DSK cosigne avec plusieurs leaders de la gauche européenne une tribune parue dans Les Echos du 13 janvier. Vous pouvez la télécharger ici : Comment la gauche peut relancer la construction européenne.
Bonne lecture !
Equipe DSK
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Voici les sites qui parlent de Comment la gauche peut relancer la construction européenne ... :
» Villepin promet l'équilibre des comptes en 2010 et annule les baisses d'impôt de 2007: Qu'en Pensez-vous ? de *Villepin Blog* Tout sur Dominique de Villepin
Finances publiques : Le premier ministre a ferme la porte à toute nouvelle baisse des impots après 2007 et à toute hausse de la CSG d'ici a 2009.
Que pensez-vous de cette promesse, de cet objectif ? VENEZ DEBATTRE: LAISSEZ VOS COMMENTAIRES !!! [Lire la suite]
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Monsieur DSK,
excusez-moi de trop en faire, de demeurer nombriliste mais je vous dit pour la troisième fois ma décéption qu'aucune ligne de ce blog ne soit consacrée à la huitième circonscription du Val d'Oise dont vous êtes pourtant le député.
Vos ambitions présidentielles vous ont-elles fait à ce point oublier le RER D, le marché de la gare, les Flanades, le Val de France etc?
Voici le blog que je consacre à ce terrain qui m'est cher dans l'attente de vous lire un peu plus sur la "France de derrière le périph" : http://yassine.ayari.free.fr
Rédigé par: Yassine Ayari | 13 janvier 2006 à 15:17
J'aime à la fois la démarche et le texte.
La démarche parce qu'après un DSK rassembleur (l'émission d'A. Chabot même si elle était confuse permettait au moins de diffuser cette image et a permis un appel unitaire à la pétition), on a maintenant un DSK à la dimension européenne, par ses propos et par ses contacts internationaux.
Le texte parce qu'il réussit à être concis, compréhensible et clair, et plus encore parce qu'il tourne le regard vers un avenir que l'on peut construire. On y croit et on veut y croire.
Si je puis me permettre un conseil, il me semble qu'il ne manque pour l'instant qu'un(e) lieutenant pour faire le ménage dans les paillettes et la basse-court médiatique, de façon à ce que Dominique trace son chemin sans être parasité par tous ceux qui s'agitent parce qu'ils n'ont que cela pour exister.
Rédigé par: Bloggy Bag | 13 janvier 2006 à 15:59
Pourquoi pas ... Je trouve l'initiative intéressante.
http://forumsocialiste.free.fr
Rédigé par: Pedro | 13 janvier 2006 à 17:56
Après avoir torpillé la construction Européenne ( l'éminent Fabius porte une très lourde responsabilité ), le PS voudrait la relancer ? Il faut savoir que la totalité des pays européens opte pour une Europe plus libérale que le programme du PS !
Moins d'état, moins d'impôts.....de Berlin à Madrid en passant par Varsovie ( et on ne parle pas de Londres...) tous les gouvernements raisonnables d'Europe rejettent le socialisme de type français qui mène à l'échec. Alors DSK peut-il sans sortir ? Entre isoler la France et la libéraliser... pour un démagogue de base franchouillard, l'avenir est sombre...et la situation inextricable. DSK est courageux car entre la libéralisation douce à l'européenne et la ruine socialiste il sait choisir, mais comment expliquer cela à notre électorat tellement "propagandé" ?
Rédigé par: Yvan Litvinov | 13 janvier 2006 à 18:21
Bravo !
Une question sur un détail : que signifie "généraliser Erasmus" ?
Dans mes rêves, cela consisterait à obliger tous les étudiants européens des 25 Etats-Membres à partir un an dans un autre Etat-Membre en programme d'échange.
J'ai eu la chance de profiter d'Erasmus. Pour la 1ère fois de ma vie, je me suis senti étranger. L'ouverture d'esprit n'est pas innée, elle s'apprend.
Et vous, quels sont vos rêves ?
