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23 mars 2004

Un vote à confirmer !

Le premier tour des élections régionales et cantonales a sanctionné deux ans de gouvernement injuste et inefficace.

Je souhaite pour le deuxième tour que la mobilisation ne faiblisse pas, faute de quoi l’avertissement du premier tour aurait été inutile. Je souhaite aussi que le vote sanction se transforme en vote d’adhésion. Le parti socialiste a, pour toutes les régions, développé des programmes qu’il me semble important de mettre en avant. Je vous invite donc à les consulter.
La dynamique de notre campagne doit être poursuivie : je suis cet après-midi dans la région Centre, à Blois et à Vendôme, pour soutenir Michel Sapin.
Le jeudi 25, je serai au Zénith pour une grande mobilisation autour de Jean-Paul Huchon. L’Ile de France doit absolument être conservée ! Comment imaginer six ans de présidence de Jean-François Copé, alors que ses deux années au gouvernement ont déjà paru bien longues ?

C’est le moment de vous exprimer !

DSK

Liens :
Le site de campagne de Jean-Paul Huchon, son projet pour l’Ile de France.

huchon.jpg

Le site de campagne de Michel Sapin, son projet pour la région Centre.

sapin.jpg

Commentaires

Jeudi soir, faites-nous un discours sincèrement de gauche, un discours progressiste et pas seulement de défense des acquis que le gouvernement défait sauvagement.
Pour que l'on croit à nouveau à la gauche comme quelque chose porteur d'avenir et pas comme synonyme d'un retour vers le passé, proposez des utopies, des rêves novateurs.
Quand je dis "utopies", je parle de la manière dont l'on qualifiait les congés payés ou la Sécu 15 ans avant leur création.
Le discours de la Gauche ne doit pas être seulement celui de la défense, il doit proposer du neuf socialement.

A jeudi M. Strauss-Kahn, je serai probablement dans les tribunes Vertes et/ou jeunes, les oreilles grande ouvertes.

PS : au fait, merci pour le lien. :-)

Il ne faut pas que des discours mais aussi des actes....J'attends une réelle alternative du PS...

Comment pouvons nous empêcher les délocalisations dans les pays du tiers monde?

Comment pouvons arrêter cette spirale du chomage?

Nous avons besoin d'une nouvelle idéologie...de voir les choses à long terme afin de donner tout son sens à ce terme..."Le dévellopement durable"


Je compte sur vous Monsieur Strauss Kahn...celà devient urgent!

Bonne chance en Ile-de-France, nous essaieront de faire le nécessaire pour Rhône-Alpes...
www.socdem.net

Cher DSK et chère DSK Blog Team,

Je vais y aller de mon mauvais esprit du jour : je doute fortement que le vote-sanction se transforme en vote-adhésion avant de se muer en vote-apôtre par la grâce du de la semaine de mars qui passe et de ses sempiternelles giboulées.
Que dire à ceux qui aspire à la gouvernance si ce n'est : inspirez les gens plutôt que de leur promettre un monde où l'on indemnisera mesquinement un peu mieux le malheur.

Un peu d'ambition dans les idées nous ferait tellement de bien. Nous voudrions tellement servir à autre chose que d'aider à jouer à la chaise musicale.

Plus que pour un programme, je pense que nos concitoyens indécis ont tendance à porter leur choix sur la personnalité qui les incarne... ou pour leur adversaire le plus direct. Si il a été reproché à Jean-Paul Huchon un déficit de glamour, il inspire certainement plus confiance que le porte-parole arrogant d'un gouvernement qui ne sait pas tenir les siennes. Il ne suffit pas d'être jeune pour ne pas être ringard!
Par ailleurs, je crois sincèrement que le "choc" du 21 avril a remis beaucoup devant leur responsabilité face aux urnes et à se pencher sur un projet tenable et un groupe capable de le mettre en oeuvre; en outre, la mobilisation et la pugnacité des militants doit continuer pour allécher les toujours abstentionnistes, les programmes sont réalistes et véritablement porteurs, il s'agit de s'en emparer pour pouvoir les promouvoir sur le terrain. Si les convaincus sont acquis, leur enthousiasme ne saurait qu'être profitable à amener à exprimer leur suffrages ceux qu'ils touchent.
L'aventure électorale est un renouvellement et un travail permanents, il faut rester vigilant à ne pas trop rapidement jubiler face aux espoirs du premier tour, il faut les faire réalité!

