dsk vous consulte !
Depuis plusieurs mois, le blog a fait, pour moi, la preuve de son utilité et nos échanges sont une source très utile de réactions, de commentaires, de propositions parfois.
A partir de cet automne, je souhaite vous consulter régulièrement sur un thème donné, en matière
économique et sociale, mais aussi sur des questions culturelles, internationales ou de société. Vous aurez environ 10 jours pour vous exprimer et réagir (et, pour que l'exercice soit productif, je vous demanderais de respecter l'unité de thème... pas comme sur le reste du blog ;-). A l'issue de cette consultation
j'interviendrai, pour conclure et mettre en perspective, en vous disant ce que j'en retiens et ce que
cela m'inspire.
Je vous propose cette semaine le thème de la combinaison de la vie professionnelle et de la vie
personnelle, que le gouvernement a essayé, en créant niches et cadeaux fiscaux pour les plus aisés, d'aborder lors de la conférence de la famille. Ceci concerne au premier chef les femmes, mais pas seulement elles, tant les pères ont changé depuis quelques années !
Par ailleurs, on évoque souvent le "modèle suédois", comme une sorte d'idéal permettant un plein
accomplissement sur tous les plans.
Comment voyez-vous les choses personnellement ? Avez vous connaissance d'expériences locales dignes
d'intérêt ?
N'hésitez pas à vous exprimer... jusqu'au 25 octobre !
dsk
PS : Sans vouloir vous distraire de la consultation que
je vous propose, je vous signale quand même
l'interview que j'ai donnée au Progrès de Lyon, publiée
le 12 octobre (Download interview_le_progrs.doc ).
Bonjour DSK,
C'est avec plaisir que je salue votre retour.
Allez, je me lance :
Bien que certaines grandes entreprises commencent à mettre en place des crèches d'entreprises, il semble que cette importante avancée ne soit freinée par le fait que la majorité des salariés travaillent dans des structures de moins de 20 personnes et ne soit par conséquent jamais directement concernés.
De même, il ne faut pas oublier que ces salariés n'ont aucun accès aux colonies de vacances puisque n'ayant accès à aucun comité d'entreprise.
Il me semble urgent et indispensable de mettre en place des "comités d'entreprises" de branche donnant accès à TOUS les salariés à des mesures d'amélioration de leur vie personnelle identiques à leur collègues d'entreprises plus importantes.
N'oublions pas que les aménagements obtenues par les TPE (CNE) vont créer des conditions de travail et de vie au travail à deux vitesses
Rédigé par: Jbenard | 12 octobre 2005 at 18:14
bonjour!! Une petite proposition bien de gauche : une activité sportive ou culturelle gratuite pour les enfants de famille modeste (en dehors du cadre scolaire).
On peut aussi inciter les entreprises à investir dans des infrastuctures sportives/culturelles qui dans certaines communes font defaut (baisse du taux de l'IS par exemple). En tout cas il y a peut être une idée à exploiter : utiliser la fiscalité pour inciter le privé à investir massivement et durablement dans les loisirs des Français. Puisque l'état a plus d'argent...
Rédigé par: kelesis | 12 octobre 2005 at 19:27
Je voudrais contribuer a ce sujetn que je trouve tres important, avec un temoignage personel.
Au sein de mon entreprise, nous avons introduis un systeme de travail flexible, permettant a la grande majorité des colaboratuers de travailler a partir de chez eux. Depuis maintenant 5 ans, a majorité de nos collaborateurs travaillent a partir de chez eux, tout en restant en contact direct avec la société en utlisant les moyens de communication moderne comme internet et intranet. Cette politique de travail flexible, permet d un coté a nos employés et collaborateur de s organiser autour de leur travail sans vivre une separation pyhsique de leur environement privé et/ou de leur famille ou enfants. Cette politique nous a aussi permit d employer des personnes independament de leur situation geographique, sans devoir exiger qu'ils demenagent.
