Un vrai scandale humain et urbain
J'ai répondu ce matin à une interview publiée ce jour dans Libération sur les problèmes de logement, et plus particulièrement sur la vente à la découpe. C'est une question essentielle pour beaucoup de Français et révélatrice de l'ampleur des inégalités qui croissent dans notre pays.
C'est pour cette raison que j'ai souhaité que la question du logement soit au coeur du projet socialiste pour 2007. Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jacques Donzelot animent d'ailleurs un groupe de réflexion au sein d'A gauche, en Europe sur ce thème.
J'attends, comme d'habitude, vos nombreux commentaires sur cette question, ainsi que vos témoignages .
dsk
Ancien ministre de l'Economie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn fustige le phénomène des ventes à la découpe, qu'il ne considère «en aucun cas (comme) une fatalité du capitalisme».
Vous êtes engagé aux côtés de la Coordination des locataires d'immeubles vendus à la découpe. Qu'est-ce qui amène un ancien ministre de l'Economie à s'intéresser à ce dossier ?
La crise du logement a une cause économique : la spéculation. Une réalité sociale : les expulsions. Les ventes à la découpe sont un des symboles les plus choquants. Ces opérations n'apportent aucune valeur ajoutée à l'économie française : il s'agit de vendre du logement au détail, en empochant au passage une grosse plus-value. Les locataires qui n'ont pas les moyens d'acheter sont de fait expulsés après avoir payé leur loyer des années durant. Un exemple symbolique : l'îlot des Arquebusiers, proche de la place des Vosges, dans le centre de Paris. Quasiment aucune des 80 familles locataires n'est en mesure d'acquérir son logement. Elles devront se reloger en périphérie urbaine, où les prix sont plus accessibles. Cette relégation par la spéculation est totalement inacceptable.
D'aucuns prétendent que ces ventes ne sont qu'un épiphénomène de la crise du logement...
Ces opérations contribuent à vider les grandes villes de leurs habitants, exception faite des plus aisés. Une des premières inégalités aujourd'hui, c'est le logement. Trop de familles s'entassent dans des appartements exigus. Des personnes sont contraintes de s'exiler loin de leur lieu de vie et de travail. La France n'arrive plus à se loger. Il y a urgence ! La gauche, de retour au pouvoir, fera du logement une de ses priorités.
Les ventes à la découpe ont commencé sous le gouvernement Jospin. Pourquoi avez-vous laissé faire ?
Nous ne sommes pas restés inertes. Un décret pris par Louis Besson (l'ancien secrétaire d'Etat au Logement, ndlr) en 1999 a permis de protéger les locataires les plus fragiles. Mais, aujourd'hui, les ventes à la découpe prennent une ampleur exceptionnelle avec l'arrivée de fonds d'investissement, principalement anglo-saxons. L'exemple le plus frappant est la mise en vente par le groupe américain Westbrook de 3 200 logements dans la capitale, rachetés à des institutionnels hexagonaux. Bertrand Delanoë et Patrick Bloche (député PS de Paris, ndlr) ont alerté la puissance publique, qui est restée les bras ballants.
Pas vraiment. Le ministre délégué au Logement, Marc-Philippe Daubresse, a obtenu la signature d'un accord qui renforce la protection des locataires âgés...
C'est un non-accord. Il a été rejeté par les coordinations de locataires. A juste titre. Il ne traite pas l'immense majorité des ménages qui ne peuvent pas se porter acquéreurs de leur logement. Il ne limite en rien le phénomène des ventes à la découpe. Mieux, il les rend présentables.
L'amendement Marini, qui divise par deux les impôts payés par les sociétés foncières, incite-t-il à faire plus de ventes à la découpe ? On a vu aussi le DAL occuper deslogements dans des immeubles découpés...
Défiscaliser les opérations spéculatives, c'est une conception assez étonnante de l'intérêt général. La gauche reviendra sur l'amendement Marini. Les ventes à la découpe constituent un vrai scandale, humain, urbain, économique. Alors je comprends la réaction du DAL, même si je prône des actions légales.
Quelles mesures préconisez-vous pour limiter ces ventes ?
