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07 novembre 2005

Banlieues: il y a urgence!

Bonjour à toutes et à tous,

Je tiens d’abord à rendre un hommage appuyé à l’ensemble des forces de police, les pompiers et les maires qui oeuvrent sur le terrain depuis onze nuits pour rétablir l’ordre public.

Onze nuits depuis le décès tragique et injuste de deux jeunes à Clichy-sous-Bois.

Onze nuits depuis l’odieux assassinat d’un père de famille devant sa femme et sa fille et à Epinay.

Onze nuits de violences urbaines et d’incendies criminels sans précédent, qui frappent les personnes les plus fragiles au cœur de nos banlieues.

Onze nuits de silence coupable des autorités de l’Etat après l’agression d’un lieu de culte, la mosquée Bilal de Clichy-sous-Bois.

Gauche et droite doivent prendre leur part de responsabilité dans ces événements. Je l’assume en tant qu’ancien ministre du gouvernement de Lionel Jospin. En matière d’insécurité, sans doute avons-nous trop privilégié la prévention.

Pour autant, la politique qui a été menée depuis trois ans a aggravé les choses. Le "tout répression" de Nicolas Sarkozy ne marche pas. Face à la difficulté de la tâche qui est la sienne aujourd’hui, il doit oublier le temps des insultes et des invectives inutiles. Il a une seule mission : faire son travail. Et son travail, c’est de rétablir l’ordre et rien d’autre. Sans entrer dans une polémique politicienne, Nicolas Sarkozy est dépassé par ses trop nombreuses activités. On ne peut pas être ministre de l'Intérieur à plein temps, président de l'UMP à plein temps, président du conseil général des Hauts de Seine à plein temps et candidat, quasiment à plein temps, contre le président de la République.

Quand on baisse le nombre de fonctionnaires de police dans les zones sensibles, quand on supprime la police de proximité, quand disparaissent les moyens alloués aux associations chargées de faire de la prévention dans les quartiers difficiles, on rend plus difficile le retour à la paix civile. Parce qu’aujourd’hui, la première exigence que nous devons avoir c’est le retour de la paix républicaine dans ces quartiers.

Trois mesures d’urgence doivent être prises immédiatement.

- la remise en place de 50 000 emplois jeunes

- la reconstitution des financements des associations de quartiers supprimées depuis 3 ans

- le vote dans les 3 mois d’un service civique de solidarité de six mois ou un an pour tous les jeunes

Pour financer ces mesures, je propose un moratoire fiscal renonçant à ce qui est prévu dans le budget pour la baisse de l'impôt sur le revenu et l'impôt sur la fortune.

Ces mesures immédiates doivent s’accompagner d’une action de plus long terme autour de quatre axes.

- un débat à l'Assemblée nationale sur la doctrine d'emploi des forces policières pour mettre fin à la guerre des religions entre la police de proximité et la police d'intervention. A l’issue de ce débat les effectifs de police doivent être rétablis dans les quartiers.

- la mise en place d’instructions précises pour cesser les pratiques discriminatoires dans le recrutement de la fonction publique.

- des mesures d'urgence en matière de logement.

- la concentration des moyens sur les écoles de ces quartiers.

Enfin, je demande au gouvernement de réunir les sociétés d’assurance afin que les personnes victimes de l’incendie de leur voiture puissent être indemnisées au plus vite.

dsk

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Dernière minute :

Dominique Strauss-Kahn était l'invité de Jean-Michel Apathie sur RTL ce lundi 07/11

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Voici les sites qui parlent de Banlieues: il y a urgence! :

» Pourquoi tolérer l'intolérable? de L'autre monde
Depuis le début de la crise en banlieue, hommes politiques, responsables religieux et journalistes tentent d'expliquer, de justifier, de trouver des excuses, bref d'apporter une forme de tolérance à des actes qui sont tout simplement intolérables. On a... [Lire la suite]

» Urgence d'apaiser de Sur Sarkozy
« Le "tout répression" de Nicolas Sarkozy ne marche pas. Face à la difficulté de la tâche qui est la sienne aujourd?hui, il doit oublier le temps des insultes et des invectives inutiles. Il a une seule mission : faire son... [Lire la suite]