La société a pu economiser des fraits, et nosu evitons tous une perte de temps dans le trafic , sur la route vers le bureau. les reunion des travail que nous organisons sont beaucoup plus ciblé et fructueux. Il est evident que ce systeme est plus apte a certains secteur, surtout de service, et ne peut pas fonctionner pour tout les secteurs et dans tout les domaines. Et nous avons aussi des collegues qui preferent le plutot le systeme classique de la separation pyhsique travail/bureau, , ou qui ressente le besoin de travail en proximité d autre collegues. Mais en general, je trouve que reflechir sur des solutions plus innovant concernan le milieu du travail, et oser depasser les habitude "je vais au boulot / je rentre du boulot" , peut apporter des avantages (comme par exemple quand on considere les prix de l essence, pollution etc) pour tout le monde, y compris pour eviter d imposer aux femmes et hommes de faire un choix entre travail et role de parent.
Il faudra penser par contre a une formation , qui pourra etre soutenu par l etat, pour permetre aux employé de pouvoir se reorganiser.
Ceci n est qu un petit exemple personel de ma part en tant que chef d entreprise, pais je pense qu il serait interessant de developper des idée inovatif et oser mettre en question certains habitudes et convention au niveau culture de travail. Je suis bien sur conscient que toute les recettes ne fonctionneront pas pour tout le monde.
Rédigé par: Matt M.Ersin | 12 octobre 2005 at 19:37
Pour faire bref, l'équilibre privé-professionnel est toujours au détriment de Madame dans la vie courante. Que faire pour la soulager ?
Cordialement,
BestOfSecret
Rédigé par: BestOfSecret | 12 octobre 2005 at 19:57
A JBernard
Tu m'as enlevé les mots du clavier. Merci et Bravo.
En effet, si l'on veut ENFIN, appliquer le second principe de notre devise, égalité, il est temps qu'on s'attelle, non pas à demolir les comités d'entreprise des grandes société (mais à les surveiller, pour éviter que la cgt ne pique dans la caisse, comme ce fut le cas à EDF)mais à appliquer une sorte de péréquation entre les grosses et les PME. Pas seulement au niveau du CE, d'ailleurs. Une taxe sur chaque privilège, au profit des employées des PME, je suis pour. Un ouvrier de chez PSA ou Renault s'achète...combien de voitures par an, à des prix de rêve, 1% de nos factures reversées au CE d'EDF, itou pour GDF, les employés de EDF qui ne paient pas l'électricité, ceux de F.telecom, le téléphone, etc? 5% de taxe sur ces privilèges, au profit de ceux qui n'ont pas la chance de travailler dans ces boites là.
Et pas question de laisser gérer ces montants par les syndicats, non mais...
Aie, la cgt va me taper dessus. Tant pis.
Rédigé par: JC Genoud-Prachex | 12 octobre 2005 at 20:51
J'oubliais : les employés de la SNCF : 5% à verser sur les billets qu'ils ne paient pas. Hein, comment? la cgt manifeste devant ma porte? Laisse braire.
Rédigé par: JC Genoud-Prachex | 12 octobre 2005 at 20:55
Il va de soi, en ce qui me concèrne, que les familles ayant le moins d'argent doivent avoir le moins d'enfants (pas plus de 2, par ex), et que les familles riches (j'entends par là de classe moyenne et plus) doivent en avoir le plus possible (pas moins de 3, par ex).
C'est comme ça que l'on pourra parvenir à une croissance démographique viable, une croissance économique, et une croissance qualitative des moyens d'accomplissements du peuple dans son ensemble.
Et pas avec des familles pauvres qui ont plein d'enfants, les nourrissent sur le dos du contribuable, les éduquent mal et en font des exploitants de la société eux-même; et des familles riches qui ont un ou deux gamins, et qu'ils éduquent souvent avec soin mais dans une éthique pour la moins non-stoïcienne..
Et je suis donc favorable à toutes les mesures qui pourront aider les familles riches à avoir un maximum d'enfants.
