"Question ouverte" sur France 2 ce soir
Bonjour,
je suis invité ce soir par Olivier Mazerolle dans l'émission "Question Ouverte" sur France 2 à partir de 20h30.
Vos commentaires sur le fond comme sur la forme me sont toujours très utiles,
à très bientôt,
dsk
Le texte de l'émission ainsi que des extraits audios devraient être disponibles sur le site de France 2 après l'émission.
C'est une bonne idée d'annoncer les émissions à l'avance. J'aurai aimé que ça soit le cas pour France Europe Express (?) il y a quelques semaines sur France 3....
Rédigé par: Olivier | 03 juin 2004 at 17:05
c'est vrai.. et je trouve un peu triste que ce blog se limite à être le relais de vos passages dans la presse.
Rédigé par: sans moi | 03 juin 2004 at 17:41
Sans moi,
je te trouve un peu dure : le texte précédent a été rédigé par Dominique spécialement pour le blog! Tu constateras qu'il y a passé un certain temps...
Rédigé par: Thomas (Equipe DSK) | 03 juin 2004 at 18:28
Ouah, la censure ici est incroyable !
Rédigé par: Solale | 03 juin 2004 at 21:23
mea culpa, j'ai lu juste après avoir posté mon commentaire qu'il y avait un nouvel article.. néanmoins, ça faisait longtemps..
Rédigé par: sans moi | 04 juin 2004 at 08:53
Je vais faire la mauvaise langue...
J'ai été soufflé, épaté, étonné par le souffle d'espoir et d'audace dans les propos de M. Strauss-Kahn, chapeau ! On a failli discerner un discours de gauche à un moment puis... *pouf* non en fait.
Je me suis même demandé de quoi vous étiez ministre à un moment.
Rédigé par: Adrien | 04 juin 2004 at 10:56
Pourquoi, pas de gauche?
En 5 mn, j'ai trouvé qu'il disait pas mal de choses... Notamment la relance par la consommation avec l'emphase sur les plus pauvres, à comparer avec le soutien aux classes moyennes + + du gouvernement Raffarin. Et la défense des 35h et des emplois-jeunes.
Et il a été assez technique sur l'effet des baisses d'impôts: si ça marchait, on aurait au moins le même taux de croissance que les autres pays.
Non, non, moi j'ai trouvé ça bien vu la courtitude (en anglais courtitudiness) de l'émission.
Rédigé par: Tonio | 04 juin 2004 at 11:47
Bonjour Monsieur le ministre.
J'ai écouté votre intervention du 3-6 chez Mazerolle et j'en suis atterré.
De partout, j'apprends que la terre est fichue et l'on en constate déjà les éffets, les dérèglements.Vous savez que vos petits enfants risquent d'avoir une vie infernale et vous persistez ainsi que tous les "politiques" à réclamer de la croissance pour polluer davantage encore.Aujourd'hui chacun se réjouit que l'OPEP augmente sa production de pétrole.
Etes vous donc incompétent pour les affaires de long terme ou simplement inconscient avec des oeillères politicienne.
Pendant les années de gestion socialiste qu'avez-vous fait pour le développement des énergies renouvelable?
Avec mes remerciements si vous pouviez me répondre H.C.
Rédigé par: cornut henri | 04 juin 2004 at 14:50
Ah ben voilà, Henri a dis ce que je voulais dire...
Rédigé par: Adrien | 04 juin 2004 at 15:13
Bonjour
Il est évident qu'on ne peut répondre à ce genre de questions précises en quelques minutes, surtout avec un Mazerolle en face de soi...
Rédigé par: Sandra | 04 juin 2004 at 15:55
Il me semble que la composante écologique est prise en compte au plus haut point par une grande partie du PS. C'est aussi le cas du projet d'Europe politique de DSK.
J'ai pas vu l'émission, et me dis à la lecture de ces commentaires qu'il faut peut-être insister sur le point écologique dans les apparitions, en surplus du reste, car ce n'est pas contradictoire du tout, au contraire, avec la promotion de la croissance.
En effet, il est pensable qu'à moyen terme tout un ensemble d'Etats se penchent sur la question du développement durable, et veuillent se doter d'énergies renouvellables et autres moteurs et chauffages propres. C'est une intuition, certes.