» Emeutes en banlieue : trop de solutions ? de Mon premier weblogue
Déjà, il faut avouer que plusieurs tendances se dessinent lorsque l'on parle des évènements : pro-sarkozy pro-jeunes-casseurs Ensuite, les solutions pour régler le(s) problème(s) se divisent en 2 catégories : renforcer la présence... [Lire la suite]

» Emeutes en banlieue : trop de solutions ? de Mon premier weblogue
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Commentaires

Enfin une réaction du PS digne de ce nom... Je l'attendais avec impatience, et je ne doutais pas qu'elle viendrait de vous!
La politique de sarko "pompier pyromane" a atteint ses limites. Le problème est que ces événements risquent aussi de le renforcer dans certaines franges de la population.

j'aimerais approfondir cette proposition :
"le vote dans les 3 mois d’un service civique de solidarité de six mois ou un an pour tous les jeunes"
Un service civique d'accord, avec quel moyen, sous quelle responsabilité, dans quel but, et pour faire quoi ensuite ...

En effet ce n'est pas par des effets de manches et d'humeurs qu'on réglera les problèmes de ce pays.C'est par la compétence.Et c'est donc par des gens comme vous.Quand la droite est au pouvoir c'est chaque fois la même chose, les travailleurs et les quartiers se révoltent.C'est une question d'attitude générale.

Est ce que tout le monde y aura droit où serait ce un régime de faveur pour les banlieux uniquement, à voir l'étendu du mouvement des émeutes, il semblerait que tout le monde soit concerné, sinon le service civique serait vécu comme une punition ... Donc ça ne peut être que le rétablissement du service national obligatoire, mais un service rendu qui diffère complètement de l'apprentissage de l'utilisation des armes et techniques de combat, tout est possible, pourquoi ne pas créer un corp différent de la police ou de l'armée carrément ?

Bravo pour ce texte, vous devriez l'approfondir et le faire paraître en tribune d'un grand quotidien

occupez le terrain, vous êtes de loin le seul qui ait les épaules de la situation

La flambée de violences actuelle met au jour une réalité pourtant bien connue mais faisant l'objet d'un véritable déni collectif : la constitution depuis plus de 30 ans de ghettos péri-urbains qui concentrent toutes les discriminations et toutes les diffucltés économiques et sociales. Le séparatisme social décrit par Eric Maurin semble presque irrésistible, tant les processus à l'oeuvre sont puissants, faisant du territoire un objet de lutte de classes...
Toutefois, ayant entendu les témoignages de jeunes gens qui vivent dans ces quartiers, je crois que la question va bien au-delà d'inégalités à corriger. Les discours tenus par ces jeunes mettent au jour plus qu'une simple frustration. Les termes employés ("on est foutu", on est "sous terre") montrent à quel point ils en sont venus (pour certains en tout cas) à se déconsidérer, à ne plus envisager pour eux mêmes un avenir possible, comme s'ils étaient "déjà morts".
Les mesures immédiates que tu proposes, Dominique, sont plus que nécessaires mais elles ne seront évidemment pas suffisantes.

Par ailleurs, la société du spectacle a de beaux jours devant elle. Il semble en effet que les médias qui ont repris en boucle les propos de N Sarkozy ne sont pas pour rien dans les évènementds actuels. Selon D. Schneidermann, dans l'émission "Arrêt sur images" (France 5), la visite de N. Sarkozy n'a pas fait l'objet d'une bonne "couverture". Seul le passage où le ministre(-président de l'UMP-président du cg92-et-candidat) utilise le terme de "racailles" a été diffusé, sans expliquer le contexte dans lequel ces propos ont été tenus (il répondait à une personne qui l'apostrophait depuis une fenêtre et qui employait elle-même ce terme). De plus, celui-ci a également passé 3/4 d'heure à dialoguer avec des jeunes de la Cité (à leur invitation...). Je ne veux pas défendre Sarko (bien loin de moi cette idée), mais ce que je veux mettre en évidence, c'est que le traitement de l'info par les médias pose encore une fois question. La circulation circulaire de l'information, comme le décrivait P. Bourdieu, a une influence particulièrement néfaste non seulement sur le cours des évèvements mais également sur la perception que nous en avons (les représentations ne sont pas moins des réalités agissantes que le réel lui-même). Il ne me semble certes pas possible de maîtriser les effets de la médiatisation mais il faut que les journalistes-professionnels-de-la-profession, notamment ceux de la télévision, fassent un vrai travail de décryptage de l'actualité, plutôt que de courir après le sensationnel en espérant convoquer chez le téléspectateur son émotion plutôt que son intellect. Voeu pieux s'il en est, à l'heure où le "temps de cerveau disponible" est une marchandise à vendre au plus offrant...