Rédigé par: Alceste | 12 octobre 2005 at 20:57
Bonsoir,
La société ne peut pas régler tous les problèmes d'organisation des familles, car nous rencontrons fréquemment des organisations complexes liées au secteurs d'activité dans lesquels nous exerçons. Notons que les hommes, aujourd'hui, participent très activement au bon fonctionnement de la vie de famille ; participent pleinement à la gestion des problèmes d'organisation.
A noter que je connais nombre de personnes qui souhaiteraient travailler à temps partiel pour combiner harmonieusement leurs 2 vies : on leur refuse.
Le cadre de l'entreprise est, me semble-t-il, un peu strict, rigide. Les salariés pas toujours disposés à faire des efforts vers l'innovation mais je pense que si les mentalités évoluaient positivement beaucoup de personnes y trouveraient leur compte.
L'entreprise y gagnerait également beaucoup et retrouverait une image quelle a perdu.
Aujourd’hui elle est plus synonyme de contraintes, de douleur... ce n’est pas normal !!!
On nous dit que les français ne veulent plus travailler. Une petite portion peut-être - comme partout - mais ce n'est pas la réalité pour les autres. On ne se pose pas les bonnes questions.
Pour faciliter la combinaison de nos 2 vies, faisons évoluer l’entreprise. Il faut changer les mentalités des salariés (cadres et non cadres), faisons évoluer la mentalité sur le service rendu. C'est un gros travail...
Vous comprendrez que le problème financier est un élément majeur. Il combine harmonieusement les choses ou les rend fort difficile. Il est navrant de constater que des familles aisées perçoivent des prestations. A l'origine il me semble que les aides étaient destinées aux familles modestes. Je dis bien "modestes" pas aux familles qui trichent avec le système ! et ces fonds aideraient bon nombre de familles à améliorer la combinaisons de ces 2 vies...
Cordialement
MF
Rédigé par: FORDAN MURIEL | 12 octobre 2005 at 21:25
Je ne sais pas si vous arriverez à faire un programme avec des consultations bloggistiques, mais l'idée mérite d'être essayée. Un aspect qui me paraît important est celui de la vie de couple et la mobilité. Aujourd'hui, trouver un travail implique souvent de changer de ville, de région. Mais comment concilier cela avec une vie de famille ?
J'avoue ne pas avoir la solution (ça m'embête bien d'ailleurs, vu que je suis concerné :-)). Mais parfois, le rôle des hommes politiques c'est simplement de poser les problèmes, d'expliquer le monde dans lequel nous vivons, dans sa complexité. Enfin, je crois (mais ça existe ce genres d'hommes politiques ?)
Rédigé par: Paxatagore | 12 octobre 2005 at 21:33
Un des éléments de la qualité de la vie personnelle, c'est en particulier les horaires...
Or certains "cadres" sont en fait surchargés de travail, avec des périmètres d'action surdimensionnés par rapport à la qualité qu'on pourrait attendre de leur travail... A force de ne jamais dire "non, chef, je n'ai pas le temps", on arrive à cette situation (surtout si le prédécesseur dans le poste fermait sa gueule).
Au dela de la qualité du travail accompli, cette sur-exploitation est nuisible aux sur-exploités et à leur famille bien sur, mais aussi à tous ceux qui auraient les compétences pour venir à la rescousse mais n'ont pas d'emploi...
Et on vient se "vanter" d'avoir une des meilleures "productivités" de la planète... LOL
Comment faire pour REDUIRE ce phénomène, comment travailler les mentalités?
Faire pointer les cadres (1600H / an)? (et contrôler tout ça avec l'inspection du travail...)
Communiquer sur le sujet?
Rédigé par: blogibloga | 12 octobre 2005 at 21:34
JC,
Je ne suis pas convaincu que les employés d'EDF, de GDF ou de la SNCF ,n'ont pas sur leur bulletin de salaire une ligne "aventages en nature." A vérifier...
En outre, crois-tu vraiment que c'est parce que la CCAS-EDF sera torpillée ou taxée que le gaz et l'électricité seront moins chers ? Je n'en suis pas persuadé, le prix des énergies étant fixé par l'Etat. Idem pour le prix des billets SNCF.