Ces opérations ne sont en aucun cas une fatalité du capitalisme. Si les spéculateurs internationaux sévissent à Paris, c'est tout simplement parce qu'ils ne peuvent pas le faire chez eux ! Aux Etats-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas, les ventes à la découpe sont impossibles. A New York, par exemple, les ventes par appartement sont conditionnées à l'approbation de la majorité des locataires de l'immeuble visé. Toujours à New York, avant de lancer une découpe, l'opérateur doit obtenir un «permis de diviser» de la municipalité. La ville peut le lui refuser. Importons ce permis dans le droit français. Le marché a sa logique : le profit. La puissance publique doit avoir la sienne : la protection du public.
Libération, le 6 avril 2005
Bonjour à tous,
Je partage l’avis de DSK sur le problème du logement, qui devient gravissime en France, et qui contribue au creusement des inégalités. Et les récentes propositions de Borloo, tout en étant, en droit, légitimes, sont en pratique assez absurdes. Au lieu de maintenir des ghettos d’HLM, on va fabriquer des ghettos pavillonnaires. Regardons l’exemple des Etats-Unis, qui doit pouvoir nous montrer à la fois ce qu’il ne faut pas faire (concentrer la pauvreté, où que ce soit, est dangereux) et ce que l’on peut faire (une politique volontariste de la ville. Cf. le récent Faire société de Donzelot). A l’urbanisme concentré de l’urbanisme des années 70, qui avait pour fonction de concentrer la main-d’œuvre là où on avait besoin d’elle, on risque de passer à un urbanisme éclaté, avec, d’un côté, les services et les commerces, et quelques appartements vides servant la spéculation, et, de l’autre, l’habitat souvent laissé à l’abandon.
Il faudrait sans doute entreprendre plusieurs réformes :
* la réforme de la taxe, qui est parfaitement injuste. Il varie trop suivant les villes. Les valeurs locatives cadastrales datent des années 1970 ! D’ailleurs, il est étonnant de voir que, plus la ville est riche, moins la taxe d’habitation est élevée, du fait de la concentration des entreprises. La suppression de la taxe d’habitation pour la remplacer par une dotation d’Etat proportionnelle à la population ou à la richesse de la commune serait une bonne idée.
* l’accès à la propriété. On sait depuis longtemps que la part de l’immobilier dans la valeur du capital est prédominante, pour vivre et pour transmettre. La suppression du prêt à taux zéro par ce gouvernement est une mauvaise chose. On peut donc imaginer des dispositifs incitatifs d’aide à l’accession à la propriété, par des aides de l’Etat (type « prime pour l’emploi »), avec des garanties bancaires. Il faudrait évidemment commencer par ceux qui en ont le plus besoin.
* le renouvellement du parc urbain. Si l’urbanisme n’est pas la seule cause des inégalités, il y contribue, par des espaces anxiogènes, mais aussi, plus largement, par une trop grande concentration de la pauvreté et un manque cruel dans le domaine des services et des commerces. Les cités doivent redevenir des villes, avec des rues, des ruelles, des places, des lieux de rencontre et de divertissement, etc. Il faudra, pour cela, un véritable Plan Marshall et, je l’espère, un emprunt d’Etat.
Compte-tenu de la situation d’urgence, deux problèmes corollaires doivent être posés :
* celui des sans-papiers. Les banlieues les plus difficiles sont souvent celles où la concentration des sans-papiers est la plus forte. Il faut agir pour une régularisation de masse. La gauche a des devoirs dans ce domaine.
* celui des réquisitions. L’urgence de la situation exige des mesures d’urgence. D’aucuns, paraît-il, prônent la nationalisation temporaire d’entreprises en difficulté pour les sauver des délocalisations. On pourrait imaginer le même type d’action visant les logements inoccupés et offerts à la spéculation, avec un ultimatum d’1 ou de 2 ans. Ici aussi, la gauche doit montrer ses valeurs en se distinguant des mesures strictement symboliques et libérales de la droite. Il faut vouloir faire plutôt que laisser faire
Rédigé par: Jan | 06 avril 2005 at 14:17
DSK nous dit:
Aux Etats-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas, les ventes à la découpe sont impossibles.
Voila la solution :en faire de même!
Déjà que la spéculation immobilière rend impossible pour un grand nombre de personnes, de parvenir à s'acheter son logement.
Des prix de fous!
Sur ma commune les prix ,en trois ans,du terrain à batir ont été multiplié par 2,2.
Aujourd'hui....220 € le m2.
Les taux bas n'ont aucun intérêt
vu l'augmentation des prix.
Je pense qu'ils ont facilités la montée de l'immobilier .L'euro a également largement participé du fait des bas de laine à vider!
En plus voilà les ventes à la découpe (une vrai boucherie..).
