Six jours pour l'Europe
Chers amis,
La dernière semaine de la campagne a commencé et, dans 6 jours, nous
saurons si la France a adopté le Traité établissant une Constitution
pour l’Europe.
Ce blog a, d’ores et déjà, atteint les objectifs que je lui avais
assignés : offrir un « lieu » de discussion libre, mais modéré par mon
équipe, qui, avec l’Euroblog AG2E devait permettre à chacun d’affiner
ses idées et aussi, peut-être de décider de son vote. La vivacité des
échanges, leur qualité aussi, le nombre des intervenants - et je salue en
particulier les très nombreux nouveaux bloggeurs sur le site - montre
que, quelle que soit l’issue du vote, la campagne aura été belle. Pour
l’avenir, il y a là un élément fondamental dont nous tiendrons compte,
notamment pour préparer les futures échéances. Ces outils que sont
Internet et les blogs prendront une part déterminante dans nos
réflexions et nos travaux, en tout cas pour moi.
Il reste une semaine ! Ceci veut dire qu’il est encore possible de
s’informer, de vérifier surtout ce que l’on entend ici ou là, de
débusquer les fausses vérités. L’Euroblog est là pour cela. N’hésitez
pas à poser vos questions. Les experts que j’ai réunis vous répondront.
A tous, je souhaite une très bonne dernière semaine de campagne !
dsk
Les panneaux éléctoraux sont en place. Qu'y remarque-t-on en majorité. Des Affiches pour le NON au référendum. Alors, une exhortation. Messieurs les hommes politiques porteurs du OUI, montrez-vous. Soyez moins discrets car, à la marge, on pourrait vous croire peu convaincus vous-mêmes. Mobilisez vigoureusement vos équipes d'affichage. Qu'elles placardent sans relache. Que le OUI se montre sans vergogne. Cela est, à mon sens, très influent sur les indécis et les candidats à l'abstention.
Rédigé par: SILAS | 23 mai 2005 at 14:29
SILAS : Il est effectivement temps ! Sinon, ils vont faire campagne après le referendum
Rédigé par: AT | 23 mai 2005 at 14:58
Comment dit-on "fracture civique", "propagande" et "gauche caviar" en hollandais ?
Rédigé par: Emile | 23 mai 2005 at 15:31
Pour tous, 5 raisons de voter NON :
1. C’est une CONSTITUTION et plus seulement un Traité. Un traité, ça se remplace par un autre : Maastricht a été remplacé par Nice. Une Constitution est LA loi fondamentale logiquement pour une durée illimitée.On triche sur les mots en la présentant comme un traité, qui représenterai des progrès toujours bons à prendre : on aurait pu voter oui pour ces progrès dans un simple traité, pour une Constitution, une loi fondamentale, ça devient inacceptable.
2. ...et de plus, comme dans les systèmes totalitaires, elle ne pourra être amendée qu’à l’unanimité : un seul opposant (Malte ou Luxembourg p.ex.) suffit à faire véto. Autant dire "gravée dans le marbre".
3. Une raison de gauche : elle instaure comme valeur fondamentale la liberté de la concurrence non faussée SANS instaurer parallèlement la liberté de la coopération non faussée. Elle est donc en faveur du capitalisme sauvage plutôt que de promouvoir un capitalisme civilisé. Par exemple lisez attentivement l’article III/210. Ca commence très bien par les droits des gens qui travaillent. Mais allez jusqu’à l’alinéa final 6 : comme dans ces contrats d’assurance où le diable est dans les détails qu’on néglige, vous y verrez ériger en un droit CONSTITUTIONNEL le DROIT DE LOCK OUT (de mettre tous les salariés à la porte en fermant l’entreprise), droit qui n’est soumis à aucun des droits énoncés dans la magnifique première partie de l’article !!
Autant prévoir 15% de chômeurs d’ici quelques semestres, car s’annonce semble t’il au plan financier une crise majeure boursière en 2005-2006 (courbes du DowJones et du Nasdaq au long cours et à moyen terme, dette abyssale croissante des USA, boom immobilier persistant, précipitation des délocalisations, avancement de la date du référendum de 6 mois par Chirac, etc). Un NON de gauche implique ainsi de refuser de lier les mains des employés qui voudront se défendre contre les licenciements massifs à venir. Un autre exemple : la dictature financière avec une direction de la Banque de l’Euro nommée de façon antidémocratique et ne devant plus aucun compte aux populations ni de ses décisions ni même de ses délibérations.
