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31 mai 2007

Trois ruptures pour une refondation à gauche

Retrouvez ci-dessous la tribune de Dominique Strauss-Kahn parue dans le journal Le Nouvel Observateur (semaine du 31 mai 2007).

Trois ruptures pour une refondation à gauche

Par Dominique Strauss-Kahn

Pour une société juste

  « Nous venons de subir une troisième défaite consécutive à l’élection présidentielle. Manifeste au soir du 6 mai, elle était latente depuis le premier tour, le 22 avril : jamais le score de la gauche n’avait été aussi bas. La défaite vient de loin. Elle  sanctionne un refus, celui de nous réformer. C’est à cela que je veux aujourd’hui m’attacher.

  Rendre un avenir à la gauche : voilà l’enjeu. Il faut le faire en regardant le monde tel qu’il est, avec les Français tels qu’ils sont.

Le socialisme du réel doit être celui d’une gauche efficace au temps de la mondialisation. Trois principes l’animeront : une vraie compréhension des inégalités et non pas une grille de lecture dépassée, une efficacité sociale et non pas des slogans inopérants, une stratégie émancipatrice redonnant de la force à l’idée de progrès.

  Osons le dire : notre lecture de la lutte des classes est totalement dépassée.

  Il est devenu commun d’annoncer la "fin d’Epinay", c'est-à-dire l’épuisement du grand cycle historique de la gauche française, né en 1971 de l’unification des socialistes par François Mitterrand autour d’un mot d’ordre, la rupture avec la société capitaliste, et d’une stratégie politique, l’Union de la gauche. Nous devons tourner cette page pour ouvrir un cycle nouveau.

  Nous devons le faire pour les raisons que chacun perçoit : parce qu’il est temps que les nouvelles générations de la gauche puissent écrire leur propre histoire ; parce que cette rhétorique révolutionnaire a depuis longtemps perdu tout rapport avec notre pratique du pouvoir ; parce que l’état actuel des forces à gauche pose la question de notre stratégie et de nos alliances.

  Mais nous devons le faire pour une raison plus profonde : le cycle d’Epinay est achevé parce que la vision de la société sur laquelle il reposait est devenue caduque.


  "La lutte des classes", la réduction "en dernière instance" de l’ensemble des inégalités au clivage capital / travail, l’illusion d’un prolétariat homogène et uni entraînant dans son sillage l’ensemble du salariat ne constituent certes plus les principaux leitmotivs du discours socialiste. Mais faute d’avoir réalisé lors des dix dernières années notre aggiornamento, notre analyse de la société continue de s’inspirer d’une vague lecture marxiste, héritée des années 1960, qui analyse les problèmes économiques et sociaux à partir du vieux triptyque couches populaires / couches moyennes / détenteurs du capital, sous l’angle exclusif de l’affrontement et de l’équilibre entre ces classes sociales.

  C’est le décalage croissant entre les mutations, accélérées, de la société française et nos grilles de lecture, obsolètes, qui compose à mes yeux la toile de fond de nos revers électoraux. Pour le dire autrement, il me semble qu’en 2002 comme en 2007, nous avons d’abord buté sur notre inaptitude à analyser la nouvelle réalité sociologique française.

  Cette nouvelle réalité, c’est celle de la fragmentation sociale.

  Les inégalités traditionnelles n’ont pas disparu dans la société française des années 2000 : la mondialisation exacerbe la subordination du monde du travail aux détenteurs de capitaux. Les disparités de revenus et de patrimoine entre les cadres et l’ensemble des salariés d’exécution, qui agrége les ouvriers à la masse des employés du tertiaire aux salaires peu élevés, ne se réduisent guère.

