Soutien à l'initiative de Genève
Bonjour,
je participais hier et aujourd'hui à la conférence des Maires pour la paix au Proche-Orient, organisée par Gérard Collomb, maire de Lyon, et la région Rhône-Alpes.
Je tenais à saluer cet événement de soutien à l'initiative de Genève. Il me semble en effet qu' il s'agit maintenant de reprendre le souffle de cette initiative pour sortir du statu quo et tirer avantage des forces en présence, en raison du nouveau contexte qui se fait jour. La disparition d’Arafat, qui a pour conséquence l’arrivée d’une nouvelle génération de dirigeants palestiniens comme Abou Mazen et Marouan Barghouti. La composition du gouvernement israélien, avec l’entrée possible des travaillistes. L’évacuation de Gaza. La relative stabilisation en Irak. Oui, il y a aujourd’hui de réelles opportunités pour la paix.
Quel peut être l’apport du projet de Genève dans ce nouveau contexte ? Pour moi, il est symbolique et fondamental : après l’échec d’Oslo, il doit permettre aux plus courageux des protagonistes des deux camps de reprendre le chemin du dialogue. Il rappelle à tous qu’une issue est possible, que les bases du compromis sont clairement définies, qu’un projet de paix commun peut être établi. Il propose un principe, une solution et une méthode de résolution.
Le principe, c’est que chaque peuple a droit à une terre.
La solution, c’est celle de la feuille de route : deux Etats, Israël et la Palestine, viables, vivant en paix dans des frontières sûres et mutuellement reconnues.
La méthode, c’est la négociation. Le projet de Genève démontre que la négociation demeure possible. La négociation reste la seule solution durable, la seule solution qu’aucune victoire d’aucun des deux camps ne puisse remplacer.
Je vous invite à lire le texte intégral de mon intervention,
à très bientôt,
dsk
Téléchargez ici le texte de l'initiative de Genève.
"La méthode c'est la négociation"
Chèr Dominique une personne peut négocier quand elle a quelque chose à offrir en contre partie, les palestiniens n'ont ni terrain à negocier, ni armée rien, comment négocier? Ce n'est pas une négociation, les Israeliens détiennent toutes les cartes et ce n'est pas la pression internationale qui fait peser quoi que ce soit sur la position Israelienne. Les fait sont la Israel n'a respecté aucune des grandes résolutions de l'ONU.
Rédigé par: | 06 décembre 2004 at 13:43
Cher contributeur anonyme,
je crois que les torts sont partagés et qu'il y a au contraire matière à négocier de part et d'autre. Ce qu'il manquait jusqu'à présent était une réelle volonté de discuter pour avancer, car les termes du contrat final sont connus. Ils ont été repris par les accords de Genève notamment.
La prise de position de Dsk sur ce sujet est partagée par nombre d'observateurs avisés du Moyen-Orient. Il y a désormais une opportunité d'arriver à un compromis acceptable et les gouvernements en place doivent avoir le courage de s'engager en ce sens. Il appartient aux Israéliens de faire preuve du premier acte de courage : reconnaître les nouveaux représentants palestiniens comme des interlocuteurs valables pour bâtir la paix. Il appartiendra aux Palestiniens de faire preuve du second acte de courage : faire respecter les termes du compromis par la voie modérée...
Rédigé par: Danielle | 06 décembre 2004 at 14:25
Là, je vais être un peu pessimiste...
L'idée d'Oslo, c'était paix contre territoires.
Le peuple israelien est favorable à l'abandon et l'évacuation des implantations, ainsi qu'à la mise en place d'un Etat palestinien, mais ça fait 15 ans qu'il y est favorable, et ce point n'est jamais venu au centre du débat politique. Peut-être un effet pervers de leur assemblée très IVème??
Résultat: pendant les 10 années du processus d'Oslo, les implantations se sont multipliées de plus en plus vite, alors que de leur côté les Palestiniens avaient mis fin au terrorisme (même le Hamas, rappelons-le). La-bas, une génération, c'est 15 ans, donc c'est la génération qui était enfant sous la première intifada, et qui a jugée qu'elle avait été abusée qui s'est lancée dans la seconde. C'est pas tombé de nulle part...
Aujourd'hui, je ne vois pas d'avantage de volonté du côté israelien qu'à l'époque: pour l'instant, le retrait unilatéral de Gaza n'a servi qu'à retarder tout dialogue. Et accessoirement, il n'a pas eu lieu...
Sharon a largement démontré qu'il n'y avait rien à attendre de lui en termes de négociations avec les palestiniens, dans la mesure où il ne recherche pas la paix avec eux, mais leur évacuation du grand israël (en Jordanie, par exemple)
Rédigé par: Tonio | 06 décembre 2004 at 14:47
Sorry, c'est hors sujet mais sans doute instructif pour Monsieur Strauss-Kahn
Monsieur *****Fulcanelli d'Aquithènes******
à
Monsieur François FILLON
Ministre de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Lettre ouverte intitulée : l’Université m’a Tuer
Monsieur le Ministre,
Permettez-moi je vous prie d’attirer votre attention sur mon cas personnel de chercheur atypique en situation d’exclusion. Je n’entrerai pas dans les détails de cette longue histoire mais je tiens à faire valoir en premier lieu une triple compétence attestée par une formation d’ingénieur d’une grande école scientifique, complétée par un doctorat en pharmacologie ainsi qu’un doctorat en philosophie. A cela s’ajoute un savoir-penser reconnu en théorie des systèmes. Pourtant, aucune institution scientifique ne m’a accueilli. Je n’ai certes pas un dossier chargé de publications mais vous savez très bien que la qualité d’un travail de recherche ne se mesure pas au poids, bien que la paresse des évaluateurs use parfois de ces critères. J’ai été qualifié l’année 2000 en section épistémologie. La suite, candidatures refusées sur les quelques postes publiés dans cette section et même pas un emploi d’ATER pour m’insérer dans l’une des Universités que j’ai sollicitées. Je n’ai pas demandé ma prorogation de qualification, souhaitant en finir avec ce cirque orchestré par les fonctionnaires de la recherche. Je suis sans lieu de travail pour exercer ma profession de trouveur. Dans le milieu du sport, un bon joueur de foot ne reste jamais sans club, mais dans le cercle de la recherche, on ne sait pas accueillir les plus innovants et on laisse fuir les plus talentueux.
