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02 février 2007

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Voici les sites qui parlent de Lancement du manifeste de Socialisme et Démocratie ! :

Commentaires

benathenes

http://najatazmy.typepad.fr c'est l'adresse du blog de l'aversaire socialiste de vanneste, c'est pas mal fait, il y a même un compteur des dérapages de vanneste...

den

Pour les pleureuses patronales.
Remontons leur le moral!
http://www.youtube.com/watch?v=QviHq4MCgGo&mode=related&search=

http://den.hautetfort.com/

l'écoeuré du blog de DSK

Au moins les choses sont claires,la campagne se fera sans l'équipe de DSK.
Ils n'ont rien trouvé de mieux que de s'occuper du manifeste social démocrate pendant que leur chef doit se reposer à MARRAKECH.

Belgo

ah c'est sur ça les fait bisquer.
Signe qu'on est dans le bon.
Je plussoie Rolex : EN AVANT !!

Amitiés, Pablo
Le Belge

richard

@Désillusion,
Il faut tout citer et non pas annoncer une mauvaise nouvelle comme si cell-ci était due à SR :
Navarro vote Sarkozy
Enregistrée le 31 janvier pour France 2, l'émission « L'arène de France » sera diffusée le 7 février. Roger Hanin en est le grand témoin de la semaine à l'occasion de la parution de son roman sur l'adoption : « Loin de Kharkov ». Au cours de l'enregistrement, l'acteur, beau-frère de François Mitterrand, a déclaré : « Aujourd'hui, j'aimerais qu'on m'explique ce qu'est la gauche ! En tout cas, je ne voterais jamais pour un candidat issu du Parti socialiste. Quand je vois le comportement ignoble (sic) qu'a été celui du PS envers François Mitterrand, je ne peux voter pour quelqu'un représentant ce parti politique. Pour qui puis-je voter ? Pour le Parti communiste au premier tour. Quant à Nicolas Sarkozy, je trouve l'homme sympathique, et il faut lire le discours de Périgueux avant de le juger. Il faudrait même le faire lire dans les écoles. Si ce discours devient son vade-mecum, je voterai Nicolas Sarkozy ! » Cette déclaration sera diffusée sans aucune coupure et avec l'accord de l'intéressé. © Le Point, 02/02/07.

Desillusion

"@Désillusion,
Il faut tout citer et non pas annoncer une mauvaise nouvelle comme si cell-ci était due à SR :
Navarro vote Sarkozy"

T'es parano Richard. A force de penser à ta madonne, tu la mets - en mon nom - dans un rôle inexistant.

Vous pêté les plombs chez DA. Un conseil, mettez un peu de liberté et de transparence chez et vous verrez vous vous en porterez mieux.

Desillusion

Acte Premier

Un ami étranger, francophone et francophile, m’a avoué ne pas très bien comprendre ce qui se passe aujourd’hui sur la scène française. J’ai entrepris de l’éclairer en me livrant à un essai de décryptage de la tactique SR. Comme ce texte reprend beaucoup des propos que nous avons échangés entre nous, je le restitue à toutes fins utiles.

Prologue :

Sommaire [masquer]
1 Texte de sous-titre
2 Acte I :
3 Acte II :
4 Acte III :
5 Acte IV :
6 Acte V :

[modifier]Texte de sous-titre
Un passé politique assez long, mais peu spectaculaire, une parlementaire pas trop assidue, trois intermèdes ministériels sans éclat particulier (sauf un accouchement quasi en direct de Paris Match), et une faible implication dans la vie du Parti socialiste pourtant dirigé par son compagnon.

[modifier]Acte I :
Entrée en scène de la Zapatera.

Sa victoire sur Raffarin aux régionales la met pour la première fois véritablement en lumière. La première femme à apporter une région à la gauche attire l’attention des médias qui voient aussitôt en elle la « Zapatera française ». On s’en amuse, on s’en agace, mais on ne voit rien venir.

[modifier]Acte II :
le Congrès s’ennuie

Le Congrès du Mans n’ayant pas débouché sur les affrontements sanglants attendus, les médias qui s’ennuient trouvent en SR un « sujet ». L’affaire est lancée : et si la première dame du Poitou devenait vraiment la première dame de France ? On s’en gausse, tant l’habit paraît démesuré. Quelques propos machistes mal venus lui attireront des sympathies nouvelles.