Salut DSK, salut à tous,

je viens de tomber par hasard sur ce blog, je ne suis pas un pro ni en informatique, ni en discussions via internet, et je vous laisserai le soin de commenter, et d'analyser les résultats des elections régionales et cantonales.
Mais je tenais particulieremnt à vous féliciter pour cette idée originale.Et qui sait un jour peut etre je me lancerai à vous donner mon opinion ... pour le moment, je me contente d'aller voter.
Amicalement
matt

bonjour DSK,

je me joindrai aux commentaires déjà exprimés. Il faut une vision pour la France et l'europe. Et surtout, cesser de répondre aux polémiques que lance la droite. c'est faire leur jeu. Il faut répondre par de vrais projets ambicieux. Vous bénéficiez actuellement du mécontentement de la population, mais en fait, je n'ai pas l'impression que vous avez un réel programme. Le vote PS est un vote par dépit et utile. C'est le pire des votes à mon sens puisqu'il ne se fait pas par conviction.
Une autre chose: les syndicats sont faibles car divisés. Il me semble important que le PS unisse les mouvements sociaux. Car le gouvernement actuel tente de les divisier pour mieux reigner. l'exemple des retraites est flagrant, tout comme celui de l'éducation sans parler de la recherche, des hopitaux, des intermittents ou de la justice. Alors créez une cinergie en faisant des propositions concrètes et en adoptant des positions claires (régionalisation, le service publique, logements, etc...) répondant aux attentes des citoyens.

Merci de nous donner la possibilité de vous communiquer nos attentes.

DSK était l'invité de Stéphane Paoli sur France inter ce matin :

http://www.radiofrance.fr/listen.php?pr=rtsp&file=/chaines/france-inter/chroniques/qdirecte.ra

Il me semble que le PS a des leçons d'éloquence et de pédagogie à prendre. Cher DSK, ne nous dites pas "il faut réinventer le développement", je pense que la plupart des gens qui viennent vous lire sont, d'une manière ou d'une autre, d'accord avec cette idée. Cela ne suffit plus : il y a un post sur un autre topic qui vous demande quelle est votre définition du socialisme. C'est bien cela qu'il faudrait expliquer. C'est cela qu'il faut dire. Pas à coup de grandes phrases pleines de générosité et de compassion. MAis en reprenant du début : être de gauche, qu'est-ce que ça veut dire ? qu'est-ce qui est au fondement du socialisme ? Justement, - enfin, je crois, - la générosité, la fraternité, le souci des autres, le dépassement de l'égoïsme naturel qui revient au galop actuellement. A partir de là, ca veut dire quoi "se soucier du bien-être général" dans le monde actuel ? Et à ce point, vous devriez travailler avec des chercheurs : les sciences sociales, les urbanistes, les géographes, les physiciens, les biologistes, ont des choses concrètes et sûres à dire, des propositions tenables à faire, si on veut bien les leur demander - je le dis en toute impartialité, je n'en suis pas - sur la construction européenne, sur le développement durable, sur la résolution des violences, sur la réduction des risques, sur la transmission d'une civilisation. Je vous engage très vivement, si vous le permettez, enfin, j'engage le PS à aller voir ce qui se fait à l'EHESS et à y puiser largement. Si ça se trouve, vous le faites déjà... mais faites-le sentir !
Tout ça pour dire que je suis d'accord avec Adrien : faites-nous rêver... Ce sont les rêves qui donnent de l'espérance et des forces.
Bon courage pour les élections :-) ne les lâchez pas

Je regrette le creux des formules toutes faites.

"Deux ans de gouvernement injuste et inefficace." ...

Vous nous invitez à consulter les programmes sans en faire la synthèse nationale alors que vous appelez à un vote d'adhésion au plan national.

On pourrait résumer cela en "votez pour nous, pour savoir pourquoi, lisez la notice" !

Si je puis faire une suggestion méthodologique : plutot que de parler pour les lecteurs de gauche de ce blog (objectivement, c'est inutile, ils voteront PS de toutes façons, et vous ne les convaincrez que de ce qu'ils croient déjà), imaginez que vous vous adressez à des électeurs de l'UMP assez ouverts pour changer d'avis ne serait-ce qu'à l'occasion.