4. Une raison de droite : la défense européenne est explicitement conçue comme cadrée dans l’OTAN. A t’on vu la Constitution américaine organisant la défense des USA dans le cadre de l’OTAN? Bien sûr que non ! L’OTAN est un traité (dont je suis par ailleurs partisan), PAS une loi fondamentale, aux USA. Pourquoi en Europe? Serions nous des valets de pieds? Comment demander à être traités en égaux par les américains si on n’est pas un minimum gaullistes en Europe?
5. Une raison du centre : Les institutions GRAVEES DANS LE MARBRE qui sont proposées sont ANTIDEMOCRATIQUES, car la loi démocratique de Montesquieu (séparation et équilibre des pouvoirs législatif et exécutif) y est violée : le pouvoir exécutif écrase littéralement le législatif, excluant celui ci de plus de 20 domaines (et comme par hasard le marché).
*. Raison subsidiaire : de nombreuses infos montrent que la renégociation est déjà sur les rails car personne n’a intérêt au blocage en fait ! Et alors BENEFICE DEMOCRATIQUE : les zélites vont un peu plus respecter la citoyenneté !
Rédigé par: wapasha | 23 mai 2005 at 15:39
Pour wapasha, ces arguments sont vraiment éculés, à ce stade de la campagne, notamment sur la possibilité de réviser le traité (vous en connaissez beaucoup des traités qui se révisent à la majorité ? vous seriez prêts à accepter une révision de ce traité ou d'un autre d'ailleurs, sans que la France ne puisse dire son mot ? par exemple pour introduire les racines chrétiennes de l'Europe dans le Préambule comme le voulaient les amis italiens ou polonais ?).
Sur votre argumentation sur le lock-out, il me suffira de vous répondre que le droit du travail français prévoit des dispositions précises que le traité n'affecte en rien.
Quant à la séparation des pouvoirs, à vous lire, on pourrait penser que la France elle-même n'est pas une démocratie : qui nomme le président de notre cour supreme, le conseil constit ? le président de la République. QUi décide de l'ordre du jour du Parlement ? le gouvernement. Qui peut faire adopter un texte sans débat ? le gouvernement. Qui est le juge supreme de l'administration ? le Conseil d'Etat, composé de fonctionnaires... alors, à faire du juridisme, on oublie aussi que la construction communautaire est sui generis, qu'elle n'est comparable à pas grand chose d'autre... et qu'au surplus le collège des commissaires est responsable devant le parlement (rappelez vous ce qui est arrivé à M. Santer)...
Quant à la défense, à l'OTAn et à l'Europe, je vous invite à consulter la réponse qui a été apporté à votre argument sur l'Euroblog (http://www.blogdsk.net/europe/2005/05/questions_rpons.html)
Rédigé par: JPhT (equipe DSK) | 23 mai 2005 at 15:55
Traité ou constitution ?
D’une certaine manière, l’Europe n’a pas encore fait véritablement de « saut constitutionnel ». En effet, une constitution peut se définir, matériellement, comme la loi fondamentale qui définit l’organisation des pouvoirs publics et édicte des droits fondamentaux et, formellement, comme devant être librement choisie par le peuple souverain. Or, si le « Traité établissant une constitution pour l’Europe » comprend des dispositions relatives à l’organisation institutionnelle de l’Union et inclut une charte des droits fondamentaux, répondant ainsi à la définition matérielle d’une constitution, en revanche, il n’est pas adopté directement par une communauté des citoyens européens exerçant un pouvoir constituant, mais demeure un traité international, négocié, signé et ratifié par les 25 Etats membres de l’Union.
La Cour de Justice a néanmoins joué un rôle prépondérant dans la « constitutionnalisation » des traités européens (CJCE, 23 avril 1986, Parti écologiste Les Verts : « la Communauté économique européenne est une Communauté de droit en ce que ni les Etats membres ni ses institutions n’échappent au contrôle de la conformité de leurs actes à la charte constitutionnelle de base qu’est le Traité »), sans nier pour autant leur essence originellement conventionnelle. Le « traité établissant une constitution pour l’Europe » ne fait que confirmer cette interprétation prétorienne. Son sens et sa portée ne sont pas modifiés par rapport à ceux des traités actuels.