En dehors de la montée de la violence physique, dont les causes sont multiples, certains phénomènes doivent être dénoncés :
La politique de N. Sarkozy consiste à instituer les représentants du culte musulman comme interlocuteurs exclusifs de la "communauté musulmane", qui serait la seule représentation possible de la population d'origine maghrébine ou africaine.
Les instruments politiques que la droite (sarko-perben) imagine pour rénover la République sont donc d'une part la répression (verbale... car les moyens ne suivent même pas : on est plutôt dans ce que D Salas appelle le "populisme pénal") et d'autre part le secours de la religion comme rempart "moral".
Le fait de confier l'ordre public dans les banlieues aux représentants du culte musulman doit être rejeté sauf à admettre que nous ne sommes plus dans le cadre d'une République laïque.
On voit bien les bénéfices électoraux que Sarko peut en tirer mais la République, elle, a tout à craindre de cette politique.

Enfin une réponse.
La paix dans les quartiers, c'est l'ilotage, la police de tous les jours, de proximité, pas les compagnies de CRS.
Sarko échoue, qu'il se rattrappe maintenant.

Il y a quelque chose quand même qui me dérange, il aura fallu toute cette montée de violence pour qu'on prenne en compte le malheur de ces cités ?

retour a l'ordre public
tolerance zero
argent pour former les parents a l'AMOUR DE LA FRANCE


Dominique bonjour, ci joint un commentaire à chaud, publié qui peut peut être apporter des arguments au débat ...

De l’art de manier le « karcher » avec discernement

Quelques rappels s'imposent : Bien évidemment il est inacceptable d'agresser les pompiers, les forces de l'ordre, les agents de la fonction publique ou des sociétés de transport qui effectuent un travail essentiel à la vie de tous, il est intolérable de brûler des voitures ou des bus, de dégrader les biens ou les équipements publics, les écoles ...

Bien sur qu'il faut insister sur l'importance de la laïcité, fondement essentiel s'il en est de notre société et valeur majeure à transmettre à tous ceux qui vivent dans notre pays quelque soit leur origine ou leur religion.

Mais il faut rappeler également que le rôle du Ministre de l'Intérieur est de lutter contre l'insécurité, non de la provoquer, qu’il est là pour défendre les forces de l’ordre, non pour les mettre dans des situations inextricables et compliquer leur mission délicate sur un terrain difficile.

Des dangers de la « Com » à outrance

L’insécurité et la peur sont depuis toujours le fond de commerce de l’extrême droite : les mots employés, les attitudes provocatrices, la tendance à stigmatiser certaines catégories de la population, les solutions guerrières et simplistes … Force est de constater que l’attitude de Nicolas Sarkozy porte à confusion. Avec ses déclarations contre les «voyous» et la «racaille», "les quartiers qu'il faudrait nettoyer au Kärcher», ses interventions musclées sur le terrain, le Ministre de l’intérieur loin de rétablir l'ordre dans les quartiers, attise chaque fois un peu plus la violence urbaine et se met sur le même terrain que ceux qu'il défie. C'est ainsi qu'une nuit de désordre urbain s'est propagée jusqu'à devenir une affaire d'Etat, suivie par les télés et la presse du monde entier s’interrogeant sur les raisons de l’échec du modèle français.

L’obsession qu'à Nicolas Sarkozy de faire de sa vie quotidienne un show permanent et de rendre médiatique chaque moment de sa vie privée (cf « l’affaire » Cécilia) ou publique a de quoi laisser perplexe. Cette mise en scène devient plus que discutable lorsque les malheurs et drames d’autrui sont exploités sans vergogne afin de se mettre sous les feux des projecteurs ou de servir d'instrument de propagande.

Il n'est plus admissible que derrière le Ministre de l’Intérieur (fonction importante s'il en est), se trouve un Président de parti politique (l’UMP) doublé d'un candidat en pré-campagne présidentielle qui cherche avant de remplir ses missions à se démarquer de ses collègues du gouvernement.