Expliquez leur à eux pourquoi ce gouvernement est injuste (autrement que par le fait que vous n'en faites pas partie). Expliquez leur en quoi il est inefficace. Expliquez ce que vous vous feriez avec les intermittents du spectacle, les chercheurs, les chomeurs, et comment vous financeriez chacune de ces mesures en ramenant un déficit en dessous de 3% du PIB, et sans augmenter le poids des prélèvements obligatoires, qui même pour quelqu'un de gauche commence à paraître excessif.

D'ici dimanche, je sais que c'est impossible. Mais pour les européennes ? Pour les trois ans à venir ?

En échange, moi qui vote UMP, je vous promets de réfléchir à deux fois lors de mon prochain vote, et de vous faire part ici même de ce qui m'agace dans le gouvernement en tant qu'électeur de droite.

Chiche ?

Ces élections ont démontré une réalité qu'on ignore souvent. Ce n'est pas parce que les médias ne parlent pas de quelque chose qu'elle n'existe pas. Lorsque les élections de 1998 ont eu lieu, le gouvernement Jospin était en place depuis un an et une grande partie des réformes majeures de cette législature était déjà entamée. Trop tôt pour la sanction ? Plutôt pas de sanction à donner. L'essai été transformé deux ans après lors des élections européennes. En 2001 par contre, il y a eu une défaite parce que Lionel Jospin n'était pas parvenu à donner un second souffle à son gouvernement.

La droite de maintenant a beaucoup fait depuis 18 mois, ce qu'elle a fait, c'est défaire les réformes du gouvernement Jospin et surtout, elle a créé une situation où, sous un affichage "social et humaniste", elle a cassé la solidarité. Les Français comprennent qu'il faille faire des réformes, mais ils ne veulent pas en être les victimes, ils veulent en être les bénéficiaires. Ca le gouvernement ne l'a pas compris...

Bonjour,

J'habite en Franche-Comté, région dans laquelle le vote FN + MNR réunit + de 20 % des votes au premier tour.

5e région de France dans ce triste domaine. Et en progression de 1.5 % // à 1998.

J'ai eu une intéressante discussion avec une jeune militante PS dimanche soir. Croyez le si vous le voulez, mais alors que la Gauche s'apprête à conquérir la région, elle était bien sûr satisfaite mais extrêmement dubitative :

1/ parce qu'un maintient du FN au second tour FAVORISE l'élection d'un candidat de gauche, mais que l’on retiendra dimanche 28 au soir que les noms des vainqueurs et si peu les circonstances…

2/ parce qu'elle demeure circonspecte sur la capacité du PS à réformer... Entendre Julien Dray jurer que le PS reviendra sur la réforme des retraites m'écoeure. Désolé, l'Etat n'est pas un puit sans fond.

3/ parce qu'il ne s'agit en aucun cas d'un vote d'adhésion

J'ai voté PS mais franchement son honnêteté (dont ont fait aussi preuve DSK et Delanoë) m' a ébranlé tout autant que rassuré sur la capacité à aller au-delà du rideau… militant

PS : honte à Monsieur J. Dray qui a affirmé lundi que le PS reviendrait sur la réforme (difficile mais pour tous les partis) des retraites.
MENTEUR.

Rob, de toute façon, en 2008, il FAUDRA "réformer la réforme", c'était même prévu par ce texte.
A l'heure actuelle, les problèmes futures de financements des retraites ne seront comblés qu'à 35% par cette réforme. A mon avis, le sens de la tradition Républicaine des socialistes (dont je suis) fera qu'on ne reviendra pas en arrière, et qu'au contraire, il faudra faire en sorte de pallier les insuffisances du texte précédent, pour l'avenir.

J'ai très très trèèès bien écouté ce qu'à dit Dray sur les retraites (il parlait avec Baroin et Besancenot), et j'ai eu presque peur qu'il dise que l'on revienne sur cette question, mais non il a dit "il faudra remettre cette réforme à plat". Dray n'a pas dit qu'il reviendrait sur les 40/40 annuités.
Il a dit "nous remettrons tout à plat".

Et je te dis qu'en 2008, il faudra en effet remettre cette réforme à plat. Outre les problèmes cités plus haut, cette réforme ne prend pas compte ni la pénibilité du travail à son vrai niveau, ni la question des études longues. Le rachat des années d'études se fera de manière dépréciée.