Je suis quand même surpris de voir des gens qui semblent aisés, sur Paris, n'avoir pas pensé à acheter leur logement!
L'achat de son logement est tout de même le premier investissement à réaliser que l'on soit ,en ville ou non, riche ou modeste! Bien avant la b.m ou la marcedas (pas de pub)
Les fonds d'investissements appartiennent à des salariés...Bonjour les petits enfants...Mais ,il est vrai qu'à partir de 80 ans on ne pense qu'à soi,à soi,à soi! Il faut dire que vu l'avenir on ne peux qu'excuser!
Rédigé par: den666 | 06 avril 2005 at 14:33
DSK
Pourquoi en France on ne pourrait pas permettre à ceux qui le désirent de vivre comme au USA dans des mobil-homme.
Une certaine liberté de vivre que l'on peut déplacer au grès de ses humeurs.
Il devrait y avoir des zones adaptées à cela.
Je ne parle pas de mobil-home dans le sens de la misère ,non. Mais par choix de vie. Certaines personnes,même en retraite,vivent dans des mobil-home à l'année, mais ,dans des campings. Elles n'en sont pas mécontentes! Qui plus est, avec la mer à 300m.
Rédigé par: den666 | 06 avril 2005 at 14:40
Je suis de l'avis de den666, cette idée est fulgurante pour un temps, mais il y a aussi d'innombrables villages à l'abandon dans la France profonde qui se fissure et se délabre, pourquoi ne pas réhabiliter ces monuments de l'histoire pour qu'ils soient entretenus et ne soient pas balayés littéralement par ce tsunami barbare, tout en donnant et une occupation honorifique et un logement à des tas de jeunes qui sont prets à redonner vie à des tas de lieux en France
Rédigé par: bilou | 06 avril 2005 at 15:10
"Le marché a sa logique : le profit. La puissance publique doit avoir la sienne : la protection du public"
Cher Dominique, si l'on vous suit cette logique, serais-tu prêt à remettre en route l'autorisation administrative des licenciements pour éviter les licenciements boursiers, c'est-à-dire ceux qui sont mus uniquement par le fameux taux de 15 % de profit aux entreprises par leurs actionnaires internationaux ? On pourrait imaginer un double verrou :
- approbation par la majorité des salariés
- autorisation administrative (pour éviter que la pression faite sur les salariés n'emporte la décision).
Le marché a sa logique : le profit, la puissance publique doit avoir la sienne : la protection des travailleurs !
Rédigé par: Guillaume | 06 avril 2005 at 15:13
Bravo, Dominique, pour ton intervention à l'Assemblée, que j'ai vue et entendue à l'instant sur LCP :
- tu as tenu parole. Tu avais promis aux salariés de Sediver de porter leur parole et leurs demandes auprès du Ministre. Tu l'as fait.
- tu as montré la nécessité, comme tu l'as déjà fait, de proposer autre chose qu'une simple gestion au coup par coup des délocalisations en France
- par ta question, tu as amené le Ministre à botter en touche en rappelant la négociation en novembre, qui a échoué, ce qui montre, au demeurant, l'absence totale de solutions préconisées par le gouvernement Raffarin
- tu as souligné, de ce fait, que la lutte contre les délocalisations ne peut être amalgamée avec le TC ou l'élargissement : la volonté politique, voilà ce qui manque cruellement !
Rédigé par: Jan | 06 avril 2005 at 15:40
DSK,
Vous avez ifinimment raison de vous emporter sur les fameuse ventes à la découpe.
Vous soulevez par ailleurs un problème qui s'appelle l'économie de marché.
Le PS qui a contribué à diminuer la puissance de l'état en privatisant à tout va (obligation européenne ?) se trouve maintenant confronté à un partage entre le monde économique et le pouvoir des politiques.
Votre démarche en appelle une autre : Pourquoi est-il IMPOSSIBLE à un couple de cadres de pouvoir se loger dans le coeur des grandes villes ?
Certes, le PS ne gère pas toutes les grandes villes de France mais pour celles qu'il gère, je vois beaucoup d'intentions mais peu de résultats.
Les quartiers populaires de la capitale ne le sont plus parce qu'ils y abritent de petites gens mais parce qu'ils sont les moins chers à l'achat.
De tous temps la droite au pouvoir permet au BTP et à sa cohorte de profiteurs de prospérer.
En ce qui concerne le PS j'attends qu'il décrive une politique cohérente de la ville dans laquelle chacun peut trouver sa place.