Si l’efficacité est l’objectif d’un homme politique en situation de responsabilité, il se doit avant de communiquer à outrance, de travailler concrètement et de laisser de coté la politique-spectacle. Le zapping n’a jamais été une méthode pour traiter le fond des dossiers.

Ni de gauche, ni de droite, seulement responsable

Le malaise des banlieues ne date pas d’aujourd’hui. Le débat entre la Gauche et la Droite sur l'insécurité a eu lieu, un équilibre enfin trouvé (comme souvent un « mixt » entre deux positions) et désormais la paix publique marche sur deux jambes : la prévention et la répression.

C’est sur ce constat qu’en 1997, la «police de proximité» a été instauré par Jean-Pierre Chevènement. Une réforme qui n’a pas été une révolution culturelle de la seule Police, puisqu’elle s'est accompagnée d’une implication sans précédent des élus et des acteurs de terrain locaux et institutionnels (Education nationale, Justice …) à travers la démarche des Contrats Locaux de Sécurité. J’en parle avec aise car j’ai travaillé sur ces questions pour ma commune et au niveau intercommunal.

J'insiste sur l’importance d’une concertation de tous les acteurs du terrain, d’un réel pilotage des dispositifs, de la dotation de moyens humains et logistiques, de la mise en place d’indicateurs de suivi, mais surtout de la nécessité absolue d’avoir du temps, de la sérénité et de la constance pour arriver à des résultats concrets.

Ce n'est pas en trois ou quatre annés que l'on effface plus de quarante ans d'abandon et que l'on assimile deux cultures qui n'ont jamais été des caractéristiques dominantes de la société française : celle de la concertation et celle de l'évaluation

Nicolas Sarkozy a enterré le concept de Police de proximité en février 2003 à Toulouse. Constat : depuis le 1er janvier 2005, plus de 28 000 voitures et près de 17 500 poubelles ont été incendiées dans le pays, près de 5 760 dégradations de mobilier urbain, 442 affrontements entre bandes et 3 832 faits de violence contre les services de sécurité ou de secours ont été signalés (sans compter ceux de ce week end), pour quelqu'un qui se prétend adepte de la culture du résultat, ce bilan devrait amener à plus de modestie.

Une situation dénoncée par les syndicats de police qui s’élevent contre la baisse du nombre de policiers dans les banlieues et l’abandon de la police de proximité tout en regrettant les propos de leur ministre : « Il faut arrêter de monter en vrille les jeunes des quartiers. Il va falloir calmer le jeu. Car le risque majeur, c'est que les violences se propagent. C'est trop facile d'aller exciter les jeunes et après d'aller se coucher ».

De l’humilité, du temps, de la détermination et des moyens

Les cités sont le point de rencontre des multiples contradictions de notre société contemporaine (urbanisme, intégration, éducation, emploi...). La France n'est pas le seul pays occidental confronté au problème banlieue / ghettos, loin s’en faut; plus la société est inégalitaire, plus les problèmes deviennent aiguës et la violence présente.

Ces violences urbaines sont le fait, pour l’instant, d’une minorité de jeunes casseurs et concernent les lieux où eux et leurs familles vivent, ce qui est désespérant. Ces actes sont intolérables mais révélent un mal-être exprimé depuis des années que ce soit dans la rue, leurs cités, la musique (violence de certains morceaux de rap), le Ciné ( La Haine de Kassovitz en 1995 et le film du cinéaste meldois Jean-François Richet « Ma 6-T va Krak-er » en 1997).

En 1990 François Miterrand écrivait : "Que peut espérer un être jeune qui naît dans un quartier sans âme, qui vit dans un immeuble laid, entouré d'autres laideurs, de murs gris sur un paysage gris pour une vie grise, avec tout autour une société qui préfère détourner le regard et n'intervient que lorsqu'il faut se fâcher, interdire ?". Force est de constater que depuis rien n'a changé !