Donc, pour ne pas rester sans activité de recherche, je décide de mettre à disposition, tout ce savoir et ces compétences, attestés par un niveau bac+21, toutes ces connaissances conquises avec persévérance, au service d’universités étrangères, et ce bénévolement. Etant un pur théoricien, je ne suis pas obligé de me déplacer et cette collaboration savante avec des puissances étrangères se fera avec les facilités de l’Internet.
Mais il me faudra quand même désigner qui sont les meurtriers de la belle science, ceux qui m’ont tué, ceux que j’ai sollicités, tentés d’intéresser à des projets transversaux, ceux qui se contentent de gérer en fonctionnaires les affaires de la recherche, et ces représentants politiques locaux incapables de s’indigner et de prendre des mesures contre les fossoyeurs de la science parmi lesquels figurent mes assassins.
Devront comparaître devant le tribunal des citoyens éclairés pour crime contre la haute culture et pour non-assistance à recherche en danger :
Monsieur W, ancien Président de l’Université de Bordeaux 1, Monsieur X, Madame Y, Monsieur Z… Non ! Après tout, je ne vois pas l’intérêt de régler quelques comptes avec des individus dont le seul tort est d’avoir été sollicité par mes soins, alors que c’est l’institution dans son ensemble qui faute par son incapacité à rendre justice aux chercheurs innovant, aventureux, prenant des risques, transversaux, passionnés par leurs recherches.
En fin de compte, Monsieur le Ministre, j’avoue ne pas savoir quoi vous demander, étant au fait d’une incurie qui règne également dans les services de l’Etat, comme en atteste l’issue de ma démarche auprès d’un de vos prédécesseurs, le Ministre Jack Lang, m’informant personnellement qu’il demandait à ses services de trouver une solution, sans aucun résultat hélas. Je ne mets nullement en cause votre personne ni celle de Monsieur Lang, c’est l’Etat qui n’a pas fonctionné.
Cela dit, je ne voudrais pas passer pour un citoyen procédurier ou pour un empoisonneur public, ce que je ne suis pas. Je ne demande qu’à œuvrer pour la science transversale, à mener des actions de recherche en commun avec des partenaires locaux. J’ai même rédigé un projet pouvant servir de base à l’élaboration de structures régionales calquées sur le Collège de France qui vous le savez, a été voulu par François Ier pour affranchir les meilleurs savants de la pesanteur universitaire. Mais bon, une autre pesanteur, celle de l’Etat et des Régions, ne permet pas de développer ces projets. Cela dit, on ne sait jamais, je reste donc à votre disposition pour œuvrer à la mise en place d’une action transversale sur Bordeaux.
Nous allons certainement voir se dessiner de nouveaux champs scientifiques, notamment aux interfaces des disciplines et des savoirs, en science de la conscience, en science de la Vie où en ce moment, tout bouge, le schéma réductionniste étant sur le point d’être largué au profit de nouvelles théories. Et donc, je vous confirme, Monsieur le Ministre, que souhaitant m’investir dans cette passionnante aventure intellectuelle pour ne pas gâcher toute cette science, je vais proposer bénévolement mes services de théoricien confirmé, par le biais d’Internet, à des Universités suisses et canadiennes.
Cette lettre est destinée à être publiée par les médias car il est de mon devoir d’informer les citoyens sur ce qui se passe actuellement, sur la situation de la science, de l’Université française, sur le sort qui m’est réservé et sur les moyens que je prends pour trouver une solution de rechange. Les Français seront ainsi ravis d’apprendre qu’un individu dont la formation a coûté pas loin de 200 000 euros offre ses compétences à l’étranger et que de plus, l’innovation théorique et fondamentale est laissée en friche par des scientifiques encore épris d’expérimentation et de réductionnisme, des scientifiques de la Vie qui fuient la pensée et la théorie, ainsi que des sciences humaines qui théorisent à souhait dans le champ du cognitivisme en passant à côté de la nature humaine.
Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, mes respectueuses salutations.
Rédigé par: Fulcanelli | 06 décembre 2004 at 15:50
Je me félicite que DSK se prononce publiquement sur la question du conflit israëlo-palestinien, au sujet duquel, me semble-t-il, il s'est peu exprimé alors même qu'il paraît lui tenir particulièrement à coeur.
S'il parle de "négociation", c'est, je le pense, parce que les conditions sont précisément possibles pour la rendre possible. Il faut effectivement être au moins deux pour négocier ; or il est certain que l'avènement de personnalités plus ouvertes comme Mahmoud Abbas ou plus jeunes par Bargouti peuvent ouvrir un certain nombre de portes. Du côté israélien, également, certaines possibilités semblent possibles : le fait qu'ait pu être envisagée une grâce de Bargouti s'il se présentait aux futures élections est un témoignage incontestable de cette ouverture, et témoigne, s'il fallait le montrer, de l'absurdité de certaines représentations manichéennes qui, ces derniers mois, ont vu s'opposer de façon caricaturale Sharos et les Palestiniens.