  Mais ces inégalités traditionnelles n’expliquent plus la dynamique sociale. Un puissant processus d’individualisation a fait imploser les anciennes "classes". Il n’est pas indifférent d’avoir un emploi ou de disposer de revenus de transfert, de bénéficier d’un CDI ou d’évoluer dans l’univers des CDD, de travailler dans une grande entreprise ou dans une PME, dans une zone tirée par la mondialisation ou frappée par la désindustrialisation, dans le secteur public ou dans le secteur privé. A cela s’ajoute tout ce qui ne relève pas du statut socio–professionnel mais joue un rôle décisif dans la distribution des richesses et des possibilités d’épanouissement personnel : les inégalités entre les sexes et entre les générations, ainsi que les discriminations raciales. Tout ceci se résume dans ce qui traduit une large part du malaise français : les inégalités territoriales.

  Il n’y a pas deux France, "la France d’en haut" et "la France d’en bas", la France qui va bien et la France qui souffre, mais une France éclatée en mille univers : celui des jeunes de banlieues et celui des retraités des zones rurales, celui des nouveaux prolétaires des industries de l’Est, celui des travailleurs précaires maintenus aux marges de la société, celui des salariés qui ne jugent pas toujours légitime l’effort fait en direction de moins bien lotis qu’eux.

  Le temps n’est plus où la gauche pouvait se contenter d’être le porte-parole du seul prolétariat dans un monde injuste. Aujourd’hui, elle doit redéfinir ce qui fonde une société juste.

  Nicolas Sarkozy a fait son miel des antagonismes que nourrit l’hétérogénéité sociale. En choisissant ses boucs émissaires, en épousant la méfiance spontanée qu’inspirent les "assistés" aux salariés "qui se lèvent tôt", en opposant la France des campagnes à celle des "racailles", il s’est donné les moyens de réunir une majorité. Il a joué sur les peurs et les rancoeurs, mais aussi sur l’espoir d’une énergie nouvelle. Je suis convaincu qu’il sera impossible pour la gauche de reconquérir le pouvoir et de l’exercer durablement si elle ne prend pas, elle aussi, la mesure de cette nouvelle société française. C’est cette mise à jour qu’il nous faut faire. C’est à ce socialisme du réel que je veux convier la gauche et les Français.

  Pour retrouver une crédibilité politique, nous devons éviter trois écueils : ignorer la fragmentation sociale en imaginant qu’on peut encore construire un "front de classes" à l’ancienne autour de quelques mots d’ordre anticapitalistes et altermondialistes ; capituler devant la "société des individus" en courant après tous les mouvements sociaux et en se laissant disloquer par toutes les revendications ; contourner le problème en faisant de la démocratie participative ou du nécessaire dialogue social une fin en soi.

  Pour moi, trois pistes mènent à notre rénovation idéologique.

  D’abord, la promesse d’un Etat social à nouveau efficace.

  Chacun constate combien il s’est dégradé depuis 2002. Je crains que les dégâts à venir ne soient comparables à ceux qu’infligea le thatchérisme au Royaume-Uni des années 1980. Mais je crois aussi que s’enfermer dans la seule défense des acquis condamne la gauche à n’être qu’un rempart vite contourné face au réformisme libéral. Pour rester fidèle à ses valeurs, la gauche doit reconnaître la nécessaire adaptation de notre modèle social aux défis de la mondialisation, du vieillissement démographique et de l’individualisation des situations. Rien n’est tabou : sur le financement des retraites, l’évolution du système de santé, la réforme du marché du travail, la reconfiguration territoriale des services publics, les électeurs potentiels de la gauche attendent de notre part un discours de vérité pour reconstituer notre crédibilité.

  La gauche doit aussi répondre à la demande de protection face à la mondialisation : je continue de penser que la construction de l’unité politique de l’Europe est la seule réponse stratégique sérieuse que les socialistes puissent opposer aux contradictions du discours de Nicolas Sarkozy, qui a promis tout à la fois le libre marché au CAC 40 et le protectionisme aux salariés.

  Enfin, cet Etat social renouvelé doit désormais promouvoir cette catégorie d’entrepreneurs qui inventent notre avenir. Nous devons les considérer comme d’authentiques acteurs du progrès social et non comme des "ennemis de classe" à vouer aux gémonies.