Pourtant, si cette intuition se produisait, il serait intéressant que la France soit en avance dans ce domaine, et se dote au plus vite d'un avantage comparatif dans les nouvelles technologies environnementales, comme elle le possède déjà sur le nucléaire.
Rédigé par: Greg | 04 juin 2004 at 16:13
Le rapport que DSK vient de remettre à Romano Prodi, qui s'intitule "construire l'Europe politique", possède des développements très originaux sur le développement durable et les questions écologiques. Il serait bon qu'il mette l'accent là dessus.
Rédigé par: Marc | 04 juin 2004 at 19:43
En tant que socialiste, il serait bon aussi que M. Strauss-Kahn prenne position contre l'AGCS...
Rédigé par: Adrien | 05 juin 2004 at 00:23
Heureusement que DSK souhaite le retour de la croissance !!
Il faut vraiment vivre dans un monde surprotégé pour rêver d'une croissance zéro voire même négative. La récession est devenu le graal de quelques bobos. Certainement pas des salariés du privé qui en subissent de plein fouet les conséquences : salaires bloqués, usines fermées, montée du chômage. Demandez aussi aux ivoiriens ce qu'ils pensent de la croissance négative ! Alors oui, il faut une coissance maîtrisée répondant aux vrais besoins de l'humanité sans mettre en péril les générations futures ! mais la régression n'est pas une voie d'avenir.
Rédigé par: social-democrate | 07 juin 2004 at 00:16
absolument.
Rédigé par: Greg | 07 juin 2004 at 01:40
social-democrate a dit «Alors oui, il faut une croissance maîtrisée répondant aux vrais besoins de l'humanité sans mettre en péril les générations futures ! mais la régression n'est pas une voie d'avenir.»
Il y a pourtant un problème, dans un environnement aux ressources finies, on ne peut espérer se développer indéfiniment. Parler de croissance maîtrisée, c'est admettre implicitement une croissance éternellement positive, ce qui est impossible.
À partir du moment où on a compris qu'il faudra bien un jour mettre un terme à la croissance, on constate que notre modèle va nous conduire à notre perte, car justement il ne fonctionne socialement, comme vous rappellez («Certainement pas des salariés du privé qui en subissent de plein fouet les conséquences»), que s'il y a croissance...
Rédigé par: catégorie A | 07 juin 2004 at 17:08
Sans doute, mais quelle croissance?
Ne peut-on pas imaginer que la maitrise des équilibres planétaires et du système de production (en gros l'écologie appliquée) soit précisément le prochain grand axe de croissance?
Au moins dans les pays développés, le problème n'est plus de produire sufisamment pour tous, puisque nous sommes déjà en surproduction. Il s'agit de permettre à tous d'acceder à la production, en reinsérant chacun dans le processus économique. Si avoir une croissance "propre" nécessite un travail supérieur à une croissance "polluante", alors on a un élément de solution...
Rédigé par: Tonio | 07 juin 2004 at 18:22
Tonio a dit «Sans doute, mais quelle croissance?»
La croissance, il n'y a pas 36 manières de l'entendre dans la bouche d'un économiste ou d'un politicien au jour d'aujourd'hui.
Par contre, vous soulevez un point intéressant, en repartant de mon raisonnement, on aboutit à la nécessité de redéfinir les notions :
- de richesse. «La richesse ne peut et ne doit pas être considérée comme résultant de la valeur d’échange marchande résultant de la simple application de loi de l’offre et de la demande, reposant sur le désir et la satisfaction personnelle. Il est grand temps de reconsidérer la richesse en la basant aussi sur l’utilité sociale, le don et le débat politique.»
- d'activité. Il faudrait prendre en compte les activités associatives, les activités artistiques, les activités politiques et les activités familiales.
Cependant, même en redéfinissant la richesse, il y aura quand même un moment on ne pourra pas en demander plus à notre environnement et à nous-même. Quelquesoit la définition que nous donnons aux richesses, nous ne pourrons indéfiniment augmenter nos richesses dans un environnement fini.
