
Les images de Madrid sont difficilement soutenables : les carcasses métalliques broyées, les corps sans vie, toutes ces victimes meurtries. Et ces deux millions de parapluies noyés sous l'eau et la douleur...
En dépit des hésitations du gouvernement Aznar, il ne semble plus faire de doute que cet acte de terreur est signé de la main du fanatisme islamiste. Comment enrayer cette guerre des civilisations qui est en train de naître sous nos yeux ? Bien sûr, il nous faut nous battre. Bien sûr, il nous faudra bien démanteler les réseaux d'Al Qaida, décapiter leur direction, assécher leurs sources de financement. Mais je doute que cela suffise. Je doute que la seule répression soit la solution - et encore moins la "guerre préventive". Comment pourrait-elle l'être, alors que la source du mal est dans l'obscénité du choc entre l'opulence d'ici et la misère de là-bas, deux milliards d'être humains qui vivent avec moins d'un dollar par jour ? Comment pourrait-elle l'être, alors que la désespérance est si absolue qu'elle peut amener des enfants à s'immoler dans des attentats-suicides, et leur mère à revendiquer leurs sacrifices comme martyrs de la foi ?
dsk
Non, dans la sécurité internationale comme dans la sécurité interne, les mêmes principes s'appliquent : une politique juste ne peut obérer la prévention pour la répression. Si nous voulons la paix, nous devrons réinventer le développement.
dsk
D'accord avec votre analyse mais "vouloir réinventer le développement" n'est il pas un peu utopique?
Q'elles ont été les mesures prises par le gouvernement Jospin pour aller dans ce sens?
Rédigé par: Delon | 14 mars 2004 à 09:42
Je ne pense vraiment pas que l'heure soit aux réglement de compte pour savoir si tel gouvernement d'il y a 3 ans a fait ce qu'il fallait pour prévenir les horreurs d'aujourd'hui. Il faut réfléchir de manière constructive non pas à ce qu'on aurait pu faire si on avait, parce que les attentats ont bien eu lieu et que les morts ne ressuciteront pas, mais que pouvons nous faire maintenant? et qui nous propose la solution qui nous paraît avoir le plus de chance de réussir?
Quand il y a autant de mort, l'heure n'est plus aux querelles politique.
Quant à "réinventer le developpement" n'est-ce pas la une phrase aux faux airs d'altermondialisation? Et qu'est ce que cela veut dire en terme de propositions?
Rédigé par: Alexis | 14 mars 2004 à 11:04
Ce qui est gênant c'est que le gouvernement espagnol, avec MM.Aznar et Acebes (ministre de Interieur), donne de plus en plus l'impression de ne communiquer sur cette affaire qu'en fonction de l'élection prévue ce dimanche.
Je suis actuellement en Espagne et j'ai pu suivre en direct à la télé la première conférence de presse d'Acebes, quelques heures seulement après le carnage.
Il n'avait qu'un mot à la bouche ETA, ETA, ETA, alors que déjà, la population évoquait Al-Qaïda. La première question l'interrogeait sur la piste islamique; il l'a rejetée avec vigueur (sans paraitre d'ailleurs très à l'aise).
Ensuite, c'est El País qui révèle le contenu d'une note émanant de la ministre des affaires étrangères demandant aux ambassadeurs d'imputer la responsabilité de la tuerie à ETA.
Pendant ce temps, ETA clame à qui veut bien l'entendre son innocence, soulignant que l'ETA prévient toujours les autorités avant de faire exploser une bombe et que la seule fois où ETA a tué beaucoup de civil (1987, Barcelone), il s'est excusé (!).
Bref, Aznar ayant fait de la lutte contre ETA un axe fort de sa politique, la culpabilité du groupe basque dans cette affaire le conforterait à posteriori.
En revanche, son action en Irak aux côté des USA ayant été très mal accueillie par la population, l'hypothèse Al-Qaïda serait une catastrophe pour son parti, le terrorisme islamique serait alors le prix à payer pour l'engagement avec Bush, contre l'avis du peuple souverain. La sanction pourrait être electorale.