  La deuxième piste est celle d’un nouveau compromis social.

  Nous devons assumer plus clairement nos priorités politiques et définir le type de société que nous voulons bâtir : quel partage de la valeur ajoutée, quel arbitrage entre la progression du pouvoir d’achat des différentes catégories de salariés et le soutien à la lutte contre l'exclusion et au noyau dur du chômage ? Est-il concevable que nous revenions devant les électeurs sans avoir déterminé la répartition de l’effort fiscal qui nous semble souhaitable ?

  La troisième piste enfin touche à l’utopie fédératrice de l’égalité réelle et d’une société juste.

  Adopter le socialisme du réel que je préconise, ce n’est pas se résigner au pragmatisme et à l’ordre établi : il s’agit de faire face à la réalité pour pouvoir la changer. Je crois d’ailleurs que la gauche ne peut se passer, dans notre pays, de cet horizon d’une transformation radicale de la société qui, depuis la Révolution, donne sens à ses combats.

  La "rupture avec le capitalisme" a cédé la place à un nouvel objectif tout aussi stimulant : la construction par l’égalité réelle d’une société juste.

  L’égalité réelle, c’est d’abord l’égalité des droits, la lutte contre les discriminations sexistes, raciales, générationnelles, territoriales. Mais c’est aussi la lutte contre la reproduction sociale qui demeure, malgré la "massification" du système scolaire voulue par la gauche, une réalité structurante de la société française.

  Articulé autour de propositions audacieuses et d’engagements financiers précis en matière d’éducation, de santé et de logement, ce mot d’ordre peut, lui aussi, être fédérateur dans une France qui aspire profondément à relancer l’ascenseur social. Si la gauche ne se fixe pas cette nouvelle frontière comme horizon, on pourra légitimement se demander à quoi elle sert.

  Le socialisme est d’abord une protestation contre l’ordre existant. Mais il exprime aussi une volonté d’émancipation concrète. C’est ce que je développerai dans ces colonnes lors des quinze jours à venir. »


N.B. :
Le Nouvel Observateur a lancé sur son site Internet un débat autour de « La refondation de la gauche – Comment reconstruire une gauche qui gagne ? ». Pour y participer, cliquez ici.


Equipe dsk

30 mai 2007

Nouvelle semaine de campagne

Bonjour à toutes et à tous,

Lors du grand meeting au Zénith de Paris, mardi 29 mai, Dominique Strauss-Kahn a appelé les électeurs de gauche à se mobiliser massivement pour voter et faire voter socialiste les 10 et 17 juin prochains.

« Parce que nous devons nous battre contre les projets de la droite, pied à pied, à l’Assemblée nationale ; parce que nous devons affirmer nos valeurs dans n’importe quel combat, quel que soit le rapport de force, parce que c‘est ce qui nous pousse à faire de la politique ; parce c’est la condition qui permettra plus facilement de ne pas nous replier sur nous-mêmes mais au contraire de pouvoir nous étendre vers les autres, il faut voter socialiste » a exhorté dsk appelant à un « vote d’affirmation positive et socialiste ».

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette intervention :


Cette semaine encore, Dominique Strauss-Kahn ira apporter son soutien aux nombreux candidats socialistes à travers la France.

Lundi dernier, il s’est rendu à Lyon pour une rencontre-débat aux côtés de Martine David, candidate dans la 13e circonscription du Rhône.

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Dans les jours qui viennent, dsk sera auprès de Sandrine Mazetier samedi 2 juin à Paris et de Pierre Moscovici jeudi 31 mai à Audincourt dans le Doubs.

Il tiendra ce soir à partir de 19h30 un meeting à la salle des fêtes de Sevran aux côtés de Christophe Borgel, candidat sur la 11ème circonscription de Seine Saint Denis (Tremblay – Sevran – Villepinte).