Rédigé par: Guillaume (Strasbourg) | 23 mai 2005 at 15:57
Le lien vers l'Euroblog n'est pas bon. il y a 2 fois blogdsk. Lapsus ou sabotage ?? ;-)
Rédigé par: Pierre | 23 mai 2005 at 16:11
les français (ces soit-disant crétins pour les tenants du oui au moins de droites) ont vraiment pris au sérieux ce débat, y ont contribué à dévoiler les ressorts de cette constitution, et les enjeux de ce scrutin. Cela a permis aussi aux élites qui nous gouvernent de s'apercevoir avec stupéfaction que nous sommes informés, compétents, et européens. Plus personne ne pourra dire que la gauche qui vote non est anti européenne. Elle est anti libérale ET pro-européenne : aujourd'hui c'est une évidence !
Dans tous les cas, les conséquences d'une victoire du non, seront catastrophiques pour les partisans du oui de gauche et cela pour plusieurs raisons :
-comment justifier leurs positions sociale libérale alors que le peuple de gauche s'est exprimé clairement pour une modèle européen ou le social prime sur le libéral, ou l'homme prime sur la marchandise, ou la démocratie prime sur la technocratie ?
-Comment combattre la politique du gouvernement en ayant fait campagne pour un modèle social idéntique à celui de la droite (Bayrou/Hollande même combat ?) ?
-Comment justifier un non évènement majeur qui risque d'avoir lieu : le 30 mai, pas de tsunami économique, ni de décadence européenne ?
-Comment justifier une envie de renégocier parceque quoiqu'il advienne on repassera par là (sinon est-ce bien dans une europe démocratique que nous vivons) ?
-Comment faire confiance à ces tenants du oui pour 2007, lorsque l'on s'est trompé à chaque fois sur l'analyse des enjeux de ce référendum : analyse économique, sociale et politique ?
Souhaitons que les guerres d'appareils ne prendront pas le dessus sur le débat démocratique et programmatique. Car il existe à partir du 30 mai une ouverture politique sans précédent dans le cas ou le non l'emporte, pour transfromer en profondeur le spectre politique français, et sans aucun doute pour opérer un vrai virage social à cette europe qui s'est cru autorisée de nous corseter dans un carcan libéral avec une bénédiction d'une partie de la gauche (on se souviendra alors longtemps du slogan d'une partie du PS «l'Europe sociale passe par le oui» comme on se souvient du traité de maastricht qui devait nous approter bonheur et protection sociale et économique contre les délocalisations, etc, etc, etc...), qui aura trompé ses propres électeurs (cf: ce que disait mélanchon sur la cuillère de libéralisme de trop pour une hypothétique europe sociale dans quelques décennies).
Alors à tous les crétins de France (à qui ont demande de voter) et à tous ces crétins d'europe à qui personne n'a souhaité demander leur avis : votons non !!!!!
Rédigé par: Elliams | 23 mai 2005 at 16:23
Dans un silence assourdissant de la presse et des média français, une motion de censure a été déposée au Parlement européen voici plus de 8 jours (le 12/05) contre le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
On lui reproche en gros d'avoir échangé des vacances tous frais payés sur le yacht d'un milliardaire grec, Spiro Latsis, contre l'appui de la Commission pour un projet d'oléoduc d'une société dudit milliardaire (pour plus de détail, et pour peu que vous sachiez lire autre chose que du français, un petit tour sur Google avec "Barroso" et "Spiro Latsis" devrait vous donner tout plein de détails).
Encore un exemple de blackout édifiant sur (l'absence) de liberté et la pluralité de notre presse nationale et sa partialité dans cette campagne européenne...
Rédigé par: thierry | 23 mai 2005 at 16:29
Oui, thierry! c'est édifiant! Gaymard, Barroso, et les autres.....
Rédigé par: Fred | 23 mai 2005 at 16:58
C'est bizarre qu'on en ait pas entendu parler, De Villier a signé la motion pourtant, il aurait déjà du faire du bruit avec?
Eliams: toute la gauche qui vote non n'est pas proeuropéenne, loin de là...
Mais le non serait effectivement catastrophique pour la gauche qui vote oui:
- Alors qu'elle est partisane d'un modèle ou le social prime sur le libéral, que fera-t'elle face à une Europe bloquée sur la case europe-marché?
- comment combattre la politique du gouvernement si la majorité de la gauche refuse une position réformiste commune et préfère sanctionner les sociaux-traîtres et laisser gouverner la droite, comme en 2002?
- Comment faire face au non évènement majeur d'après le non: le carcan libéral demeure en place, et les innovations sociales et démocratiques qui permettaient de le contrebalancer diparaissent?