Si je te suis, il faudrait taxer tous les avantages en nature consentis au salarié et considérés comme revenu imposable -donc déjà taxés.
Pour revenir au sujet, il me semble qu'il y a en France un manque criant de places en crêche. Des mesures urgentes sont à prendre de ce côté-là : aides aux collectivités territoriales pour la construction et ouverture de formations pour les puériculteurs -qui sont très souvent des puéricultrices ;o)
En outre, il me semblerait normal que celui des deux parents qui décide de prendre un congé parental ne perçoive pas moins que le SMIC.
Rédigé par: JP | 12 octobre 2005 at 21:36
Je suis prêt à tenir le pari qu'ils ne paient rien pour cela. Les voitures, peut-être, s'ils font des bénefs. Pas même certain.
Ceci dit, je ne leur en veux pas, je préconise seulement un peu de péréquation entre tous les salariés, dont la grande majorité se trouve dans les PMI et chez les artisans.
Ne pas oublier que ce sont les PMI et les ARTISANS qui fournissent la plus forte opportunité d'embauche.
Quant aux fonctionnaires, pas de raison qu'ils ne contribuent pas à la caisse commune, en fonction de leurs privilèges non fiscalisés. Par exemple, les jours de congés payés dont ne bénéficient pas les employés du privé (je ne parle pas des profs, mais des autres).
Aux calculettes, citoyens...
Rédigé par: JC Genoud-Prachex | 12 octobre 2005 at 21:55
JP, tu te trompes.
Je ne prétends pas faire baisser les factures de quoi que ce soit, je ne parle que de PEREQUATION.
Pourquoi l'employé d'un artisan n'aurait pas les même avantages non salariaux que celui d'EDF, de Renault ou de Ftelecom?
Rédigé par: JC Genoud-Prachex | 12 octobre 2005 at 21:58
JP
Le Smic? Comme tu y vas! Les prestations sociales n'étant pas fiscalisées, sauf erreur, il ne faudrait pas pousser. D'ailleurs, pourquoi les prestations sociales ne sont pas fiscalisées?
En Suisse et en Allemagne, elles le sont. Normal, non?
Rédigé par: JC Genoud-Prachex | 12 octobre 2005 at 22:03
C'est un réflexe? Dès qu'on parle de taxes, vous pensez en faveur de l'état ploutocrate. Parlons de prélèvement de péréquation, si vous préférez.
Rédigé par: JC Genoud-Prachex | 12 octobre 2005 at 22:06
Cher Dominique
Lors de ta venue dans le VAR, au dîner je t'ai suggéré le point de vue suivant: certains petits épargnants se sont rendus acquéreurs d'un ou deux logements à l'époque où l'immobilier était ridiculement bas. Aujourd'hui ces logements valent cher et conduisent leurs propriétaires à être lourdement imposés et parfois même sur la fortune. Pourquoi ne pas créer un conventionnement avec les offices d'H.L.M. ce qui permettrait à ces propriétaires d'être assurés d'un revenu (certes inférieur au marché de la location, mais plus sûr), on pourrait sortir ces biens de l'assiette de l'impôt sur la fortune.
L'avantage de cette mesure serait qu'un parc de logements assurant dans les villes une vrai mixité sociale serait immédiatement disponible et viendrait s'ajouter aux futures constructions de logements sociaux prévues par les socialistes.
Certes l'idée mérite une étude plus approfondie, mais dans notre département qui a connu en très peu de temps une envolée des prix de l'immobilier et une augmentation en proportion des loyers, elle provoquerait un desserrement de la pression immobilière.
Cordialement
Rédigé par: YBERT | 12 octobre 2005 at 22:08
La combinaison de la vie professionnelle et de la vie personnelle, ne m'a pas été pour ma part posé en ces termes : me retrouvant seule avec mon enfant, j'ai fait le choix de m'en occuper..ou plutôt le choix s'est imposé de lui-même.
Rédigé par: Catherine | 12 octobre 2005 at 22:19
Catherine
Justement, ton expérience nous intéresse. Que peux-tu en dire, et quelles suggestions peux-tu faire?