Equipe dsk

25 mai 2007

En campagne dans la Sarthe et en Saône et Loire

Bonjour à toutes et à tous,

Mercredi dernier, je suis allé témoigner toute mon amitié et tout mon soutien à Marietta Karamanli, candidate dans la 2ème circonscription de la Sarthe.

Accompagnés de plusieurs militants et élus locaux, nous nous sommes rendus dans un foyer de jeunes travailleurs, « Le Relais », où nous avons échangé avec ses responsables des procédures d’aide à la création d’entreprises.

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Maire-Adjointe de la ville du Mans chargée de la jeunesse, Marietta Karamenli m’a ensuite fait visiter, en présence de Jean-Claude Boulard, maire de la ville, l’espace jeunesse que la municipalité soutient dans le quartier populaire des Sablons. Après une rencontre avec ses habitants, la visite s’est poursuivie dans un autre grand quartier populaire du Mans, les Glonnières
.

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Autre journée, autre territoire, mais mêmes problématiques. Le lendemain, jeudi 24 mai, c’est aux côtés de Christophe Sirugue, Président du conseil général de Saône et Loire et candidat dans la 5ème circonscription de Saône et Loire, ainsi que de Françoise Verjux-Pelletier, sa suppléante, que j’ai fait campagne. Une fois encore, les préoccupations économiques et sociales ont été au centre de nos discussions : réindustrialisation de bassins d’emplois, lutte contre les délocalisations, accès au logement… Nous avons débattu, en présence de mon ami François Patriat, Président du conseil régional de Bourgogne, devant près de 400 personnes rassemblées à la maison de Syndicats de Chalon Sur Saône.

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Je me réjouis de cette campagne législative et de l’engouement qu’elle suscite. Je me réjouis de pouvoir apporter mon soutien à des femmes et à des hommes de courage et de conviction qui, je l’espère, siègeront demain à mes côtés à l’Assemblée nationale.



dsk

21 mai 2007

DSK à L'Haÿ-les-Roses

Bonjour à toutes et à tous,

Samedi dernier, Dominique Strauss-Kahn est venu apporter son soutien à Patrick Sève, député-maire de L'Haÿ-les-Roses, candidat sur la 12ème circonscription  du Val de Marne (Chevilly Larue, L'Haÿ-les-Roses, Rungis, Thiais).

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Accompagné de René Rouquet, Laurent Cathala, Jean-Yves Le Bouillonnec et Michèle Sabban, il est ensuite intervenu devant plus de 300 personnes rassemblées à l'auditorium de l'espace Dispan de Florian.

DSK a appelé les sympathisants socialistes à se mobiliser et à "resserer les rangs", dans la perspective des législatives, car il "faut qu'à l'Assemblée nationale, les pouvoirs soient suffisamment équilibrés".

Mercredi prochain, DSK sera au Mans aux côtés d'une autre camarade, Marietta Karamanli, pour soutenir sa candidature  dans la 2ème circonscription de la Sarthe.

Equipe dsk

18 mai 2007

En campagne à Malakoff

Bonjour à toutes et à tous,

Ce matin, je me suis rendu à Malakoff pour soutenir Catherine Picard , candidate socialiste dans la 11e circonscription des Hauts-de-Seine (Bagneux – Malakoff – Montrouge).

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Aux côtés de Wilfrid Vincent, suppléant de Catherine Picard, conseiller municipal de Montrouge, de Pascal Buchet, maire de Fontenay aux Roses, premier fédéral des Hauts-de-Seine, et de nombreux militants et sympathisants, nous sommes allés à la rencontre des habitants sur le marché de la ville.

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Ce département est symbolique à plusieurs égards et c’est pourquoi j’ai tenu à m’y rendre.