Rédigé par: Jbenard | 06 avril 2005 at 15:46
Une entreprise ne sert que d'une part, à faire travailler des citoyens, et d'autre part à toujours en faire travailler plus en faisant des investissements soit dans la R&D soit dans l'augmentation de sa production ...
Si une entreprise fait des profits et licensient des travailleurs sans faire le moindre développement et où investissement pour enrichir un pourcentage infime de l'entreprise, elle devrait être sanctionnée ! Tout vient de la politique menée, un détail peut changer la face du monde.
Rédigé par: bilou | 06 avril 2005 at 15:49
Bel exemple de langue de bois !! Les "spéculateurs internationaux" .... mais qui sont ils ? Pourquoi ne pas parler des banques FRANCAISES et de leurs filiales spécialisées dans l'immobilier ? Ce sont elles qui font le marché à Paris. L'idée du méchant anglo-saxon dans ce domaine est une tartufferie de première car il y en a très peu. Prenez n'importe quel journal comme Investir, le Particulier ou autre et regardez les SCPI ou SICAV spécialisées.. Sont-elles étrangères ? Pourquoi ne pas citer les banques et les assurances françaises, Mr SK ?
Par ailleurs, il y a bcp de choses concrètes à faire pour permettre aux gens d'accéder à la propriété comme par exemple l'achat garanti sur la valeur hypothécaire. Pourquoi n'en parlez-vous pas ?
Pourquoi ne pas parler non plus du fait qu'un investissement locatif dans l'immobilier à Paris ne rapporte actuellement que du 3% ce qui n'a aucun intérêt ? Le problème de l'immobilier n'est pas séparé d'autres problèmes..
On peut s'attendre de quelqu'un qui sait qu'il va être au pouvoir ("La gauche reviendra sur l'amendement Marini" cette phrase est superbe ;-)) à plus de rigueur dans le raisonnement surtout quand il dénonce la politique spectacle .. On dirait du mauvais Sarkozy
Rédigé par: Pierre | 06 avril 2005 at 15:57
Yes Bilou,
Mais dans la mesure ou il n'est plus possible de mettre des limites à l'imagination du MEDEF ou de la CGPME.
Qu'il n'est plus possible de taxer le capital sous peine de le voir franchir ce qui ne représente plus des frontières.
Il n'y a pas seulement que les appartements qui seront concernés par la découpe
Rédigé par: Jbenard | 06 avril 2005 at 16:02
Toute entreprise qui licencie en plein profit devrait être obligée d'accompagner les employés.
Jusqu'à ce qu'ils aient trouvé un emploi digne du précédent!
Si cela est impossible ,jusqu'à leur retraite!
Je ne suis pas du tout communiste!
Il ne faut pas pousser le perpétuel profit!
Sauf erreur de ma part il y a eu des époques ou les rois (ils étaient comme la finance)ont eu quelques parties du corps raccourçies .Soyons grands, agissons!
Rédigé par: den666 | 06 avril 2005 at 16:13
PACIFIQUEMENT !
Rédigé par: den666 | 06 avril 2005 at 16:13
Il n'y a plus personne dans le blog.......
L'auteur de la fameuse directive sur les services est venu défendre mercredi à Paris son nom et son texte. "Il reste sur la table mais pourra être amendé" affirme-t-il, assumant avec humour ses convictions libérales.
Sacré blagueur le papa Bolkestein.
C'est à croire que le libéralisme (il n'y a pas d'ultra libéralisme pour Bolkeinten) a décrété qu'il mènerai l'Europe.
Si c'est le cas, essayez de trouver un mur ,d'une trés forte épaisseur ,il n'y aura de toutes façons aucun mur aussi gros que dans celui que nous irons.
La liberté n'est pas le libéralisme pur et dur .
Le libéralisme pur et dur est du fachisme!!!!!!!!!!
Rédigé par: den666 | 06 avril 2005 at 16:36
Je viens de relire l'interview que vous avez placé en tête de post.
Malgré tout le respect que je vous dois, je trouve que cette fois ci vous y allez fort.
Quand vous déclarez :"Une des premières inégalités aujourd'hui, c'est le logement. Trop de familles s'entassent dans des appartements exigus"
Vous parlez d'où ? Vous ne seriez pas en train de nous faire un remake de l'hiver 54 ?