Quant à la question des différends entre les états israéliens et palestiniens, elle justifie précisément qu'il faille passer par une négociation et une politique du donnant-donnant : on ne fait jamais la paix avec ses amis. Si "Sharon a largement démontré qu'il n'y avait rien à attendre de lui en termes de négociations avec les palestiniens", il a également montré, à travers le projet de Gaza, qu'il n'est pas nécessairement le foudre de guerre que l'on décrit - je rappellerai que Rabin était également décrit comme un homme de guerre avant de devenir l'homme des accords d'Oslo. Quant à la pression internationale, elle est, contrairement à ce que l'on peut dire ici et là, extrêmement forte sur Israël, ainsi, d'ailleurs, que sur la Palestine, ce qui permet, même si cela n'est pas suffisant, de limiter les risques des explosions et des violences. Elle doit toutefois se faire plus forte encore, et passer de la politique de la prévention de la violence à celle d'une résolution du conflit, à travers un protocole de discussion. C'est urgent : la fenêtre qui vient d'être ouverte ne le restera vraisemblablement pas longtemps ; il faut malheureusement faire confiance aux extrémistes des deux bords pour s'emparer de la moindre opportunité pour faire capoter les espoirs de paix qui naissent actuellement. Il est urgent de ne plus attendre et d'exercer une forte pression sur ces deux pays : si les Etats-Unis ne sont pas décidés à le faire, l'Europe peut, doit le faire, et montrer, à travers cette action, qu'elle existe également politique. Après les discussions théoriques sur le TC, passons aux travaux pratiques.
Rédigé par: Jan | 06 décembre 2004 at 16:14
Moi aussi je suis content que Dominique s'exprime sur ce sujet sensible d'autant qu'on lui prête des arrières pensées pas toujours très nobles. Il était temps de s'exprimer sur ce sujet. Je crois que nous sommes à un moment du conflit où tout peut repartir d'un bon pied. Ca ne sert à rien de chercher les torts des uns et des autres si on n'en sort pas avec quelque chose. La ligne de Rabin me semblait la bonne. La violence continuera, mais la gauche israélienne doit dire qu'elle est le camp de la paix quoiqu'il arrive. La droite américaine, au pouvoir actuellement ne va pas aider, obsédée qu'elle est par la lutte contre le terrorisme... C'est là qu'il faut une voix et une voie européenne...
Rédigé par: Pierre Kanuty | 06 décembre 2004 at 17:07
Heureux également que DSK s'exprime officiellement et surtout publiquement sur ce sujet.
Deux remarques.
1-Si l'initiative de genéve a le mérite d'avoir relancé un peu d'espoir dans la période la plus sombre de la seconde intifada, une lecture approfondie ne manque pas d'interloquer sur le sens du mots "négocier". Comme le disait un commentateur pour négocier il faut être deux et avoir du "grain à moudre" comme on dit en France. Or, l'accord de Genéve est un catalogue de concession unilatérale Israelienne dont la seule contrepartie palpable quoique aléatoire serait l'arrêt des attentats des groupes extrémistes palestiniens. Qu'on me comprenne : la plupart de ces concessions unilatérales sont parfaitement justifiable dans le cadre d'un accord bilatérale de paix mais l'une d'entre elle risque malheuresement de bloquer la négociation si elle reste en l'état : Il s'agit de la rétrocession du Golan à la Syrie ce qui reviendrait pour l'Etat d'Isrâël à un suicide organisé. En effet, le plateau du Golan est une position stratégique du point de vue militaire donc pour la sécurité d'Israël. Sur ce plateau pourrait se regrouper facilement des moyens militaires considérables prêt à attaquer Israël dans son existence même. Même la question de Jérusalem ne posera pas autant de problème.
Espérons que les nouveaux négociateurs sauront prendre en compte ce risque réel sans quoi, toutes les conditions pour une paix durable ne seront pas encore réunis.
David
Rédigé par: ZERATHE | 06 décembre 2004 at 18:00
Elle est où ta deuxième remarque ?
Rédigé par: Pierre Kanuty | 06 décembre 2004 at 19:25
En gros tu cautionnes l'occupation Israeliennes et la colonistaion au nom de la sécurité de l'état d'Israel. Je ne vois pas comment aboutir à un accord de paix avec la syrie sans un retrait Israelien du Golan, en contre partie la paix s'installera dans la région. C'est le meme principe de guerre préventive, Les USA ont occupés l'Irak pour la menace que ce dernier représentait. Je tiens à te rassurer du potentiel militaire Israelien (notament ses 200 tetes nucléaires) lui assure une sécurité contre toute guerre d'armée contre armée. Pourquoi ne pas envisager un retrait avec une zone démilitariser au lieu de parler d'occupation pour se protéger. Aujourd'hui c'est plutot l'état d'Israel avec son arsenal qui menace ses voisins, on l'a vu lors d'une attaque cet été contre une base à 50km de Damas, un pays qui n'a pas les moyens de répliquer, s'en ai suivi un attentat en plein Dams contre un responsable Palestinien. Mais j'ai remarqué que l'on a tendance à confondre victime et Bourreau, je ne pense pas que tu cautionnais l'occupation de la France pendant la seconde GM, encore moins la colonisation de l'algérie ou tout autre pays, mais doit on faire une exeption parce que c'est Israel?
Rédigé par: | 06 décembre 2004 at 21:00
Tant que l'on en restera à ce genre de discours manichéen, dans un pays non directement concerné, le processus de paix a peu de cahnce de perdurer sur place.
Oui le Golan est une zone occupée!! depuis 1967 et une certaine guere du Kippour au cours de laquel je te rapelle que l'ensemble des pays entourant l'état israelien ont utilisé cette voie royale pour attaquer le pays.
Maintenat je préfére retenir de ta réponse une phrase de bon sens "pourquoi pas une zone démilitarisé" et j'ajouterai sous contrôle permanent de l'ONU!! c'est une possibilité mais elle ne pourra pas aboutir sans concession parralèle de la Syrie.C'est le principe même d'un accord bilatéral.