Sur la non-réforme de jospin ,je dis certes, mais était-il bon d'engager cette réforme vu le climat social dans lequel juppé avait mit la France auparavant ? Cordialement

L'UMP fait circuler dans sa mailing list un message intitulé "voter FN, c'est voter PS". Par-delà le caractère honteux de ce type de campagne, ils tentent de nous refaire le coup de 1997 où ils avaient expliqué que la gauche avait gagné grâce aux voix du FN avec les triangulaires. Ce n'est pas nous qui nous sommes alliés avec le FN en 1998, ni nous qui avons expliqué qu'il fallait "prendre en compte ce que disaient les électeurs du Front national"... Nous n'avons pas de "valeurs communes" avec le parti du gros borgne.

Aurais-tu un mail de ce type ?

Il serait bon de le publier sur des forums pour montrer.

hem, naturellement, sur les retraites, le problème numéro un de cette réforme a été oublié : l'absence de politique d'emploi. Et donc la baisse des recettes...
Conséquence de cette baisse des recettes : 250 000 personnes ont été radiés des ASSEDICS (dont mon père...). Argh.

J'ai la chance de vivre dans une région socialiste,mais je sais qu'il faudra laisser
du temps au temps avant de transformer un vote
sanction en vote d'adhésion
J'ai apprécié ce matin les mots de dsk sur france
inter : "en quoi c'est courageux de taxer les
plus faibles"................
"La Majorité ne changera pas mais elle peut changer de politique".............

Tout juste après Jacques Barrot : "A qoui ça sert
de voter FN sinon à faire passer la gauche"

Dimanche Votons. Vigilance camarades.

Je pense qu'il est plus que temps de démonter l'imposture que véhicule Nicolas Sarkozy :
- sa politique "sécuritaire" à tous crins devait faire reculer le FN ? Le FN a progressé par rapport aux législatives et s'est implanté dans des régions où il était moins représenté qu'ailleurs. M. Sarkozy a plus "déplacé" les problèmes qu'il ne les a réglés ;
- sa prétendue "efficacité électorale" : il est allé à 2 ou 3 reprises en PACA, où la liste UMP fait un de ses plus mauvais scores nationaux ; il avait été dépêché par J. Chirac pour "sauver le soldat Lucette" en Guadeloupe, elle est dans les choux ; rappelons-nous le score brillantissime des européennes de 1999 ! En vérité, le seul endroit où N. Sarkozy se fait élire sans problème, c'est Neuilly-sur-Seine, ce qui, pour un ténor de la droite, ne représente pas le comble de la prise de risque...
S'il doit succéder à Pasqua au Conseil général des Hauts-de-Seine, il y a une certaine logique : Sarkozy fait reculer l'insécurité comme Pasqua "terrorisait les terroristes", c'est-à-dire en paroles et à la télé ; et comme Pasqua, il préfère les élections sans risque aux défis devant le suffrage universel - sinon, il se serait présenté à la place de Copé en Ile-de-France...
Seulement, les journalistes croient encore à son bagoût de bonimenteur. Pour bien commencer l'après-Raffarin, il faut dégonfler cette fausse efficacité. Dès dimanche 28 au soir.

Tout à fait d'accord avec Jean-François. LA droite s'est prise une vraie baffe outremer. Elle est même éliminée du deuxième tour en Martinique. Usée et corrompue en Guadeloupe elle est en passe d'être battue par la liste unique de la gauche conduite par Victorin Lurel, un député très brillant !

Dominique, au fait félicitations pour ta position au bureau national du PS quand tu as dit qu'il fallait faire attention à ce que les candidats issus de l'immigration et de l'outremer ne pâtissent pas des accords avec nos partenaires.

C'est une question de fond à laquelle il faut réfléchir encore, mais dans une vraie perspective politique...

Depuis 1978, la majorité en place n'a JAMAIS remporté les éléctions intermédiaires, cantonales comme régionales...

2004 n'échappe pas à la règle. Alors RDV en 2010, avec une "déroute" du PS revenu au pouvoir ? Sans doute, car entre temps, horreur, il y aura eu des réformes... Mot tabou en France, cas unique en Europe. Dépensons, dépensons encore et toujous, mas ne changeons RIEN.

Vu et lu sur liberation.fr, de louis-françois - jeudi 25 mars 2004 08:35

J'aurais aimé l'écrire, rien à ajouter.


Comme beaucoup d'électeurs, je fais du zapping électoral. Je souffre de schizophrénie politique. Je navigue, je surfe, je change, je virevolte. Cette fois ci je me suis abstenu et je compte bien en faire autant au deuxième tour. Sans remords ni complexe.