Symbolique tout d’abord de la politique d’une droite toute puissante. Est-il besoin par exemple de rappeler que le département des Hauts de Seine, et en particulier la ville de Neuilly, figure dans les plus mauvais élèves quant à l’application de la loi SRU votée sous la gauche ?…

Mais symbole aussi que l’opposition est possible, y compris sur les terres sarkozystes, à l’image de cette 11e circonscription, où la candidate de la gauche a rassemblé près de 59% des suffrages au deuxième tour de la présidentielle.

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Je continuerai dans les semaines qui viennent à mener campagne, tant dans ma circonscription du Val d’Oise, qu’auprès de mes autres camarades socialistes.

dsk


N.B. : Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette rencontre. Bonne écoute !

13 mai 2007

DSK sur RMC

Bonjour à toutes et à tous,

Dominique Strauss-Kahn sera demain, lundi 14 mai, l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC à partir de 8h30.

Bonne écoute !

Equipe dsk

11 mai 2007

Pour une gauche du réel

Bonjour à toutes et à tous,


Dominique Strauss-Kahn est venu hier soir soutenir la candidature de Jean-Christophe Cambadélis pour les législatives à l’occasion d’un grand banquet républicain dans le XIXe arrondissement de Paris.


Quatre jours après la troisième défaite consécutive de la gauche à l’élection présidentielle, et seize ans après l’accession de François Mitterrand à la présidence de la République, Dominique Strauss-Kahn a invité les socialistes à renouer avec la victoire en reconstruisant « une gauche efficace, une gauche crédible, une gauche concrète ».


« J’ai dit dimanche soir que pour moi c’était une défaite et certains ont crié au scandale. Mais moi, je crois qu’une des responsabilités d’un dirigeant politique, c’est de dire la vérité (…) Et cette défaite, pour moi, elle vient de loin (…) Nous nous sommes petit à petit éloignés du réel » a-t-il notamment expliqué.


DSK a ensuite fait référence à la victoire de François Mitterrand en 1981 : « pour préparer la victoire du 10 mai 1981, il y avait à la fois – et il faut ça pour la victoire – une stratégie, un projet et un parti (…) Une alliance de toute la gauche sans préalable idéologique, un projet à la hauteur du socialisme et un parti de débat en phase avec les Français ».


« Nous vivons aujourd'hui la situation que vivait la gauche en 1969 », a-t-il souligné, en allusion au scrutin présidentiel qui avait vu la gauche éliminée dès le premier tour et qui avait constitué la première étape vers la construction d’un nouveau Parti Socialiste, né deux ans plus tard au congrès d’Epinay.


Si le passé doit nous servir, c’est vers l’avenir qu’il faut désormais se tourner. Il a expliqué ensuite que deux scénarios étaient possibles : « un scénario noir où le PS devient petit à petit la SFIO (...), finalement un astre mort ; un scénario rose, celui d'un Parti socialiste rénové qui, idéologiquement, s'ancre dans le réel ».


Aujourd’hui est un nouveau tournant. DSK a invité à « tout remettre à plat, sans tabou », et à retrouver le lien que le Parti socialiste « n’aurait jamais du perdre » avec la réalité économique et sociale du pays. Il a également appelé à « se battre » de toutes ses forces dans la campagne législative qui s’ouvre. « Je me refuse de considérer aujourd’hui que la démocratie est un jeu et qu’une fois qu’on a élu un président de la République ce n’est pas la peine d’aller aux législatives ».


Mais « si la gauche veut gagner les élections législatives et résister le mieux possible », elle doit « montrer qu'elle a entendu le message de la présidentielle ». « Les Français veulent une gauche efficace, une gauche crédible, une gauche concrète », ils veulent « une gauche qui règle les problèmes, pas qui ressasse les solutions d'hier ». A cette reconstruction nécessaire, « deux mots d'ordre » s’imposent selon lui : « Je souhaite du collectif, je souhaite du renouvellement ».


Dominique Strauss-Kahn a conclu son intervention, devant plus de trois cent personnes, en invitant à « un parti rénové sur les idées, renouvelé sur les hommes et les femmes qui se fixe l’objectif de recueillir le tiers de l’électorat dans notre pays ».