[modifier]Acte III :
La gazelle et les éléphants

Pour s’imposer, il faut contourner le parti (un peu comme l’a fait Fabius à propos de l’Europe) en donnant l’image du changement (le combat de la gazelle contre les éléphants) et en tenant des propos passablement révisionnistes sur les 35 heures, le service national, la "valeur travail", la sécurité, « l'ordre juste », « les rites, les règles et les repères », etc. Devenue la vedette des sondages et des médias, elle est condamnée à la fuite en avant et à multiplier les effets d’annonce pour occuper le devant de la scène, le tout dans un timing soigné. Le coup de l’encadrement militaire des jeunes délinquants opportunément brandi alors que le tribunal de Bobigny est taxé de «laxisme e» prouve qu’elle répond à la préoccupation sécuritaire des Français. La carte scolaire dégainée à la veille de la rentrée touche les parents, sa critique des 35 heures trouve un écho chez des gens qui n’auraient pu en bénéficier correctement … Peu importe qu’elle chasse sur les terres de Sarkozy, peu importe qu’elle soit plus habile à décrire qu’à proposer des solutions réalistes : elle se pose en s’opposant au Parti dont le sens critique a été étrangement anesthésié, avec la complicité d’un appareil à sa dévotion. En tous les cas, le but est atteint : c’est elle mène le jeu, imposant son rythme, occupant l’espace médiatique et obligeant les autres à se positionner par rapport à elle – ce qui semble apporter un démenti à ceux qui affirment qu’elle n’a pas d’idées.

[modifier]Acte IV :
les jurys (im)populaires

Après avoir tout fait pour éviter le débat direct et menacé de s’y soustraire (curieux quand on prône constamment la démocratie participative), elle enregistre une baisse de popularité : DSK commence à intéresser la presse qui l’a désigné vainqueur du premier débat télévisé. Le doute s’installe : et si ce n’était pas elle ? demande le Nouvel Obs qui avait pourtant largement contribué à son décollage médiatique en décembre 2005. Il faut donc essayer de reprendre la main. Les sondages montrent que 60% des Français estiment que leurs élus sont corrompus ? Pas question de prendre la défense des 6 à 700 000 Français qui font fonctionner la République au quotidien. Au risque d’apporter de l’eau au moulin de l’antiparlementarisme primaire, elle s’engouffre dans le créneau pour proposer « la mise sous surveillance » des élus par des jurys populaires ! Et c’est reparti. Malheureusement, cette fois-ci la pilule passe mal et elle a oublié que la majeure partie de ses soutiens sont des élus qui n’ont pas envie de se placer sous la tutelle de ces jurys populaires : ses amis décontenancés par cette nouvelle sortie ont du mal à la suivre. Quiconque est confronté aux réalités du pouvoir sait que le temps de l’action n’est pas le temps des médias. Sans durée suffisante, rien de possible. Comment un élu arriverait-il dans ces conditions à faire accepter par un jury populaire l’installation sur sa commune d’une prison ? Est-ce que la démocratie participative aurait permis d’abolir la peine de mort en 1981 ? Sous couvert de démocratie participative, S. Royal a lancé une véritable bombe : on voit la dérive potentielle ! Et pourquoi pas demain de tels jurys pour les profs ? Il y a déjà des gens pour réclamer qu'on dénonce les enseignants qui utiliseraient la méthode globale ! Avec le populisme entre dans l’ère du soupçon généralisé. La démocratie n’a pas de pire ennemi que la démagogie.