Alors la tentation est forte pour Aznar et son parti d'accuser d'abord ETA au moins jusqu'à l'issue du scrutin. Manipulation ? J'ai personnellement l'impression d'assister à un "remake" de l'affaire de Nanterre, où pour conserver sa présidence, un homme où un parti n'hésite pas à utiliser une catastrophe qui a coûté la vie à des innocents.
Ce matin, les espagnols sont convaincus de la culpabilité des réseaux islamiques radicaux.
Rédigé par: Jean-Baptiste | 14 mars 2004 à 13:05
Je voudrais revenir à ce que disait Alexis, car je suis tout à fait d'accord avec son point de vue, ce dont il est question n'est pas tant de savoir quelles erreurs ont été commises que la manière dont on peut les éviter à l'avenir...Et de ce point de vue "réinventer le développement" c'est bien, mais quelles marges de manoeuvre ont les politiques pour le faire quand on pense à l'individualisme des français, pour ne citer qu'eux et qu'a très bien rappelé l'abbé Pierre. L'Europe serait sans doute le meilleur échelon pour intervenir sur ce sujet, mais cela supposerait une véritable volonté européenne de le faire....qui manque encore.
L'homme politique, et ce que nous dit Jean Baptiste le montre bien, devrait avoir une vue un peu moins opportuniste. L'homme d'Etat n'est-il pas celui qui fait comprendre à ses citoyens l'intérêt général?
Rédigé par: Tonio | 14 mars 2004 à 13:52
vos reflexions m'intéressent
je lis vos livres
je vous soutiens
jl.hameau
Rédigé par: HAMEAU | 14 mars 2004 à 14:19
DSK,
Vu vos commentaires, mais il me semble que vous faites fausse route.
Croyez vous vraiment que si la démocratie s'installait dans le monde arabe, le problème du terrorisme serait résolu? Imaginons que les relations Isrélo-Palestiennes soient normalisées, pensez vous que les attentats suicides s'arrêteront?.
Il nous faut avoir le courage de dire non.
Aujourd'hui l'Espagne est visé au prétexte de sa participation à la guerre en Irak mais ce n'est qu'un piége dans lequel nous nous précipitons par manque de courage. Cessons de tomber dans la dialectique de nos ennemis et ayons le courage de les considerer comme tels: Des ennemis dont le but est de simplement détruire la démocratie et d'instaurer un régime totalitaire.
Ca n'est pas la souffrance qui est à l'origine de cette forme de totalitarisme mais une idéologie forte et structurée.J'en veux pour preuve la quasi absence de mouvement du type Al Quaida en Afrique.
Désigner de façon claire notre ennemi,reconnaitre l'état dans lequel nous sommes comme un état de guerre permet également de sortir des schémas du type " Choc des civilisations".Ca n'est pas une guerre entre des civilisations mais une guerre entre ceux qui croient en la valeur de l'homme, j'ose croire qu'au dela des civilisations et des cultures ils sont les plus nombreux, et ceux que l'on doit tout simplement appeler des fascistes.
Sur les problèmes de développement, l'éditorial de The Economist de cette semaine est une bonne base pour débattre
http://www.economist.com/printedition/displaystory.cfm?Story_ID=2499118
Rédigé par: Tlon | 14 mars 2004 à 14:32
Il est possible que l'attentat de Madrid soit l'oeuvre de l'eta qui tue écoutez bien.. pour l'indépendance du pays basques..
On croit rêver..
Comment peut on tuer pour se foutre des frontières tout autour, comment peut on tuer pour se séparer alors que l'heure est au mélange, au brassage, a la mondialisation (alter si possible) et aux échanges.
On ne peut plus vivre enfermer.. Ni prospérer.