Le pacte républicain impose trois choses :

rétablir l'ordre sans sombrer dans le tout répressif et relancer la Police de proximité avec les moyens afférents, sinon d'autres dérapages sont à craindre . Rappelons tout de même que les jeunes concernés sont nos élèves de collèges et de lycées,
ne pas abandonner les cités de banlieue et leurs jeunes à leur triste sort et laisser ainsi la place à un communautarisme maffieux ou religieux qui y ferait régner son ordre et ses "règles" de vie. Le terreau deviendrait alors favorable aux manipulations et aux récupérations de toutes sortes,
s’appuyer sur l’action des acteurs locaux et institutionnels placés en première ligne (élus, médiateurs, fonctionnaires, policiers de proximité, enseignants (voir note sur les ZEP) … ), ce sont eux avant tout qui font vivre au quotidien le pacte républicain. C'est leur action qu’il faut appuyer en leur donnant les moyens de remplir leurs missions et de faire de ces jeunes des citoyens (droits et devoirs) à part entière de la Cité (au sens étymologique),
Les Maires de droite des villes de banlieues ont beau jeu de dénoncer au niveau national la flambée des impôts locaux, de faire de la baisse de l’ISF, de l’impôt sur le revenu des catégories les plus aisés et du nombre de fonctionnaires l’Alpha et l’Omega d’une bonne gouvernance alors que dans le même temps, au niveau local, ils demandent avec raison, des moyens financiers exceptionnels pour faire tomber les tours, rebâtir un habitat mieux intégré, mettre en place des Zones Franches, avoir plus de policiers, créer du lien social et mener à bien une politique d’intégration. L'impôt et la solidarité nationale servent aussi à cela ... Une vraie péréquation peut être également une piste de travail, il ne serait pas inconvenant qu'Issy les Moulineaux ou Neuilly financent Sevran et d'autres villes ...

Il est urgent de passer à une nouvelle étape, afin de résoudre une à une et peu à peu les multiples contradictions qui traversent les banlieues. Ces affrontements sont avant tout les conséquences d'un mal vivre récurrent. Dans le même temps, sans démagogie, mais avec fermeté, conviction et constance il faut mener les politiques de terrain qui permettront à l'ensemble des élus (de gauche et de droite) d’offrir de réelles perspectives à la jeunesse des banlieues afin d'utiliser cette formidable énergie qu'est la jeunesse et d'éviter qu'elle ne tombe du coté obscur de la force (cf note précédente).

Les jeunes pour un pays sont avant tout une chance avant que d’être un problème. Une société n'a telle pas la jeunesse qu’elle mérite ?

oui ! enfin une réaction digne de ce nom !
la colère légitime? la méthode violente ne l'est jamais.
Fallait il tout cela pour se rendre compte, outre l'animosité personnelle, de l'inefficacité chronique de l'homme de neuilly?
oui à un moratoire, sur les impots, l'éducation, la recherche, l'affectation des crédits.
oui à un moratoire pour arrete un instant d'agir en tactique et poser les questions publiques auquel le débat démocratique doit répondre.
Croit on que l'expression non par la violence mais par le débat, le dia-logue, la manifestation soit innée? qu'espère t on récolter en plantant du CAC 'à, de bons citoyens qui suels que soient leur moyens, leur niveau d'éductation, leur environnement social, respectent la république et travaillent à la construire?

Nicolas Sarkozy doit d'abord faire son travail, puis démissionner.

Et s'il se trouve plus de 50% de français, puisque les autres ne votent pas, pour voter pour lui aux présidentielles, nous pourrons nous exiler.

Depuis 11 jours L'extrème droite se frotte les mains avec la complicité des médias des maladresses de SARKO et de la naiveté des gamins des cités.
Je comprends la rage de cette jeunesse sacrifiée mais je rejette en bloc les moyens utilisés pour matérialiser cette rage!!!!
On vit dans un monde manipulé ou les victimes sont toujours les faibles!!!!
Stigmatiser, toujours stigmatiser l'autre!
Puré j'ai 33 ans né en France et pourtant comme des milliers d'autres jeunes je suis en perdition, racisme latent, descrimination à l'embauche, cloisonnement!
Combien sommes nous jeunes diplomés à raser les murs à accepter des petits boulots à la semaine comme manutentionnaire, combien sommes nous à avoir cru en l'idéal républicain!
En réalité nous serons toujours regardés comme des immigrés ou fils d'immigrés...
Encore une chose je suis outré de voir qu'on fait appel aux religieux pour appaiser les cités, encore une stigmatisation!
Alors continuons ainsi et le pire est à venir!

Merci à Dominique de reprendre la main, et en particulier de communiquer sur son blog avec les citoyens alors que j'imagine que cela doit s'agiter pas mal autour de lui.

