José Luis Zapatero et Elio di Rupo.

J'espère vous y voir!

J'en profite pour souhaiter une bonne fin de campagne à tous les militants, dont j'ai pu observer la constance dans l'engagement et la détermination aux quatre coins du pays. Si la campagne aura été aussi animée, c'est aussi grâce à vous. La participation au scrutin s'annonce d'ores et déjà élevée, avec un nombre de procurations établies par les mairies au dessus de la moyenne. Je compte sur vous pour que la mobilisation se fasse autour du OUI!

dsk

12 mai 2005

Référendum : et l'Outre-mer?

Bonjour à tous, comme vous le savez, le site www.leouidedsk.net est ouvert : vous pouvez y visionner le film "l'Europe sociale passe par le oui", qui est également disponible en DVD au prix de 3€ (FNAC, Virgin, Relay, kiosques à journaux NMPP...).

Dvd_2

Comme l'auront fait remarquer certains lecteurs de ce blog, la question de l'outre-mer n'est pas abordée dans ce DVD. J'ai récemment participé à une série de réunions outre-mer, dans le cadre de la campagne bien sûr,  et je voudrais partager avec vous quelques impressions.

L'Europe est une chance pour l'Outre-mer, comme l'ont parfaitement compris de nombreux élus d'importance, à l'image de Victorin Lurel (en photo plus bas), président du conseil régional de Guadeloupe brillamment élu l'an dernier. Les fonds structurels dans nos quatre DOM - qui font partie des régions ultra-périphériques de l'Europe (R.U.P.), avec les Açores, Madère et les Canaries - jouent un rôle déterminant dans l'investissement public, pour les routes, les écoles, les logements ou les hôpitaux, dans la défense de certains atouts de ces départements -et je pense aux aides accordées à nos producteurs de bananes -  et aussi dans la consolidation d'une forme de « continuité territoriale», par exemple pour les aides aux transports aériens. Pour les autres territoires et collectivités qui composent notre Outre-mer, que l'on appelle P.T.O.M , un régime particulier d'association à l'Europe leur permet de bénéficier de certains avantages (par exemple en matière commerciale) sans supporter toutes les contraintes (les Européens n'ont ainsi pas un droit illimité à s'établir et à acheter des propriétés dans les PTOM).

Au cours de ces réunions, j'ai essayé de montrer que, contrairement à ce que l'on entend ici ou là, le traité constitutionnel, loin d'affaiblir l'Outre-mer, le renforce.

Premier point, on dit que les mesures spécifiques prévues dans les textes antérieurs (le fameux article 299- 2 du traité instituant la Communauté européenne) ne seraient plus possibles. Si c'était vrai, ce serait effectivement gravissime. Mais c'est parfaitement inexact !
L'article III-424 du traité reprend au contraire mot pour mot les dispositions actuelles, en consacrant l'appellation de «régions-ultrapériphériques », qui ne figure pas dans le traité actuel.
Ainsi, il reconnaît la particularité très forte de la situation de nos départements d'outre-mer, leur éloignement, l'insularité (pour trois d'entre eux au moins), leur faible superficie, le relief, le climat et leur dépendance économique vis-à-vis d'un petit nombre de produits. Il admet une adaptation des règles en vigueur partout ailleurs, en matière de règles douanières et fiscales (on pense à l'octroi de mer) ou de politique agricole et de pêche. Il améliore même le traité actuel : en
effet, les aides publiques au titre de la solidarité sont confortées, par exemple pour favoriser le développement économique (article III-167), ce qui ne serait pas le cas si on gardait les textes actuels !

Deuxième point, le traité dégraderait le statut de nos départements et collectivités d'outre-mer, qui « pourraient à tout moment être exclues de l'Europe » (sic). Lisons le traité et comparons le avec l'état actuel des textes :

- nos quatre départements d'outre-mer figurent, chacun, nominativement dans l'article III-424 du traité constitutionnel. L'actuel article 299-2, lui, parle de DOM, en tant que catégorie juridique. Le traité permet ainsi aux collectivités de changer de statut, tout en restant une région ultra-périphérique et donc en bénéficiant des fonds structurels. Ceux qui sont attachés à la version antérieure des textes refusent en réalité toute évolution de la décentralisation outre-mer.
Voilà un faux-semblant démasqué ! Ne cédons pas à la paranoïa d'un «lâchage de l'outre-mer » là où il n'y a au contraire que la reconnaissance de l'identité individuelle de chacun de nos DOM.

- deuxième exemple, la collectivité de Mayotte pourra plus facilement devenir elle aussi une région ultra-périphérique et accéder aux fonds structurels, le jour où elle deviendra un DOM : dans l'état actuel des textes, il ne faut rien moins que modifier les traités. Avec le traité constitutionnel, une décision du conseil européen suffira et nos partenaires européens se sont déjà politiquement engagés à l'approuver. De fait, les élus de Mayotte ont massivement invité à voter oui.

En définitive, je pense que pour l'Outre-mer aussi, la Constitution européenne est une chance et ne comprend que des avancées et aucun recul. Nos outre-mers ont des opportunités et des qualités de jeunesse et de dynamisme, extraordinaires à faire valoir. Pour elles aussi, il faut avancer.

dsk

Photo prise lors de ma visite en Guadeloupe

Lurel_4

Plus récemment, j'étais à la Réunion.

Reunion_2

Extraits du DVD

Introduction Oui au Oui et Non au Non (1 Mo)

Le progrès social (2,5 Mo)

Une démocratie (3 Mo)

Voter non? (1,8 Mo)

non argument 1 : Un traité trop libéral (3,8 Mo)

non argument 2 : Gravé dans le marbre (2,8 Mo)

non argument 3 : Voter avec Chirac (2,9 Mo)

non argument 4 : La laïcité (1,5 Mo)

non argument 5 : Revenir sur l'avortement (2,8 Mo)

non argument 6 : Soumission à l'Otan (1,9 Mo)

non argument 7 : Provoquer un électrochoc (3,8 Mo)

Retrouvez l'intégralité des vidéos sur le DVD et sur www.leouidedsk.net

03 mai 2005

Commentaires sur l'Europe : du 3 au 12 mai.

28 avril 2005

Commentaires sur le DVD

Retrouvez les premiers commentaires sur le DVD "l'Europe sociale passe par le oui" et le site www.leouidedsk.net

27 avril 2005

Le oui peut encore gagner!

Comme je vous l'annonçais hier, j'ai réalisé un DVD : "l'Europe sociale passe par le oui".

Vous pourrez le consulter gratuitement dès jeudi 28 avril à 12h sur le site www.leouidedsk.net

dsk

26 avril 2005

Traité constitutionnel : sortie du DVD l'Europe sociale passe par le oui.

Bonjour à tous,

comme vous le savez, nous avons rendez-vous le 29 mai pour décider de l'avenir de l'Europe. C'est une décision lourde de conséquences, qui mérite un effort important de pédagogie et d'explication. Ni le sujet ni le texte ne sont simples d'approche, mais ils méritent mieux que des analyses expéditives. On me dit souvent que ce texte est trop compliqué et qu'il faut voter non pour protester contre cette difficulté. Je ne me résous pas à cette solution à l'emporte-pièce et c'est pourquoi j'ai souhaité réaliser un DVD, dans lequel j'explique en détail les raisons qui m'incitent à voter oui. Pourquoi le choix de ce support? Dans les meetings auxquels je participe, il est difficile de toucher plus de mille personnes d'un coup, et même en faisant près de cinquante déplacements en deux mois, comme mon programme le prévoit, je ne me serai finalement adressé qu'à cinquante mille personnes. C'est beaucoup mais ce n'est pas suffisant pour faire pencher la balance! Ce qui n'est pas suffisant non plus, ce sont les cinq minutes dont on peut disposer à la télévision pour expliquer ce texte, détailler ses arguments et développer une vision suffisamment large des enjeux européens. Je me suis donc prêté à ce nouvel exercice, en espérant qu'il permettra au plus grand nombre de se faire une opinion. Vous pourrez également consulter ce DVD gratuitement sur un nouveau site internet (http://www.leouidedsk.net ), qui sera ouvert jeudi 28 avril à 12h00*.

Que trouver dans ce film?

Il m'a semblé important d'expliquer d'abord ce que ce texte nous apportera concrètement. De nombreuses avancées sociales sont contenues dans ce traité, avec la constitutionnalisation de la charte des droits fondamentaux, qui aura ainsi une force juridique contraignante dans les domaines de compétence de l'Union. Mais nous aurons aussi une Europe plus démocratique et plus transparente, grâce à un parlement européen aux pouvoirs renforcés, un président de la Commission issu de la majorité politique du parlement et un président du Conseil européen stable, élu pour deux ans et demi. Enfin, le traité constitutionnel rendra la politique étrangère européenne plus efficace. L'Europe verra sa place dans le Monde renforcée, en parlant d'une seule voix sur la scène internationale, grâce à un ministre des affaires étrangères commun. En outre, la place de la France sera également plus importante en Europe, avec des droits de vote au Conseil européen qui passeront de 9 à 13%.

Les partisans du non ayant fait preuve, il faut le leur reconnaître, d'une grande créativité pour inventer des arguments divers et variés, il m'a paru souhaitable d'en réfuter les plus courants en répondant aux questions suivantes : ce traité est-il libéral? Menace-t-il le droit à l'avortement, la loi sur la laïcité française? Est-il gravé dans le marbre et peut-on le renégocier? Quel est le lien entre ce traité et la directive Bolkestein ou encore avec l'adhésion possible de la Turquie? Je comprends toutes les peurs que peuvent soulever ces interrogations, raison pour laquelle j'ai essayé d'y répondre. Enfin, la construction européenne ne s'arrêtera pas, quoiqu'il arrive, le 29 mai. Il faudra nous remettre au travail et proposer de nouvelles avancées pour construire une Europe plus moderne et plus solidaire.