J'aimerai bien voir le niveau de vie d'un pays basque libre.. (marche pour la bretagne, la corse, etc)
Je ne comprend pas le communautarisme ni le nationalisme. Certains dans ma région se foutent sur la gueule car ils habitent dans une ville plutôt qu'une autre..
le frère de ma copine a des origines martiniquaises et il ne porte pas dans son coeur les guadeloupéens.. Je ne comprend pas sa..
Rédigé par: tartiflette | 14 mars 2004 à 14:50
Difficile de commenter originalement ce drame. A part pour réaffirmer notre solidarité avec nos amis espagnols. Je crois que la responsabilité actuelle du PP est lourde car, à voir les réactions de Rajoy et d'Acebes, on a le sentiment d'un durcissement. Il était normal que le premier réflexe soit de penser à l'ETA. Quand ensuite les preuves d'une autre piste s'accumulent, il faut faire face à la réalité. Ca tombe très mal pour la droite, mais il faut assumer. Le PSOE est-il prêt à prendre la relève ?
Rédigé par: Pierre Kanuty | 14 mars 2004 à 16:14
Vous proposez un shéma de pensée marxiste, qui veut que le délabrement culturel qui règne dans une partie du monde soit le résultat de la pauvreté.
Or la relation est essentiellement inverse. Nos richesses ne tombent pas du ciel, mais sont le produit d'une culture.
Les terroristes n'auraient pas accès au système scolaire ? Mensonge : leurs écoles n'enseignent ni les sciences ni la philosophie, mais le coran.
Rédigé par: PommeDePin | 14 mars 2004 à 16:20
Mais, PommeDePin (vous écrivez sous Mac, n'est-ce pas ?), le Coran, dans l'absolu, ne serait-ce pas une philosophie, au même titre que la Bible par exemple ?
Il ne faut pas oublier que le Coran, c'est d'abord un livre religieux ; seule l'interprétation fanatique qu'en font quelques malades en fait cet objet de peur moderne.
De même, la corrélation "nos richesses"/"notre culture" me semble un peu simpliste, voire même un peu dangereuse. Les cultures que nous disons "primitives" ne le sont que parce que nous les voyons à travers le prisme des nôtres. Notre mode de vie, notre culture n'est qu'une facette des possibilités humaines, en rien un sommet.
et pour rebondir sur ce que disais Tartiflette, mes parents sont originaires de la Guadeloupe. Chacun de leurs voyages là-bas est un sujet d'écoeurement renouvelé au sujet de ce communautarisme. Il y a de cela 3 ou 4 ans, un type à la télé guadeloupéenne appellait ouvertement à s'en prendre physiquement aux Haïtiens dans des diatribes bien plus violentes qu'un discours de Mégret mâtiné de Lepénisme. Appel à la haine raciale sur un canal télévisé "louche", il avait fallu un certain temps avant que cet individu soit privé d'antenne.
De sanctions pénales, il ne fut pas question.
Et comme dit ma mère, les nationalistes Guadeloupéens (si, si, ils existent) rejettent tout ce qui est français, mais quand il s'agit de toucher les allocations ou de profiter des avantages fiscaux ahurissants accordés par la métropole, ils sont les premiers à réclamer...
Rédigé par: Jean-Baptiste | 14 mars 2004 à 18:46
Pour une fois qu'on dit que Dominique est marxiste ! Il n'a plus qu'à se laisser repousser la barbe ! Encore un peu et il ressemblera à Lula !
Rédigé par: Pierrot K. | 14 mars 2004 à 19:14
Je partage totalement l'analyse de DSK : au delà du fanatisme ou de fondamentalisme religieux, c'est la disproportion des modes de vie sur la planète, l'injustice croissante de la qualité de vie (selon qu'on est né sur tel ou tel continent) qu'il faut avoir la volonté politique d'endiguer.
On peut effectivement parler de "faschisme" à combattre mais l'intégrisme religieux a toujours existé, et à mon avis, existera toujours : il fait partie intégrante du fait religieux qui s'appuie sur l'irrationnel et sur la foi.