Par aileurs arrétons ces discours angélique sur la soi disante faiblesse millitaire des syriens. Ils n'ont peut être pas la bombe atomique (permez moi d'en douter par ailleurs vu qu'aucun contrôle sérieux n'a eu lieu contrairement au cas irakien), mais ils ont suffisemment de puissance pour occuper le liban depuis 25 ans et financer par ailleurs un groupe terroriste que l'on connaît bien en France ces derniers temps (suivez mon regard).
Rédigé par: ZERATHE | 06 décembre 2004 at 21:21
Excuse moi de douter de tes connaissances historiques, le golan la ci jordanie et le sinaï ont été occupé suite à une guerre déclanché par Israel en 1967(la guerre de 6 jours). Suite à cette humiliation par son ampleur, l'Egypte la Syrie ont décidé de récupèrer en 1973 les territoires occupées 6 années auparavant, c'est la guerre de Kippour. Mais grâce à un pont aérien américain, cette guerre fut une défaite pour les arabes. Sachant que en 1967 et suite à l'agression d'Israel une résolution a été voté par l'ONU sans suite comme d'habitude. Aujourd'hui tu t'inquiète de l'avenir d'Israel, ce qui est légitime, il faut toujours se soucier de l'avenir, par contre l'actualité est un fait 5 millions d'individus sans pays, sans nationalité sans droit passe après l'avenir de l'état Israelien, et cela dur depuis 50 ans. Le golan occupé "préventivement pour des raisons de sécurité" connait la colonisation, les paysans d'origine syrienne à majorité druze sur place ont un quota d'eau limité pour leur plantation avec des compteurs sur leurs propres puits, aucun quotas pour les Israeliens. Pour construire une maison sur son terrains les permis dur environ 10 ans pour une personne d'origine syrienne, en tant qu'Israelien une personne reçoit et cela pendant 5 ans l'equivalent de 10000 euros par ans d'aide à l'Installation. Accuser la syrie de nouer des liens avec le terrorisme ce n'est pas moi qui va le nier, et aujourd'hui si Israel n'a pas le droit à l'appelation "terroriste" c'est parce que ses exhactions sont menées par une armée. Il y a 3 fois plus de victimes dans les rangs de civils palestiniens qu'Israelien, la vérité et que les victimes sont les populations d'un côté et de l'autre, une vie humaine reste une vie qu'elle soit juif ou arabe. Mais les faits sont la Il y a occupation, et de nos jours le colonialisme ne doit plus être tolèré, tant que cet occupation existe il y aura hélas des victimes. Dans se sens je paut te citer l'exemple de la ferme de Sharn qui consomme autant d'eau que la ville deBir zeit qui a connut une coupure d'eau de 15 jours cet été, ou aussi te parler du systeme de puits mis en place par l'état d'Israel tout le long de la bande de Gaza, se qui a conduit à l'insalubrité 40% des napes d'eau à Gaza.
Rédigé par: | 06 décembre 2004 at 23:26
Bonjour !
Sans être une spécialiste de l'histoire de ces deux peuples, il me paraît compliqué de tenter d'arbitrer entre eux en se raccrochant à l'histoire pour désigner le fautif, tout en recherchant les termes d'un accord de paix. Cet accord ne sera possible que si justement l'escalade dans la violence et les humiliations vécues par les deux camps sont mises de côté pour aller vers la reconnaissance de deux Etats, acceptables dans leurs frontières pour les deux protagonistes. Il me semble que c'est le sens des accords de Genève soutenus par Dominique et par ses partisans. Il me semble aussi que l'Union européenne, en tant que nouvelle entité juridique issue de l'adoption du traité de ROME II, devrait prendre toute sa place dans ce processus pour affirmer son nouveau rôle dans la marche du monde, avec ses valeurs. Ce serait quelque part l'événement test de sa nouvelle légitimité.
Rédigé par: stef | 07 décembre 2004 at 10:02
Je suis d'accord avec Stef! Le passé peut aider à comprendre certaines choses, mais la mémoire ne doit pas devenir un obstacle à la paix! Et l'Union européenne a un rôle très important à jouer, en particulier en tant que garant de la paix (l'initiative de genêve est intéressante sur ce point).
Jan, je reviens sur Sharon: sans idéaliser Rabin, il est difficile de comparer les deux. La différence essentielle, à mon sens, tient à ce que Rabin considérait les Territoires comme un élément de la sécurité d'Israel, donc négociables contre une autre garantie de sécurité, alors que Sharon souhaite un grand Israel.
Je serais très prudent pour qualifier le retrait de Gaza comme une avancée de la paix, ne serait-ce que parce qu'il n'a pas encore eu lieu!! Gaza est très périphérique au grand israel, et jusqu'ici, sa colonisation est un échec patent: seuls trois pelés s'y sont installés. Le rapport population des colons / coût de leur protection est donc absolument exorbitant, et l'idée est de boucler la zone et de ne plus en parler. Parmi les palestiniens, beaucoup pensent que le retrait de Gaza doit permettre de se concentrer sur la colonisation de la Cisjordanie.
Côté palestinien, ben... c'est tellement le foutoir qu'on ne pourra voir qu'à l'usage... Mais dans le fond, c'est une question de légitimité populaire: pendant le processus d'Oslo, même le Hamas s'était tenu plutôt tranquille parce qu'il n'avait pas le vent en poupe.
Rédigé par: Tonio | 07 décembre 2004 at 11:33
Tout à fait d'accord avec "Stef". En général, l'argument de l'histoire, auquel font appel aussi bien les Israéliens que les Palestiniens, est un argument fallacieux, dans la mesure où l'on peut faire dire tout et son contraire aux événements et aux faits historiques, en fonction de ce que l'on veut démontrer, surtout lorsque l'on aborde l'histoire ancienne qui, on le sait, est assez largement déconnectée de l'histoire récente - la Palestine paléochrétienne n'est évidemment pas la même que celle décrite dans le Livre de l'Exode, pas plus qu'elle ne ressemble à celle d'Hérode, dans les quatre Evangiles ou, a fortiori, à celle d'aujourd'hui.