La dernière partie du film est donc consacrée au projet européen et aux étapes à venir. J'espère que vous apprécierez ce film, à très bientôt,

dsk

*Le DVD, d'une durée de 35 minutes, est également vendu 3 euros dans la plupart des points de vente habituels.

12 avril 2005

Du Japon aux Antilles...

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Bonjour à toutes et à tous,

Pas de post ces derniers jours pour une raison simple : j’étais en déplacement en Martinique et à la Guadeloupe pour défendre le « oui » au traité constitutionnel. Je n’ai pas eu le temps, à mon grand regret, de profiter de mon séjour là-bas pour faire trempette… ! Le programme fut très chargé et les rencontres nombreuses.

Je vous livre aujourd’hui un post sur mon intervention la semaine dernière au Japon.

A l'invitation du 21st Century Public Policy Institute du Japon, et en tant que Président de la Délégation Européenne du « Trade and Poverty Forum », je me suis rendu du 1er au 4 avril à Nagoya pour participer à la réunion plénière des six délégations de cette mission internationale (Europe, USA, Japon, Afrique du Sud, Inde et Brésil).

Celle-ci a réuni pays en développement et pays industrialisés, dans l'objectif d'œuvrer à la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le monde, et cela dans le cadre du Cycle de Développement de Doha. Son Excellence Nobutaka Machimura, Ministre des Affaires étrangères du Japon, a honoré cette réunion de sa présence.

Le « Trade and Poverty Forum » lancé par le German Marshall Fund des Etats-Unis, avec le soutien en Europe de la Fondation du Roi Baudoin, rassemble parlementaires, ONG, chefs d'entreprise et personnalités politiques d'Afrique du Sud, d'Inde, du Brésil ainsi que des Etats-Unis, du Japon et d'Europe. Créé en 2002, ce Forum a pour mission de permettre le bon accomplissement du Cycle de Développement de Doha et s'attache à effectuer des propositions concrètes pour que les échanges commerciaux soient mis au service de la réduction de la pauvreté dans le monde.

Différentes propositions ont déjà été présentées pour permettre, par exemple, la mise à disposition de vaccins pour les pays pauvres ou d'infrastructures permettant un meilleur accès à l'eau potable, notamment par la réduction des gaspillages dans les pays développés. La réunion plénière de Nagoya doit conduire au lancement d'un appel à la multiplication des actions car la lutte contre la pauvreté ne peut attendre. La corrélation entre la pauvreté, les échanges commerciaux et l'environnement a d’ailleurs été l'un des principaux sujets de travail de la rencontre de Nagoya, qui s'insère dans la thématique du "développement durable" de l'Exposition Universelle d'Aishi.

Pour changer du débat sur le traité constitutionnel ;-), j'ai pensé que vous pourriez m'apporter vos avis sur l'aide au développement et la lutte contre la pauvreté.

dsk

06 avril 2005

Un vrai scandale humain et urbain

J'ai répondu ce matin à une interview publiée ce jour dans Libération sur les problèmes de logement, et plus particulièrement sur la vente à la découpe. C'est une question essentielle pour beaucoup de Français et révélatrice de l'ampleur des inégalités qui croissent dans notre pays.

C'est pour cette raison que j'ai souhaité que la question du logement soit au coeur du projet socialiste pour 2007. Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jacques Donzelot animent d'ailleurs un groupe de réflexion au sein d'A gauche, en Europe sur ce thème.

J'attends, comme d'habitude, vos nombreux commentaires sur cette question, ainsi que vos témoignages .

dsk

Ancien ministre de l'Economie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn fustige le phénomène des ventes à la découpe, qu'il ne considère «en aucun cas (comme) une fatalité du capitalisme».

Vous êtes engagé aux côtés de la Coordination des locataires d'immeubles vendus à la découpe. Qu'est-ce qui amène un ancien ministre de l'Economie à s'intéresser à ce dossier ?

La crise du logement a une cause économique : la spéculation. Une réalité sociale : les expulsions. Les ventes à la découpe sont un des symboles les plus choquants. Ces opérations n'apportent aucune valeur ajoutée à l'économie française : il s'agit de vendre du logement au détail, en empochant au passage une grosse plus-value. Les locataires qui n'ont pas les moyens d'acheter sont de fait expulsés après avoir payé leur loyer des années durant. Un exemple symbolique : l'îlot des Arquebusiers, proche de la place des Vosges, dans le centre de Paris. Quasiment aucune des 80 familles locataires n'est en mesure d'acquérir son logement. Elles devront se reloger en périphérie urbaine, où les prix sont plus accessibles. Cette relégation par la spéculation est totalement inacceptable.

D'aucuns prétendent que ces ventes ne sont qu'un épiphénomène de la crise du logement...

Ces opérations contribuent à vider les grandes villes de leurs habitants, exception faite des plus aisés. Une des premières inégalités aujourd'hui, c'est le logement. Trop de familles s'entassent dans des appartements exigus. Des personnes sont contraintes de s'exiler loin de leur lieu de vie et de travail. La France n'arrive plus à se loger. Il y a urgence ! La gauche, de retour au pouvoir, fera du logement une de ses priorités.

Les ventes à la découpe ont commencé sous le gouvernement Jospin. Pourquoi avez-vous laissé faire ?

Nous ne sommes pas restés inertes. Un décret pris par Louis Besson (l'ancien secrétaire d'Etat au Logement, ndlr) en 1999 a permis de protéger les locataires les plus fragiles. Mais, aujourd'hui, les ventes à la découpe prennent une ampleur exceptionnelle avec l'arrivée de fonds d'investissement, principalement anglo-saxons. L'exemple le plus frappant est la mise en vente par le groupe américain Westbrook de 3 200 logements dans la capitale, rachetés à des institutionnels hexagonaux. Bertrand Delanoë et Patrick Bloche (député PS de Paris, ndlr) ont alerté la puissance publique, qui est restée les bras ballants.

Pas vraiment. Le ministre délégué au Logement, Marc-Philippe Daubresse, a obtenu la signature d'un accord qui renforce la protection des locataires âgés...

C'est un non-accord. Il a été rejeté par les coordinations de locataires. A juste titre. Il ne traite pas l'immense majorité des ménages qui ne peuvent pas se porter acquéreurs de leur logement. Il ne limite en rien le phénomène des ventes à la découpe. Mieux, il les rend présentables.

L'amendement Marini, qui divise par deux les impôts payés par les sociétés foncières, incite-t-il à faire plus de ventes à la découpe ? On a vu aussi le DAL occuper deslogements dans des immeubles découpés...

Défiscaliser les opérations spéculatives, c'est une conception assez étonnante de l'intérêt général. La gauche reviendra sur l'amendement Marini. Les ventes à la découpe constituent un vrai scandale, humain, urbain, économique. Alors je comprends la réaction du DAL, même si je prône des actions légales.

Quelles mesures préconisez-vous pour limiter ces ventes ?

Ces opérations ne sont en aucun cas une fatalité du capitalisme. Si les spéculateurs internationaux sévissent à Paris, c'est tout simplement parce qu'ils ne peuvent pas le faire chez eux ! Aux Etats-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas, les ventes à la découpe sont impossibles. A New York, par exemple, les ventes par appartement sont conditionnées à l'approbation de la majorité des locataires de l'immeuble visé. Toujours à New York, avant de lancer une découpe, l'opérateur doit obtenir un «permis de diviser» de la municipalité. La ville peut le lui refuser. Importons ce permis dans le droit français. Le marché a sa logique : le profit. La puissance publique doit avoir la sienne : la protection du public.

Libération, le 6 avril 2005

Bonjour à tous,

01 avril 2005

Plus présent que jamais !

Bonjour à toutes et à tous,

Je profite de ce post pour présenter mes excuses à certains d’entre vous. Vous avez été quelques uns à me reprocher de ne pas être assez présent sur mon blog ces derniers temps. J’en suis désolé, mais j’avoue que les semaines passées ont été particulièrement éprouvantes pour moi et mes équipes. J’ai participé à de nombreuses émissions radio et tv, dont « 100 minutes pour convaincre », mais j’ai également multiplié les déplacements en France et en Europe. Ayant besoin d’un minimum de sommeil, je n’ai pas pu lire in extenso l’ensemble de vos commentaires, de plus en plus nombreux d’ailleurs !

Les semaines qui viennent ne seront pas plus reposantes pour moi. La France a rendez-vous avec l’Histoire et avec l’Europe. L’enjeu du référendum du 29 mai sur le traité constitutionnel dépasse largement les luttes intestines et partisanes. Du choix des citoyens français dépend l’avenir de l’Europe et la place de la France dans celle-ci. Vous comprendrez donc que je doive pleinement m’engager personnellement dans ce combat. Aux politiques d’écouter, d’expliquer et de convaincre les Français des avancées de ce traité !

Même si mes journées ne font que 24 heures, je souhaite évidemment garder le contact avec les habitués de ce blog, dont les commentaires me sont précieux. Si je ne peux pas répondre à chacun d’entre vous faute de temps, je veux être sûr que tous les messages seront lus et que j’en aurai connaissance. C’est pourquoi j’ai décidé d’élargir mon équipe d’intervention sur le blog. J’espère que ce nouveau système fonctionnera mieux.