S'il s'agit des nombreux immeubles insalubres de Paris, la ville peut prendre des arrêtés contre les propriétaires de ces taudis et reloger les occupants.
S'agit- il de la banlieue parisienne ?
Dans ce cas, il faut brocarder les périodes pendant lesquelles la gauche a été au pouvoir et n'a RIEN fait pour détruire les HLM des années 60 et mettre en place un plan ambitieux de reconstruction.
Celà ne vous gêne pas que ce soit "magic" Borloo qui soit à la pointe sur le sujet (sans toutefois avoir le moindre € à dépenser) ?
Les ventes à la découpe sur Paris ne touchent pas seulement des personnes âgées aux modestes revenus mais surtout une grande quantité de gens aisés qui malgré tout ne peuvent pas payer le prix exigé par le vendeurs.
Ne transformez pas cette affaire en roman d'Eugène Sue mais précisez nous comment l'état socialiste pourrait mettre en place un programme d'accès à la propriété ambitieux
Rédigé par: Jbenard | 06 avril 2005 at 16:38
sur l'intervention de Jan concernant "la réforme
de la taxe"
je suis d'accord avec toi sur la grande injustice de l'impot ménage
je t'approuve qd tu dis "plus la ville est riche
monis la TH est élevée..."
"les valeurs locatives datent des années 70"
mais pour comprendre vraiment ce pb criant, il faut approfondir
des révisions cadastrales ont lieu au rhytme de
tous les dix ans, donc les nouveaux propiétaires
sont soumis à ces révisions et ont un mal fou
à comprendre pq ils paient 2fois plus que leurs
voisins
je prends un exemple concret, ma mère possède une
très belle maison qui date de 1957
j'ai pour ma part fait l'acquisition d'un logement il y a 13 ans pour la somme de 450 000fr
a surface égale, avec un jardin dix fois plus petit je règle au trésor public:
759 euros de TH, 1305 euros de TF.
je vis en province dans une petite ville.
Rédigé par: rosalie | 06 avril 2005 at 17:03
Je me dépêche avant que le fil ne soit dévié par les discussions sur le TC, comme celà s'est produit pour les relations trans-atlantiques (2,3 commentaires sur le sujet dont le mien, puis quelques centaines sur le TC).
1) les spéculateurs anglo-saxons. La figure de style est belle, mais je crains que la réalité ne soit que dans beaucoup de cas des institutions financières et sociétés d'assurance bien françaises - et pourquoi pas la banque de france - sont derrière tout celà.
2) le problème bien connu pour ce qui concerne Paris est qu'il s'agit d'une (petite) ville à peu près intégralement batie, non extensible, et très désirable. Il serait bien difficile à mon avis d'arriver à une situation où l'offre et la demande ne seraient pas en déséquilibre permanent sauf crash immobilier. A moins de construire des gratte-ciels et là, les vertueux Verts pousseraient des hurlements.
3) l'autre problème bien connu de paris est la quantité d'appartements innocupés, que leurs propriétaires ne veulent pas mettre en location. Sans oublier naturellement que les plus gros propriétaires sont l'Etat et la Ville de Paris.
4) L'idée de transposer ce qui se fait à New York semble intéressante, jusqu'à ce qu'on se demande si elle ne reviendrait pas aussi à favoriser des situations acquises pour des personnes privilégiées et à créer des distortions entre ceux qui auraient la chance d'habiter là et les autres. La combinaison de ce type de dispositions avec l'indexation des loyers sur l'indice du coût de la construction produirait à mon sens presque certainement une situation de blocage et un marché noir du droit à la location - comme c'est d'ailleurs le cas à New York. C'est à mon avis à étudier de très près avant de se lancer.
5) est-ce parce que les ventes à la découpe - nouveau terme pour désigner quelque chose qui se pratiquait déjà beaucoup dans les années 70 - se sont multipliées à la faveur de la reprise du marché qu'elles font la une de la presse, ou bien est-ce parce que les ventes à la découpe se sont mises à concerner des personnalités médiatiques qu'elles se sont mises à faire la une de la presse ? Que chacun défende ses intérêts y compris financiers c'est normal. Il se trouve que certains peuvent trouver des relais plus facilement que d'autres.
Rédigé par: bernard1 | 06 avril 2005 at 17:24
Je suis d'accord avec Jan sur la TH, elle fait partie des impôts à supprimer, purement et simplement. Elle est injuste, touche largement les ménages les moins aisés, et en plus, c'est une vraie merde à gérer!