Les mesures annoncées ici vont évidemment dans le bon sens dans la mesure où on propose enfin quelque chose. Mais, comme il s'agit de mesures d'urgence et de court-terme, il faudra rapidement prendre le relais avec des mesures "pour la vie" et pas pour attendre le plan suivant. Mais c'est un passage nécessaire.
La question suivante du financement et importante, mais ne doit pas finir en discours de gestionnaire : la nation a fait des conneries, le moment est venu de payer, point. Par ailleurs, une partie de la facture arrivera avec nos prochaines polices d'assurance.
Le moment est peut-être également bon pour associer état et entreprises dans une politique volontaire de rééquilibrage de la société : je l'ai dit (et je ne suis pas le seul), 6 mois n'offrent pas une perspective d'avenir. Pourquoi ne pas créer des sociétés d'économie mixte, sur le modèle du service civique à rendre à la nation, destinées à soutenir collectivement l'effort de la nation pour donner un nouveau départ à ces gens, sans idéologie. Le moment me semble favorable pour un appel au sursaut citoyen : beaucoup de sociétés dispose d'énormes quantités de cash cette année, donnons leur, à elles aussi l'occasion de se comporter en citoyen.

J'attendais une réaction de DSK :elle est venue et elle est saine

Mais attention aussi à la façon dont peuvent être perçues vos commentaires et vos propositions car,actuellement,le poids des mots et des images est considérable

Que penseront,notamment,la quasi totalité des jeunes qui se comportent normalement dans notre société?Ne risquent-ils pas de se sentir piégés par le comportement des jeunes révoltés....si on leur impose,outre une scolarité de plus en plus longue,un service civique qui retardera d'autant leur entrée dans la vie active.

Pour ma part,je suis persuadé qu'ils se sentiront sanctionnés et je ne suis pas du tout certain qu'ils apprécieront votre sanction

Et je crois qu'ils auront raison...


"Onze nuits depuis le décès tragique et injuste de deux jeunes à Clichy-sous-Bois."

Injuste ? Qu'est-ce qu'il y a d'injuste là-dedans ? Est-ce une réaction normal de fuir devant la police pour aller se réfugier dans un transformateur entouré d'écritots "danger de mort"

"Pour autant, la politique qui a été menée depuis trois ans a aggravé les choses. Le "tout répression" de Nicolas Sarkozy ne marche pas."

Doit-on envoyer une sympathique "police de proximité" à ceux qui tabacent à mort les pères de famille, brulent les handicapés, incendient les bus, les mairies, les comissariats ? Soyons réalistes, ceux qui dévastent, pillent et brulent les écoles ne savent pas ce qu'est la politique et s'en foutent totalement ! Que Dsk n'aie pas faire croire aux francais que c'est une révolte due "au malaise social", ces voyous se sentent au dessus de ça.
Là encore, les mesures qu'il proposent sont à mourire de rire :
50 000 emploies, comme si ils suffisait de claquer des doigts pour faire apparaitre 50 000 emploies ...
La Police de proximité, c'est celle qui est à l'écoute de voyou, la Police, la vraie c'est celle qui arrete les délinquants pour maintenir le calme dans les quartiers.

onze jours de désordre, qui tournent quasiment à l'émeute.
le silence des hommes politiques est assourdissant...
que la droite gère comme elle le peut les incendies qu'elle a pratiquement allumés est une chose, mais que peut-on entendre à gauche ?
à moins que les médias n'occultent réactions et propositions ?

PEUR ET VIOLENCE


Une chose est sur : exacerber la peur engendre la bétise, et à coup sur, à moyen terme, la violence.

Dans les faits ,nous voyons apparaitre les premiers signes forts et révélateurs de l' ULTRA-libéralisme au pouvoir . Loin de chercher à créer une paix sociale, le but est de mater sur fond de justification honorable et indiscutable.
CAR punir les délinquants, évidement, la république se doit de le faire .
Mais le problème est bien plus subtil.

A l'image d'un quidam qui pincerait les fesses d' un autre , et qui soudain clamerait haut et fort :"'il gueule celui là, hein! il vous dérange , hein ? et ben je vais vous en débarasser!"

La forme de capitalisme que nous propose sarko se résume à :" tout pour les riches, que les pauvres se démmerdent".C'est un fait.


En enlevant des budgets et des moyens à tout ce qui formait le minimum-préventif, celà revenait à créer une brèche dans un barrage.
Les événements actuels ne sont DONC en rien étonnant.
Cà nous laisse d'ailleurs imaginer ce que pourrait devenir la France si l'extr^me droite passait au pouvoir.