[modifier]Acte V :
le dénouement

Avant que ne s’écrive la fin de cette tragi-comédie, arrêtons-nous un instant sur les mécanismes en jeu. A chaque fois, SR et ses conseillers ont identifié un segment porteur qui correspond à un mécontentement d’une partie de la population. Au lieu de le traiter de manière responsable et de proposer des solutions d’ensemble, elle sacralise l’expression populaire et en fait une ligne de conduite comme si l’intérêt général pouvait être la somme des intérêts particuliers et des corporatismes. SR ne manque pas d’idées : elles les puisent dans l’air du temps. L’analyse de David REVAULT D'ALLONNES est éclairante : « Le scénario est désormais bien rodé. Ségolène Royal regarde ce qui monte dans l'opinion sur un sujet précis, elle attaque la ligne socialiste, elle se fait attaquer en retour par son camp, résume un sondeur. Puis elle attend le sondage qui montre qu'elle a le soutien de l'opinion.» (Libé du 24 octobre) Le lendemain, il ne reste plus qu’à édulcorer le propos scandaleusement déformé ou mal interprété (curieux là encore cette difficulté à se faire comprendre correctement du premier coup). Quand la tension est trop forte, on laisse passer un peu de temps ex. le mariage gay ou plus récemment l'adhésion de la Turquie, questions sur lesquelles elle a, dans le temps, varié parallèlement à l'opinion.

Au passage, les militants commencent à se poser la question : on nous a répété que le débat était inutile puisque les trois candidats défendaient le même projet. Certes, mais si certains – ceux qui y ont le plus travaillé – font des propositions précises qui visent à l’améliorer et l’approfondir, d’autres – qui n’y ont pris aucune part - jettent en vrac des idées complètement extérieures au projet, qui n’ont jamais fait l’objet de discussions internes. Va-t-on sacrifier le projet aux élucubrations des grands communicateurs, à seule fin de faire élire …. la préférée de la droite qui a fait le choix de Ségolène pour donner plus de chance à Sarkozy ? ou est-ce que les électeurs vont se réveiller de la torpeur qui les a engourdis, retrouver leur esprit critique un instant anesthésié sous l’effet d’un excès de com et se rendre compte que la meilleure façon de mettre un terme à cette escalade de populismes, c’est de refuser le duel Sarko-Ségo dans lequel la droite veut enfermer le PS et avec lui l’ensemble de la gauche ?

richard

Si ce n'était pas le sens de ton post, je retire ce que j'ai écrit, pardon, mais cela aurait si bien découlé de tes posts précédents.....
Cependant, ne t'en fait pas trop pour ma santé : je vais très bien , merci.

l'écoeuré du blog de DSK

NAVARO ne votera pour SARKOZY qu'au deuxième tour,en ce qui concerne DSK et son équipe,ils pourraient le faire au premier tour si on analyse bien leurs propos.

bruno84

Devant les uns je dit noir devant les autres blanc encore une contradiction de ROYAL

Jeudi soir devant les jeunes lors d'un débat participatif sur la jeunesse à Grenoble, Ségolène Royal a en effet évoqué un «service civil volontaire» et non obligatoire.

De retour à Paris loin des jeunes Mme Royal s'est efforcée de rectifier le tir vendredi en certifiant que «le service civique obligatoire figurera bien dans ses propositions».
Surement accusée par son mari de trahir le projet du PS.

Selon le président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) Razzye Hammadi, le service civique serait complexe à mettre en oeuvre dans sa forme «obligatoire», l'Etat étant dans l'impossibilité d'accueillir 350.000 jeunes tous les six mois dans des chantiers humanitaires. «L'offre ne permet pas de répondre à la demande», a-t-il expliqué à l'Associated Press. De plus, «l'ensemble des associations et syndicats qu'on a consultés étaient contre la forme obligatoire», à l'instar des jeunes intervenus lors des récents débats participatifs, a-t-il assuré.

Or, le projet adopté le 1er juillet par le PS prévoit la création d'un «service civique obligatoire» de six mois.

Quelle propositions doit on retenir ???
celle de jeudi ou celle de vendredi ??? j'y comprend plus rien....

On appelle çà un débat participatif Chez les ROYALS C'est plutot un trompe l'oeuil...

den

Hanin ,plus girouette que Montebourg.
Il se dit coco...... rico, oui!
Je le vois à Bordeaux entrain de s'occuper de la sono de François Mitterand durant la campagne de 1981 (quand j'étais plus jeune). Quelle tristesse de mal vieillir, pauvre Roger Hamen !

Pablo

(ce messqge ne concerne en rien ma "profession de foi" socialiste mentioné ci dessus, mais une simple réflexion)

Qu'est ce que la social-democratie ?

Je pense que dans le fond on a tous sa propre vision de ce qu'est la social-democratie.

DSK nous a dit, la social-democratie c'est en gros le social comme objectif et la democratie comme methode. C'est un debut, ca a l'avantage d'etre simple pour les non inities au langage de militants socialistes, mais ca reste vague.