Il faut donc renoncer à considérer l'"histoire" comme un critère objectif d'analyse et d'évaluation. Je ferai un parallèle avec la définition de l'Europe et les problèmes de la Turquie. Suivant que l'on est pour ou contre l'entrée de ce pays dans la Communauté européenne, on peut en effet le considérer comme une frontière incluse ou exclue de l'espace européen ; dans un cas, on rappellera les relations toujours étroites ayant été nouées entre l'Empire byzantin ou ottoman et les pays européens, tant sur le plan commercial que culture ; dans l'autre, on fera état des guerres qui ont opposé certains pays européens avec les états "turcs". Si, en revanche, on considère la question sur le plan politique des valeurs, il est possible, entre personnes civilisées, j'entends, d'aboutir à un consensus sur sa définition européenne.
Pour clore cette parenthèse, je crois que la question des bonnes relations entre les états israéliens et palestiniens n'est plus une question d'histoire ou de géographie ; c'est une question de politique et, devrais-je dire, de morale et de civilisation. Ces deux peuples doivent pouvoir vivre de façon indépendante et autonome, côte à côte, ou ensemble (Jérusalem). Pour cela, il faut discuter méthodiquement, point par point, les questions qui fâchent et qui menacent ces règles de bon voisinage. Aucune question ne doit être tabou ; mais aucune réponse ne peut être apportée en présentant l'histoire ou la géographie comme un argument définitif ou préalable. On négocie avec des objectifs, pas avec des préalables, sans quoi l'on est strictement incapable de jouer cette politique du "donnant-donnant" et d'admettre les concessions nécessaires à toute discussion.
Rédigé par: Jan | 07 décembre 2004 at 11:35
D'accord, également, avec Tonio.
Il est vrai que ma comparaison avec Rabin est un peu limitée. Mais il faut dire aussi que la pression que l'on peut mettre sur Sharon, par l'entremise de l'action coordonnée de l'Europe et des Etats-Unis ou, plus encore, est susceptible de transformer sensiblement sa politique. Le fait qu'il puisse intégrer prochainement des travaillistes dans son cabinet tendrait à accréditer cette hypothèse. Bref : je ne crois pas qu'il y ait des "colombes" et des "faucons" en soi, ce qui explique ma comparaison. Sharon n'est pas le premier ministre que l'on pourrait rêver pour Israël, certes. Mais il est là, et il faut faire avec. Tâchons de discuter, de négocier, et l'on pourrait avoir de bonnes surprises.
Quant à la bande de Gaza, je suis également d'accord avec toi, même si, de nature, je serais plus optimiste. Je ne nie pas qu'il pourrait s'agir d'une tactique visant à justifier l'implantation définitive des colonies en Cisjordanie, comme on l'a souvent souligné. Les nouvelles circonstances politiques en Israël et en Palestine tendent toutefois à limiter ces risques. Mais il faudrait encore, pour cela, s'attacher de façon urgente à relancer le processus de paix en incluant d'emblée cette question du retrait de la Bande de Gaza afin de le lier à un processus et empêcher qu'il puisse ne s'agir que d'une fin en soi.
Il est vrai, enfin, que l'autonomie de la Bande de Gaza ne suffira pas à son développement : l'accessibilité à la mer, pour les pêcheurs, l'amélioration de la mobilité des travailleurs, un contrôle plus souple aux frontières, la reconstruction des bâtiments et services publics nécessiteront de lourds engagements financiers et politiques de la communauté internationale.
Rédigé par: Jan | 07 décembre 2004 at 11:43
Bonsoir,
Je ne vois pas comment ne pas parler d'histoire, c'est la base du problème, l'histoire à fait que aujourd'hui il y a plus de 4 millions de réfugiés palestiniens en Egypte, en Jordanie, au liban et en Syrie. Certes ce sont des pays arabes comme le sont les Palestiniens mais ces pays n'ont rien demandé, cet acceuil forcé qui devait être provisoire c'est prolongé sur cinquante années. Ces pays en contre partie, sont aujourd'hui pointé du doigt pour hébergement de terroristes. Il supporte la majorité du problème Israelo Palestinien. Zerathe parlait du cas Irakien et Syrien, je voudrais juste lui dire que les populations de ces deux pays aspirent aussi à la paix, et oui parce que dans le cas Irakien qui est aujourd'hui règlé apparement, et Syrien qui serait en voit d'être règler, il existe des populations civils des familles des femmes et des enfants qui demandent à vivre en paix, tout comme la majorité des palestiniens, mais la paix ne veut pas dire renoncer à ces droits légitimes reconnus par le conseil de sécurité. Comment accepter que les juifs et après un exhil de 2000 ans ont le droit au retour, et que les palestiniens de 1948 et de 1967, qui ont par la force des armes, et qui pour une bonne partie sont encore en vie, n'obtiennent pas ce droit.