Rédigé par: Laurent Saïag | 13 janvier 2006 à 18:25
L’Europe providence…plusieurs remarques:
-la France est aujourd'hui l'homme malade de l'Europe. La plupart des démocraties ont réagi à la mondialisation avec leur propre recette - libérale au Royaume-Uni et en Irlande, social-démocrate en Scandinavie, transition accélérée en Espagne, réformes en Allemagne. La France, elle, reste le seul pays développé qui s'échine à maintenir le modèle caduc d'économie fermée et administrée des années 1960.La réponse unique à tout problème consiste à dépenser de l'argent public et embaucher de nouveaux fonctionnaires, avec une crise économique et sociale endémique (un quart de siècle de chômage de masse à plus de 10%), un volume du travail en baisse, un appauvrissement global (le PIB par habitant Irlandais est supérieur de 20% au notre!) tous les ingrédients sont réunis pour déboucher sur ce que Tocqueville décrivait en 1848: une situation prérévolutionnaire.
-le divorce de la France d'avec le monde réel date de 1981: on a nationalisé, fermé le pays, augmenté le nombre de fonctionnaires, au moment où les autres pays faisaient l'inverse. Mitterrand a néanmoins réalisé des réformes importantes (décentralisation, suppression de la peine de mort, engagement européen et atlantique) De Chirac il ne restera rien, sinon douze ans perdus pour le pays, une nation en ruine et un double désastre, diplomatique et intérieur. La France s'est isolée dans une bulle de démagogie et de mensonges. Pour des raisons électorales, les hommes politiques ont refusé de dire la vérité, ils ont détourné les problèmes en accusant la mondialisation ou l'Europe, ce qui a détruit l'idée européenne. Et ils cherchent encore aujourd'hui à leurrer les citoyens en centrant le débat politique sur le passé historique au lieu d'agir sur le présent (on n'ose pas aborder et traiter les difficultés réelles de l'intégration, alors on légifère sur la colonisation ; le culte de Mitterrand pour un parti en panne d’idées, etc.).
-le marxisme continue à imprégner les discours. Attac n'est que la réactualisation de la critique radicale du capitalisme et de la démocratie, après l'abandon du mythe de la révolution et de la société sans classes. En France, on n'ose pas les réformes parce qu'on redoute les révolutions. Mais c'est précisément l'absence de réformes qui débouche sur les révolutions. C'est ainsi que sont morts l'ancien régime,la IVe République et que la IIIe a fini de manière tragique.
-le Parti socialiste, soumis (comme les Gaullistes) aux thèses d'Attac, est en pleine régression politique, basculant vers le protectionnisme et le nationalisme. En France, le clivage droite-gauche s'est dissous dans une même démagogie. Le président de la République adhère lui aussi aux thèses d'Attac (voir la taxe sur les billets d'avion et sa déclaration stupéfiante présentant le libéralisme comme un danger pour la démocratie comparable à ce que fut le communisme au temps de la guerre froide). La modernisation n'est pas une affaire de droite ou de gauche. A partir du moment où l'on accepte la réalité de la mondialisation et la nécessité de réformer, il peut y avoir des projets différents, l'un plutôt social-démocrate, l'autre plutôt libéral. C'est ce qui s'est passé en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne (où Zapatero s'est bien gardé de remettre en cause les réformes économiques de José Maria Aznar)
-les Français ne sont ni des fainéants ni des imbéciles. Ils savent qu'on ne peut pas réduire le chômage et devenir plus riche en travaillant moins. Ils ont compris que, si l'on ne change rien, leurs petits-enfants vivront moins confortablement, sauf s'ils partent à l'étranger, que la France évoluera vers un mélange de musée et de parc de loisirs, qu'elle perdra sa capacité à maîtriser son destin et à peser sur son histoire.
-les socialistes du XIXe siècle (Jaurès, Ferry) étaient les grands défenseurs de la production. Aujourd'hui, la gauche ne parle que de redistribution, elle protège les rentiers (secteur public, en particulier) contre les productifs. Autrefois, elle était internationaliste. Elle est devenue nationaliste! La gauche française renie son patrimoine génétique et son héritage intellectuel.
De vraies réformes
-les échéances électorales de 2007 seront décisives. Cette fois, on ne pourra plus continuer avec des faux-semblants. Sinon, cela se terminera par la violence politique. La France possède le potentiel nécessaire pour retrouver une croissance de 3% et le plein-emploi dans les cinq ans à venir. Pour cela, il y a quatre leviers simples à actionner: fiscalité simplifiée, libéralisation du marché du travail, réforme de l'Etat, réorientation de la protection sociale vers l'activité et non vers l’assistanat. Notre système fiscal actuel pénalise la création de richesses et fait fuir les éléments moteurs (1 million de Français de moins de 35 ans sont partis à l'étranger). Il faut remettre la production marchande et le travail au centre de l'économie pour augmenter l'offre, donc le pouvoir d'achat, et restaurer la compétitivité. On vendra plus à l'étranger, plus en France, et tout le monde sera plus actif et plus riche. (eh oui !)