Les elements qui selon moi caracterisent (historiquement) la social-democratie sont:

1) L'acceptation du cadre institutionnel et des valeurs de la democratie liberale.

A une epoque, il y eu debats entre ceux qui acceptaient les regles de la democratie "bourgeoise" et qui entendaient conquerir legalement le pouvoir pour faire bouger les choses; et ceux qui les refusaient au nom d'un ideal revolutionnaire, la lutte sociale etant pour eux le seul moyen de renverser l'ordre social.

Ce critere est fondamental pour expliquer la difference de conception politique en socialistes/social-democrates ET communistes jusqu'au annees 70/80. D'ou en France le Congres de Tours ou Blum denoncait le danger des 21 conditions de Lenine.

2) Assumer la participation au pouvoir au cote d'autres forces politiques.

Cela decoule du premier critere. Du moment qu'on accepte le cadre institutionnel de la 3eme Republique, se pose la question de la relation du parti au pouvoir. La il y a eu un debat entre les socialistes qui acceptaient de mettre les mains dans le cambouit (on retrouve parmi eux Jaures mais pas seulement, il y a aussi ceux qu'on a appelle je crois les possibiliste) car pour eux la moindre avancee constituait un plus, et ceux qui refusaient de participer a un gouvernement de coalition avec des partis non socialistes (radicaux notamment). On retrouve parmi les 2nd notamment Jules Guesde. Pour un temps les socialistes ont proner le "soutient sans participation".

Il a fallu attendre 1914 je crois pour voir des ministres socialistes au pouvoir mais c'etait l'union sacree. Il y a eu sinon des gens qui venaient du parti socialiste mais qui s'en sont eloigne pour participer au pouvoir (Aristide Briand, Alexandre Millerand... les "socialistes independants".).

3) Un lien direct avec les syndicats.

A l'origine les principaux parti socialistes en France, c-a-d avant 1905 naissance du PSU-SFIO, etaient lie aux syndicats. Les militants etaient alors souvent des syndicalistes.

Je sais plus tout a fait ce qui s'est passe mais du premier critere mentionne ci dessus, a entraine la separation entre parti politiques et syndicats. Separation consacree avec la Charte d'Amiens de 1904, les syndicalistes, au nom d'un ideal anarcho-revolutionnaire, refusaient les liens avec les parti politique qui acceptaient le cadre bourgeois pour reformer les choses.

Dans les autres pays, ca ne s'est pas passe comme ca. En Allemagne les liens syndicats-parti etaient fort, et en Angleterre, le Labour-Party etait a l'origine un regroupement de syndicats. Pour etre d'ailleurs au parti il fallait se syndiquer... la disctinction a ete faite avec Tony Blair.

Ceci explique la difference enorme entre le nombre de militant socialistes affiches par le SPD, le LP, les parti social-democrates scandinaves.

4) Acceptation de l'economie de marche avec comme ambition de la reguler.

Je crois que tous les partis socialistes et social-democrates ont a un moment donne de leur histoire pronaient l'appropriation collective des moyens de production.

Et si je ne me trompe c'est vers les annees 30 que tous les partis socialistes et social-democrates ont fait evoluer leur logiciel de pensee economique. La crise des annees 30 est une crise du modele de l'Etat liberal ou minimal, et alors apparait une nouvelle approche economique: le keynesianisme. Je precise que John Meynard Keynes n'etait pas socialistes/travaillistes, mais politiquement proche du Parti Liberal (parti de centre-gauche qui a finit par etre devance par le Labour).

Et a l'apres guerre, je crois que les social-democrates ont finit par conceptualiser leur modele socio-economique basee sur:
--> le welfare state ou etat de bien etre avec l'apparition de la couverture sociale, philosophie sociale incarnee par le rapport Beveridge au Royaume-Uni.

Je precise juste qu'il y a 2 types de modeles social:
- le systeme beveridgien, systeme etatique finance par l'impot
- le systeme dit bismarkien, systeme assure par les partenaires sociaux et finance par les cotisations sociales.

--> le keynesianisme et intervention de l'Etat dans l'economie. En gros le marche peut pas toujours tout assurer, l'Etat peut intervenir au moyen de niveau des grands travaux, il doit realiser les investissements necessaires si l'initiative privee ne suffit pas etc.