Sur la question de "la négociation et la contre partie", je trouve se résonement stéril, quand un jugement est prononcé,on ne demande pas une contre partie à la victime. Le conseil de sécurité a déjà statuer sur l'ensemble de ce conflit, Israel doit de se retirer de la bande de Gaza, de la Ci Jordanie, du Golan et du Sud Liban(Les fermes de Chabha sont toujours occupées). Et a aussi statuer sur la présence Syrienne au liban(présence qui remonte à l'invasion du Liban par Israel). Aujourd'hui un mur est en train de voir le jour en dépit de toutes les lois Onusienne et la pression internationale, ce mur qui est tracé suivant l'emplacement de napes d'eau, des terres agricoles, annexe des milliers de Km2 de territoire palestinnien. Et aujourd'hui on nous parle d'initiative de Genève, Je suis aussi pour l'initiative de Genève tout comme Dominique(sauf que je n'ai pas encore assisté à la journée se soutient au soldat Israelien). Un mot pour finir l'accord de cessez le feu signé en 1973 entre la Syrie et Israel, impose au Syrien une zone démilitariser de 150 Km, avec une présence Onusienne. Effectivement plusieurs contingents Onusien sont présent dans cette zone. Le golan n'a jamais été un territoire de sécurité pour l'état d'Israel, mais un territoire ou l'eau est abondante et l'agriculture très rentable. Et contrairement à ce qui c'est dit l'agence Internationale de l'énergie atomique a effectué et continue d'effectuer des contrôles en Syrie, ce pays comme tous les pays arabes de la région ne peut se permettre de défier la communauté internationale comme le fait l'Etat d'Israel.
Rédigé par: Djamel | 07 décembre 2004 at 19:19
Quelques declarations utiles( et après ces memes personnes demandent a ne pas ramener le conflit Israelo Palestinien au sein de la république):
"13.05.2004 : FRANCE-INTER : STRAUSS-KAHN DEMANDE AUX JUIFS DE FRANCE DE PRENDRE DES RESPONSABILITES POLITIQUES POUR SOUTENIR ISRAEL
2. Déclarations d'Anne Sinclair (épouse de Dominique Strauss-Kahn)
http://revuedepresse.tripod.ca/doc4.htm
AFP | 09.04.02 | 17h43
Anne Sinclair estime que les médias français font preuve de partialité.
La journaliste Anne Sinclair, présente dimanche à Paris à la manifestation de " soutien au peuple Israéliens, contre le terrorisme et l'antisémitisme ", estime mardi, auprès de l'AFP, que " la communauté juive française a le sentiment que les médias prennent extrêmement violemment partie " dans le conflit du Proche-Orient. Les médias français " ne font que rendre un seul côté de l'histoire, alors que les deux côtés sont tragiques, ont besoin d'un Etat, de la paix. On ne donne qu'un point de vue, avec un peuple opprimé et avec un peuple massacreur ". " J'observe et constate que, journalistiquement, la balance n'est pas tenue égale: il se passe un attentat à Jérusalem avec 15 morts dans une cafétéria, une pizzeria, les caméras sont immédiatement dans les territoires auprès des familles vivant
les représailles. Ce n'est pas du journalisme, c'est une façon de prendre parti ! ", s'exclame-t-elle.
" Je ne justifie en rien la politique de Sharon pas adaptée et pas
productrice de paix, poursuit-elle, mais il faut comprendre l'état d'esprit des Juifs vivants en Israël et de ceux qui ont leur famille là-bas ". " Ici, poursuit-elle, on parle en abondance d'insécurité ". Là-bas, affirme-t-elle, " à chaque moment dans un bus, café, restaurant, on risque d'exploser.
Chaque famille en Israël compte un mort par attentat aveugle. Ils ne peuvent plus supporter cela. Je voudrais bien voir les Français face à un tel terrorisme aveugle. Il y a longtemps que leurs limites seraient atteintes ".
" Donc aujourd'hui, poursuit-elle, le peuple israélien, même 'il n'a pas voté Sharon, même s'il n'est pas favorable à Sharon, se retrouve à soutenir une opération pour essayer d'éradiquer le terrorisme "
Elle condamne par ailleurs les incidents " détestables" lamentables " dus à des voyous, qui s'en sont pris à des journalistes dans la manifestation et ont blessé un policier à l'arme blanche. Toutefois ces incidents ne devraient "pas occulter ce mouvement ample et très digne".
" Souvent, la sensibilité de la communauté juive était exacerbée à tort, là, elle est exacerbée à raison", conclut-elle.
Rédigé par: Freedom | 07 décembre 2004 at 22:30
Combien de temps tiendra encore Israël ?
Natalité faible, immigration en recul, émigration qui décolle (notamment chez les jeunes qui cherchent à fuir un "service militaire" devenu comme dans toute guerre civile une épreuve qu'il est quasi-impossible de traverser indemne) l'étau démographique est implacable. Plus l'état sera laïc et libéral, plus la démocratie conduira à une majorité Palestinienne. Plus il sera religieux et intransigeant, plus la dictature de la minorité amènera le conflit et fera fuir l'immigration qui seule permettrait de tenter de maintenir la parité...
Soutien international en recul, à mesure que le sentiment de culpabilité de l'Occident sur la Shoah recule et qu'Israël inflige aux Palestiniens des conditions de vies iniques (le "fort" est toujours jugé plus coupable que le "faible" !)
Economie militarisée sous perfusion, niveau de vie qui stagne, investissements qui diminuent, difficulté à attirer des étudiants étrangers dans les universités malgré un niveau encore aujourd'hui excellent...
Encore quelques dizaines d'années et Israël rejoindra les royaumes croisés dans les manuels d'histoire...
Rédigé par: Elbrouz | 07 décembre 2004 at 23:03
C'est quand même terrible de voir que, dès que l'on parle en France du conflit israélo-palestinien, les gens se mettent à tenir des propos incohérents ou, pire, des discours d'une partialité totale et même assumée...
Je suis d'accord avec Djamel - qui semble très bien connaître le dossier - sur le fait que l'histoire est "la base du problème", si l'on entend par "base" l'origine, le commencement des difficultés. Nier la détresse matérielle et, par voie de fait, politique et sociale, des réfugiés palestiniens, chassés de leurs terres, privés d'un Etat autonome et indépendant, ce serait inhumain et stupide. Considérer que cette situation ne doit pas revenir à la normale, ce serait absurde. "Renoncer", comme le dit justement Djamel, "à ses droits légitimes reconnus par le conseil de sécurité" n'est ainsi pas acceptable. Et il est clair que le retrait de la bande de Gaza, de la Cisjordanie, du Golan et du Sud-Liban constitue un objectif à atteindre - et l'accord de Genève le dit très précisément.