Une dernière chose pour passer du virtuel au réel ;-)…
Venez me rencontrer lors de mes déplacements dans votre région et n’hésitez pas à me faire part, cette fois de vive voix, de vos interrogations, de votre soutien ou de vos critiques. Vous trouverez ci-dessous la liste des premières réunions publiques auxquelles je participe au mois d’avril.

7 au 10 avril :  Guadeloupe et Martinique

12 avril :         Nantes

14 avril :         Nancy

19 avril :         Sarcelles

22 avril :         Le Plessis-Robinson

A très bientôt et bon week-end à tous.

dsk

29 mars 2005

Du référendum au projet...

Dsk22032005_2La campagne référendaire est désormais bien lancée...

J'étais mardi à Rennes pour deux réunions, l'une devant les étudiants et l'autre à l'invitation de la fédération socialiste d'Ille et Vilaine.

Je remercie A gauche, en Europe 35 et la faculté de Sciences economiques pour leur contribution à l'organisation de la première réunion, qui portait sur l'avenir de l'Europe. Face aux défis de la régression de notre recherche au plan mondial, de la crise de notre système d'enseignement supérieur ou du blocage politique européen, j'ai souhaité proposer quelques pistes qui ne sont pas sans lien avec le débat référendaire qui nous occupe. En effet, l'absence de coordination économique au niveau européen, la déficience de synchronisation des politiques de recherche des Etats-membres ou encore le trop grand éclatement de nos pôles universitaires, illustré par la disparition de nos universités du top 100 des divers classements mondiaux, obèrent sérieusement notre avenir collectif. Le plafonnement des dépenses communautaires à 1% du PIB (soutenu entre autres par Jacques Chirac) donne un exemple parlant, du peu d'ampleur que pourraient prendre les politiques européennes en la matière quand bien même elles deviendraient une des priorités de l'Union. Un pays très décentralisé comme l'Allemagne a un budget fédéral correspondant à 13% de son revenu national, l'Europe n'en est qu'à 1%, ce qui ne saurait être suffisant et il nous faut donc avancer rapidement dans cette direction.

Cette situation est particulièrement inquiétante pour les jeunes générations, l'hypothèse d'un déclin durable de la civilisation européenne ne devant pas être trop rapidement écartée. Dès lors, l'application des mesures que j'ai déjà eu l'occasion de formuler, notamment dans mon rapport "50 propositions pour une Europe politique"  : augmentation du budget européen de la recherche, création d'une agence chargée de créer des synergies entre laboratoires européens, exclusion des dépenses d'investissement en R&D du calcul du déficit public, ne doit souffrir d'aucun retard. Or ce serait une des conséquences d'un vote négatif. En effet, une telle issue nous obligerait à rouvrir les négociations sur les aspects institutionnels, ou pire à revenir sur la définition de nos valeurs communes (avec un risque réel de recul sur la laïcité sous la pression des gouvernements conservateurs qui dirigent l'Union). Il me paraît plus qu'urgent de nous attacher à faire de l'Europe une zone d'excellence en matière de recherche et d'enseignement supérieur plutôt que de nous enliser dans des débats que nous avions opportunément tranché. Renégocier un nouveau traité prendrait une dizaine d'années, correspondant au temps d'absorption d'une crise et de conception d'un nouveau traité dans le cadre du traité de Nice. Et encore, cela supposerait que nous trouvions des partenaires pour continuer avec nous. L'Europe doit recommencer très rapidement à négocier un traité social, une augmentation de ses dépenses d'avenir... Je comprends mal les arguments de ceux qui prétendent pouvoir aller plus vite vers cette Europe à laquelle nous aspirons à partir d'une base de négociation moins avancée, issue du traité de Nice. J'ai toujours préféré le progrès à la stagnation.

J'ai ensuite été invité par la fédération du Parti socialiste d'Ille et Vilaine, que je remercie ici de son accueil amical. J'ai pu y présenter le diagnostic que j'ai rédigé avec Martine Aubry et Jack Lang. Ce diagnostic sera enrichi jusqu'à juin des rélfexions et commentaires des militants socialistes et des adhérents du projet. Vous pouvez envoyer vos contributions à cette adresse dans les diverses rubriques du site du projet socialiste. Je ne serai pas plus long ici, mais je vous invite tous (y compris les sympathisants) à lire et commenter ce projet.

A très bientôt,

dsk

21 mars 2005

C'est off !

Logo

Bonjour à tous,

J'étais l'invité à 13h aujourd'hui de l'émission "C'est Off !" sur le mouv'. Je répondais, sans langue de bois j'espère, aux questions d'Isabelle Deroche sur la jeunesse, la politique, mon parcours et bien entendu sur la constitution européenne.

Vous pouvez (ré)écouter cette interview et me faire vos remarques ...

dsk

21 février 2005

100 minutes pour convaincre, suite

Bonjour à tous,

je vous remercie une fois encore pour vos conseils et suggestions de ces derniers jours. Vous avez été très nombreux à visiter ce blog (plus de 6000 dans les 24 heures qui ont suivi l'émission), et vos commentaires ont été très précieux.

Merci à tous ceux qui ont participé à l'étude que j'avais lancée, je vais profiter de ces quelques jours de vacances pour en décortiquer les résultats. Les commentaires seront fermés jusqu'à lundi prochain, à la semaine prochaine,

dsk

PS, une partie de l'émission est visible sur le site de France 2

04 février 2005

Ne pas se tromper de colère, interview donnée à Libération

Renaud Dely (Libération) : Le choix de la CGT ne risque-t-il pas de faire reculer un peu plus le oui au traité dans l'électorat de gauche ?

C'est une décision que je regrette pour l'évolution européenne de la CGT, portée hier par Louis Viannet et aujourd'hui par Bernard Thibault. Mais elle ne me surprend pas. C'est sans doute moins l'Europe qui est en cause dans ce choix que l'exaspération croissante du monde salarial vis-à-vis de la politique gouvernementale. Les électeurs ont voté trois fois en 2004 pour la sanctionner, ils n'ont cessé de manifester, la gauche a combattu au Parlement en déposant des milliers d'amendements, et ni Jacques Chirac ni la majorité ne veulent entendre les Français. L'exaspération est telle que certains syndicalistes pensent ne pas avoir d'autre moyen de se faire entendre qu'en exprimant un non au traité et ce, quitte à renoncer aux avancées politiques et sociales du traité que la majorité de la Confédération européenne des syndicats (CES) soutient. Chirac, Raffarin et Sarkozy sont responsables parce qu'ils mènent une politique que les Français rejettent. Et la droite redouble ses attaques : contre les 35 heures*, l'école, les fonctionnaires, et maintenant les régions contraintes d'augmenter les impôts pour pallier le désengagement de l'Etat...

Comment sauver le oui, et notamment le oui de gauche ?

Les Français ne doivent pas se tromper de colère. Celle qui se manifeste contre la politique gouvernementale est légitime et je la soutiens. Certes, il peut y avoir des raisons de critiquer la politique européenne, mais elles ne sont pas suffisantes pour rejeter l'avancée vers l'Europe politique que le traité propose. Les socialistes se sont prononcés clairement. Et je vais m'engager fortement pour expliquer notre position. Le PS a ses raisons de voter oui qui ne sont pas celles de la droite. C'est un oui de gauche qui ne veut pas s'arrêter là et qui veut poursuivre par un traité social. Tout le monde doit avoir conscience de ce qu'au-delà de la crise politique et sociale de notre pays, c'est l'avenir de la France et de l'Europe qui est en jeu.

Ne devenez-vous pas schizophrène à force de dire non au gouvernement et oui au référendum du chef de l'Etat ?

Pas du tout. J'étais mercredi à Berlin à l'invitation de la CES pour parler de l'emploi. J'ai entendu les syndicalistes dire à la fois leur refus des orientations de la Commission Barroso, parfois leur opposition déterminée à la politique gouvernementale de leur pays... et affirmer leur soutien au traité.

Les hésitations des politiques sur la directive Bolkestein ne contribuent-elles pas à faire monter le non ?

Quand la majorité des Etats européens, et donc des commissaires, est aussi nettement à droite, il ne faut pas s'étonner que la Commission propose des directives aussi libérales. C'est pourquoi j'ai réclamé, il y a déjà plusieurs semaines, le retrait de cette directive. Mais une chose est de critiquer tel ou tel aspect de la politique européenne, voire tel ou tel article du traité, une autre serait d'utiliser le référendum pour dire non à Chirac et au gouvernement. ça, c'est en 2007 que j'invite les Français à le faire. Mais pour qu'une alternative politique soit possible, il faut d'abord gagner la bataille du traité.

Mais la liberté accordée aux tenants PS du non accentue la confusion...

Je tends la main aux amis qui ont défendu le non. Aujourd'hui, contribuer à faire battre le PS en faisant la campagne du non ne serait pas seulement une attitude méprisante à l'égard de nos militants, ce serait aussi prendre le risque d'un affaiblissement du parti. Je suis sûr que mes amis sauront se montrer discrets dès que la campagne sera lancée. Je ne vois pas comment on pourrait avoir pour ligne politique de fustiger l'individualisme et, dans le même temps, s'en faire le porte-drapeau. Comment pourrait-on prendre position publiquement contre un vote de la majorité du parti et vouloir un jour porter ses couleurs à l'occasion de telle ou telle élection ?

dsk

*une grande journée pour la défense des 35h est organisée samedi. La manifestation nationale partira de la place de la République vers 14h30.