- Comment arriver à renégocier après avoir brisé le consensus des proeuropéens en europe, face aux anti-européens (Angleterre...), quand dans les décisions à l'unanimité, ce n'est pas celui qui veut aller le plus loin mais celui qui veut aller le moins loin qui impose sa loi?
- Comment cacher sa honte face aux tenants du non, qui sont les seuls à avoir compris que la question posée était la suppression de tout ce sur quoi l'Europe s'est construite, alors que les autres européens discutaient bêtement de la démocratisation et du contrebalacement du libéralisme européen?
Rédigé par: Tonio | 23 mai 2005 at 18:16
Apparemment, l'aide d'Etat a été approuvée par la Commission précédente, et il a été invité par le type en question qui est un ami de vingt ans sur son yacht personnel. Tout ça fleure bon les amitiés utiles, mais c'est moins grave que j'en avais l'impression à première vue. La droite caviar, quoi...
Rédigé par: Tonio | 23 mai 2005 at 18:24
Je vous suggère de prendre connaissance de plusieurs articles intéressants provenant du site belge "de defensa"
- Le "non", ou le nihilisme tactique de l'électeur contre le nihilisme fondamental des dirigeants
http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=1578
- Ah oui, ils ont un "plan B" : prier pour un "petit non", faire comme si rien ne s'était passé et recommencer…
http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=1575
- "Oui" ou "non" en France: voilà un Anglais qui a tout compris.
http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=1569&PHPSESSID=d80eeca026ca76d94f4972a4ba168f18
- Pas de "Plan B"? Voire ...
http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=1552&PHPSESSID=22e6c5c71b4dfb6a39ddc17eabc7cf0b
Rédigé par: Manu K | 23 mai 2005 at 19:08
SILAS:
Je tract et je colle depuis des semaines pour le oui, beaucoup d'autres le font, peut-être pas assez...
Mais je trouve intolérable que les affiches pour le OUI soient recouvertes quasiment systématiquement, y compris les affiches officielles (chaque parti a un panneau attribué, pour le PS c'est le 2 par exemple). ça arrive dans l'autre sens mais dans les endroits que je fréquente le concours de manque de fair-play est largement gagné par les partisans du non (PC, "NON socialiste" et Villieristes sont des spécialistes).
Pour les affiches officielles , il est vrai qu'il faut s'organiser pour les entretenir (à certains endroits elles n'ont même pas été mises, en particulier pour le PS).
Cela dit, je me demande s'il n'y a pas saturation par rapport à l'affichage (surtout "sauvage" bien sûr), qui pourrait se réveler contre-productif...
On peut aussi "tracter" par internet, en tout cas j'essai! voir www.20six.fr/ggblog1
Bonne fin de campagne,
Guillaume
Rédigé par: Guillaume | 23 mai 2005 at 19:21
Je vais voter oui à la constitution. Avec détermination. J'ai lu tout le traité constitutionnel, je suis allée à des conférences sur le sujet, j'en ai discuté avec des juristes (ne l'étant pas moi même), afin de me faire ma propre opinion.
Ce n'est pourtant pas le non qui m'effraie le plus. J'ai peur de vivre dans un pays qui lui a peur. Nous avons tellement gagné avec l'Europe, cette Europe que certains jugent libérale. Le mythe du plombier polonais me fait doucement rire, tant il témoigne d'une méconnaissance des mécanismes économiques. Drôle et effrayant à la fois.
Sommes nous conscients des enjeux de la mondialisation ? Quand je parle d'enjeux, je parle de tout ce que nous avons à gagner et surtout ce que nous risquons de perdre. Je ne suis pas sûre qu'on discute vraiment en termes d'enjeux dans la campagne pour le référendum. En tous cas, pas chez les tenants du non.
Et au final, peur de vivre dans un pays qui économiquement s'appauvrit, car il n'aura pas su s'adapter.
On peut être de gauche et être libéral. Parce que je pense que le marché est ce qui permet une allocation optimale des ressources, et qu'on n'a pas trouvé quelque chose qui lui soit supérieur. même si l'Etat a un rôle important. Et être de gauche parce que je n'aime pas l'injustice, que je crois en la solidarité.
Rédigé par: mademoiselle | 23 mai 2005 at 20:15
Je n'irais pas jusqu'à dire que le marché permet une allocation optimale des ressources. C'est très souvent vrai, mais c'est aussi souvent faux. Je crois qu'il faut être sans complexe sur cette question et ne pas hésiter à employer le marché... quand il marche et à s'en écarter si l'administration marche mieux.