Alors, preuve d'inconstance, de manque de conviction, d'immaturité politique, d'incivisme ? Vite dit. Car les raisons de cette abstention ne sont pas vaines.

Aujourd'hui, la droite déçoit. J'ai joué le jeu, je lui ai fait confiance en 2002. J'avais l'espoir que l'UMP et l'UDF s'entendraient, seraient complémentaires, gouverneraient ensemble, uniraient leurs compétences pour sortir le pays d'une sorte de léthargie sociale. Or ce ne sont que luttes violentes, fratricides, intestines, non seulement entre UMP et UDF mais également au sein du parti présidentiel. L'orgueilleux Bayrou m'a convaincu que l'UMP est un parti arrogant, autoritaire, dominateur, mais ne m'a pas décidé à voter pour l'UDF.
J'espérais des réformes claires, limpides, simples : certes, Raffarin a courageusement réformé les retraites ; mais l'accouchement a été long, laborieux, compliqué, incompréhensible. J'espérais une réforme fiscale. En vain : on devait retenir l'impôt à la source et on a capitulé. J'espérais une réforme de l'Etat et celle-ci n'a même pas débuté. J'espérais une réforme de l'Education Nationale et Ferry a bien vite reculé. J'espérais une réforme de la santé et celle-ci est bien mal partie. Bref, je me sens amer, trahi, par une droite divisée, désunie, morcelée qui ne pense qu'aux présidentielles. L'appel de Gilles De Robien aux abstentionnistes est pathétique et pitoyable. Je ne l'entends pas. L'union de Bayrou et Darcos apparaît tardive, artificielle, factice, abracadabrantesque.
Pour autant et contrairement aux législatives de 1997, je n'ai pas envie de voter à gauche. L'écoute de Strauss-Khan et de Lang m'ont révulsé. J'ai retrouvé dans leur discours, la démagogie, le mensonge, l'hypocrisie, l'anathème, la rhétorique bien rodée de la gauche plurielle d'antan. Je n'ai pas la mémoire courte. Je me souviens du dogmatisme, de l'immobilisme, de l'autosatisfaction de la gauche au pouvoir ; Je me souviens de l'idéologie autoritaire de la dame des 35 heures. Je me souviens de la couardise de Jospin devant la réforme des retraites. Je me souviens du libéralisme honteux de l'ancien premier ministre. Je me rappelle les gaffes et la démission forcée de Claude Allègre. Je me rappelle la démagogie et l'immobilisme de Lang à l'Education Nationale. Je me souviens de la négation du problème de la délinquance dans nos villes. Et surtout, je reproche à la gauche de n'avoir pas su profiter d'une conjoncture économique favorable pour moderniser notre vieux pays.

Car l'autre raison de mon abstention est l'absence de vision, de perspective, de clairvoyance des politiques pour sortir la France de sa léthargie. Notre vieux pays va mourir d'un cancer bureaucratique et corporatiste. L'Administration est tentaculaire. Elle envahit tous les rouages du pays comme des métastases. Elle brille par son incompétence et son impuissance. Et elle provoque des catastrophes irrémédiables ; on l'a vu récemment lors de la canicule : le gouvernement et Mattéi ont pris conscience de l'ampleur du cataclysme avec retard à cause de la lenteur légendaire de nos administrations départementales, régionales et nationales de la santé. Je ne reviens pas sur l'empilement incompréhensible des cinq ou six structures administratives censées nous gérer. Mais on a du mal à comprendre, par exemple, le bon fonctionnement d'un conseil régional et départemental, de couleur politique opposée. Tous ces échelons administratifs sont opaques, insaisissables et paralysant.

Quand au corporatisme, on en voit les dégâts chaque semaine. Chacun tire la couverture à soi en se moquant éperdument des problèmes des autres : qui les restaurateurs, qui les vignerons, qui les débitants de tabac, qui les enseignants, qui les intermittents, qui les routiers, qui les cheminots etc.
Je voterai lorsqu'une équipe crédible et unie, aura un projet cohérent de modernisation, de simplification, de clarté, de transparence, de cohésion sociale dans la gouvernance de la France. Actuellement la droite ringarde, désunie, désarticulée, tétanisée et la vieille gauche plurielle démagogue et revancharde, n'en prennent pas le chemin.
Pire. Je suis certain que l'incurie et l'autisme de nos politiques produira le même séisme aux présidentielles 2007 : Bêtement, la droite présentera deux candidats : Bayrou et Sarkozy ; la gauche plurielle comprenant les leçons de 2002 présentera un candidat unique. Et le mécontentement sera tel que le deuxième tour opposera le candidat du Front National au candidat socialiste…Bien joué Raffarin !