En revanche, je ne suis pas d'accord sur la fin du Post de Djamel, qui nie l'intérêt et la légitimité même d'une négociation, et cela pour deux raisons. La première est qu'à la dernière nouvelle le conflit entre Israël et la Palestine est une guerre, n'est-ce pas ? Une guerre qui fait des morts des deux côtés. Une guerre qui oppose une armée d'état et une armée clandestine. Or la fin d'une guerre se clôt toujours par un traité d'armistice issu d'une négociation entre les parties, y compris quand cette guerre n'a ni vainqueurs ni vaincus.
La deuxième raison de ma réticence tient à la description de la situation. Pourquoi Israël ne se retire pas des "territoires occupés" ? Parce que les Israéliens considèrent, à tort ou à raison, que cette "occupation" conditionne pour l'instant leur sécurité, et que si le retrait est effectif, il ne fera qu'accroître le danger terroriste pesant sur les populations et aucunement le dissiper. Il faut donc bien considérer les enjeux de cette décision - inique - avant de se prononcer. Le jugement du Conseil de sécurité est bien valide ; mais si l'Etat d'Israël n'a pas obtempéré, c'est qu'il considère qu'il est irréalisable ou dangereux pour sa survie. C'est d'ailleurs le même type de réflexion qui a conduit Sharon à commencer la construction de l'exécrable "Mur de la honte".
Il y a donc bien un espace de négociation possible et nécessaire, celui d'un dialogue entre un Etat d'Israël qui demande à pouvoir vivre dans le territoire qui lui a été donné par la communauté internationale, et celui d'un Etat palestinien qui aimerait qu'on lui rend celui qui est le sien. Le principe d'une "négociation" serait stérile, effectivement, si la situation était celle d'un méchant agresseur face à des gentils agressés (Irak-Koweit). Mais cette situation est précisément plus complexe et engage deux parties qui ont chacune des prérogatives mais aussi des torts. Dans ce cas, on fait la guerre ou la paix, mais on la fait à deux...
Quant au post de "Freedom" ("liberté"), je le trouve tout à fait salutaire, car il montre effectivement qu'en France, quoi qu'on en dise, on a la "liberté" d'exprimer les opinions que l'on souhaite, de formuler des critiques à l'égard du traitement de l'information, y compris quand il touche à des sujets qui ne concernent qu'indirectement la France. "Freedom" a raison de relayer les propos de DSK qui "demande aux Juifs de France de prendre des responsabilités politiques pour soutenir Israël". Je ne suis pas juif, mais aurais sans doute eu la même réaction, au moment où (13 mai 2004, rappelons-le) les actes antisémites se multipliaient en France, et où le débat sur la question israélo-palestinienne tournait à la caricature. Les négociations de paix ont évidemment besoin de deux Etats forts, consolidés et soutenus par leur peuple, sans quoi l'on retombera assez rapidement dans les guérillas civiles auxquelles nous sommes désormais habitués - voir la situation de la Palestine pendant l'agonie d'Arafat et celle, différent, qui semble se profiler aujourd'hui.
Je remercie également "Freedom" d'avoir rappelé les propos sensés d'Anne Sinclair, qui a tout à fait raison de souligner les dangers d'une trop grande partialité des médias français. Dire qu'il faut soutenir le "peuple Israélien, contre le terrorisme et l'antisémitisme ", cela me paraît la moindre des choses, tout comme il l'a été d'affirmer sa solidarité avec les New-Yorkais ou les Irakiens. Considérer que, parfois, les médias français "ne font que rendre un seul côté de l'histoire, alors que les deux côtés sont tragiques, ont besoin d'un Etat, de la paix", cela me semble également frappé du coin du bon sens, et montre qu'il est possible, sur cette question, de prendre une position modérée et raisonnable. Merci, en définitive, à "Freedom" d'avoir démontré exactement l'inverse de ce qu'il voulait dire... Il y a donc encore de l'espoir !