02 février 2005

IRAK, QUE FAIT LA FRANCE ? OÙ EST L’EUROPE ?

Après l’autorité palestinienne et sûrement en résonance avec elle, l’Irak s’éveille à la démocratie. Le peuple Irakien est descendu dans les urnes pour dire qu’il voulait ce que permet le suffrage universel : la libre décision de son destin. Nous saurons dans quelques jours l’ampleur réelle et la réalité de ce vote historique. Une constituante a vu le jour, sa représentation est peut être biaisée. Elle inquiète sûrement. Il ne s’agit pas de la critiquer mais de lui donner une issue. Car ce qui compte : c’est l’expression souveraine d’un peuple. Le chemin vers l’autodétermination sera long et les embûches conséquentes. En effet sans les Etats-Unis, le régime nouveau ne peut se maintenir, mais les Etats-Unis sont le vecteur de la radicalisation des groupes minoritaires qui veulent déstabiliser le régime nouveau. La France, l’Europe doivent elles attendre les bras croisés ? On a beau scruter les discours officiels de Jacques Chirac, aucune déclaration n’est venue accompagner cette marche à la démocratie. Ce n’est pas parce que l’intervention anglo saxonne fut une erreur que le but de la France doit être que les Etats-Unis en payent le tribut. Je l’ai dit dans premiers jours, « les Etats-Unis ont eu tord, tant du point de vue juridique que politique. Mais la France, l’Europe n’ont aucun intérêt à voir l’Amérique humiliée ». Alors il aurait été judicieux de rassembler l’Europe sur le soutient au processus démocratique en Irak. Il aurait été souhaitable que la France unisse les deux camps Européens pour promouvoir un chemin de paix. Mais rien n’est venu, la diplomatie Française est en panne, attentiste sans inspiration. Jacques Chirac s’enferme dans un ressentiment hors de propos. Et nous le connaissons assez pour savoir que celui-ci prépare un retournement à 180°. Il ne rêve que d’une poignée de main alors que la France a besoin de cohérence et d’ambition. L’Europe doit maintenant parler d’une seule voix. Elle doit soutenir les propositions des Nations Unies à l’élaboration d’une constitution. Elle doit faire de « l’axe démocratique » Ramallah Bagdad un avenir pour la région. Elle doit favoriser le départ à terme des Etats-Unis en aidant directement la jeune démocratie à s’auto administrer. Elle doit clairement dire qu’elle condamne le terrorisme comme elle refuse toute théocratie. Certes la situation n’est pas stable, Florence Aubenas et Hussein Hanoun doivent être libérés, le terrorisme va tenter de faire échec. Mais que veulent la France et l’Europe, le chaos ou la sortie par le haut ? On peut être sceptique, on n’a pas le droit d’être statique.

dsk

08 janvier 2005

2005, l'année du projet!

Chers lecteurs,

j'aimerais partager avec vous mes résolutions pour l'année 2005.

Commençons tout d'abord par un bilan des douze mois écoulés.

Ce fut une grande année pour la gauche et pour le parti socialiste, avec des victoires sans appel lors des élections régionales, européennes puis sénatoriales. L'échec patent du gouvernement Raffarin a été sanctionné non seulement dans les urnes mais aussi, ce qui est plus surprenant, dans les déclarations du Président de la République, qui a souvent paru désavouer l'équipe qu'il a pourtant nommée. Difficile de se réjouir de cette étrange forme de cohabitation, purement factice, dont je perçois bien l'intérêt pour Jacques Chirac mais qui me semble difficilement efficace pour la France. Si cette situation ubuesque prépare l'alternance politique, je ne peux me satisfaire de l'état dans lequel la droite s'apprête à laisser la France à la fin de cette législature. Ceux qui doutaient de la différence entre la gauche et la droite en auront été pour leurs frais : les choix fiscaux du gouvernement, systématiquement orientés vers les plus fortunés, auront contribué à la remontée des inégalités que nous observons de plus en plus clairement; la politique de l'emploi, centrée sur la destruction des mesures prises entre 1997 et 2002 (35 heures, emplois jeunes, enrichissement de la croissance en emplois) aura fait dérivé la France dans le groupe des pays qui ne créent pas d'emplois même lorsque la conjoncture mondiale est exceptionnelle, comme ce fut le cas en 2004.

L'espoir doit renaître à gauche.

A la suite d'un débat qui fut particulièrement passionnant et démocratique, le parti socialiste s'est prononcé nettement en faveur de la ratification du traité constitutionnel. Nous avons levé une hypothèque qui pesait sur nous depuis le congrès de Dijon et sommes donc réunis, replacés au cœur de la sociale-démocratie européenne.  Une phase fondamentalement différente commence désormais... Nous entrons dans l’année de la constitution du projet socialiste pour la France. J'ai souhaité m'y impliquer personnellement et suis donc devenu secrétaire national au projet, accompagné de Martine Aubry et de Jack Lang. Je serai donc amené à faire de nombreuses propositions lors des mois à venir. Je profite de ce blog pour préciser que si notre projet sera socialiste, dans le sens où les valeurs qui l’étaieront (solidarité, lutte contre les inégalités, lutte contre l’insécurité économique, justice, émancipation) le sont, j’aimerais que ce projet ait pour fil conducteur la recherche de l’intérêt général, à contre-courant du triste spectacle clientéliste offert par la droite. C’est pourquoi je vous invite tous, lecteurs de ce blog, socialistes ou non, à me faire partager votre opinion. La structure pyramidale des partis et la concentration du système médiatique font qu’il est parfois difficile pour un militant ou un citoyen de faire entendre sa voix et de diffuser ses idées : que ce blog y contribue ! Je m’engage à vous lire, je m’engage à me déplacer aussi souvent que possible en province pour vous rencontrer, je m’engage enfin qu’à l’issue de cette année nous ayons un projet qui préparera la grande transformation sociale que je souhaite.

dsk

Pour suivre l'avancement du projet, je vous recommande les sites internet suivants :

Le parti socialiste

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www.parti-socialiste.fr

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Le site du secrétariat national aux études

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www.parti-socialiste.fr/etudes/

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A gauche, en Europe : mon club de réflexion


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www.gauche-en-europe.org

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Grand_logo_df_1

www.ladocfrancaise.gouv.fr/ : qui publie la plupart des rapports publics

06 décembre 2004

Soutien à l'initiative de Genève

Bonjour,

Paix je participais hier et aujourd'hui à la conférence des Maires pour la paix au Proche-Orient, organisée par Gérard Collomb, maire de Lyon, et la région Rhône-Alpes.

Je tenais à saluer cet événement de soutien à l'initiative de Genève. Il me semble en effet qu' il s'agit maintenant de reprendre le souffle de cette initiative pour sortir du statu quo et tirer avantage des forces en présence, en raison du nouveau contexte qui se fait jour. La disparition d’Arafat, qui a pour conséquence l’arrivée d’une nouvelle génération de dirigeants palestiniens comme Abou Mazen et Marouan Barghouti. La composition du gouvernement israélien, avec l’entrée possible des travaillistes. L’évacuation de Gaza. La relative stabilisation en Irak. Oui, il y a aujourd’hui de réelles opportunités pour la paix.

Quel peut être l’apport du projet de Genève dans ce nouveau contexte ? Pour moi, il est symbolique et fondamental : après l’échec d’Oslo, il doit permettre aux plus courageux des protagonistes des deux camps de reprendre le chemin du dialogue. Il rappelle à tous qu’une issue est possible, que les bases du compromis sont clairement définies, qu’un projet de paix commun peut être établi. Il propose un principe, une solution et une méthode de résolution.

Le principe, c’est que chaque peuple a droit à une terre.

La solution, c’est celle de la feuille de route : deux Etats, Israël et la Palestine, viables, vivant en paix dans des frontières sûres et mutuellement reconnues.

La méthode, c’est la négociation. Le projet de Genève démontre que la négociation demeure possible. La négociation reste la seule solution durable, la seule solution qu’aucune victoire d’aucun des deux camps ne puisse remplacer.

Je vous invite à lire le texte intégral de mon intervention,

à très bientôt,

dsk

Téléchargez ici le texte de l'initiative de Genève.

Du courage pour faire gagner la gauche

Bonjour,

pour qui auraient raté sa parution dans le Monde, voici la tribune que j'ai rédigée avec Martine Aubry et Jack Lang, avec lesquels j'ai rejoint le secrétariat national au projet du Parti socialiste,

dsk

25 novembre 2004

La campagne pour le traité constitutionnel : encore quelques jours!

Bonsoir à tous,

Couv_dsk la campagne pour le traité constitutionnel touche à sa fin. C'est l'occasion pour moi d'encourager tous les militants socialistes à aller voter dans vos sections le 1er décembre entre 18h et 22h : de notre vote dépend largement largement le choix français et la dynamique de la construction européenne !

Pour les hésitants et les autres, je vous invite également à me retrouver pour cette fin de campagne :

-dans deux heures à Bergerac à la maison des Syndicats

-demain soir dans le Pas de Calais à Bruay la Buissière à partir de 19h (espace culturel Grossemy), pour un débat avec Manuel Valls.