Equipe DSK

N.B. : Retrouvez ci-dessous la vidéo de l'intervention de dsk à ce banquet de républicain.
Bonne écoute !



09 mai 2007

Banquet Républicain dans le XIXème

Bonjour à toutes et à tous,

Je participerai demain soir à un banquet républicain de soutien à la candidature de Jean-Christophe Cambadélis pour les élections législatives dans le XIXème arrondissement de Paris.

Le repas aura lieu à 19h30 au restaurant "Le nouveau palais de Belleville" (46 rue de Belleville).

J'invite tous ceux qui le souhaitent à se joindre à nous !

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La participation pour le repas est de 14 euros. Merci de vous inscrire auparavant au 01 40 40 08 01 ou sur contact@cambadelis.net.

A demain !

dsk

Ps : je serai en outre l'invité de Nicolas Demorand sur les ondes de France Inter à partir de 08h30. Bonne écoute !

06 mai 2007

La nécessité du renouveau

Ce soir, je suis triste pour la France et pour la gauche. Nous avons connu une grave défaite.


Mes pensées vont d’abord à Ségolène Royal qui a mené ces derniers mois une campagne innovante et courageuse.


Elles vont ensuite aux milliers des militants et sympathisants socialistes qui ont porté et diffusé le pacte présidentiel de notre candidate dans des réunions publiques, sur les marchés, partout dans le pays.


Je partage leur déception de voir l’espoir de renouveau porté par la gauche rejeté dans les urnes. Je partage aussi leurs inquiétudes sur ce qui peut arriver en France dans les mois et les années à venir.

Pour autant, nous devons dire la vérité aux Français et à la gauche, c’est notre devoir.


La gauche a perdu cette élection présidentielle dès le premier tour. Jamais la gauche n’avait connu un score aussi faible. Pourquoi ? Parce que depuis cinq ans, nous ne nous sommes pas assez renouvelés. Nous nous sommes laissés bercer par les illusions des victoires aux élections régionales et européennes, alors que les Français ne faisaient que rejeter massivement la politique de Jacques Chirac.


Nos concitoyens ne veulent plus des solutions du passé. Ils voient bien que la gauche doit apporter autre chose que ce qu’elle a toujours dit. J’ai tenté une révolution social-démocrate pendant la primaire socialiste. Elle n’a pas abouti. Ce renouveau est aujourd’hui nécessaire.


dsk



PS: je serai demain matin l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 à 8h30.

04 mai 2007

En campagne jusqu'au bout !

Bonsoir à toutes et à tous,

C'est en Savoie d'abord, à Grenoble ensuite, que j'ai tenu aujourd'hui les dernières réunions publiques de la campagne présidentielle, qui se termine dans un peu plus d'une heure. Comme partout où je me suis rendu ces dernières semaines - peut-être plus encore ! - la détermination et la confiance étaient au rendez-vous.

A Montmelian, plus de 1000 personnes ont assisté à la réunion de soutien à Bernadette Laclais, candidate socialiste aux législatives. 1000 personnes qui n'avaient pas besoin d'être convaincues : la victoire est possible.

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C'est le même état d'esprit que j'ai retrouvé ensuite à Grenoble où j'ai eu le plaisir d'être accueilli par de vieux amis, notamment Michel Destot, maire de la ville, Jean-Jacques Queyranne, président du Conseil Régional et Bernard Soulage, vice-président du Conseil Régional. 3000 personnes étaient présentes. Des militants convaincus, prêts à aller expliquer aux indécis de leur entourage pourquoi nous devons et nous pouvons gagner. Pourquoi nous allons gagner.

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D'abord parce que le pacte présidentiel de Ségolène Royal porte en germe un projet de société qui rassemble, plus juste et plus équitable, à l'opposé de la France individualiste et morcelée que nous promet Nicolas Sarkozy. C'est l'essence du combat de la gauche : se battre non pour soi, non pour ses intérêts personnels, mais pour les autres. Pour tous ceux qui sont le plus durement touchés par les maux qui frappent notre pays : le chômage, le manque de logement, le délitement du lien social. Pour ceux-là, nous avons le devoir de gagner.