Rédigé par: Jan | 08 décembre 2004 at 08:30
Je suis d'accord avec toi Jan sur le fait que en France la liberté d'expression nous permet de nous exprimer librement. Mais aujourd'hui quand une personne comme Tarek Ramadan s'exprime (je suis loin d'apprécier cette personnalité) sur la question Israelo Palestinnienne, quand la communauté maghrebine s'organise pour soutenir les Palestiniens, des intellectuels et des hommes politiques de tous bords demandent à ne pas faire l'amalgame entre Israel Palestine et la relations entre nos communauté Juif et Musulmane. Je suis d'accord pour dire que cet amalgame est dangereux et que ce conflit, nous avons la chance en tant qu'occidentaux de ne pas le vivre, mais d'en débattre. Ce que je trouve par contre déplacé c'est le soutien hunanime de la communauté juif surtout de ses intellectuels (BHL, Strauss Kahn malheureusement à mainte reprise...). Il y a bien sur des exeptions, comme Roni Bronan, une des personalités juif qui sans doute connait le mieux la question Israelo Arabe grâce au travail qu'il a accomplit sur le terrain. Comment après reprocher à certain de ne pas faire l'amalgame, surtout quand un intellectuel comme Alain Finkielkraut se déclare Islamophobe(c'est son droit mais le déclarer n'avance à rien sinon à augmenter les tensions entre communauté, je tiens à souligner que sa ne fait pas de lui un raciste) et que les représentations officielles de la communauté juif se permettent des débordement auprès d'hommes politiques juste pour leurs opinions; et que se déclarer Judéophobe c'est être accusé aujourd'hui d'antissémitisme; plus grave on essaye aujourd'hui de diaboliser l'anti-sionisme et d'en faire un acte punisable autant que le racisme( le sionisme est avant tout une idéologie et une politique). Je pense aussi que si certain retrace et s'identifie en tant que victime en France tout comme les Palestiniens, c'est certainement à cause d'un racisme existant dans la société,et la médiatisation de tout les points négatifs de cette communauté (notament la délinquance et l'Islamisme). Pourquoi la classe politique n'a elle pas réagit aussi violement à la tentative d'assassinat d'un Imame en Corse (sachant que c'est un racisme organisé et non l'oeuvre de jeunes délinquants)que à la fausse agression du RER D. Pourquoi sur la seule école Musulmane(située à l'Ile) de France des reportages sont passés sur TF1, France 2, et Arte, ni a -t-il pas d'autre communauté? Je ne pense pas que l'intégrisme soit plus important en pourcentage chez les musulmans que chez les Juifs ou les Catho, par contre ils ont le droit à une forte médiatisation, peut être due aussi à l'actualité internationale. Comment expliqué que la communauté d'origine maghrebine ne soit pas représentée au parlement qui se doit être à l'image de sa population, et que la lutte contre le racisme(ou l'anti maghrebin excusez moi il n'existe pas de qualificatif exacte comme pour l'antissémitisme) ne soit pas une priorité(je parle de l'amendement rejeté sur le CV anonyme). Ces faits malheureux font en sortent qu'un amalgame terrible a prie forme dans notre société, et je pense seul la classe politique peut y remèdier
Rédigé par: Djamel | 08 décembre 2004 at 19:39
Commentaire sur la forme: merci de bien vouloir utiliser, pour les documents joints, un format ouvert, tel que PDF, plutôt que RTF. Cela permet à un plus grand nombre de pouvoir les lire.
Rédigé par: Aurele | 08 décembre 2004 at 20:03
Je suis plutôt d'accord avec Tonio : c'est l'occasion, il faut y aller et l'UE doit peser de tout son poids.
L'histoire explique mais n'excuse pas, et chaque évènement marquant comme l'est la mort d'Arafat doit être l'occasion d'infléchir la spirale infernale de ces dernières années.
Une fois une autre dynamique amorcée, on ne sait pas trop jusqu'où on arrivera à aller vers une situation plus juste et paisible, mais il ne devrait pas être difficile de faire mieux et d'améliorer le sort des 2 peuples.
Rédigé par: thierry | 08 décembre 2004 at 20:59
Ce qui est formidable dans ces commentaires, c'est a de voir a quel point la degoulinure de bons sentiments ne coute pas cher. Le probleme en Israel est bien plus darwinien que cela: il s'agit seulement de savoir qui, des Arabes ou des Juifs, va survivre. Tous les problemes n'ont pas forcement une solution satisfaisante pour les deux parties. L'ideologie du Progres a tellement pollue les esprits que l'on a oublie les realites de la Loi Naturelle: que le meilleur gagne. A mon sens, ce seront les Juifs.
Phil-
Rédigé par: Phil Cal | 09 décembre 2004 at 08:52
Phil Cal:
Le problème de la survie de l'un des deux camp ne se pose que s'ils cherchent à s'exterminer.
Pour Israël, depuis longtemps, les menaces réelles (c'est à dire venant des pays voisins) ont beaucoup diminué. Le plus chaud, c'était les scuds irakiens pendant la gulf war 1.
Ceci posé, le terrorisme est pour israel moins qu'une menace globale, mais bien d'avantage que l'épine dans le pied que l'on décrit souvent. Leur économie est aux vaches, leur société est de plus en plus rigide et les départs sont désormais plus nombreux que les arrivées.
Côté Palestinien, le grand "avantage" des populations sous-développées, c'est leur capacité à endurer un degré de merdier inimaginable. Des camps de réfugiés disséminés à droite à gauche, des territoires morcelés et bouclés, des morts au petit bonheur la chance, la destruction des infrastructures publiques et des habitations, et ils tiennent quand même!
Je ne partage pas ton avis sur les "bons sentiments". Ca fait cinquante ans que ça dure, et pourtant avec Oslo, la paix a vraiment existé pendant dix ans. Si ça a été fait, cela peut être refait, c'est aussi simple que ça. Alors autant essayer de viser la paix au moyen-orient puisque c'est possible, plutôt que la destruction complète d'un des deux adversaires.
En plus, la seconde option est sans doute plus difficile à réaliser que la première: même Sharon, qui en rêve, ne pousse pas son avantage jusque là alors que le jeu est largement de son côté. Le pessimisme n'est pas toujours un réalisme! ;-)
Rédigé par: Tonio | 10 décembre 2004 at 12:59
Tonio: vos arguments sont tous vrais, je veux dire, ceux qui sont factuels. les Juifs ont des problemes, mais les Arabes en ont encore davantage; pour ces derniers, il s'agit d'ailleurs, pour l'essentiel, de problemes endogenes. Du simple point de vue de la communication et des R.P., l'avantage majeur de l'existence d'Israel est qu'elle fournit une explication commode -- et reprise en coeur par tous sans esprit critique -- de l'echec arabe. Je n'ai pas dit que les Juifs n'etaient confrontes a aucune difficulte; je dis seulement que du point de vue evolutionniste, qui est le mien, ils ont a priori toutes les chances de l'emporter. Les Arabes ont mal bifurque aux Xe et XIe siecle, ils ne remonteront pas la pente, en tout cas pas a l'echelle de temps de nos vies. Connaissez vous ce que l'on appelle l'"Evopsy" ?
A vous
Phil-
Rédigé par: Phil Cal | 11 décembre 2004 at 22:17