Rédigé par: Tonio | 23 mai 2005 at 20:32
appel à témoin : quelqu'un aurait t il vu le plan T, ou B ou C ou même D?
http://le-meilleur-du-oui.net/
Rédigé par: alphab | 23 mai 2005 at 20:48
Réponse à Emile à la question : "Comment dit-on "fracture civique", "propagande" et "gauche caviar" en hollandais ?"
Respectivement : "burgerlijke breuk", "propaganda" et "caviaar-linkerzijde" - même si ces traductions ne veulent à peu près rien dire... On pourrait résumer en traduisant par : "nee aan de volksraadpleging"... ;D
Rédigé par: Jan | 23 mai 2005 at 21:05
DSK n'est pas socialiste.
Juste avant les élections legislatives de mars 1993, le ministre français de l'industrie et du commerce exterieur, Dominique Strauss-Kahn est interrogé par le Wall Street Journal sur "ce qui va changer si la droite l'emporte". Sa réponse : "Rien. Leur politique économique ne sera pas très différente de la nôtre."
The Wall Street Journal Europe, 18 mars 1993.
Je comprend maintenant le oui de DSK.
DSK n'est plus socialiste.
Rédigé par: André Laidli | 23 mai 2005 at 21:40
Débat Besancenot-Voynet sur Europe 1 ce soir. Besancenot, en mal de légitimité (qui croie encore à la révolution ? ) annonce que le camp du non de gauche a réussi l'unité et parle d'une seule voix. Important de faire croire cela quand ensuite on veux parler de renégociation, mais il se moque vraiment de nous !!
Ensuite Besancenot a surfé sur le chômage, la précarité et la situation sociale cahotique. La responsable ? L'Europe bien sûr ! Et l'amalgame avec un Traité Constitutionnel qui n'est pas encore en appllication s'est fait tout seul ! C'est d'autant plus honteux que par là-même, il dédouane Chirac et Raffarin de LEUR politique...
J'ai voté Oui à Maastricht, j'ai voté pour Jospin en 1997 et en 2002. Je n'attendais d'aucun de ces votes le bonheur éternel. Mais à chaque fois j'étais conscient que ce n'est pas hypotéthiquant sur un avenir illusoire toujours plus à gauche que l'on avance mieux... ce qui s'est passé en 2002.
A ceux qui veulent renégocier, arrêter de rêver !! les libéraux anglo-saxons vous attendent de pied ferme, comme Le Pen attendait qu'à gauche on s'embourbent tous seuls !
Rédigé par: cuzco | 23 mai 2005 at 21:43
Quelques millions d'allemands citoyens-consommateurs-salariés-chômeurs auraient aimé dire NON à ce "TC"...
En tout cas ils ont dit NON à la soit disant gauche qui a voulu appliquer le programme de la droite: faire baisser le "niveau social" ("réformer" lol) pour pallier (s'"adapter") à la concurrence déloyale mondiale impliquée par les règles de l'OMC, au bénéfice des entreprises internationalisées et de régimes autoritaires .
On peut soupconner SCHRÖEDER d'avoir anticipé les élections de son pays dans un seul but: ne pas perdre le contrôle de son propre parti, en l'occupant à préparer ces élections, plutôt qu'à se remettre en cause...!
Que va trouver Hollande pour survivre? (attention,Fabius!)
Comment fera Chirac pour survivre? (attention, Sarkozy...)
Dès le 30/5, début des présidentielles... j'espère que le débat ne baissera pas de niveau, mais on peut craindre le pire.
Les seuls crédibles seront ceux qui intègreront dans leur PROJET pour 2007 (au plus tard) un projet de vraie constitution démocratique, donc acceptable par 60 à 80% des citoyens de 2 à N pays. (N manifestement strictement inférieur à 25...)
Rédigé par: blogibloga | 23 mai 2005 at 21:45
L'EUROPE DE L'OPPOSITION AU TRAITE :
Les partis qui disent Non dans l'Union Européenne
Angleterre
——————————
-> Parti Conservateur : Souverainiste classique.
-> UKIP (parti anti-européen et xénophobe) : prône le retrait pur et simple de l'Union (16% élection européenne).
Allemagne
—————————
-> PDS (parti extrême gauche surtout implanté dans l'Est).