Rédigé par: Tonio | 06 avril 2005 at 17:32
bernard1, si le jeu du marché était le seul problème ce serait déjà un progrès! Comme tu le note toi-même, beaucoup (en fait, beaucoup beaucoup!) de logements appartenant généralement à des "institutionels" sont inoccupés par ce qu'ils ne relèvent que de l'investissement spéculatif. Le même problème s'est posé un temps pour les buraux vides que les propriétaires ne voulaient pas s'emmerder à transformer en logements. Quelqu'un sait si la situation a évolué?
Rédigé par: Tonio | 06 avril 2005 at 17:37
Hé ho Jan,
ça y est je ne peux pas m'en empêcher. Trois remarques sur ton (double) post.
Ton histoire d'impôt local. Là, tu as oublié que la gauche avait commencé un début de peréquation entre communes -dans le cadre départemental si mes souvenirs sont corrects, mais le sont-ils. Et que la droite revenue au pouvoir a, toujours me semble-t-il, éliminé le mécanisme. Tu aurais dù le mentionner.
Est-ce qu'il t'arrive de travailler? On a l'impression d'une présence permanente, entre LCP, le Blog et je ne sais trop quoi. Tu fais celà à plein temps ?
Dis, s'il te plait, dis-nous une fois, rien qu'une, un truc où tu ne serais pas d'accord avec DSK. Celà commence à faire un peu hagiographique. Remarques, je l'aime bien moi aussi, il est plutôt mieux que d'autres, même si j'adore porter la contradiction. En tous cas, moi, il y a un domaine où je ne suis pas d'accord, c'est cette idée idiote de référendum. Mais bon on en discutera ailleurs. Ici c'est le logement.
Rédigé par: bernard1 | 06 avril 2005 at 17:40
Tonio,
je suis loin d'être sùr que les appartements innocuppés appartiennent à des institutionnels en majorité. Je crois bien que beaucoup d'entre eux appartiennent en fait à des petits propriétaires.
Quand à l'histoire de transformation de bureaux en appartements et vice-versa, il me semble bien que celà demande des autorisations de la ville de Paris (modification plan d'occupation des sols etc ?). Je n'en suis pas certain, car je ne suis pas dans ce genre de métier.
Rédigé par: bernard1 | 06 avril 2005 at 17:44
Hello Dom' !
Je pense que le nouveau site de Fabius te fera rire...Son site est, comment dire, félin ? ;-)
www.fabius.net
@+
M.
Rédigé par: mike | 06 avril 2005 at 17:57
la gauche avait commencé un début de péréquation
entre communes dans le cadre départemental nous
dit bernard1, tu es sur de l'info, tu parles de
quel département?
Rédigé par: rosalie | 06 avril 2005 at 18:05
Cher Bernard1,
C'est pas beau d'accuser les gens de répondre sur ce blog régulièrement alors que c'est ce que tu fais ? Ne serais ce pas l'hôpital qui se fout ....?
En effet, il s'agit bien de parler du logement.
Amicalement
Rédigé par: Jbenard | 06 avril 2005 at 18:18
Rosalie,
Non je ne suis pas certain des détails. Dans mon souvenir, il y avait une peréquation des dotations aux communes mise en place quand DSK était ministre des finances.
en faisant une recherche rapide dans google j'ai cet extrait d'un discours de Jospin au congrès des maires de France datant de novembre 2000:
"Le deuxième objectif de la réforme des finances locales est d’accentuer la péréquation. Nous devons en effet veiller à réduire l’écart entre collectivités riches et pauvres. Cet écart risque de conduire à l’inégalité des citoyens devant le service public. Il faut organiser la solidarité entre les territoires. L’État jouera son rôle de garant de la cohésion nationale en redéfinissant les critères de répartition des dotations."
Il parle d'accentuer une peréquation qu'il a déjà mise en place. Donc celà existait mais je n'ai plus les détails. Désolé, la mémoire flanche...Alzheimer sans doute.
Rédigé par: bernard1 | 06 avril 2005 at 18:22
jbernard,
de la charité c'est sùr. Non, je voulais juste (subliminalement) suggérer de cesser de parler du TC sur ce fil-ci - quitte à continuer d'en parler dans le fil adéquat. En fait parce que j'ai été très déçu d'être apparemment quasiment le seul intéressé par les relations transatlantiques. Suis-je le lellouche de la gauche ?
Rédigé par: bernard1 | 06 avril 2005 at 18:27