La question qu'il faut se poser, c'est pourquoi ce fanatisme a pris de telles proportions.
Il semble que les valeurs occidentales (démocratie, droits de l'homme, éducation) qui se voulaient universelles le soient de moins en moins.
Le modèle américain et avec lui le libéralisme mondialisé sans désormais d'opposition idéologique (autrement dit l'idéologie de droite) ne porte presque plus aucun universalisme. Au contraire, l'injustice économique qu'il développe (et qu'il défend), les postures morales et religieuses incessantes de Bush contribuent à faire de l'occident tout entier une civilisation qui combat les autres pour son seul profit propre.
Il va falloir rapidement inverser cette tendance qui plonge progressivement la planète dans l'obscurantisme, montrer que la social démocratie à l'echelle mondiale est la seule susceptible de porter cette universalité et que la droite, parce que libérale, y a renoncé.
Oui, nous devrons réinventer le développement car c'est la condition indispensable pour défendre et continuer de faire progresser les valeurs universelles de démocratie et de tolérance.
Rédigé par: Laurent Rumeau | 14 mars 2004 à 19:25
Jean-Baptiste, enseigner la philosophie et enseigner une philosophie sont deux choses differentes. Je n'ouvrirais pas ici un debat sur le contenu du coran, ce n'est pas le sujet.
Vous semblez affirmer deux idees contraires : vous vous faites le chantre d'un relativisme culturel, mais affirmez en même temps, avec DSK, que le monde entier doit, grosso modo, tendre vers ce que sont nos sociétés.
Vos propos, Laurent, ouvrent la voie aux discours qui culpabilisent les victimes et innocentent les coupables.
Vous affirmez tout d'abord que l'universalité de certaines valeurs "occidentales" se mesureraient à l'epreuve des faits. Voila une bien etrange conception. Depuis quant une exigence morale est-elle soumise à l'alea des societes ? Vous devez prendre conscience que le relativisme culturel s'arrete la ou la dignite humaine n'est plus respectee.
Vos propos sont doublement faux : l'équation "pauvrete (ou inegalite ?) = terrorisme" est contredite par les faits (Cf. entre autres : Terrorisme : la pauvrete n'est pas coupable, Daniel Cohen in Le Monde).
Pour ce qui est de votre réquisitoire melant, pele mele, le libéralisme, Bush, la droite, la mondialisation, il est risible, et montre que vous cherchez juste, au prix des associations les plus perilleuses, a faire coller les faits à vos opinions et croyances.
Le developpement n'a nul besoin d'être reinventer. C'est au contraire dans les contrees ou la mondialisation liberale n'a pas encore penetree que perdure la pauvreté. Laissez-donc, les faits, et non l'ideologie s'en charger. Contrairement a ce que vous dites, le liberalisme est de plus en plus conteste, mais il est, dans le meme temps, de plus en plus pratique. Pas assez helas. N'essayez pas, une nouvelle fois, de reinventer le developpement, pour finalement renouveler la misere.
Rédigé par: PommeDePin | 14 mars 2004 à 20:16
En entendant les différents commentaires suivant les attentats à Madrid, je pense à une phrase de Kennedy (prononcée je crois lors de la crise de Cuba, mais c'est pas sur):"Never fear to negociate, but never negiciate under fear".
Oui, on peut tout négocier, oui notre opulence et notre puissance nous donnent des devoirs vis-à-vis du reste du monde, non, nous ne devons rien céder sous la menace.
S'il était prouvé qu'Al Quaida était là dessous, cela devrait plutôt renforcer notre détermination qu'autre chose. Or les commentaires donnent parfois l'impression que ce serait Aznar qui aurait posé les bombes! Jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas le cas.... J'ai été opposé à la guerre en Irak parce qu'il me semblait qu'on voulait la faire pour de mauvaises raisons, pas par peur d'Al Quaida. Il faudrait que cela soit très clair dans nos discours. Or cela ne me sembla pas l'être actuellement... Il ne faudrait par exemple pas (trop) se réjouir d'une défaite d'Aznar qui serait uniquement due à ces attentats. Car ce serait une victoire pour les terroristes...