Autriche
————————
-> Jörg Haider, nationaliste, le Le Pen autrichien.
Belgique
————————
-> Front National (Wallonie) : Souverainiste xénophobe.
-> Vlaams Belang (parti d'extrême droite) : souverainiste et xénophobe.
Chypre
——————
-> AKEL (parti communiste).
Danemark
————————
-> Parti Populaire Danois (extrême droite).
-> Liste Unitaire (extrême gauche).
Espagne
———————
-> Izquierda Unida (Extrême gauche).
-> Esquerra Republicana de Catalunya (nationaliste Catalan de gauche). La Constitution n'est pas en Catalan...
-> Bloque Nacionalista Galego : La constitution n'est pas en galicien...
Estonie
———————
-> Aucun
Finlande
————————
-> Aucun
Grèce
—————
-> Parti Communiste Grec.
Hongrie
———————
-> Aucun
Irlande
———————
-> Parti écologiste : la Constitution est trop militaire...
Italie
——————
-> Ligue du Nord (parti indépendantiste du nord, souverainiste et xénophobe)
-> Rifondazione Communista.
Lettonie
————————
-> Aucun
Lituanie
————————
-> Aucun
Luxembourg
——————————
-> Aucun
Malte
—————
-> Aucun
Pays-Bas
————————
-> SP (extrême gauche).
-> Extrême droite.
Pologne
———————
-> Ligue des Famille Polonaise (droite) : regrette l'absence de Dieu dans la Constitution.
Portugal
————————
-> Parti Communiste.
Slovénie
————————
-> Aucun
Suède
—————
-> Parti écologiste : anti-européen prônant le retrait de l'Union.
-> Extrême gauche : contre toute forme de délégation supra nationale.
Slovaquie
—————————
-> Mouvement Démocrate Chrétien (droite) : regrette l'absence de la référence à Dieu, souverainiste classique.
-> Parti Communiste.
République Tchèque
——————————————————
-> Parti Démocratique Civique (ODS – de droite) : souverainiste classique
-> Parti Communiste de Bohéme et Moravie (KSâM).
lu sur http://le-meilleur-du-oui.net/
merci alpab pour le lien
Rédigé par: cuzco | 23 mai 2005 at 21:55
lundi 23 mai 2005, 20h26
Jean-Pierre Raffarin :
"Le non de la France déboussolerait l'Europe: sans réponse, sans perspective, l'Europe serait paralysée par la crise politique et ses conséquences économiques"
Ben c'est EXACTEMENT CA!
1) Ce sera le NON de la FRANCE (pas d'une bande d'uluberlus... vive la démocratie)
2) Une "crise politique", c'est ce qu'il faut puisque aucun "message" aux différentes élections démocratiques précédentes n'a été compris et en tout cas pris en compte.
3) Il est temps en effet qu'il y ait des "conséquences économiques" qui SANCTIONNENT un système qui n'a que l'argent comme valeur... Seul l'argent lui parle (et pas la misère d'une masse de gens honnêtes qui ne demandent qu'à bosser).
Le MONSTRE incontrôlé paralysé, ce ne pourra être que mieux pour beaucoup de gens, enfin reconsidérés.
En fait, une excellente REPONSE.
En fait, enfin une PERSPECTIVE.
Rédigé par: blogibloga | 23 mai 2005 at 22:04
Cuzco,
Tu ne parles que des partis, tu ne parles pas des gens...
Je crois que ce détail explique tout...
L'Allemagne et la France illustrent le décalage entre une fraction de plus en plus grande des citoyens et de leurs représentants
pour moi, c'est tout ce que tu viens de démontrer, et ça m'inquiète
Par exemple, dans ton décompte, où apparaissent les gens qui viennent de mettre une bonne gifle à Schröeder, où sont les 40% de sympatisants socialistes français ?
Pour moi, pour une constitution, on devrait compter des GENS, pas des PARTIS
Rédigé par: blogibloga | 23 mai 2005 at 22:13
«Avec la réforme de l'Etat providence, Schröder s'est trompé»
ENTRETIEN • Au lendemain de la défaite électorale du parti du chancelier allemand, l'économiste Paola Monperrus-Veroni explique pourquoi, selon elle, il paie la précarisation de la société et la chute du pouvoir d'achat •
http://www.liberation.fr/page.php?Article=298477
voila voila
avis aux amateurs...
Rédigé par: blogibloga | 23 mai 2005 at 22:24