-samedi 27 novembre pour une rencontre à l'heure du déjeuner au restaurant l'extra muros à Avignon, puis à Nice à partir de 18h à l'hôtel West end (31 promenade des Anglais)

-lundi 29 à Bordeaux, avec François Hollande et Martin Schulz à la Salle de l’Athénée dès 20h30. J'en profite pour rappeler que Martin Schulz est le président du groupe socialiste au parlement européen, et que lors du vote du groupe, l'intégralité des députés socialistes européens ont approuvé le traité constitutionnel, à l'exception des eurodéputés français partisans du non.

Je vous invite également à retrouver mon ami Pierre Moscovici demain soir dans le Finistère (Salle du Belvédère - Yffiniac - 20h30), et lundi soir dans le Val d'Oise, département qui m'est cher comme vous le savez (Salle du Conseil Municipal - Eaubonne - 20h30).

Vous pouvez également retrouver les autres déplacements des partisans du oui sur ouisocialiste.net, ainsi que les principaux arguments étayant la thèse que je défends.

A très bientôt,

dsk

Dernière minute : retrouvez le panorama européen de Libé!

24 novembre 2004

Forum mondial sur le développement durable

Bonsoir,

j'étais invité récemment au Forum mondial du développement durable, dans la table ronde "Multilatéralisme et exigence démocratique" (voir le programme). Le thème peut surprendre, car il est fréquent d'associer développement durable et environnement : je pense qu'en réalité cette vision est trop restrictive!

J'invite tous ceux que cela intéresserait à lire et commenter mon intervention, dont la retranscription est désormais disponible !

dsk

12 novembre 2004

Le Nouvel Observateur, interview

Le Nouvel Observateur. – Au début de la campagne interne sur le traité constitutionnel européen, vous avez critiqué le calendrier et la méthode choisis par François Hollande. Aujourd’hui, dans la conclusion de votre dernier livre, vous vous réjouissez que ce référendum donne aux réformistes du PS l’occasion d’une victoire définitive. Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis?

Dominique Strauss-Kahn. – Après nos belles victoires électorales du printemps dernier, j’aurais aimé que nous puissions consacrer notre énergie, cet automne, à combattre la droite et notamment le dernier budget de Nicolas Sarkozy. La longue et pénible agonie du gouvernement exige de nous que nous donnions des réponses à notre peuple. Nous sommes aujourd’hui face à ce référendum. Il divise les socialistes. Le débat sera tranché le 1er décembre par l’ensemble des militants. Il faut tirer le meilleur parti de cette bataille interne dès lors qu’elle existe. Elle a ceci de positif qu’elle permettra de poser, à travers la question européenne, celle de notre identité. Ce qui se joue là, au fond, c’est l’orientation réformiste du parti.

N. O. – En posant le débat en ces termes, ne donnez-vous pas l’impression que la victoire du oui est d’ores et déjà acquise?

D. Strauss-Kahn. – Je sens le PS disponible à un oui socialiste à l’Europe. En s’épurant, nos débats soulignent la cohérence des partisans du traité constitutionnel, la profonde hétérogénéité de ses adversaires, et, surtout l’impasse à laquelle le refus conduit. Mais si je publie aujourd’hui ce livre, si je sillonne chaque jour le pays, si je suis totalement mobilisé pour ce combat, c’est parce que j’ai la conviction que rien n’est encore joué.

N. O. – Quelles difficultés rencontrez-vous encore aujourd’hui pour convaincre?

D. Strauss-Kahn. – A part Bertrand Delanoë et Martine Aubry, avec lesquels je me suis exprimé très tôt, les partisans du oui ne se sont mobilisés que tardivement. Ceux qui défendent le non sont en campagne depuis longtemps. Il faut donc redoubler d’effort!

N. O. – Cela suffit-il à expliquer les difficultés du camp du oui?

D. Strauss-Kahn. – De nombreuses questions qui n’ont rien à voir avec le traité interfèrent à tort: l’élargissement, la Turquie, les délocalisations, par exemple. Quant au traité lui-même, de nombreux malentendus sont entretenus quand des erreurs manifestes – de bonne ou de mauvaise foi – sont répétées.

N. O. – Que pouvez-vous faire pour lever de tels malentendus?

D. Strauss-Kahn. – Expliquer, expliquer encore. C’est la raison d’être de ce livre. Jusqu’à maintenant l’Union se fondait principalement sur des objectifs économiques. Pour la première fois, les bases d’une Union politique sont jetées. Jamais un traité européen n’avait assigné à la construction européenne des objectifs aussi proches de ceux des socialistes. Qu’on en juge: le plein-emploi, le progrès social, le plus haut niveau possible de protection sociale, la lutte contre les discriminations, l’égalité entre les hommes et les femmes, le développement durable. Et aussi la reconnaissance du rôle des syndicats et la base juridique du développement des services publics! Mais le débat sur le traité en cache un autre sur l’orientation réformiste du PS. C’est ce qui explique que l’enjeu soit aussi important.

N. O. – Lors du congrès de Dijon, il y a un an et demi, vous aviez pourtant célébré, avec François Hollande et Laurent Fabius, la victoire du réformisme de gauche. Que s’est-il passé pour que cette question ressurgisse avec autant de force dans vos débats?

D. Strauss-Kahn. – La ligne réformiste adoptée à Dijon théorisait les orientations du gouvernement Jospin. Elle traduisait la fin de la posture de rupture avec le système capitaliste pour assumer une pratique de transformation sociale. A ma place, j’ai essayé d’apporter ma pierre à cette réflexion. Peut-être aurait-il fallu que nous soyons collectivement plus ambitieux. Le temps perdu est rarement rattrapé. Aussi, à l’occasion de ce référendum interne sur l’Europe, voit-on réapparaître de vieux réflexes. Il nous faut à nouveau les combattre si nous voulons retrouver, demain, le chemin d’un réformisme conséquent.

N. O. – Tout commence donc pour vous au lendemain du 1er décembre?

D. Strauss-Kahn. – Non! Il faut d’abord que le PS dise oui au nouveau traité. C’est un enjeu décisif. C’est à partir de ce vote que nous construirons le futur projet socialiste qui sera déterminant pour le choix de notre candidat à la présidentielle. Or je ne crois pas un instant que la gauche puisse gagner sans être résolument engagée dans la construction européenne. Je ne crois pas non plus qu’elle puisse gagner sans affirmer et assumer son orientation réformiste. Tout est lié. Les Français veulent des responsables politiques authentiques. La démagogie d’un jour, c’est le renoncement du lendemain et la dépression civique du surlendemain.

N. O. – Cette manière de globaliser les enjeux n’est-elle pas une manière de dramatiser le vote des militants?

D. Strauss-Kahn. – Qui doute que ce vote engage notre avenir? Ce qui me choque aujourd’hui, c’est que l’on veuille laisser croire que le non ne marquerait pas une rupture. Si, comme nous le disons tous, ce débat est sérieux, alors ses conséquences ne peuvent être anecdotiques.

N. O. – D’où votre souhait d’un congrès extraordinaire du PS, au lendemain du référendum interne, quel qu’en soit le vainqueur?

D. Strauss-Kahn. – Le débat nous donnera une orientation, il affirmera une ligne mais il laissera des traces. Je n’ai pas envie que l’amertume et la rancœur soient l’avenir des socialistes. C’est pourquoi j’ai évoqué un «congrès d’union». Mais ce qui est important, ce n’est pas le congrès, c’est l’union et il peut y avoir d’autres moyens d’y parvenir. Si le oui gagne, François Hollande, comme premier secrétaire, aura la responsabilité de faire des propositions à la hauteur de l’enjeu.

N. O. – On évoque parfois la constitution d’un secrétariat national homogène regroupant les principaux leaders du oui et excluant donc les chefs de file du non...

D. Strauss-Kahn. – Si le oui l’emporte, le PS devra, sur cette base, s’atteler à la préparation du projet qu’il proposera aux Français. Tous ceux qui soutiennent cette orientation devront s’y consacrer. Et je ne me déroberai pas, mais commençons par faire gagner le oui.

22 octobre 2004

Le projet de loi de finances pour 2005

Bonjour à tous,

Plfv


comme vous le savez, le budget est discuté cette semaine à l'Assemblée Nationale.
J'ai présenté hier une motion de renvoi en commission. Le texte de cette intervention est désormais téléchargeable!

Je tiens à remercier ici ceux qui m'auront aidé à construire cette intervention, par leurs conseils et leurs recherches, ainsi que le groupe de travail socialiste à l'Assemblée qui a préparé notre démarche collective,

dsk

Le projet de loi de finances est également consultable sur le site de l'Assemblée.

20 octobre 2004

Rendez-vous demain!

Bonsoir,

je vous donne trois rendez-vous demain!

Tout d'abord je suis invité par Catherine Laborde, aux 4 vérités sur FRANCE 2, à partir de ... 7 h 38.

J'interviendrai ensuite à l'Assemblée Nationale, en milieu de matinée, pour débattre du Projet de loi de finances présenté par Nicolas Sarkozy.

Enfin, j'ai répondu à l'invitation du Comité de la Gauche pour le Oui au Traité Constitutionnel et serai donc à 20h à la Cité Internationale de Lyon pour une soirée-débat en présence de :
Gérard Collomb, Elisabeth Guigou, Bernard Kouchner, Jean Besson et Jean-Jack Queyranne

dsk

Palais des Congrès – Cité Internationale – 66, quai Charles De Gaulle – Lyon 6ème
Renseignements : secretariat@gauche-en-europe.org

01 octobre 2004

Question ouverte, téléchargez la bande sonore de l'émission

La bande sonore de l'émission d'hier soir est désormais téléchargeable :

Cliquez ici (Taille du fichier : 1,05 Mo)

Equipe DSK

30 septembre 2004

Question ouverte, ce soir.