--> Je pourrai rejouter le fordisme ou la production de masse lie a une politique de hausse de salaire.

3 remarques:
- La premiere c'est que ce modele n'est pas uniforme, chaque pays l'adapte a sa facon,
- Ce modele economique (surtout ) est propre a une epoque les trentes glorieuses,
- Leon Blum et le Front Populaire ont +/- lance la base de ce modele meme si c'est a la Liberation que ca se met en place et apres.

5) Une methode de gouvernance: la megociation sociale, le contrat.

C'est donc le preference du contrat a la loi.

C'est l'idee que les partenaires sociaux sont plus a meme a definir leur besoins et a les mettre en application que l'Etat au travers de ses hauts-fonctionnaires et de ses lois.

Je pense que c'est la que nous sommes pas vraiment social-democrate.
Mais c'est lie a notre histoire... un Etat tres present, un syndicalisme faible, un parti socialiste longtemps devance par le PC, le gaullisme social et etatique etc.

fizzy

Très bonne idée. Voilà mes modestes contributions, de ce qui me paraît indispensable à la sociale-démocratie :

1 - un réformisme assumé.

La politique inspirée de Rocard. Ne pas forcément vouloir le tout ou rien. Tout progrès social est bon à prendre.
Il faut aussi développer le syndicalisme. Mais pas en obligeant tout le monde a prendre sa carte à la CGT. Non, il faut renforcer l'anonymat lors des élections (vote électronique, etc.) et deculpabiliser les gens qui veulent se syndiquer et qui voient souvent leur carrière en patîr.


2 - la fin du cumul des mandats.

Avec des élus qui ne peuvent cumuler 5 jobs correctement. Un élu qui fait correctement son boulot ne peut être Maire de Neuilly, Président du Conseil général, Président de l'UMP, Ministre de l'intérieur, Candidat à la Présidence et dans l'émission d'Arlette Chabot de 21h à 23h59. Non, je ne vise personne en particulier.


3 - la promotion du contrat

Ne pas attendre la loi qui vient du haut de la pyramide. Parfois, elle est nécessaire quand ne le contrat n'est pas possible ou pas fair-play. Mais il faut privilégier le contrat, et un contrat ou personne n'a un pistolet dans le dos en le signant. Il faut donc y mettre les garanties pour que ce soit gagnant/gagnant

4 - une politique qui s'assume

Un programme clair avant d'accéder au pouvoir et une volonté de le respecter une fois élu. Les aléas de la conjoncture peuvent évidemment remettre en cause certaines mesures.
Mais il faut essayer de proposer des mesures financées comme DSK l'a fait lors de la campagne interne. Et ne pas faire rêver inutilement.
Car alors, la déception est à la mseure des espoirs qu'on suscite.

Bien le bonsoir, et continue Dominique, on est derrière toi pour imposer ce nouveau courant qui est le vrai renouveau de la gauche et pas cette retouche de la Mitterandie dont s'inspire Ségo. Je ferai mon devoir en avril, mais je commence à en avoir marre de voter par défaut comme en 2002 !

John Nice

Et aujourd'hui il est ou le soutien DSK à la candidate P.S. ? Regrettable!
Vous avez beaucoup de bonnes idées, un discours intéressant, une véritable expérience de la politique mais la candidate P.S. a été sélectionnée avec une formidable majorité. J'attends beaucoup de vous et surtout un apport substantiel et un soutien évident envers Madame Royal!

Pablo

Suite à mon précédent message.

Je crois que les pistes de réflexions lancées par l'équipe DSK sont très intérressantes mais elles semblent oublier une composante : la réforme du Parti Socialiste.

Pierre le Belge l'a maintes fois mentionné ici même: il y a clairement un problème dans le fonctionnement du parti. Il appelle ça le "césarisme", "l'entrisme", l'influence "trostkystes" etc...
Moi je crois que c'est notammant le poids des notables qui paralyse en partie le PS.

Un parti doit conjuger 2 contraintes:
- la question de la structuration du parti qui implique le phénomène de bureaucratisation. Trop structurer, le parti perd en démocratie.
- la question de la démocratie interne. Débattre, multiplicité des courants, sont des signes de vitalité de cette démocratie interne. Mais il faut un minimum de consensus, une capacité à dégager au yeux des militants une ligne claire. Le problème c'est que le débat d'idées est l'occasion de combats des forces interne aux parti (exemple des Verts).

