Constitution : interview dans Libération
Bonjour,
en complément des textes que je vous proposais hier, voici une interview parue dans Libération.
dsk
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Bonjour,
en complément des textes que je vous proposais hier, voici une interview parue dans Libération.
dsk
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Dans Libé de ce jour un article intéressant sur l'incompéréhension des socialistes européens vis-à-vis du PS... Cela fait des semaines que je vitupère contre la "stratégie" européenne du PS, "stratégie" dont on verra aussi les effets dans le débat sur le traité "constitutionnel". La bêtise faite parti !
Merci à DSK, à Michel Rocard, à Martine Aubry, à B Delanoë de "garder la vieille maison" !
Rédigé par: Guillaume, Strasbourg | 06 juillet 2004 at 09:50
Moi j'ai envie de dire aux militants PS partisans
du NON qu'ils se trompent en disant NON à Chirac.
Le Président Français se complait dans l'attentisme depuis son accés au pouvoir,(voir
l'échec du 13-12-2003, sommet du 18 juin 2004...)
Donc on peut etre anti-Chirac et dire oui à la
Constitution.
Rédigé par: rosalie | 06 juillet 2004 at 11:31
L'aspiration à plus de démocratie en Europe est si fort que la grande victoire des nationalismes qui depuis plus de deux siècles, notamment depuis le traité de Vienne de 1815, s'opposent à la démocratie, sera de faire entrer dans le vocabulaire ce traité entre nations comme étant une Constitution.
Rédigé par: Henri Rouquier | 06 juillet 2004 at 14:37
En réponse à M. Henri Rouquier
Permettez moi de contester votre interprétation de l'histoire. Dire du congrès de Vienne qu'il est "la victoire des nationalismes contre la démocratie" est incorrect. Il s'agit d'une victoire du principe dynastique européen sur le principe national-démocratique. La Nation a été historiquement le berceau de la démocratie moderne.
Une constitution a un double sens matériel et formel. Il s'agit de la Loi fondamentale librement choisie par le peuple. Toute la question est de savoir où peut résider et comment peut s'exprimer le pouvoir constituant originaire, en d'autres termes comment "faire parler" le(s) peuple(s) européen(s).
Ceci étant dit, on peut affirmer qu'il y a un coup de force symbolique pour désigner le nouveau traité par le terme de "constitution".
Je ne fais ici que survoler la question...
Rédigé par: Guillaume, Strasbourg | 06 juillet 2004 at 15:46
"on peut affirmer qu'il y a un coup de force symbolique pour désigner le nouveau traité par le terme de "constitution". "
Très vrai.
Je sens que les efforts que tant d'entre nous mettent à voter pour le oui à la Constitution vont payer. Il faut continuer. Lors des réunions qui s'ouvrent aujourd'hui sur la constitution du projet socialiste, il faut coûte que coûte que tous, nous défendions le Oui.
Autre chose sur la vision franco française de l'Europe à la lumière de la ratification du traité de Maastricht: A l'époque, Thatcher était contre l'union monétaire. A l'époque Mitterrand disait que face aux Anglais, "il suffisait de dire non, et de pratiquer la politique du fait accompli" (ex : organisation de réunions à des dates non voulues par les Britanniques).
Aujourd'hui, force est d'admettre que cette stratégie est impossible, du fait des élargissements successifs qui ont eu lieu depuis (+ 13 pays).
Non seulement les intérêts - et quelque peu la mentalité - des petits pays, et des nouveaux entrants convergent avec ceux de la Grande-Bretagne, mais ils les débordent, rendant d'autant plus difficile au couple franco-allemand et aux tenants de la version Giscard de "tenir" la barque des revendications multiples.
Il nous faut maintenant confronter un idéal fédéral, auquel semblerait nous mener le sens de l'Histoire, et une réalité beaucoup plus en arrière de la main, que nous auront à faire évoluer, dans le sens de cet idéal. Ce, sans jamais oublier l'objectif essentiel de la construction européenne, au-delà de la Paix et de la prospérité : l'accès à la puissance.
Naturellement la problématique qui nous guide alors est celle de savoir si cela est possible autrement que par des cercles concentriques, idée fondée sur l'acceptation de la division interne à l'Europe - puisque l'Angleterre semble ne pas vouloir avancer sur la question de la défense et de la diplomatie communes - ce qui contredit, à première vue, l'idée de puissance (nécessitant un minimum une parfaite unité de vue, un lissage européen des positions et des actions des différents Etats de l'Union).
Mais, malgré ces déceptions sur le texte Constitutionnel, il faut garder le cap de la construction européenne, et ne pas la saborder, comme revient à le faire le militantisme du "non".