Bonsoir,

juste quelques mots pour vous signaler que je serai ce soir sur France 2 dans question directe,

vos commentaires sont les bienvenus!

dsk

Dsk_f2

23 septembre 2004

Un budget d'injustice et d'esbroufe.

Bonsoir,

je vous signale la parution d'un entretien que j'ai donné au Monde.

Je vous invite vous aussi à commenter les propositions de Nicolas Sarkozy pour le budget 2005. Entre la baisse de l'imposition des successions (payée par seulement 20% des Français) et l'absence de politique d'enrichissement de la croissance en emplois, j'ai bien peur que ce budget ne produise des effets économiques aussi injustes et inefficaces que ses prédécesseurs.

dsk

17 septembre 2004

Unité!

Le parti socialiste entre dans des eaux tumultueuses. Il s’apprête à vivre des heures difficiles et peut-être même des jours sombres. D’ici la fin de cette année, chacun le sait, les militants vont être appelés à se prononcer, par référendum, pour arrêter notre position sur le projet de Constitution européenne. Version optimiste : c’est un exemple de démocratie pour tous les autres partis. Version pessimiste : c’est un affrontement programmé qui se profile. Aujourd’hui, je ne peux qu’exprimer mon inquiétude. Laurent Fabius, après avoir, je n’en doute pas, soupesé ses convictions et les conséquences stratégiques de son choix, a arrêté sa position. La majorité qui dirige le parti socialiste se partagera donc entre les tenants du oui et du non. Les enjeux politiques, idéologiques, symboliques, institutionnels sont lourds. Des voix doucereuses évoquent un « débat calme et serein ». Mais j’entends, en écho, l’avertissement de Jaurès qui, dans un autre contexte, rappelait que « la guerre n’est jamais fraîche et joyeuse ». Ce traité constitutionnel mérite-t-il un tel affrontement ? Je ne le crois pas. C’est, je n’ai aucun doute là-dessus, une avancée réelle. Mais ce n’est à l’évidence qu’une étape – d’ailleurs sans doute moins importante et moins difficile pour les socialistes que ne l’était Maastricht. Ce traité constitutionnel impose-t-il un tel affrontement aujourd’hui ? Je n’en suis pas sûr : nous sommes encore bien loin du référendum annoncé par le Président de la République. Alors, que faire ? Faire campagne, aux côtés de Martine Aubry, François Hollande, Bertrand Delanoé et bien d’autres en faveur du « oui », évidemment ! Mais penser aussi à notre unité, travailler à notre unité encore et toujours en préparant, ensemble, car il faudra bien en définitive se retrouver, les étapes suivantes de la construction européenne. Mais faut-il ne parler que de l’Europe ? Parlons d’Europe, assurément, ne parler pendant trois mois que de l’Europe, je ne crois pas cela opportun. Ce serait un cadeau à faire à ce gouvernement : il ne le mérite aucunement. Ce serait un grave manquement aux Français : ils ne nous le pardonneraient pas. Pendant que les socialistes débattent, les problèmes des Français demeurent et les socialistes, la gauche, doivent jouer leur rôle. S’opposer – et il y a de quoi. Proposer surtout, en gardant à l’esprit ce qui taraude notre société : les inégalités. Elles progressent. Elles inquiètent. Elles révoltent. Alors, parlons de l’emploi. Parlons de l’école, de la petite enfance jusqu’aux universités. Parlons des revenus. Construisons un projet pour la France. Pour ma part, je continuerai à le faire.


dsk

09 septembre 2004

Parlons d'Europe et d'éducation...

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En cette rentrée il est des sujets dont je veux parler avec vous. L'éducation et l'Europe en font partie. Posez moi toutes vos questions.

A demain,

dsk

Dernière minute : retrouvez le texte de l'émission sur le site de Socialisme et Démocratie.

06 septembre 2004

Rendre l'école plus juste !

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Bonjour à tous,

Le club A gauche, en Europe, et moi-même avons le plaisir de vous inviter au séminaire organisé par notre association qui aura pour thème : « Comment rendre l’école plus juste ? ». Il se tiendra le samedi 11 septembre prochain en Sorbonne (Amphithéâtre Richelieu - 17, rue de la Sorbonne - 75005 Paris).

Une note, signée par Eric Maurin, sociologue de l'éducation et Marc Gurgand, économiste de l'éducation, sera distribuée aux participants et débattue lors des différentes tables rondes. Elle représente les conclusions du groupe de travail du club, présidé par Eric Maurin, qui a travaillé sur ces questions.

La première table ronde fera le point sur la situation des inégalités à l’école. La deuxième invitera plusieurs intervenants étrangers, politiques et intellectuels, à exposer les réflexions et réformes menées en Europe et aux Etats-Unis. La troisième table ronde se consacrera aux pistes pour permettre au système scolaire d’établir une égalité réelle entre tous les écoliers, élèves et étudiants.

Si vous souhaitez participer à ce colloque, dont l'entrée est libre, nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire par mail à l’adresse suivante : secretariat@gauche-en-europe.org ou par téléphone au 01 53 63 40 03.

Téléchargez le programme du colloque et n’hésitez pas à diffuser cette invitation si vous le souhaitez.

J'espère donc vous retrouver nombreux samedi prochain pour avancer de véritables propositions et rendre l'école plus juste.

dsk

06 juillet 2004

Constitution : interview dans Libération

Bonjour,

en complément des textes que je vous proposais hier, voici une interview parue dans Libération.

dsk

21 juin 2004

Pour l'égalité réelle!

20juin
Photo, de gauche à droite :
Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis, Marisol Touraine, Pierre Moscovici, Poul Nyrup Rasmussen.


Bonjour,

voici le texte de mon discours d'hier à la Mutualité.
Je remercie les très nombreuses personnes qui s'étaient déplacées!
A très bientôt,

dsk

DSK


Retrouvez également l'introduction de la note publiée par la fondation Jean-Jaurès


10 juin 2004

Mot-croisés

Bonjour,

Les élections européennes approchant, je porterai ce soir la voix du Parti Socialiste dans l'émission d'Arlette Chabot, Mot-croisés à 20h50 sur France 2, lors d'un débat exceptionnel ELECTIONS 2004 avec entre autres Michel Barnier, François Bayrou, Olivier Besancenot, Marie-Georges Buffet etc.

Une nouvelle fois, j'accorderai une attention toute particulière à vos commentaires et remarques.

dsk

Dernière minute :
le texte de l'émission est désormais en ligne.

Extraits :
"Pour la première fois, on va voter pour un Parlement qui aura plus de pouvoirs, et une des raisons sans doute pour lesquelles l’Europe n’intéresse pas assez, et pour lesquelles malheureusement, il y aura un taux d’abstentions relativement élevé, c’est que jusqu’à maintenant, et depuis une quarantaine d’années, le sentiment a été que finalement, cette Europe était bien technocratique, qu’il n’y avait pas de pouvoir politique, petit à petit, on est encore loin du compte, on n’est pas encore aussi loin qu’il le faudrait, mais petit à petit, ce Parlement est en train d’acquérir de vrais pouvoirs politiques, et du coup, le fait de voter, pour la droite quand on veut voter pour la droite, pour la gauche quand on veut voter pour la gauche, aura une signification, selon qu’il y aura une majorité de droite ou de gauche dans ce Parlement, à partir du 13 juin, ça ne sera pas la même politique qui sera conduite, et ça va même plus loin, car pour la première fois, un peu en anticipation de ce qui a été décidé par les textes, le président de la commission qui, jusqu’à maintenant, était choisi, vous savez, par les chefs d’Etat et de gouvernement, de façon un peu consensuelle, parfois de façon formidable, quand ça a été Jacques DELORS, parfois, moins, sera choisi pour la première fois en fonction de la majorité politique qui aura gagné l’élection."

03 juin 2004

"Question ouverte" sur France 2 ce soir

Bonjour,

je suis invité ce soir par Olivier Mazerolle dans l'émission "Question Ouverte" sur France 2 à partir de 20h30.
Vos commentaires sur le fond comme sur la forme me sont toujours très utiles,

à très bientôt,

dsk

Le texte de l'émission ainsi que des extraits audios devraient être disponibles sur le site de France 2 après l'émission.

02 juin 2004

Mariage entre personnes de même sexe

De nombreuses réactions me sont parvenues après ma prise de position, dans le journal Libération du 12 mai, sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe.

Un colloque organisé par AG2E aura lieu le jeudi 24 juin à Paris pour présenter les résultats du groupe de travail sur les questions LGBT, présidé par Christophe Girard. Ce sera l’occasion pour ceux qui le souhaitent d’un débat approfondi.

Je souhaiterais tout d’abord remercier tous ceux qui m’ont écrit pour me témoigner leur soutien et leur convergence de vues. Leur conviction, leur parole, leur action sont primordiales : c’est ensemble que nous pourrons faire progresser nos idées.

Cette petite note veut simplement reprendre, en quelques mots, les principaux éléments du débat.

Il y a d’abord les arguments de forme. Ce sont, bien sûr, les moins pertinents.

