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29 mai 2004

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Voici les sites qui parlent de Dialogue avec Giuliano Amato :

» El mot d'ech maurice de Min Villache

Ej sus bin imbêté. Em finme, ale comprind pon min plaisi pou chl'arnitoile. Ale disot core ech matin à min rével, i dvot ête nonne:" j'aros si querre qu' te caches ed l'ouvrache, gros [Lire la suite]

Commentaires

Marco

Bien lu l'entretien "croisé" avec Giuliano Amato, ancien Président du Conseil « socialiste ». Je conçois parfaitement qu'un responsable politique, qui plus est susceptible de revenir 'aux affaires', fasse preuve de diplomatie lorsque ses propos sur un sujet sensible sont publiés dans un grand quotidien national. Mais n'étant pas personnellement dans cette situation, je puis me permettre de dire en toute liberté que, pour le bien du projet européen, il faudra sérieusement se poser la question d'une éventuelle sortie du Royaume Uni de l'Union européenne. C'est ma profonde conviction, renforcée depuis que je travaille dans le microcosme communautaire de Bruxelles. L'argument du prix à payer semble à première vue irréfutable, mais dans ce cas, il faudrait au moins "chiffrer" ce prix, plutôt que d'accorder concessions, rabais et clauses d'exclusions à répétition. Toutefois, il y a peut-être une autre idée de club qui n'est pas celle où tous font des concessions pour que le plus réticent veuille bien rester dedans. L'idéal de la construction européenne, c'est un grand projet qui doit être partagé par tous - du moins dans ses grandes lignes – et pour le bien de tous, et certainement pas un projet dilué pour tous afin que la Grande Bretagne puisse l’accepter, souvent du bout des lèvres. Je précise en passant que les sacrifices consentis par les pays du continent sont systématiquement présentés à l'opinion publique d’outre-Manche comme autant de succès arrachés lors de négociations difficiles avec des adversaires plutôt que des partenaires. C’est bien cette relation conflictuelle qui pose problème.
La guerre en Iraq a bien montré le risque, désormais bien réel, d’une Europe qui serait détournée de l’objectif ambitieux de ses pères fondateurs, avec l’axe franco-allemand mis en minorité par un bloc aveuglément atlantiste (et économiquement libéral), fatalement majoritaire après le dernier élargissement. Les critiques envers l’arrogance dont font parfois preuve la France et l’Allemagne, moteur historique de l’Union, ne sont pas toujours infondées. Mais il ne faut pas oublier que ce que ces deux grands pays défendent avec force, et parfois un brin d’arrogance, c’est une vision multilatérale du monde, plus juste et équitable, fondée sur la prééminence des Nations Unies et du droit international, des règles qui doivent s’appliquer à tous sans exclusion. Mon espoir secret, c’est que le très probable rejet de la constitution par le peuple britannique fasse enfin bouger les choses, dans un sens comme dans l’autre, même si celui d’une plus grande intégration tient purement et simplement de l’utopie. Mais ne croyant pas non plus à une sortie spontanée, il faudra que, le moment venu, la France, l’Allemagne mais aussi l’Espagne, l’Italie sans oublier les autres, les « petits » traditionnellement pro-européens, mettent le Royaume-Uni face à ses responsabilités et le somment d’adopter une posture logique. Après l’opt-out de Maastricht, le « rabais » de Margaret Thatcher, le refus d’entrer dans l’euro, dans Schengen, ou d’étendre les décisions prises à la majorité qualifiée (ce qui a un effet paralysant incontestable), un éventuel rejet de la constitution doit être aux yeux de tous le refus de trop. Le prix dont parle M. Amato, qu’on a été prêt à payer pour que la Grande-Bretagne reste tant bien que mal dans le club, serait à ce moment-là trop élevé. Car s’il ne peut pas y avoir d’Europe de la défense sans Grande Bretagne, il n’y en aura pas non plus avec une certaine Grande Bretagne.
Amicalement

Zatoichi

Avant toute chose, un blame, DSK, pour ne pas avoir reagi plus vertement a la phrase de Giuliano Amato posant le Royaume-Uni comme "un garde-fou contre les tendances à l'étatisme, au dirigisme, contre ceux qui s'opposent à l'esprit de compétition, à l'innovation". Magnifique exemple de pensee unique. Comme s'il n'y avait le choix qu'entre le bolchevisme et le thatcherisme. Je vois surtout la Grande-Bretagne comme un cheval de troie du liberalisme, qui plus que tout autre pays a contribue a faire de l'etat et des peuples des marionnettes au service de l'interet des entreprises.

Bravo pour cet effort de construction d'un espace public. Toutefois, on reste un peu sur sa faim en lisant cet entretien, qui reste cantonne a des questions de tactique nationale et semble resumer, une fois de plus, la question d'un referendum sur la constitution a "pour ou contre l'Europe". C'est tres revelateur de ce probleme d'absence de debat public europeen a laquelle propose de remedier le rapport pour la Construction de l'Europe Politique. Les decisions, les compromis, se font en chambre dans le cadre d'un triangle gouvernements-lobbies-commission, les parlements nationaux etant cordialement pries de convertir en droit local les dispositions prises. Les citoyens sont periodiquement consultes par referendum sur des questions d'une portee gigantesque, auxquelles ils ne sont en mesure de repondre que oui ou non, tirailles par des partis qui cherchent a transformer le resultat en referendum pour ou contre l'Europe (comme s'il y avait encore le choix).

Il est en effet urgent d'instaurer un debat au jour le jour sur le contenu de l'action de l'executif et du legislatif europeen, afin de debattre des decisions prises en commun et non plus de l'opportunite ou non d'en prendre, au risque de disqualifier comme anti-europeen ceux qui se plaignent des decisions mises en oeuvre.

Pour cela il faudra bien entendu qu'il y ait matiere a debattre, et donc que les decisions des institutions europeennes soient coherentes, transparentes, refletent un projet politique choisi par une majorite europeenne, et cessent d'etre un patchwork bureaucratique sans agenda oblige au mieux de mettre en oeuvre des compromis bancals, au pire d'appliquer des textes pondus par des comites d'experts, laissant aux citoyens d'Etats pourtant impuissants le soin de se bagarrer autour d'un theatre d'ombre qu'ils prennent pour des propositions d'avenir (jamais tenues, et pour cause).

Renaud

Je suis bien heureux que ce ne soit pas Amato qui ait pris la tete du PSE,
Il ne propose rien de trés neuf sinon une pale copie du Blairisme.

Ca aurait été tres bien, Dominique, que tu sites Keynes comme Anglais ou encore John Rawls, homme de progrés contre cet espèce de néo-classique que semble etre M AMATO

N'oublions pas que ce sont également les Anglais qui ont été un des premiers pays a lancer les premiers jets de la démocratie et du progrés, avec la grande charte de 1215, le bil des droits, le régime parlementaire...

Le blairisme est il bon ? Pour moi c'est une espece de stagnation dans le modele tatcherien, avec un Pakaging différent ,celui du New Labour, qui passe mieux auprés de l'opinion. Derriere le pakaging Labour se cache le neo-Thatcherisme

Je crois que cet entretien résume si parfaitement la situation qu'il n'y a rien a ajouter.

touré

je veux juste poser la question de savoir est ce que l'europe sociale a une chance d'aboutir compte tenu du rapport de force gauche droite au parlement

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Manifeste de Socialisme et Démocratie

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