Rédigé par: JC Genoud-Prachex | 12 octobre 2005 at 23:27
Précédemment cadre dirigeant de grands groupes, je fais partie des privilégiés. Licencié il y a quatre ans par un président amoral, j'ai créé, par nécessité et avec la cinquantaine, ma petite entreprise et suis devenu beaucoup plus libre qu'avant.
Grace à mon nouveau statut de multi-employeur et à une baisse de revenu de 60 % (que chacun ne peut pas se permettre), j'utilise mon temps :
- à satisfaire les demandes d'accompagnement de mes clients, payants ou gratuits,
- à donner des cours de gestion (et de management) à des élèves ingénieurs,
- à me dépenser pour trouver de nouveaux clients,
- à rencontrer des amis, des relations, des voisins,
- à lire, marcher, respirer, visiter Paris la tête en l'air,
- à faire à manger pour nos enfants le midi,
- à partager le "ménage" avec ma moitié légitime depuis bientôt 30 ans,
- à préparer et construire le futur...
Je souhaite à chacun le bonheur de ces instants et pense que cette expérience de l'entreprise individuelle est inéluctable dans les 10 ans à venir pour les cadres actuels (qu'il faut informer) et futurs (qu'il faut former).
Juste un exemple : il est "absolument indispensable" de développer largement la pratique individuelle, du début à la fin de son parcours profsssionnel, du "bilan de compétences" dont l'objet ultime est la réponse à la question : "que veux-je faire de ma vie ?"
Bien cordialement,
NB : derrière une "perception de cadre", je pense à ces 3 ans dans cette entreprise de 400 collaborateurs (avec les 10% traditionnels d'encadrement) dont les visiteurs nous disaient sans qu'on leur demande : "c'est étonnant comme on sourie ici" ; sans doute, y avait-il là des éléments de réponse complémentaire et plus large à la question de l'équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.
Rédigé par: Damien HAMON | 13 octobre 2005 at 08:38
COMBINAISONS DE VIES
d'abord, essayer d'être concentré sur le sujet , ne pas évoquer les 26 000 étrangers que sarko se promet d'expulser en 2006, ni des 1117 milliards de dette française ( chiffre de la dette ,canard enchainé), ni l'argent du lundi de pentecôte qu'on sait m^me pas où il est passé.
Bon,Alors donc, comme çà ,il y auraient plusieurs vies? .
Force est de constater que les aspects sociaux, privés, professionnels, etc...INTERFERENT entre eux pour finalement nous faire vivre UNE seule vie .
J'imagine que c'est cette prise de conscience là qui invite les petits suisse de genève à réfléchir sur ce qu'est le mobbing. Là bas, l'inspection du travail organise des cours de prévention.
Une façon intelligente de palier au sous effectif , ou comment éviter de mettre un flic derrière chaque entreprise.
ps/ par bonheur, apparition d' un ex-cadre de grande entreprise pour intervenir sur ce blogg, et évoquer le manque de morale qui sévit dans tant d'entreprises de not' si bo pays.
Il en faudrait encore un ou deux pour représenter les bouffés par le burn-out, les esclaves du non pointage des heures, les déprimés par le non- sens des licenciements pour raisons boursières .
Et pi, faudrait aussi un psy pour expliquer comment , on en est arrivé, à un si terrible bilan : "la société malade de la gestion".
Vincent Gaulejac par exemple...
Rédigé par: béber | 13 octobre 2005 at 09:43
Combiner vie personnelle et vie professionnelle, c'est un vaste chantier !
Cela passe d'abord par une sécurisation des parcours professionnels : pouvoir se projeter un peu vers l'avenir, pouvoir se préoccuper d'autre chose que de l'immédiat deviennent un luxe, et la "vie personnelle" une question presque secondaire lorsqu'on est en situation de précarité.
Au-delà de ce point, cela passe aussi, sans doute, par une évolution dans l'organisation du travail, qui pourrait constituer un chantier important pour le dialogue social, un peu à l'image de ce qui s'était passé pour les 35 heures.