-soit, allonger la durée du travail, retarder les départs à la retraite, afin d'augmenter le volume des activités et donc créer des emplois…. Cela fait vingt-cinq ans que l'on fait le contraire…
post un peu long, je sais..
sources : http://www.lesechos.fr/info/medias/200066145.pdf
Rédigé par: vae victis | 13 janvier 2006 à 19:22
ENFIN!!!!
Bravo
pour cet article
il faut continuer sur cette lancée
le discours de Sarko sur les institutions est complètement aberrant
il faut absolument démontrer que ses propositions créent un régime complètelent déséquilibré
un régime bancal entre le régime parlementaire et le régime présidentiel
je pense qu'il faut présenter votre vision des institutions françaises modernisées
Rédigé par: sasha | 13 janvier 2006 à 22:24
L' Europe est la clef de beaucoup de nos drames, en effet.
Rédigez un projet de constitution européenne consensuel! (susceptible de faire 60 à 70% dans un sondage voire référendum)
Rien que sur cette base, vous récupérerez quelques voix!
Je suis certain, que, comme moi, beaucoup rêvent de cela,puisque POUR l'EUROPE, même et surtout après avoir du voter non au TCE.
Rédigé par: blogibloga | 13 janvier 2006 à 23:27
Viva zapatéra.(petite provoc)
Snif snif dsk avait snobé papounet,snobé le reel malaise des agris (si gaté par l'europe).snobé le vote des citoyens pour le TC (le oui etant le seul vote possible)snobé la candidature de zapatéra (qui va gardé les enfants) au lieu de se désité en sa faveur.Pour l'europe je ne vois que la solution d'une europe vraiement démocratique(possibilité d'alternance par le vote citoyen) ,pas plus d'europe mais mieux d'europe .
Bisous a tous.
Rédigé par: Papounet | 13 janvier 2006 à 23:33
Vae victis,
"La France, elle, reste le seul pays développé qui s'échine à maintenir le modèle caduc d'économie fermée et administrée des années 1960"
NON! les produits rentrent en France totalement ouverte comme une lettre à la poste, sans se soucier que les employés les ayant produits puissent avoir été payés 10 à 30 fois moins cher...
"tous les ingrédients sont réunis pour déboucher sur ce que Tocqueville décrivait en 1848: une situation prérévolutionnaire"
NON! en fait, on y est! (déja oublié les banlieues?)
"les Français ne sont ni des fainéants ni des imbéciles. Ils savent qu'on ne peut pas réduire le chômage et devenir plus riche en travaillant moins"
NON! le pays peut parfaitement travailler autant globalement, meme si certains travaillent un peu moins (diminution de leur temps de travail) et d'autres beaucoup plus (baisse du chômage)
Par contre, lorsqu'on en profite pour accentuer la reorientation de la valeur ajoutee vers le capital plus que vers le travail, alors, oui, les gens qui travaillent finissent par gagner moins.
Pour conclure, pourquoi te réfères tu encore à MARX?
C'est le passé!
On est au 3ème millénaire, fichtre!
Rédigé par: blogibloga | 13 janvier 2006 à 23:42
Y a de la rumba dans l'air !
http://www.liberation.com/page.php?Article=351274
Rédigé par: bernard3 | 14 janvier 2006 à 10:22
Vae victis,
"La France, elle, reste le seul pays développé qui s'échine à maintenir le modèle caduc d'économie fermée et administrée des années 1960"
Faut-il rappeler que l'économie française est bien plus ouverte que l'économie américaine (poids du commerce international plus important, part des capitaux étrangers dans l'économie plus grande) ?
Rédigé par: dasquetsch | 14 janvier 2006 à 11:02
la france a dit non
j'ai voté non a l'europe de bruxelles
mettant les citoyens a l'ecart ; pourquoi dsk et les autres font -ils la meme chose---seul a mes yeux laurent avait bien compris le message:l'europe des peuples et non des technocrates;
je pense que l'union de la gauche en france sera possible qu'avec une ligne de gauche francaise et non italienne ou autres ; les evenements des banlieues en disent long ; bon courage et j'espere que vous saissirez le sens car la lcr , pcf au deuxieme tour iront soutenir quelqu'un qui a dit comme eux non
n'ayons pas peur , soyons lucides
Rédigé par: kapela lonsa patrick | 14 janvier 2006 à 11:11
"MIEUX D EUROPE "
c'est bien le fond du débat , si toutefois l'on cherche à comprendre cette part de sympathisants de gauche qui, AVEC SUCCES, s'est opposée au traité contitutionnel de giscard.