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Ensuite,  parce que le pacte présidentiel de Ségolène Royal promeut une nouvelle vision de notre démocratie, renouvelant ainsi un combat ancien du socialisme. La démocratie participative qu'elle souhaite mettre en oeuvre, sa manière de l'appuyer sur les territoires, est aux antipodes de la décentralisation menée par les gouvernements Raffarin et Villepin, qui ont transmis aux collectivités des compétences sans les assortir des ressources nécessaires. Pour l'avenir de notre démocratie, nous devons gagner.

Enfin, Ségolène Royal porte haut l'internationalisme qui est une des lettres de noblesse du socialisme. Elle est à la seule à pouvoir relancer l'Europe, permettant ainsi à l'Union Européenne de peser enfin sur les enjeux internationaux à sa juste mesure. Les gouvernements de nos pays partenaires - de droite comme de gauche - qui ont reçu Ségolène Royal  ne s'y sont pas trompés : la relance de l'Europe passe par sa victoire dimanche.

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Une élection se joue jusqu'au dernier moment. Je vous encourage toutes et tous à parler, débattre, convaincre autour de vous jusqu'à dimanche. La victoire est possible!

dsk

03 mai 2007

Dernier grand meeting avant dimanche ce soir à Lille !

Bonjour à toutes et à tous,

Un billet très court aujourd'hui pour vous dire simplement que je serai ce soir à Lille au dernier grand meeting de Ségolène Royal avant le vote de dimanche.

Il se tiendra à Lille Grand-Palais (Parc des Expositions) à partir de 17h30.

Venez nombreux pour soutenir Ségolène Royal !

dsk

02 mai 2007

Mon interview ce matin sur RTL

Bonjour à toutes et à tous,

J’étais l’invité ce matin de Jean-Michel Aphatie sur RTL. J’ai profité de cette émission pour rappeler la crédibilité et la solidité des propositions économiques du pacte présidentiel proposé par Ségolène Royal dont je me porte garant. J’ai la conviction que le caractère innovant du programme économique de notre candidate permettra à la France de mieux préparer son avenir et de trouver sa place dans la mondialisation.


J’ai également rappelé que sur de nombreux sujets, Ségolène Royal et François Bayrou avaient des proximités, même si, et c’est normal, des divergences existaient, notamment sur les questions économiques.


Jean-Michel Aphatie n’a évidemment pas pu résister à me poser la question attendue sur mon éventuel avenir personnel…Même si je suis prêt à d’autres choses et que je m’y suis préparé, cette question me semble très prématurée. Ce qui m’importe avant tout, c’est la victoire de la gauche et de Ségolène Royal dimanche soir. Il faut d’abord gagner et battre le candidat de la droite !


Je serai ce soir, comme sans doute beaucoup d’entre vous, devant ma télévision pour regarder le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Ce débat ne doit pas porter sur des questions techniques, deux heures ne seraient d’ailleurs pas suffisantes pour traiter l’ensemble des sujets !

Mais il a un rôle essentiel : mettre en évidence la personnalité de chacun des candidats.


Bon débat !


dsk

01 mai 2007

DSK demain matin sur RTL !

DSK sera demain matin l'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL à 8h30.

Bonne écoute !

Equipe DSK

DSK en meeting à Quimper

Bonjour à toutes et à tous,

DSK était hier en campagne de soutien à des candidats aux élections législatives dans le Finistère. Il est intervenu le soir devant plus de 1200 personnes à la salle du Chapeau Rouge à Quimper.

Retrouvez ci-dessous des extraits de la video de son intervention.


envoyé par leps29avecsegolene


Bonne écoute !

Equipe DSK

Manifeste de Socialisme et Démocratie

mai 2008

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