La social-démocratie constitue une méthode de gouvernance. Fizzy parle de Rocard, je retiens de ce personnage politique pour qui j'ai le plus grand respect, 4 principes d'action politique :
- privilégier le discret au spectaculaire
- privilégier le durable à la pression de l'immédiateté
- privilégier le concret au symbolique
- diffuser les coûts sociaux des réformes dans tout le corps social et non sur les seules épaules de certains groupes. D'où la négociation.

Mais le problème de la gouvernance, c'est qu'elle correspond à la période où le parti est au pouvoir. Or dans le cas de la France, paradoxalement, si le parti est au pouvoir il ne participe pas à cette démarche de gouvernance puisqu'elle est l'oeuvre +/- directement du gouvernement. Louis Mexandeau, mitterandien notoire mais néanmoins auteur de l'intérressant "Histoire du PS", montre clairement dans son dernier chapitre comment une fois le parti au pouvoir, les gens s'empressent d'abandonner le parti au profit de postes ministériels etc.

Donc 2 questions relatives au rôle et au fonctionnement du PS:
- quel rôle lui attribuer en période où il est au pouvoir ?
- quel rôle et quelle méthode lorsqu'il est dans l'opposition ?

Ca fait cinq que nous sommes dans l'opposition, regardez simplement comment la direction a gérer ces 4 dernières années, la façon dont a été préparer les élections régionales et européennes (oui on a gagné mais vous me direz les projets qui avait derrière), les congrés (dijon, le mans), la préparation du projet socialiste (états généraux soit l'ancien nom de ce qu'on appelle aujourd'hui les débats participatifs, commission du projet entre notables et adoption symbolique par les militants), la désignation du candidat, et maintenant la campagne présidentielle...

Je pense que ça a été mal géré, mal préparé, mal pensé, à la va-vite . Tout n'est pas à jeter bien entendu, notamment dans le projet socialiste. Moi j'ai l'image d'un PS qui court derrière l'opinion, entrainé dans le jeu médiatique, incapable de formuler une position claire et innovante (sauf le courant social-démocrate mais torp tardif), plus clientéliste que politique (au sens noble).

Il va falloir réformer ce parti, avec je crois 2 objectifs, 2 pistes :
- réformer les statuts pour plus de lisibilité, de flexibilité, de démocratie interne,
- renforcer voir officialier les liens avec les syndicats et des associations (ça dépend pas que de nous c'est vrai, mais inciter à la double appartenance politique/syndicale/associative),

Je pense que d'autres, bien mieux placés que moi dans ce domaine, sauront apporter des éléments de réponses à cette question de réforme du parti.

Je résume: 3 façon de penser le social nous amène à intervenir sur 3 axes:
- institutions ... agir sur les coûtumes et la structure de l'organisation
- interractions ... agir sur les rapports internes.
- idées ... changement de programmes, rédaction du manifeste

Bonne soiréee.

biltoleta

enfin du fond !!

nb :
- réfléchir sur la social-démocratie n'empêche en rien de faire la campagne de la candidate PS pour faire gagner le Parti, nous sommes nombreux à y participer sur le terrain

- DSK travaille en ce moment à une mission pour SR

l'élection c'est une chose, mais il reste à préparer l'avenir
Dominique, nous sommes nombreux à être partants pour y réfléchir avec toi sur ces bases SOCDEM ci-dessus

Eric

National SOCIALISME, Union des républiques SOCIALISTES soviétiques... Le jour ou socialisme rimera avec démocratie, ça se saura.

Bye bye les fascistes de la Pensée Unique. Vous avez rendez vous avec la cuvette des WC, comme vos collègues précédents.

Belgo

sont méchants les droitiers
ça prouve qu'on est sur la bonne voie !

Belgo

dans le Manifeste,

je pense que ce serait une bonne chose d'exprimer clairement notre opposition au projet de la droite.

On le sait que la droite est populiste.
Que le champ politique du sarkozysme, c'est n'importe quoi pourvu que le systeme capitaliste continue son exploitation aujourd'hui, demain, etc.