O fêtes, paraitrait que l'horrible bolkeinstein reviendrait sur le tapis d'ici le 14 février à strasbourg.
Et paraitrait aussi que çà plait pas à tout le monde :
"Contre le projet de directive Bolkestein, nous pouvons gagner !
Premiers signataires :
Alter-Ekolo, Alternative citoyenne, ATTAC, CADTM, CACTUS/La Gauche, CGT Spectacle, Collectif national du 29 mai, Confédération paysanne, Coordination des groupes de femmes Egalité, Fédération nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, Fondation Copernic, Forces militantes, FSU, Gauche républicaine, LCR, Les Alternatifs, Marches européennes Euromarches, MARS, MJS, MRC, PCF, PCOF, PRS, Réseau Féministe RUPTURES, Résistance 7ème Art, UFAL, Union syndicale Solidaires, URFIG, VAMOS !
Extrait « Grain de sable ».
Rédigé par: béber | 14 janvier 2006 à 11:39
Que pensez vous du livre de jacques MARSEILLE " le grand gaspillage " ?
La réforme administrative : fusionner les communes , est elle une de vos priorités ?
Je suis élu d'une commune de 110 hab,faisant partie d'une communauté de 16 communes avec un total de 1600 hab : le cout supplémentaire , élus, secrétaires , informatique etc ..par an est voisin de 200000euros . A quand la fusion
obligatoire ...car nos (chers élus) n'en veulent surtout pas , qu'ils soient de gauche ou de droite .
Merci de vos réponses .
Rédigé par: imbernon françois | 14 janvier 2006 à 12:21
Vae Victis : "tous les ingrédients sont réunis pour déboucher sur ce que Tocqueville décrivait en 1848: une situation prérévolutionnaire."
Comme Blogibloga, je te réponds non pas vraiment et les émeutes des banlieues en sont un réel révélateur. Non pas que les éléments que tu cites n'existent pas (archaisme, chomage, paupérisation), mais ils ne sont pas suffisants en eux-même, pour plusieurs raisons à mon avis :
- d'abord parce que, dans notre société, même la partie pauvre et sans emploi aurait quelque chose à perdre en cas de révolution qui tourne mal ; le pays fait un réel effort envers ces gens (même si c'est insuffisant et totalement inefficace pour les sortir de là). Mais sans doute que ce brillant gouvernement ayant peu à peu supprimé quelques aides de trop, il en était arrivé à une limite où, finalement, de plus plus de personnes pouvaient penser qu'elles n'avaient rien à perdre où à attendre. Il existe donc une limite et on s'en est approché, mais on ne l'a pas atteinte.
- ensuite, pour transformer une émeute en révolution, il faut une alternative sous forme d'espoir collectif, ou de projet politique. Le deuxième enseignement à mon sens, est le vide politique de la société française, au-delà de ce que l'on pouvait imaginer. On le constatait au niveau des élections où le seul message souvent retenu était "pool sur le pigeon !", mais cela a été flagrant ici. Ce qui a été brûlé, ce sont les véhicules et certains locaux communs, pas les mairies ou les palais de la république, pas les symboles politiques de ce que l'on voudrait abattre. C'était vraiment une démarche nihiliste, démarche qui n'a été reprise par personne. De là à pesner que personne n'a vraiment envie de changer les choses et se satisfait de son rôle d'acteur ou d'opposant, il n'y a qu'un pas que je franchis personnellement. Tout le monde se plaint de notre société, mais surtout, on ne veut pas que cela change au-delà des apparences ou de quelques symboles sans conséquence.
Ceci dit, il ne faudrait pas en conclure que nous sommes à l'abris pour autant : le système me semble incroyablement fragile et un déréglement extérieur pourrait l'anéantir (accélération du changement climatique, choc énergétique, pandémie, etc).
Mais le vrai risque n'est pas tant la révolution que l'absence de modèle société alternative.