Cependant, cette finitude du développement ne sera pas vécue de la même manière, car en élargissant les indicateurs de richesses, on fera apparaître les nécessaires équilibres entre les différentes richesses, et qu'en augmenter une en diminuera une autre.
(1)Pour gagner du temps, et parce que ça me rappelait quelquechose, j'ai été retrouvé un vieux texte qui suis un peu mon raisonnement, et dont je me suis permis de copier-coller un petit passage (la citation est encore autorisé pour le moment dans notre législation ;)), le texte en question est :
http://www.sourisverte.org/article.php3?id_article=5
Rédigé par: catégorie A | 07 juin 2004 at 19:37
IL y a de l'avenir
Rédigé par: Greg | 07 juin 2004 at 23:47
J'ai une question quel est votre point de vue sur la directive Bolkestein ?
Dont même les syndicats libéraux et catholiques belges ne veulent pas. Le PS Belge est en plein combat la dessus avec toutes les forces de gauche.
Moi si le PS continue à nous amuser sur l'europe, je vais voter communiste. Et pourtant je suis un tout nouveau adhérent socialiste.
Pour info (extrait de l'huma):
La bombe Bolkestein contre le modèle social
À quelques jours des élections, on lève le voile sur la directive de libéralisation des services dans l’Union. Un texte qui engage une course folle aux délocalisations et au dumping social.
Connaissez-vous la " directive Bolkestein " ? Passée complètement inaperçue dans les médias français, la modeste manifestation qui, à l’appel d’une plate-forme rédigée par tous les syndicats belges et le mouvement altermondialiste, a rassemblé samedi après-midi dans les rues de Bruxelles près de 8 000 personnes, devrait, à quelques jours des élections, alerter sur le sujet en France et dans toute l’Union européenne. Alors que son mandat s’achève au mois d’octobre prochain, la Commission entend en effet accélérer la manéuvre en imposant une directive visant, selon son propre vocabulaire incomparablement ultra-libéral, " à réduire la paperasserie qui étouffe la compétitivité " : telle qu’elle est définie aujourd’hui, la " libéralisation des services dans le marché intérieur " risque bien de réussir le tour de force de pousser à la privatisation des services publics et de renforcer le dumping social, fiscal et environnemental dans toute l’Union européenne. C’est une véritable bombe contre le modèle social européen.
Des législations
" archaïques et pesantes "
Très déçu par la " tournure émotionnelle du débat en Belgique ", le commissaire européen en charge du marché intérieur, le libéral hollandais Frits Bolkestein, parle pourtant de sa grande éuvre sans la fausse pudeur qui caractérise toujours son collègue responsable du commerce international et des négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le socialiste français Pascal Lamy. " Cette directive pourrait bien être l’impulsion la plus forte donnée au marché intérieur depuis sa création en 1993, expliquait ainsi le commissaire européen le 13 janvier dernier. Nous devons libérer nos entreprises de services. Certaines des restrictions nationales sont archaïques, pesantes. Elles doivent purement et simplement disparaître. Mais il ne sert à rien d’avancer comme un éléphant dans un magasin de porcelaine : nous devons être cohérents, pragmatiques et coopératifs. " Quand la dénégation est trop clinquante, le mensonge n’en est que plus grossier.
Liberté totale
pour les entreprises
Afin de supprimer les " obstacles ", la " paperasserie ", la directive Bolkestein renonce à une pratique constante de la construction européenne, l’harmonisation, et intronise, dans son article 16, le " principe du pays d’origine ". Selon cette règle approuvée, le 13 février 2003, par les libéraux, les centristes et une partie des sociaux-démocrates dans une résolution au Parlement européen, un prestataire de services est soumis exclusivement à la loi du pays où il s’établit et non à la loi du pays où il fournit le service. Avec l’entrée de pays où les exigences fiscales, sociales et environnementales s’inscrivent bien souvent dans la course au moins-disant, cette innovation juridique européenne, compatible, voire carrément avant-gardiste, par rapport à l’accord général sur le commerce des services (AGCS) négocié au sein de l’OMC, constitue une incitation à la délocalisation et au dumping : une fois son siège transféré, mettons, en Irlande ou à Malte, une entreprise " française " de services ne serait plus tenue d’appliquer que les législations irlandaises ou maltaises pour ses activités en France. Pis : les contrôles légaux échapperaient à l’administration française (pays de fourniture des services) et devraient être effectués par l’État (dans notre exemple, l’Irlande ou Malte) où l’entreprise s’est établie. Ce qui, en pratique, revient à garantir une liberté totale d’action, sans contrôle sérieux, pour les entreprises de services dans l’Union européenne.