La démarche serait électoraliste ? C’est tout le contraire. La démarche électoraliste consiste à ne pas se prononcer hors des sujets consensuels. Elle repose sur l’idée que l’alternance politique est systématique depuis 1981, que la reconquête du pouvoir est quasi-automatique : il suffit de récupérer les déçus de l’action gouvernementale et, pour cela, critiquer sans rien proposer, éviter tout projet clivant, gommer toute aspérité qui pourrait remettre en cause le retour de balancier des « anti-raffarin ». Il faudrait surfer sur la vague médiatique, coller aux sondages, flatter les réactions instinctives de l’électorat. C’est là que réside le clientélisme électoral, et il est une négation de la politique : il est à l’origine du malaise démocratique actuel, de la montée des votes aux extrêmes et de l’abstention.

Faire de la politique, ce n’est pas suivre systématiquement ce que veut l’opinion publique et en faire son programme d’action : c’est au contraire identifier l’intérêt général et travailler à le faire partager par tous. Pierre Mendès France écrivait dans La vérité guidait leurs pas : « L’homme d’Etat, contrairement au politicien, subordonne son travail quotidien et ses paroles à ses convictions ». C’est cette éthique de conviction qui doit guider les choix politiques.

Ce ne serait pas le bon moment pour en parler, il faudrait se concentrer sur les élections européennes ? C’est indiscutable : le principal sujet aujourd’hui concerne les élections européennes. Mais il se trouve que la lutte contre les discriminations fait partie du débat politique comme le montre l’action de nos partenaires européens – au Nord, avec la Suède et le Danemark, comme au Sud, avec l’Espagne de Zapatero. Ils ont fait de cette question un élément important de leur agenda politique. En tout état de cause, ce n’est pas le parti socialiste qui fait l’agenda médiatique. Or on nous reproche suffisamment, depuis deux ans, d’être inaudibles, muets sur les sujets d’actualité, pour ne pas aujourd’hui nous faire la critique inverse ! Le 5 juin, à l’occasion du mariage de Bègles, toute la presse aurait demandé son avis sur cette question au PS et le risque était grand qu’il n’en eût aucun.

Il faudrait un débat pour se prononcer ? Bien sûr, il faut un débat. Car l’essence même de la démocratie, ce n’est pas d’imposer mais de convaincre. Mais pour qu’il y ait débat – sauf, à nouveau, à enregistrer l’équilibre sociétal instinctif tel qu’il s’exprime dans les sondages - , il faut qu’il y ait des positions exprimées, il faut qu’il y ait des gens « pour » et des gens « contre ». C’est pourquoi il faut respecter les positions de tous ceux qui, sans être homophobes, se prononcent contre le mariage ou l’adoption. Mais il serait paradoxal que l’appel au débat empêchât de s’exprimer.

Revenons maintenant sur le fond du débat entamé il y a quinze jours.

La priorité de la gauche aujourd’hui, c’est la lutte contre les inégalités. Dans beaucoup de domaines, les sujets de société en particulier, le combat pour l’égalité n’a pas été mené à son terme. Dans d’autres, dans le domaine social notamment, les inégalités, longtemps contenues par l’Etat providence, s’accroissent à nouveau. C’est à travers ce prisme de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité qu’il faut lire le débat sur le mariage et l’adoption.

Sur le mariage, tout d’abord.

Le point fondamental c’est que le lien entre l’institution du mariage et la procréation est aujourd’hui rompu. Une petite moitié des naissances se fait désormais hors mariage en France, et la tendance est à la hausse. A l’inverse, de nombreux couples mariés n’ont, volontairement, pas d’enfants. Bien entendu, les couples stériles ne sont pas interdits de mariage. Que représente, dès lors, le mariage dans la France d’aujourd’hui ? Deux choses : une institution sociale qui assure la reconnaissance symbolique de l’amour entre deux êtres, et qui lui accorde des droits (fiscaux notamment) ; et un contrat qui crée une solidarité juridique et financière. En d’autres termes, le mariage exprime à l’heure actuelle l’idée que l’amour qui lie un couple a une valeur sociale et qu’il faut reconnaître et favoriser la stabilité de ce lien.

Dès lors, au nom de quel principe ces droits et cette reconnaissance symbolique, qui sont accordés aux couples hétérosexuels, devraient être refusés aux couples du même sexe ? Puisque le lien amoureux est une composante forte du mariage moderne, que ce lien amoureux est de la même nature qu’il s’agisse d’un couple hétérosexuel ou d’un couple homosexuel, le mariage doit s’ouvrir à tous les couples et, ainsi, s’universaliser.

Certains objecteront que le mariage, en droit, lie un homme et une femme : c’est vrai, mais c’est un sophisme puisque c’est justement cette discrimination légale qu’il est proposé d’abolir. Dans le Massachusetts, cette discrimination est tombée d’elle même : la Cour suprême a indiqué que rien dans la Constitution de l’Etat ne justifiait de limiter le mariage aux couples hétérosexuels, et qu’il devait en conséquence être ouvert aux couples du même sexe. En France, le Code civil fait référence à l’hétérosexualité : il faudra donc une loi.

Derrière cela, il y a en réalité une autre objection : le mariage concernerait, par nature, un homme et une femme. Mais implicitement, cet argument renvoie à la procréation et ramène à la question précédente. C’est par ailleurs le propre de la société de s’affranchir de la loi dite naturelle pour se construire dans la loi des hommes.

Une dernière objection avancée est que le mariage n’est pas seulement un contrat individuel, mais aussi une institution. Cela est vrai et il est légitime que sa réforme ne prenne pas seulement en compte l’intérêt des personnes concernées mais aussi celui de la société. Mais en quoi l’extension du mariage nuit-elle aux intérêts de la société ? Au contraire, en devenant universelle, l’institution du mariage se renforce. C’est tout le contraire du divorce, vu par certains comme une atteinte grave à l’institution du mariage, et qui a pourtant été libéralisé au nom de la liberté individuelle.

Dans ce cadre, le PACS a été un pas en avant courageux. C’est le PACS, pleinement accepté désormais, qui va rendre possible le possibilité du mariage pour les personnes de même sexe. Il faut aujourd’hui continuer dans la voie qu’il a ouverte, car il s’agissait d’un point de départ, et non d’un point d’arrivée. Le PACS n’offre pas les mêmes droits que le mariage ; il n’offre pas non plus la même reconnaissance symbolique. S’il faut améliorer le PACS en de nombreux points, il convient également de donner la possibilité aux couples de choisir le mode de relation contractuelle qu’ils souhaitent. Ouvrir le droit au mariage, c’est aussi offrir la possibilité de ne pas se marier.

Pour toutes ces raisons, refuser aux homosexuels le droit au mariage, c’est maintenir une forme d’inégalité, une discrimination symbolique et réelle sans fondement.

Tournons nous maintenant vers ce qui fait le plus débat : l’adoption.

Cette question doit être jugée à l’aune unique de l’intérêt de l’enfant.

La question de l’équilibre d’un enfant élevé par un couple homosexuel est débattue entre les spécialistes. L’idée est que, au nom de la dualité sexuelle fondamentale – biologique - de l’humanité, cet équilibre nécessite des référents masculins et féminins. C’est une question extrêmement délicate et il est vrai que les études ne sont pas toutes très fiables. Ce qui est sûr, toutefois, c’est qu’aucune des enquêtes réalisées, en France ou aux Etats-Unis, ne permet de conclure que les enfants élevés par des couples du même sexe sont moins équilibrés ou moins heureux que ceux élevés par des couples hétérosexuels. De même, toutes les études, notamment américaines, montrent que l’orientation sexuelle des enfants n’est pas influencée par le fait de vivre avec deux parents du même sexe. Ces enfants disposent, par le biais d’oncles/tantes, grands-parents, ou d’ami(e)s des parents, de référents des deux sexes, ce qui leur permet de se construire dans la dualité sexuelle.

Au demeurant, il y a de très nombreux enfants qui ne vivent pas dans des familles composées de deux personnes de sexe différent, ne serait ce qu’en raison du grand nombre de familles monoparentales.

Mais même s’il est difficile de trancher de façon définitive, nous devons sortir d’une insupportable hypocrisie. Aujourd’hui en France, un célibataire de plus de 28 ans peut adopter un enfant s’il remplit par ailleurs les conditions de base des procédures d’adoption. Personne ne s’enquiert de savoir si cette personne est homosexuelle et à l’intention de vivre avec une personne du même sexe, si ce n’est déjà le cas. On estime à plusieurs milliers le nombre d’enfants qui vivent dans des couples composés de deux personnes du même sexe. Cela est dû à l’existence de familles recomposées, à la procréation médicale assistée (interdite en France pour les homosexuels mais pratiquée dans des pays étrangers voisins comme les Pays-Bas) et à l’adoption par des célibataires. Dans ces conditions, la possibilité donnée à un couple homosexuel d’adopter un enfant ne fait que mettre le droit en conformité avec la pratique, sauf à vouloir revenir sur l’adoption par les célibataires, ce que personne ne propose.

Ainsi, qu’il faille un débat, tout le monde en est d’accord. Mais pour que ce débat ait lieu il faut que les responsables publics donnent leur sentiment. Au bout du compte, beaucoup peuvent penser – et c’est mon cas - que l’intérêt de l’enfant passe en priorité par l’amour des parents : un enfant heureux est avant tout un enfant élevé par un couple qui s’aime, quel que soit le sexe des parents.

dsk

18 mai 2004

Rapport sur le projet européen

prodi


Je viens de remettre mon rapport sur le projet européen au président de la Commission, Romano Prodi. Il s'intitule : "Construire l'Europe politique - 50 propositions pour l'Europe de demain". Il est issu d'une année de travaux au sein d'une table ronde que j'ai eu l'honneur de présider, et dont la composition reflétait la diversité politique, géographique et sociale de l'Union, du prix Nobel de littérature portugais José Saramago à l'ancien président de la Bundesbank Hans Tietmeyer, en passant par Nicole Notat, Bronislaw Geremek, David Simon, Dora Bakoyannis, Isabel Aguilera, Magda Aelvoet, Karl-Henrik Robert, Tito Boeri, Alojz Peterle. Vous pouvez retrouver la version intégrale ainsi qu'un résumé sur mon site www.gauche-en-europe.org.