Rédigé par: Bloggy Bag | 14 janvier 2006 à 12:58
Bernard3, s'il y a de la rumba, c'est que pas assez de socialistes ne viennent sur ce blog ! Le thème des institutions revient de façon récurrente et il ne faut pas être grand clerc pour se dire que cela risque d'être un thème de débat de la future présidentielle. Le fumeux referendum a eu au moins comme conséquence positive que les français s'intéressent un peu plus à leurs institutions. Personnellement, je pense que cela devrait être un des thèmes centraux car tous les maux structurels de la France découlent de là (et pas d'une illusoire opposition social vs libéral); s'il existe un modèle français, c'est bien celui d'une république bonarpartiste s'appuyant sur une haute administration aristocratique, essayant de mettre en oeuvre une politique sociale paternaliste et une économie menée par quelques grands capitaines échappés de cette même aristrocratie.
Maintenant, j'attends de voir un projet qui change cela !
Rédigé par: Bloggy Bag | 14 janvier 2006 à 13:15
Blogibloga, tu crois qu'on peut partager le travail ? Peut-être dans l'administration où le résultat ne compte pas. On peut doubler le nombre de fonctionnaires dans un service et ne pas obtenir plus de résultat voire moins à cause du désordre provoqué et la nécessité d'encadré les inutiles.
En entreprise, le travail ne se partage par car un salarié A ne peut pas toujours être remplacé par un salarié B au même poste partagé sans entraîner des pertes de temps, de coordination et finalement de rendement. Les 35 heures sont une hérésie pondue par des esprits de fonctionnaires incompétents et mis en place par des politicards démagogues en mal de réforme "phare" de gauche. Les 35 heures ont créé des emplois mais en ont détruit beaucoup plus. Notre déficit commercial record de 23 milliards d'euros en 2005 doit beaucoup aux 35 heures, mesure affligeante propre à faire fuir les plus entreprenant et à pénaliser les entreprises encore dans l'héxagone. Cette mesure sera abandonnée de gré ou de force car le marché ne l'autorise pas. Cette mesure est une honte pour la France mais une aubaine pour ses concurrents.
Rédigé par: Yvan Litvinov | 14 janvier 2006 à 13:36
Monsieur Imbernon, le problème que vous citez est le fond du mal français : le corps administratif et le service public dans son ensemble roulent pour eux-mêmes aux dépends du pays réels qui produit. La technocratie sous statut et même élue freine le progrès pour ne pas perdre ses privilèges, postes, prérogatives, passes-droit et les contribuables doivent payer et subir. Le pouvoir en France n'est pas dans les urnes ! Seule la ruine des finances publiques peut limiter ( par la force des choses ) le pouvoir de l'administration mais les dégâts seront grands et beaucoup de français fuient un pays bouffé, bloqué et bouclé par ses fonctionaires.
Rédigé par: Yvan Litvinov | 14 janvier 2006 à 13:44
"Pourquoi n'a-t-on pas expliqué aux Français qu'à la fin des années 1970, notre PIB par tête dépassait de 25 % celui des Britanniques, et qu'aujourd'hui celui des Britanniques est supérieur de 10 % au nôtre ? Il eût fallu expliquer les raisons de cet effondrement. Est-ce la capacité de vision et de réalisme de Margaret Thatcher et de Tony Blair qui ont fait la différence avec les références à un monde ancien de François Mitterrand et de Jacques Chirac ? "
extrait d'une lettre récente du député UDF christian Blanc, adressée à Chirac et lui demandant de partir..à lire, Mr dsk, entre 2 cérémonies de l'été 36..
source:http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-730458,0.html
Rédigé par: vae victis | 14 janvier 2006 à 15:22
Je crois que c'est trop simpliste de faire porter aux 35 heures la responsabilité du déficit commercial français et cela pour 2 raisons:
- d'une part je rappelle que les lois sur les 35h ont été à 2 reprises modifiées par le gouvernement actuel (je me souviens pas des dates exactes mais je dirai les 2 premières années de cette legislature)qu'il les a largement simpplifiées (voir supprimées disent certains),et en sachant qu'il faut compter 6 mois pour voir les effets d'une mesure, on aurait du voir depuis le solde de la balance commerciale s'améliorer.Ce n'est pas le cas.
- le manque de compétitivité d'un pays ne se résume pas à un problème de coûts trop élevés des entreprises françaises. Un des gros problèmes je crois,c'est qu'on ne sait pas vendre nos produits et parfois on est trop "timide" pour se lancer dans la conquête d'un nouveau marché. De ce point de vue là (ce manque de savoir faire), l'Etat n'y est pour rien.