PS : ce qui est fragile ne se nettoie pas au karsher.
La paix sociale,quand les purs et durs du capitalisme exacerbé sont au pouvoir, devient une chose extrêmement FRAGILE.C'est un fait.


Dans un cas comme celui-là, la réponse doit à mon avis se situer sur deux plans :
- la répression des délits est indispensable
- elle doit être acompagnée, et même éventuellement précédée, par une écoute des populations.

Je doute que la réponse se situe dans des emplois-jeunes remis au goût du jour. Nous connaissons les emplois aidés sans débouchés, nous avons vu que les emplois-jeunes n'étainet pas à l'abri des alternances politiques et que, dans ce cas, ceux qui les occupent se retrouvent sans rien.
Concernant l'emploi, j'attendais un peu plus d'ambition des socialistes.
Les services publics manquent de moyens et d'effectifs, ils représentent un gisement d'emplois important et inexploité.
Il faudrait en outre maintenir et développer les services publics dans ces villes.

Rosa Parks vient de mourir. Pour mémoire cette femme a refusé la ségrégation des Etats du Sud en refusant de céder sa place a un blanc. Ces noirs américains étaient victimes d'une situation bien plus grave que nos jeunes aujourd'hui. Elle n'a agressé personne, elle n'a tué personne, elle n'a brulé aucune voitures, elle n'a mit aucune cagoule. Un simple "Non" a lancé une révolution pacifique de tous les noirs conduits par Martin Luther King qui a permi d'avoir le soutient de l'opinion et d'obtenir des évolutions profondes des politiques et du droit. Alors lorsque l'on dit que "c'est la seule manière de se faire entendre que de bruler des voitures"....jen perds mon latin. L'injustice ne de doit pas conduire a une autre injustice. La misère n'excuse pas tout et l'histoire a démontré 1000 fois que les actions non violentes et déterminées conduisaient a de meilleurs réusltats. Pourquoi ne font ils pas des partis politiques, ne font ils pas de politiques, des journaux, bref que sais je encore, tout ce que la démocratie offre avant de revendiquer en caillassant tout le monde ? On peut avoir raison sur le fond mais tort sur la forme !!

Quatre mois après l’épisode du « Karcher » à La Courneuve, le langage controversé du ministre de l’Intérieur a de nouveau frappé. Confronté à une série d’émeutes, qui ont éclaté après la mort accidentelle, de deux jeunes à Clichy-sous-Bois, le président de l’UMP, au lieu de chercher à apaiser la situation, a décidé de durcire encore le ton pour les conséquence que l’on connaît.

L’affaire de Clichy-sous-Bois serait-elle celle de trop pour Nicolas Sarkozy ? Le samedi 29 octobre, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de la ville en hommage aux deux victimes. Dans le cortège, on parle de respect, chômage, stigmatisation. Le lendemain, invité de TF1, le ministre de l’Intérieur, qui a employé quelques jours plus tôt à Argenteuil le terme de « racaille » pour qualifier les jeunes de banlieue, prend son ton le plus sévère pour parler de la « tolérance zéro ». En guise de moyens, il rappelle sa volonté de mobiliser dans les quartiers sensibles 17 compagnies de CRS et sept escadrons de gendarmes mobiles.

Le décalage est flagrant. D’un côté, une population qui réclame de l’estime et des moyens. De l’autre, un ministre qui, à force de propos insultants, jette constamment de l’huile sur le feu. Les méthodes de Nicolas Sarkozy provoquent un ras-le-bol de plus en plus palpable. « Au moment où certains représentants des pouvoirs publics multiplient les provocations verbales vis-à-vis des jeunes de banlieue, on ne peut malheureusement pas s’étonner que ce qui devrait rester des incidents avec la police se transforme en drame », déplore Marie-Christine Vergiat, présidente de la Ligue des droits de l’homme en Seine-Saint-Denis. « Le langage employé par Nicolas Sarkozy fait "tilt" auprès des jeunes, regrette Yazid Kerfi, consultant en prévention urbaine. Ce sont des mots qu’ils connaissent et qui décrédibilisent le discours politique mais aussi la police. Pourquoi ne pas insulter la police de "racaille" puisque même le ministre le dit ? Un ministre doit savoir rester dans son rôle, comme un adulte doit savoir rester à sa place. »

L’emploi de ce vocabulaire n’a rien d’innocent. « Obnubilé par sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy cherche ainsi à plaire à tout le monde, et notamment, ici, aux électeurs du FN. Il essaie aussi de séduire ce qu’il croit être la "communauté" musulmane lorsqu’il aborde la question du vote des immigrés ou les noyaux durs de délinquants qui empoisonnent les cités. » estime Charles Rojzman, spécialiste des questions de violences urbaines.