Rédigé par: Greg | 06 juillet 2004 at 17:33
Greg, pourquoi rechercher autre chose qu'une logique concentrique?
Si les Anglais et les pays de l'Est ne veulent pa aller plus loin (il n'est même pas certain qu'ils acceptent le texte actuel, qui est déjà "trop"), pourquoi les forcer?
L'Europe n'est pas seulement un espace géographique, et si l'argument vaut pour accepter la Turquie, il vaut également pour accepter la "dislocation" politique du continent entre plusieurs groupes.
Il y'a sans doute possiblité d'avancer à 6 ou 10 vers une europe fédérale qui ait enfin une certaine puissance. Même sans rassembler les 15 ou les 25, elle atteindrait une masse critique renforçant les marges de manoeuvre du politique: l'euro l'a déjà démontré.
Au contraire, il me semble qu'il faut ête prudent avec nos partenaires pour le fédéralisme: le système actuel produit une absence de décision en cas de forte opposition, un fédéralisme à 25 produirait des décisions fortement "non consensuelles" au minimum.
Rédigé par: Tonio | 07 juillet 2004 at 12:59
je suis totalement pour l'adoption de cette constitution mais je me demande combien de temps encore la France - et nombre de Français - restera aussi peu tournée vers l'Europe mais préfèrera se regarder le nombril...
Rédigé par: jérôme | 07 juillet 2004 at 14:56
Jerome, quand on ne fait pas campagne il ne faut
pas s'etonner du résultat de ces elections.
Les Français boudent quoi de plus normal,on ne
comprend pas leurs réticences face à la Constitution, Qui leur en a parlé à part l'équipe
de DSK? qui leur a montré, Qui leur a expliqué?
Qui leur a donné envie d'Europe? à part l'équipe
de DSK.
Ils ont beau dos les attentistes de tout poil de
se répandre en phrases assassines. Le mal est fait, mais l'Europe est en marche!
Rédigé par: rosalie | 07 juillet 2004 at 20:45
Pour les liberaux deregulateurs, le marché unique leur suffisaient, c'est donc une défaite pour eux et un pas en avant pour nous d'avoir un traité qui commence à impliquer d'autres competences à l'Europe.
On a bien fait couler le Traité de Nice, on pourra bien, une fois majoritaire en Europe, ouvrir les compétences et en attendant faire une avant garde.
Et je pense qu'il ne faut pas avoir peur de l'avenir et de l'evolution des peuples. Je suis persuadé que les jeunes générations feront l a décision, même les anglais !
les échanges universitaires,les voyages, les entreprises européennes...tous ces échanges accelerent l'envie de construire l'Europe
Rédigé par: vincent | 07 juillet 2004 at 21:44
Bravo Dominique tiens bon ! Ne te laisse pas impressionné par l'intox médiatique. "Les militants socialistes penchèraient pour le non" selon Libé. C'est n'importe quoi: où sont leurs sources ? moi je suis socialiste et je n'ai reçu aucun coup de fil d'un journaliste de Libé.
Les militants, ils attendent que les partisans du oui osent enfin expirimer franchement leur position. ça fait des mois que l'on doit se taire pendant que les minoritaires, eux, ont pu taper sur la constitution en utilisant souvent la pire mauvaise foi. Les militants ont droit à un débat ouvert alors que Hollande n'a de cesse de vouloir l'étouffer. Quant à l'opportunisme de Fabius, je n'en dirai rien ici car j'aurais du mal à rester calme. Notre idéal socialiste, internationaliste, européen est ravalé à la dernière place par rapport à la politicaillerie ("ne pas dire oui à Chirac" comme s'il s'agissait de ça ), les tactiques de court terme, le cynisme.
ça suffit !
Il faut partir au combat, dire la vérité sur ce traité constitutionnel ses limites mais aussi les progrès importants dont il est porteur.
Rédigé par: social-democrate | 07 juillet 2004 at 23:17
Merci à Bertrand Delanoë, Martine Aubry et tout particulièrement Dominique Strauss-Kahn de sauver l'honneur du parti socialiste.
Le niveau des arguments utilisés par les partisans du "non" est tout simplement atterrant. Il met en lumière une certaine absence de débat dans le parti sur les questions européennes, un manque de clarté sur les raisons des choix européens du PS, et vient nous rappeler le flou idéologique dans lequel nous nous trouvons.