Rédigé par: Pablo | 14 janvier 2006 à 15:25
Trés bon article de fond. Vous écrivez en conclusion de vos propositions : "Il revient maintenant au parti des socialistes européens et, au-delà, à tous les progressistes d'en faire leur priorité politique."
Je comprends la prise de position et je la partage, mais comment faire pour embrayer concrètement dans l'action politique ? Par là je veux dire comment dépasser le stade de l'incantation autrement qu'en prenant le pouvoir, déjà au sein du parti socialiste, ensuite au sein de la gauche puis du pays.
Ce qui est troublant c'est qu'on reconnait la justesse de vos analyses, la valeur de vos propositions, mais qu'il y a un souci pour passer à la vitesse supérieure et là je crois que François Hollande vous gêne par sa volonté de tout freiner, tout canaliser. Et pourtant la cacophonie s'installe. Delanoë soutient Jospin. Un clan de dineurs fomente un appel au même Jospin. Certains seconds couteaux en font autant (Valls). Fabius se déclare. Royal se promène dans tous les sens du terme. Le citoyen de gauche ne sait plus ou il en est.
Cette crise de leadership est exaspérante d'autant qu'on la voit perdurer encore longtemps. J'espère que vous avez trouvé le bon plan et la bonne stratégie pour aller à ce combat. Personnellement je ne la comprends pas vraiment ne serait ce qu'en termes de calendrier et d'actions.
Rédigé par: Aiglon | 14 janvier 2006 à 16:29
Cher DSK,
créer une Europe politique veut dire surtout créer un Etat européen, ce que ne sera jamais l’UE.
Etes-vous partisan de l’option «noyau dur» ou «avant-garde» pour y parvenir, c’est-à-dire l’union au sein d’un Etat fédéral d’un petit groupe de pays volontaires (essentiellement France, Allemagne, Belgique, Luxembourg), en dehors des procédures institutionnelles de l’UE ?
Si oui, défenderez-vous publiquement cette option dans le projet socialiste 2007 ?
Rédigé par: Pilum | 14 janvier 2006 à 18:19
Pablo, il est clair que les 35 heures ne sont pas à elles seules responsables de notre déficit du commerce extérieur. Le manque de compétitivité vient aussi de la fiscalité, et des lois sociales en générales. On pourrait aussi ajouter quelques caractéristiques culturelles : dévalorisation des métiers du commerce et de l'argent, héritage d'un catholicisme mal digéré et de l'idéologie marxiste toujours présente dans les esprits. Ceci étant, la loi sur les 35 heures est terrible car elle implique 3 choses :
1) Un mépris de la valeur travail composante essentielle de la vie et du progrès
2) Inadaptation pathologique de notre pays au monde avec lequel il doit composer pour survivre
3) Signal envoyé aux investisseurs que notre pays n'a rien compris et qu'il est en proie à l'obscurantisme politico-économique le plus complet
L'impact moral et économique de ces trois points est ravageur et son coût infini. Le pays des 35 heures est un pays paumé, c'est ce que pensent les étrangers qui s'intéressent à la question.
L'information délivrée par Vae Victis sur l'évolution des pib anglais et francais depuis 30 ans est révélatrice. Je me souviens avoir fait un stage à Londres en 1977 et j'avais été frappé par la vétusté et la pauvreté du pays. C'était l'époque des Sex Pistols, représentants de la génération perdue bouffée par le chômage socialiste d'avant Madame Thatcher. Aujourd'hui la situation est inversée et nos voitures brûlent...
Rédigé par: Yvan Litvinov | 14 janvier 2006 à 19:06
LES VOITURES BRULENT...
et yvan fume des trucs bizarres.
Tiens , en parlant des 35h, y'a beaucoup d'entreprises qui ont trouvé là un excellent moyen d'augmenter leur compétitivité, et qui ,de surcroit, ne crachent pas sur les primes genre abattement de charges sur les bas salaires.
Un pactole de 17 milliards par an tout de m^me.( source canard enchainé du mercredi 11 janvier).
ps / quand à yvan, je le défie de donner les sources chiffrées qui l'autorise à dire autant d'âneries sur les 35h.
Rédigé par: béber | 14 janvier 2006 à 19:20