Ce rapport se veut une prise de position claire pour une Europe fédérale incarnant le modèle de société européen - une Europe de l'innovation, de la justice sociale, de l'environnement, du droit international. Il reprend aussi un concept qui m'est cher : la nécessité de compléter la logique de réparation, qui corrige les désordres a posteriori - logique sur laquelle repose la social-démocratie traditionnelle - par une logique de prévention pour lutter contre les désordres à la racine sans attendre qu'ils ne se créent.

Je serais très heureux de lire vos commentaires

dsk

PS, je serai ce soir sur France 3 à partir de 23h dans France Europe Express, notamment pour présenter ce rapport.

Retrouvez également le rapport en version doc.

vignette_rapport

Ainsi qu'une synthèse du rapport en pdf et en doc.

07 mai 2004

JT France 2 ce soir

Bonjour,

Juste ce petit "post" informatif pour vous indiquer que j'intervenais ce soir au journal télévisé de France 2 pour réagir aux annonces de Jean-Pierre Raffarin. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

dsk

Retrouvez la vidéo du journal sur le site de France 2.

02 avril 2004

Karl Zéro

Bonjour,

je passe dimanche chez Karl Zéro vers 12h35.
L'enregistrement vient de se terminer. Une émission à voir...

dsk

18 mars 2004

Débat avec Dominique Perben

Je suis ce soir au Grand Débat RTL - Le Monde face à Dominique Perben, ministre de la Justice, de 18h30 à 20h.

Je vous invite à me faire part de vos commentaires si vous m'avez écouté.

DSK

Retrouvez des extraits du débat sur le site du Monde.

L'enregistrement de l'émission sur le site de RTL.

12 mars 2004

Soutien à Alain Rousset

Bonsoir,


Me voici en Aquitaine pour soutenir Alain Rousset, mon camarade socialiste et blogueur.

J'en profite donc pour lui réitérer mon soutien afin qu'il batte Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire du gouvernement Raffarin, et François Bayrou, l'homme qui s'oppose avec virulence au gouvernement tout en continuant à voter avec lui.

DSK

Photo prise sur le blog d'Alain Rousset

dsk-rousset.jpg

J'en profite pour remercier quelques blogueurs amicaux, trouvés via technorati.com
-Erratika, qui a trouvé mon blog ehrlich (honnête).
-Juste un blog
-Adverbe
-Alain Jaouen
-Versac
-Politique Online
-Embruns
-Pierre Amoretti, un fidèle de ce blog, qui a, comme moi, lu la constitution,
-Bix
-ainsi que Loïc le Meur

Mais aussi
polytic.net

10 mars 2004

Un air de déjà-vu

Au cours de mes déplacements lors de la campagne pour les régionales et les cantonales, j’ai été surpris de constater l’ampleur du vote Front National décomplexé. J’ai pu le ressentir un peu partout en France, notamment dans le sud-est, comme à Marignane, mais pas seulement.

Dans le cadre de triangulaires, avec le nouveau système électoral et les primes majoritaires mises en place, si des listes FN arrivent en tête, elles auront la majorité absolue au Conseil Régional. Et donc une liberté d’action totale sur les lycées, les transports, l’aménagement local et la culture, sans aucun garde-fou.

Le second ennemi de ces élections est l’abstentionnisme : on le répète année après année, mais cela fait le jeu des extrêmes. Alors je profite de ce forum à vocation citoyenne pour lancer un appel à tous : allez voter les 21 mars et 28 mars prochains !

Je préférerais évidemment que ce soit pour un candidat de la gauche parlementaire car c’est aussi une formidable opportunité de sanctionner le gouvernement pour la politique profondément anti-sociale qu’il mène depuis plus de deux ans maintenant. Saisissez cette chance, car après juin prochain, les citoyens ne seront pas appelés devant les urnes avant 2007. Encore 3 ans de droite dure, ça fait long…

DSK

26 février 2004

Séminaire trilatéral à Londres

Bonjour tout le monde,

je participe aujourd'hui au dialogue trilatéral entre Policy Network, la Fondation Ebert et A gauche, en Europe.

J'ai mis sur le site d'AGEE le texte de Jean Pisani-Ferry, celui de Marisol Touraine, Les insécurités sociales, et le mien, Qu'est-ce qu'une société juste?,

J'y explicite ma vision du socialisme de la redistribution, de la production et de l'émancipation.

DSK

Dernière minute :
La presse en parle!

La revue de presse faite par "A gauche, en Europe"

25 février 2004

Déontologie du blog

Bonjour à tous,

J’ai créé ce blog pour en faire un espace d’échanges autour de mes idées et de mes projets.

Ce site n’est donc pas le lieu de polémiques stériles. Il n’est pas non plus destiné à servir d’exutoire aux névroses antisémites et injurieuses de certains internautes.

Suite aux dérapages de ce matin, les messages à caractère raciste et antisémite, tout comme les attaques calomnieuses, seront dorénavant effacés. En revanche, j’ai bien l’intention de laisser ouverte la possibilité de mettre des commentaires sur toutes les notes.

En procédant ainsi, je sais que certains internautes nous boycotteront. Nous nous passerons de leurs commentaires. Ils n’apportent rien au débat.

Ceux d’entre vous réellement attirés par le débat politique y seront toujours les bienvenus. Il s’agit bien sûr, de l’immense majorité d’entre vous. Votre soutien, vos idées et vos critiques sur le fond, même les plus sévères !, seront précieux.

Les débuts de ce blog ont été prometteurs, tant sur le nombre de participants que sur la qualité générale des contributions.

Merci à tous. Continuons ensemble !


DSK

21 février 2004

Premieres reactions-Europe-LEN

Je dois dire que j'ai ete assez surpris de voir le nombre de reactions sur mon blog, merci a tous ceux qui m'auront donne des conseils ou encourage. J'ai repondu a quelques questions dans les commentaires, j'espere qu'on trouvera le bon rythme de croisiere.

Pour repondre a la question sur l'Europe,

voici le lien en html : et en doc vers l'article que j'ai ecrit avec quelques autres dans le Monde.

Sur la LEN, j'attends vos avis...
A priori, je ne comprends pas trop comment les hebergeurs pourraient l'appliquer sans supprimmer tout contenu.

20 février 2004

Lancement du Blog de DSK

Bonjour à tous et bienvenue sur mon blog.

J’ai souhaité lancer ce forum pour pouvoir dialoguer directement avec tous ceux qui veulent participer au débat public. Merci beaucoup à Loïc Le Meur pour m’avoir présenté le blog et pour son aide lors du lancement. Vous pourrez m’interpeller sur tous les sujets de société, sur le club de réflexion que j’anime, « A gauche, en Europe », sur le parti socialiste ou encore sur mon activité d’élu local à Sarcelles.
Je répondrai régulièrement à vos questions, et j’espère recevoir de nombreuses réactions (constructives de préférence :-) ) à mes articles ou aux textes que vous voudrez bien m’envoyer.
Vous pouvez d’ores et déjà réagir sur des thèmes comme la justice, la recherche, les relations transatlantiques, la campagne des régionales et des cantonales…j’attends toutes vos suggestions !

A très bientôt donc,

Dominique Strauss-Kahn


Photo DSK
http://dsk.typepad.com/photos/dsk/au_tel.html


bureau_la_planche.JPG

18 février 2004

Forum de Canal Ipsos, avec Dominique Strauss-Kahn

Pierre Giacometti, directeur général d'Ipsos, a invité Eric Dupin, journaliste et essayiste, et Dominique Strauss-Kahn à débattre sur fond de données d'opinion. Au sommaire de cette onzième édition :

- l'image dans l'opinion des juges et de la justice, sur fond "d'affaire Juppé"
- les Régionales 2004, avec la publication d'une première mesure d'intentions de vote
- l'Europe, et la montée sensible en France de l'euroscepticisme
- la gauche et le PS face à l'opinion

Téléchargez l'intégralité du forum.

13 février 2004

DSK dans la Drôme le 25 février

Pour ceux qui souhaiteraient rencontrer DSK lors de son déplacement dans la Drôme, voici le programme,

15h35 : arrivée à la gare de Valence. Accueil par MM. Jean-Jack Queyranne, candidat aux régionales, Jean Besson, Eric Besson, Henri Berthollet, Didier Guillaume et Pierre-Antoine Molina, premier secrétaire fédéral de la Drôme.

17h30 - 18h45 : Valence (Fontbarlettes)-Maison des syndicats. Réunion publique avec les habitants du quartier. Venez nombreux! On se plaint trop souvent que les hommes politiques ne soient pas assez proches de leurs concitoyens...

19h : Bourg les Valence.
Réunion publique interdépartementale au Théâtre le Rhône. En présence de Bernard Piras, sénateur-maire de Bourg-les-Valence. Interventions de Pierre-Antoine Molina, Jean-Jack Queyranne et Dominique Strauss-Kahn.
Vous êtes les bienvenus à cette réunion


Equipe DSK