Enfin, je me pose une question: je suis loin d'être un spécialiste en la question, mais peut on exclure une collusion d'Al Quaida (qui ne veut rien dire d'autre que "la base" [de donnée]) avec des parties d'ETA (dont des éléments ont été arrêtés en décembre avant de perpétrer un attentat au modus operandi dont la similitude est troublante)?
Rédigé par: Xavier Boutin | 14 mars 2004 à 20:28
Pomme de Pin,
ce que tu affirme est inexact,
l'Argentine a suivi ces dix dernières années les très libérales injonctions du FMI avec le résultat que l'on sait. Ce n'est pas le seul pays en Amérique Latine (cf Bolivie et Uruguay). En Asie du Sud-Est, la Malaisie est le pays qui a le mieux résisté à la crise de 1997, avec un cocktail économique très peu libéral (contrôle des changes, des flux de capitaux, nationalisation partielle des banques...).
L'équation libéralisme=développement est pour le moins simpliste. Elle s'applique probablement beaucoup mieux aux grands pays qu'aux petits, et à ceux qui sont en périphérie des zones développées qu'aux plus marginalisés.
Réinventer le développement, pour moi c'est :
-trouver un système de commerce international qui soit équitable, en rompant avec l'asymétrie actuelle qu bénéficie aux grands pays et aux pays riches. En effet, les négociations de l'OMC, malgré le système un pays-une voix, fonctionnent essentiellement par formation de coalitions autour des pays puissants, sur fond de chantage à l'aide au développement.
-sortir de la logique qui consiste à épurer des dettes nationales qui résultent d'un système commercial inéquitable, quand elle ne provient pas carrément de détournements de fonds. Je pense ici au cas très limite de la restructuration de la dette de la RDC par le FMI, au profit d'une coalition de 5 chefs de guerre. Franchement, on aurait pu utiliser ces fonds de manière plus efficace...
Sur le libéralisme "de plus en plus pratique", j'avoue ne pas trop comprendre le sens de ta phrase, quant à ce fabuleux raccourci "Les terroristes n'auraient pas accès au système scolaire ? Mensonge : leurs écoles n'enseignent ni les sciences ni la philosophie, mais le coran. ", j'ai bien peur de comprendre...
Rédigé par: Thomas (Equipe DSK) | 14 mars 2004 à 20:42
Le PSOE remporterait les élections législatives en Espagne. 56,33 % des votes ont été dépouillé et la gauche devance le PP de 17 sièges. 10 pour la Convergence et union (Catalans). C'est y pas une bonne nouvelle ça ? Attendons la suite !
Rédigé par: Pedro Kanuty | 14 mars 2004 à 21:54
Oui, la victoire du PSOE se confirme. Comme quoi, la manipulation du gouvernement Aznar, effarante après un tel drame, va lui couter l'élection alors qu'il avait 10 points d'avance dans les sondages. La vérité doit, toujours, guider nos pas (PMF)...
Rédigé par: | 14 mars 2004 à 23:06
Perdón por escribir en español. La victoria del PSOE se confirma, con una mayoría aplastante (164 parlamentarios -125 en 2000-) y un vuelco radical con respecto a las elecciones del 2000 (el PP se queda con 148 -183 en 2000-). Más información en http://www.elec_gen04.mir.es/congreso/CGF_TOP.htm
Rédigé par: Victor R. Ruiz | 15 mars 2004 à 00:15
Plus un peuple, un individu ,a le ventre vide, est pauvre , est humilié, plus il est manipulabe et se tourne vers l'illégalité et les crimes en tous genres.
Alors oui le dévellopement est la solution et si nous revenons au pouvoir, nous devrons agir rapidement à un monde plus juste et plus équilibré car les menaces qui pèsent sur le monde sont en grandes partis le fruit des inégalités qui n'ont pas été traités.