Quand des militants socialistes vilipendent le marché unique et le principe même de concurrence, il est clair que le tournant social-démocrate de ce parti n'a pas été assumé assez clairement - d'autant plus qu'il s'est produit tardivement, en 1982-1983. Il va falloir réexpliquer des choses qui paraissent évidentes à certains d'entre nous : que le socialisme n'est pas l'ennemi de l'économie de marché, qu'il n'est pas la rupture avec le capitalisme, ni même l'hostilité par principe à toute privatisation, etc. On paye certainement une pratique social-démocrate non revendiquée, parfois presque honteuse (cf. les privatisations "silencieuses" sous Jospin).
Mais il y a un autre débat, qui cette fois, n'oppose pas la majorité et les minorités du PS, mais passe à l'intérieur de la motion A : celui sur la construction européenne proprement dite. Je crois que les pro-européens du PS ont trop insisté sur les insuffisances - très réelles - de l'Europe actuelle, et pas assez sur ce qu'elle nous a apporté, d'où une réaction de rejet chez certains socialistes de "cette Europe-là" et l'appel incantatoire à "une autre Europe".
Il faut mener un travail de conviction et rappeler les bénéfices de la construction européenne : la paix bien sûr, mais aussi la réduction des inégalités entre les pays et les régions, de la croissance en plus, une certaine protection face à la mondialisation, etc.
En effet, l'opposition au projet de Constitution est moins une opposition aux nouveautés apportées par ce projet qu'un rejet a posteriori de tous les traités précédents. A nous de montrer que ces 50 ans de choix européens de la part du PS ne doivent pas être reniés. Le vrai problème aujourd'hui est que toute une partie du PS pense qu'il vaut mieux faire capoter l'Europe et, à la limite, qu'il n'y ait pas d'Europe du tout, plutôt que cette Europe-là.
Nous devons, certes, critiquer l'Europe telle qu'elle existe afin de l'améliorer, mais aussi revendiquer sans en rougir ses aspects positifs, et ils sont nombreux. C'est seulement de cette manière que nous parviendrons à faire accepter cette constitution - sans doute le maximum qu'on puisse obtenir pour le moment dans une Europe à 25 - couplée avec un engagement ferme des socialistes d'aller plus loin dans le cadre des coopérations renforcées.d
Rédigé par: Antoine C. | 08 juillet 2004 at 17:18
Il est vrai qu'il y a de l'équivoque chez les opposants au traité, dans la mesure où ils semblent autant sinon davantage rejeter la construction européenne dans son ensemble que le traité "constitutionnel" en particulier.
En effet, s'il fallait résumer les critiques portées contre le traité, et en se plaçant d'un point de vue assez général, celles-ci consistent dans l'idée que ce dernier "constitutionnalise le libéralisme". Or, tout d'abord, ce traité n'est pas une constitution (je me suis déjà longuement étendu sur cette question, comme d'autres d'ailleurs), ensuite ce traité reprend les stipulations "libérales" des traités antérieurs et, enfin, il contient d'autres éléments, revêt d'autres aspects que le seul "libéralisme", comme cela a été dit (notamment dans l'article de DSK et de B Delanoe) et permet aussi d'envisager des évolutions.
L'espoir ne peut venir que du renversement du rapport de forces en Europe, en faveur des socialistes et des autres forces progressistes, RASSEMBLEES ET UNIES AUTOUR D'UN PROJET COMMUN TRANSNATIONAL.
Rédigé par: Guillaume, Strasbourg | 08 juillet 2004 at 18:07
Il est vrai que si tous les partis membres du PSE acceptaient de se plier à la position majoritaire dans l'organisation lors du vote final de ratification...
Il existe d'ailleurs un consensus pour un PSE plus fort, y compris chez les minoritaires du PS. Pourraient-ils refuser par exemple le résultat d'un référendum militant dans l'ensemble du PSE ?
Même si cette solution n'a aucune chance de se produire, l'hypothèse mettrait certains devant leurs contradictions.u
Rédigé par: Antoine C. | 08 juillet 2004 at 19:54
c'est vrai Antoine C, en tant qu'européens et socialistes nous devons poser les questions au bon échellon:un référundum chez les socialistes européens et non pas au sein de sa seule composante française, un référundum au sein de la nation européenne en construction et non pas au sein de sa seule composante française.
Rédigé par: romain blachier | 11 juillet 2004 at 20:46
A lire ce matin dans LIBE:
Le retraité Jospin se tient pret à contrer le non
sur l'Europe.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=223366
Rédigé par: rosalie | 13 juillet 2004 at 11:41
depuis le passage a l'europe je suis fonctionnaire mon pouvoir d'achat baisse
dite moi pourqu'oi je voterai oui a ce référundum que va t'il me donné
Rédigé par: alain royer | 22 avril 2005 at 09:11