Devançant toute définition européenne stable des services publics, la " directive Bolkestein " a une acception particulièrement large du champ qu’elle couvre : en dehors des services déjà couverts - et ouverts au marché - par une autre directive (transports, services financiers et télécommunications) et à l’exception de ceux qui sont fournis gratuitement et directement par les pouvoirs publics - admirez cette conception hyper restrictive du service public -, tous les services seraient concernés, y compris l’enseignement, la culture et même la santé, qui fait l’objet d’une sollicitude particulière - mieux : de l’attention gourmande - dans l’article 23 de la directive. Dans ce cas précis, un prestataire de soins de santé ne serait tout simplement pas tenu de respecter le système de Sécurité sociale du pays où il offre ses services. Dans son article 29, la " directive Bolkestein " pousse encore le bouchon en supprimant " les interdictions totales de communications commerciales pour les professions réglementées " : assez remarquable par sa méthode et son arrière-fond idéologique, l’abrogation de cette règle, " désuète et disproportionnée " selon Frits Bolkestein, devrait permettre aux médecins, aux pharmaciens, aux infirmiers, aux architectes, aux avocats ou aux notaires de se livrer aux joies de la guerre commerciale par panneaux publicitaires interposés.
Mise en concurrence de tous les services, privatisation, dérégulation dans presque tous les secteurs, déstructuration et démantèlement du marché du travail, perspective d’alignement de tous les pays sur l’État social minimal. Cela ressemble quand même furieusement à une armée d’éléphants lancée contre un magasin de porcelaine, non ?
Rédigé par: prevalli | 08 juin 2004 at 15:34
Après les paradis fiscaux européens, les paradis sociaux?
C'est fou que l'on en parle pas en France - après tout nous sommes quand même en campagne européenne - mais je ne suis pas trop inquiet sur le fond. Tel quel, le texte a peu de chances de passer au parlement, il n'en a aucune à la commission et au conseil. Mais cela ne me surprend pas de bolkenstein: il est considéré au sein même de la commission comme un taré et un ayatollah...
Enfin ça mériterait un débat public: l'europe sociale en marche?
Rédigé par: Tonio | 09 juin 2004 at 11:18
Je suis désolé de te contredire tonio mais le texte est passé
1- à la commission
2- au parlement
3 - il lui reste à être soumis au conseil.
voila ou on en est. Et zero info sur le sujet en pleine campagne.
Rédigé par: prevalli | 09 juin 2004 at 14:37
Je trouve que c'est une bonne intervention, même si les questions de Mazerolle étaient de très bas niveau.
Par contre, votre position sur ALSTOM, je ne la valide pas du tout. Entretenir des entreprises à boût de souffle, ça ne sert à rien, sinon à créer un futur plan social dramatique, au lieu de le faire provenir lentement par le mécanisme du marché.
Le gouvernement fait avec ALSTOM ce qui a été fait avec les Mines, et ce qui est également fait avec l'agriculture. Subventionner des secteurs sans avenirs au lieu de se concentrer sur ceux qui seront les moteurs de l'emploi de demain. Les politiques passéistes sont certes populaires, mais elles sont surtout démagogiques.
Rédigé par: i n s i d e | 10 juin 2004 at 12:30
Il aurait mieux fallu que l'etat a la place de recapitaliser Alstom (privée), recapitalise EDF.
Vous ne croyez pas ?
Rédigé par: prevalli | 10 juin 2004 at 17:09
j'avoue ne pas connaître la situation exacte d'EDF...
mais il est vrai que c'est précisément l'UE qui indirectement exige la privatisation, puisqu'elle exige la libre concurrence sur ce secteur... et qu'une entreprise publique n'a pas le droit de concurrencer une entreprise privée... cqfd
Rédigé par: i n s i d e | 11 juin 2004 at 10:32