On sait parfaitement que son communautarisme ne sert qu'à ça : faire en sorte que l'exploitation continue, qu'aujourd'hui les salriés aillent faire le profit de la classe des faux entrepreneurs, demain à nouveau, et que ça continue comme ça cinq ans de plus etc.

Ca explique aussi leur façon de gérer l'Etat, en faisant de la dette. D'une part ils soignent leur clientele d'exploiteurs, de gens qui (admettons le) ne respectent pas les lois de la République (en droit du travail, en droit environnemental, en droit boursier, etc) et meme pas de la décence ('golden parachutes').
D'autre part ils proposent ce meme systeme aux groupes considérés comme des communautés ("la banlieue a le droit de réussir", "je viens visiter la France qui se leve tot", etc ).

TOUT LE MONDE sait que c'est du flan.
Qu'ainsi la droite fait marcher ce systeme à l'aide d'expédients, comme la distribution de subventions à cette clientele (au sens romain) d'"entrepreneurs", ou encore en nous faisant payer à nous citoyens les couts entrepreneuriaux de la dépollution.

Eh bien si nous indiquons clairement notre volonté de déconstruire le projet Potemkine de la droite, notamment sous l'angle fiscal, comme un projet qui nous met à charge leurs profits, nous pourrons le démontrer chapitre par chapitre. Avec des chiffres.
Par exemple le logement : augmentation des valeurs privées, baisse des investissements publics, réduction du parc, etc. Projet contre Projet. Positivement.

Le Belge

Belgo

Excellents posts de Pablo, comme d'habitude.
Je plussoie. Je ne peux que plussoyer.

S'il fallait absolument y rajouter quelquechose, je dirais que ce tableau sur la situation interne au Parti peut etre dressé avec les memes lignes sur la situation externe au Parti, càd sur la République...

Depuis quinze ans (voire plus, je suis iconoclaste), par exemple, la République a été géréé de la meme maniere que le Parti : à vue.

De la meme façon que Pablo montre que nous devons repenser le Parti, nous devons repenser la République (ce que Pablo conçoit tres probablement lui-meme).

Le Parti des technocrates court apres l'opinion, la république des technocrates continue son populisme. Chirac fait ses réformes en courant apres l'opinion (l'affaire des impots, l'affaire de l'environnement, etc). Et que dire de "la sécurité" si ce n'est que c'est une autre maniere de maintenir l'exclusion de ghettos entiers. Comment une République qui fonctionne peut elle développer "l'insécurité" ?

Il est normal aussi de faire un parallele entre réforme du Parti Socialiste et réforme de la République, des institutions, du role de l'Etat.

D'abord, pas plus que l'Etat, le Parti Socialiste ne détient le monopole de la Vérité. Il ne saurait progresser qu'en se remettant en question.

Ensuite, admettons l'étendue de l'échec, notamment Royaliste, admettons que les idéaux socialistes n'ont guere progressé, meme à propos des 35H. Je ferai un raccourci en posant que, comme notre Parti est conçu à l'origine pour réformer la République, et comme cela n'arrange guere les aventuriers, les technocrates ont pris progressivement le controle du Parti...depuis 1973...(enfin c'est juste mon avis)

Plus sérieusement : notre Parti doit assigner clairement et démocratiquement un role à l'Etat...et donc aux technocrates. Il doit donc prendre le controle de l'Etat et des technocrates...en toute responsabilité...pour le démanteler...dans ses aspects de dépendance avec le capitalisme privatif...

Si nous voulons changer la société dont nous dénonçons les dérives d'exclusion, de paupérisation, d'instrumentalisation, il est normal que nous changions le Parti : les cinquante ans qui viennent de se passer sont globalement un constat d'échec.

Rien n'est sorti de fort agréable pour nos familles des "Trente Glorieuses : le chomage est important, les 35H à vau-l'eau, le capital concentré, la presse aux mains de la droite, des populations entieres paupérisées, les ateliers ont été déménagés (en plus !). Vous le savez tous : il faut tout recommencer.