Du coup on a trop longtemps laisssé les inégalités s'accroitrent ce qui a manifestement servi la cause des extremistes et des terroristes.
C'était une bombe à retardement...qui aujourd'hui nous explose en pleine figure.
Nous devons comdamner ces crimes abominables mais nous devons en même temps mieux répartir les richesses.
Rédigé par: Renaud | 15 mars 2004 à 05:42
Merci M. Strauss-Kahn de parler de nouveau modèle de développement. Mais qu'entendez-vous par là ?
Je serais curieux d'avoir l'avis d'un économiste sur des questions telles que le revenu universel, l'économie d'énergie, la décroissance...
Un petit (non, un gros en fait) billet là-dessus ? :)
Rédigé par: Adrien | 15 mars 2004 à 10:32
Bonjour à tous,
de mon côté, une crainte que je partage avec vous...
Si Al Qaida, comme celà semble être le cas, a perpétré ces attentats odieux, cela voudrait-il dire que les islamistes vont commencer à faire et défaire les élections et gouvernements en Europe ?
J'avoue que cette pensée donne un drôle de goût à la victoire des socialistes espagnols...
Rédigé par: Danielle | 15 mars 2004 à 11:50
En réponse à Thomas.
Cessons de voir les échanges internationaux comme un jeu à somme nulle. Ce dont souffre les pays du tiers monde( et tout particulierement l'Afrique) c'est être mis hors jeu du système de mondialisation.L'intégration dans le systeme économique mondiale est une des clés pour un nouveau developpement.En fait tout se passe comme si,et au nom d'idées généreuses, on interdisait à certains de mettre en place les recettes qui n'ont ont permis de réussir.En ce sens l'échec de Bombay est une catastrophe et une application pratique du dilemne du prisonnier. L'absence de coopération fait que la plus mauvaise solution a été choisie.En résumé et pour faire réagir
Le veritable ennemi des PVD c'est José Bové et surement pas NIKE.
Ce dont souffre l'Afrique ça n'est pas d'être exploité,mais plutôt de ne pas être exploité.
Rédigé par: Tlon | 15 mars 2004 à 16:20
Thomas, vos propos sont simplificateurs. Le propre du FMI est d'intervenir dans des pays en crise. Je ne doute pas que les médecins homéopathes enregistrent moins de décès que leurs confrères urgentistes dans les hopitaux, mais malgré cela, quand j'ai un souci, c'est bien aux urgences que je me rend.
Pour autant, votre analyse économique à propos de ces pays n'est même pas du niveau d'un mauvais roman de Stiglitz... Quant à la kleptocratie, qu'à telle à voir avec le libéralisme ?
Vous avez bien raison, Tlon, de rappeler que l'échange international est un jeu à somme positive. Hélas, une propagande idéologique dangereuse n'a de cesse de faire des firmes multinationales des boucs émissaires du sous-développement.
Rédigé par: PommeDePin | 15 mars 2004 à 16:48
Dommage que DSK ne reagisse pas plus souvent, dans le cas de l'Espagne, cela eut ete utile.
L'interet du blog est de coller a l'actu et non de publier hebdomadairement sa feuille paroissiale..
Je me doute que l'emploi du temps de l'ancien ministre et futur (j'espere) candidat a la presidentielle ne le permette pas, mais a ce moment des reactions peut etre plus courtes et plus actuelles seraient bienvenues.
En tout cas, bravo pour l'initiative,
je vous soutiens aussi,
Christian
Rédigé par: Christian | 15 mars 2004 à 17:12
C'est heureux de voir que certains, même se disant de gauche, continue de penser que le libéralisme est bon pour tout le monde et qu'il est hors idéologie.
Tlon et PommeDePin n'ont pas dû entendre parler de l'Argentine (pour ne citer que ce pays)...
Rédigé par: Adrien | 15 mars 2004 à 17:39