Autant de gesticulations médiatique afin de tenter de masquer un bilan de plus en plus dénoncé. Des émeutes ont aussi eu lieu dans les villes voisines de Clichy-sous-Bois. À Sevran, deux classes d’une école primaire dans le quartier des Beaudottes ont été incendiées ainsi que plusieurs véhicules. Des événements « inacceptables », a dénoncé le maire Stéphane Gatignon (PCF) qui ne manque pas de souligner que les effectifs de police n’ont cessé de décroître ces dernières années : 120 en 2001 contre 80 aujourd’hui. « Comment faire un travail de prévention et de proximité dans une ville de 50 000 habitants qui n’a toujours pas de commissariat de plein exercice ? »

Charles Rojzman précise que « l’erreur » qu’a constitué l’arrêt de la police de proximité (crée sous le gouvernement Jospin). « Même si, précise-t-il, celle-ci avait été mise en place dans de très mauvaises conditions. » Pour le chercheur, la « banlieue » n’est qu’un bouc émissaire. « Nicolas Sarkozy ne doit pas considérer ce lieu comme un problème à part. Il n’est que la conséquence des problèmes de tout un pays, que ce soit au niveau du chômage, de l’éducation nationale. Mais encore une fois, ce n’est pas la motivation profonde du ministre... »

N’oublions pas aussi la grenade lacrymogène originaire des forces de l’ordre qui à atteint une mosquée de Clichy-sous-Bois pendant la prière du ramadan lors de la quatrième nuit de violences en Seine-Saint-Denis et qui à également attisé le feu dans cette cité.

Néanmoins il conviens de signaler que les fauteurs de trouble qui mettent à feu certaines cités depuis une semaine n’ont pas d’excuse et je l’espère seront condamnés en conséquence de leurs actes.
L’image de ces jeunes et des cités dans lesquels ils vivent n’en ressortira pas grandi, elles seront stigmatisés plus encore. Le meilleur moyen pour ces jeunes de se faire entendre n’est pas de tout casser mais par exemple d’essayer de participer à la vie associative.

NON, M.Sarkozy n’avait pas à traité ces jeunes comme il l’a fait c’est un grand manque de respect et une stigmatisation facile et NON, les jeunes n’avaient et n’ont pas à réagir comme cela, le comportement de cette minorité fauteur de trouble est inacceptable.

Nous ne pouvons qu’observer que la Droite qui avait fait de la délinquance et de l’insécurité son thème de campagne principal lors des élections de 2002 à lamentablement échoué, l’impuissance de Nicolas Sarkozy face à ces débordements en est la preuve flagrante.

ARNAUD MOUILLARD - http://hern.over-blog.com

J'ai entendu sur RTL ce matin DSK développer les mêmes arguments devant Jean Michel Aphatie.
Au mot près, ce qui prouve que le discours a été préparé. Le message semble cohérent et pertinent.
A la fin de l'interview DSK a affirmé que cette question des banlieues était plus importante que le congrès du PS ... pour l'instant. Combien de temps va durer l'instant ?

Va t-on refermer pudiquement ce dossier dès le dernier cocktail molotov lancé et la dernière voiture brulée ... ?

Personnellement je pense que quelque chose de neuf s'est passé en ce mois de novembre dans notre société. On ne pourra pas refermer la page comme si de rien n'était, au risque de lendemains encore plus douloureux.

ecoutez contre-invasion, a trouver sur les reseaux p2p, du rap qui en dit long sur les banlieues.....

il ne manque plus qu'unb francais qui pete un cable et blesse ue chance pour la France...
alors, on aura la preuve de l'echec de 30 ans de politique, 30 ans d'ignore du probleme de l'immigration juste dans un but lucratif et de pouvoir personel..

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Manifeste de Socialisme et Démocratie

août 2007

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