AS
Pierre le Belge de Lille

Suzie Guth

Si j'avais été au Parti Socialiste j'aurai voté Dominique Strauss-Kahn, j'avoue avoir pensé adhérer pour 20 euro pour favoriser la candidature mais j'ai pensé que cela n'était pas très honnête par rapport au militant de longue date.Cela n'aurait rien changé. Je comprends aussi l'impatience du Premier secrétaire du Parti qui a déjà eu à assummer la campagne de Jospin et qui a pensé que celle-ci serait la bonne en mettant deux fers au feu; c'est humain. L'électeur cependant vote pour un homme ou une femme beaucoup moins pour un parti ( Les Français ont voté pour François Mitterrand pas pour son programme).
Maintenant il va falloir voter Bayrou d'abord, et Sarkozy ensuite: j'avoue que je ne suis pas transportée par l'enthousiasme mais le choix du candidat du parti socialiste n'est pas le mien.
Il y a sur ce blog des explications très valables sur la stratégie de la montée de la femme du Premier Secrétaire, mais les Français n'aiment pas que la presse choisisse à sa place.En gros, on n'aime pas être pris pour des imbéciles, or le PS a toujours eu ce ton de donneur de leçon.L'électeur a déjà chanté en tant qu'écolier:" la maîtresse au feu et les cahiers au milieu", il est inutile de lui intîmer de choisir l'ordre juste. Par contre, il aurait suivi DSK car il paraissait compétent dans les domaines économiques et internationaux et c'est l'essentiel. De plus, appartenant à une religion minoritaire, le choix de ce candidat montrait que nous avions dépassé l'affaire Dreyfus et qu'en France chacun avait sa chance. Comme on dit en Afrique: ça lui regarde, en d'autres termes le Parti est responsable de ses choix.
A propos de l'oligarchisation dans un parti la lecture de Michels est toujours recommandée.Suzie donneuse de leçons

Yannick69

Bonjour à tous,
Pablo, ton post est excellent. Belgo, tu vas enfin pouvoir utiliser ta densité de réflexion sereinement, si d'autres ne viennent pas polluer ce blog.
Il est indispensable d'arriver à une réforme profonde du parti pour aller vers plus de démocratie. Il est anormal de constater comment fonctionne le système pour les investitures (notamment aux législatives). Le parachutage politique est par exemple quelque chose à bannir. C'est une insulte aux militants, aux citoyens, relevant d'une conception patrimoniale du politique.
Il faut également proclamer le strict non-cumul des mandats : sénateur-maire, député-maire ou encore député-président de conseil de région. Et peut-être aussi imposer une limite à deux mandats législatifs et municipaux consécutifs.
Bonne journée à tous
Yannick, du Rhône

rolex5513 val de Marne

IL y a un sujet, cher Pablo, où je ne te suis pas , ce sont les liens entre le parti et les syndicats.

De tout temps, les liens officiels entre partis et syndicats ont été biaisés, et n'ont jamais été mis en place que pour assujetir les syndicats au pouvoir en place.

Je suis de ceux qui défendent un syndicalisme pour la défense des interets matériels et moraux des travailleurs par le biais des revendications et de la politique contractuelle.

Par ces propos , certains reconnaitront mon attachement à tout ce qui a fait l'histoire de Force Ouvriere, je le revendique.

Pour moi l'indépendence du syndicat et son appartenance à une confederation interprofessionelle sont la clé de voute de la défense des salariés.

Cette défense ne saurait être assujetie à un parti politique censé être un jour au pouvoir. Le syndicat n'a pas à être un contre-pouvoir mais un contre-poids dans la balance des négociations.

En conclusion: le parti socialiste ne doit pas, à mes yeux, avoir d'autres relais que les sections locales.

yvon

Merci pour cet appel à contribution.
D'emblée, avant d'avoir lu la contribution de LBAB, 3 questions me paraissent importantes :
1. le parti social-démocrate est un parti de militants, non un simple parti d'adhérents voire de supporters. Il est un parti de masse qui doit se nourrir de l'activité syndicale et associative de ses adhérents.
2. le parti-social démocrate est un parti qui organise le débat d'idées, qui se structure en courants qui ne fusionnent pas obligatoirement dans des synthèses artificielles qui stérilisent le débat politique
3. le débat politique devient impossible dans le cadre d'institutions politiques de type présidentiel. Cette exception française en Europe ne se justifie pas. Elle conduit à des dérives populistes au sein même des partis politiques.

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Manifeste de Socialisme et Démocratie

août 2007

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