S'il doit succéder à Pasqua au Conseil général des Hauts-de-Seine, il y a une certaine logique : Sarkozy fait reculer l'insécurité comme Pasqua "terrorisait les terroristes", c'est-à-dire en paroles et à la télé...


Tu as de mauvaise foi, tous les élus locaux, de gauche compris, se félicitent de la politique de Sakorzy.

Tu dois confondre avec le PS, pour lequel l'insécurité n'existait pas... Mais ça c'est génétique : laxisme et laissé faire généralisé et maladif.

Tout le monde sait que c'est le FN qui indirectement fait que la gauche arrive à gagner les élections....arrêter cette démagogie politico- politicienne qui est stérile et éloigne encore un peu plus les électeurs des urnes.....Je me répète mais nous avons besoin , d'une véritable action de fond...d'un véritable programme alternatif....car c'est facile de dire que les autres sont mauvais....Ce qui m'énerve également en politique ce sont les batailles de chiffres lors des débats politiques.....Alors là on vous en balance de tous côtés...chacun se traite de menteur...et voilà...on est bien avancé....STOP IL Y EN A MARRE DE CETTE POLITIQUE POUBELLE

NOUS VOULONS DU CONCRET, DES ACTES POLITIQUES FORTS, DES ACTIONS FORTES, UN VERITABLES PROJET POUR L'AVENIR.....ET POURQUOI PAS (REVONS UN PEU) UNE NOUVELLE IDEOLOGIE....

Sur le message trouvé sur libé dans le post de sophie :
Il y a quand même tout et rien dans ce message ;la lassitude de l'auteur est compréhensible mais le genre de réformes qu'il voudrait voir mises en place (Etat, fiscalité principalement) ne peut lêtre ni par la Gauche ni par la Droite se tapant dessus.
Pour simplifier l'Etat et son organisation administrative complexe et dépensière,pour il faudrait l'accord de, en vrac, toutes les fonctions publiques, de tous les élus d'etat et locaux et surtout de tous les citoyens qui auraient très peur que ce dont on accouche les désavantage par rapport à avant ou par rapport à leur voisin...
Pour la fiscalité, c'est pire : en plus des mêmes conditions, la réforme entraînerait nécessairement des transferts de charges que personne n'accepte, ni entreprise , ni particulier, et qu'aucun décideur devant passer devant des électeurs ne prendra JAMAIS le risque d'approuver.
Ce qui est en cause pour ces réformes, ce n'est pas l'incurie de la Droite (quoique son clientélisme empire les choses)ou le dogmatisme de la Gauche, je pense que ce sont la peur du changement et l'égoisme des individus associés à la peur (légitime) des politiques de la sanction électorale, en cas de mécontentement ou même de crainte d'un mécontentement futur des électeurs.
Voilà pourquoi en France presque toutes les grandes réformes ont été faites pendant des révolutions...
Je vais provoquer un peu : rien de tel pour une grande réforme qu'un bon régime non élu!

Pour flo

Le FN fait aussi que la gauche ne parvient pas au second tour de la présidentielle. Mais là, on ne le dit pas trop parce que ce n'est pas trop dérangeant, à la fin, c'est la droite qui gagne.

Pour ce qui concerne le vrai projet, le vrai programme alternatif, là, je suis pour, la vraie action de fond, aussi.
Mais, attention, vouloir du concret, c'est bien, mais trop de concret, ca devient de la proximité facon Raffarin version démago (avec le bisou au petit vieux dans son hospice juste après la canicule).
Une nouvelle idéologie ? Franchement, je ne suis pas sur que ce soit le bon terme pour bien commencer. L'idéologie, ca tourne à vide très vite. Ou alors, l'idéologie moderne, ca tourne aussi à vide mais l'emballage est sympa, ca s'appelle la communication comme substitut du fond facon "République des proximités".

La vérité, enfin, non, la bonne démarche est sans doute au milieu, entre le concret et l'idéologie mais demande un peu de travail, et, dans ce cas-là, les chiffres peuvent aider à distinguer la communication (sur la baisse des impôts par exemple) de la réalité (l'augmentation du taux prélèvements obligatoires).

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Manifeste de Socialisme et Démocratie

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