Enfin, les services publics doivent aussi s'adapter, étendre leurs horaires d'ouvertures ; à Lyon, par exemple, des crèches de nuits ont été ouvertes, et on réfléchit à une ouverture des mairies en "nocturne" un soir par semaine pour faciliter l'accès des gens aux services publics.
Rédigé par: Florent Pessaud | 13 octobre 2005 at 09:54
JC,
Rester au foyer pour certaines familles monoparentales, c'est quasiment une obligation dans la mesure ou en général elles n'ont que peu de revenus et qu'elles sont la plupart du temps sollicitées pour du travail à temps partiel et hors temps scolaire.. ce qui là veut dire que le niveau de vie qu'elles travaillent ou pas ne change guère compte tenu alors des frais de garde (pensez aux vacances scolaires), de déplacement, de nourriture etc..je connais une femme qui travaille comme garde-malade, elle a deux adolescents à charge, déplacement nombreux, frais scolaires,elle ne s'en sort absolument pas .. On stigmatise les personnes qui ne travaille pas mais au fond lorsqu'elles font le choix d'un travail cela leur est préjudiciable, parcequ'on va leur enlever la cmu, certaines prestations etc...très vite et que très vite elles vont se retrouver dans les mêmes ennuis financiers...Je rajoute que cette femme a pris la décision de retourner dans le monde du travail estimant que ses enfants étaient suffisament grand pour qu'elle puisse les laisser seuls.Il faut comprendre aussi que très vite quand il y a des problèmes on va parler de négligence parentale mais sans prendre en compte tous les aspects . Vie professionnelle et vie personnelle sont aux antipodes l'une de l'autre dans ces situations.
Mon expèrience est particulière, parceque je suis peintre et que pour le coup tout est lié ...je travaille chez moi..
Rédigé par: Catherine | 13 octobre 2005 at 10:04
MERDE AU POINT DE VUE LIBERAL.
L'homme n'est pas qu'une ressource (humaine).
Du point de vue humain, le seul qui enrichisse véritablement, on peut affirmer que tout être a des besoins primordiaux.
L'évolution qui nous caractérise ,nous zot les civilisés, s'est appuyée sur les fameux "liberté, égalité, fraternité" pour aller un peu plus loin dans la recherche du bonheur.
Le bonheur selon les libéraux, c'est toujours plus de fric.
Ce concept est limitant et limité.
Trop de capitalisme tuera le capitalisme.( voir problème des géants du business détruisant leurs fournisseurs pour assouvir leur sens de la concurrence).
Bref,le libéralisme va trés exactement à l'encontre du fameux "liberté, egalité, fraternité", et c'est pourquoi, à terme la révolte des CITOYENS est prévisible.
LISTER les besoins indispensables à l'être humain, c'est déjà comprendre comment les différents aspects de la vie peuvent devenir destructeurs s'ils ne sont pas "écoutés".
Rédigé par: béber | 13 octobre 2005 at 10:08
Le développement des crèches d'entreprise est essentiel. Il augmente les capacités d'accueil. Il diminue les transports des parents le matin et le soir. Il peut s'adapter au cas par cas aux contraintes horaires de certains métiers. Aux Pays-Bas, où j'ai vécu un an, cette pratique est généralisée.
A mon avis, il faut également créer des crèches dans les universités. Si l'on veut vraiment développer la formation continue dans ce pays, il faudra bien faciliter la vie des personnes ayant des enfants et devant se former de manière continue.
La question de l'inflation des horaires de travail des cadres est également cruciale. Il faut sanctionner les entreprises faisant rester leurs cadres jusqu'à 21h tous les soirs. Cette habitude française est à la fois totalement inutile et destructrice de la vie familiale.
Rédigé par: Laurent Saïag | 13 octobre 2005 at 10:14
AVANTAGES EN NATURE
Le sourire du patron, le bonheur de travailler, la joie d'être ensemble...
PS : merci de veiller à ce que jamais, de tels AVANTAGES soient taxés mais plutôt FAVORISES.
Rédigé par: béber | 13 octobre 2005 at 10:23